La première chose que l'on remarque dans "La Maison à La Tourelle" est la photograpie, sublime et soignée, mise en valeur par l'utilisation du noir et blanc. Si l'histoire est a priori touchante et émouvante, elle est traitée de manière froide et distante. Impossible de ressentir quelque chose face à des acteurs robotisés qui ne transpire aucune émotion tout comme la réalisation. Eva Neymann joue pourtant habilement avec les lenteurs de son scénario qui, loin de les rendre soporifiques, rappellent un peu Tarkovski. L'absence d'émotions est donc le principal défaut (mais quel défaut!) de ce film ukrainien qui mérite néanmoins votre attention.
Apre,prenant,un film étrange qui n'est pas sans rappeler Bouge,meurs et ressuscite de Vitali Kanevski.La réalisatrice Eva Neymann nous montre un monde en décrépitude où la cupidité est reine dans lequel se débat un garçonnet .Bouleversant.