Snow Therapy
Note moyenne
3,3
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229 critiques spectateurs

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tixou0

787 abonnés 2 046 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 février 2015
Une gentille famille suédoise aisée (les parents et deux jeunes enfants, fille et garçon) arrive dans une station des Alpes françaises (en fait "Paradiski", réunissant Les Arcs et La Plagne - superbement filmé - de jour comme de nuit, par un ancien réalisateur de films de...ski) pour y passer 5 jours de détente et de sport. Pour sécuriser le domaine skiable, des avalanches sont provoquées, qui font rapidement partie du quotidien de nos touristes. Cependant une "vraie" avalanche, très spectaculaire, les menace directement, alors qu'ils déjeunent paisiblement sur la terrasse d'un restaurant d'altitude. L'attitude de Tomas, le père, va bouleverser ses rapports avec Ebba, son épouse, et compromettre, par ricochet, l'équilibre de la cellule familiale. Ce cas de "Force majeure" (en français dans le texte - titre original du film), mal maîtrisé, déclenche une vraie "Snow Therapy" - où, effectivement, la nature jouera un rôle de catharsis. Au-delà de l'anecdote, Ruben Östlund (scénariste, metteur en scène et monteur !) propose une fable sur la place de l'homme contemporain dans les sociétés occidentales - originale de ton et de moyens... La mise en place de la problématique est un peu longue, mais la dramaturgie générale est maîtrisée, épilogue (surprenant) compris. Un "prix du Jury" cannois 2014 (section "Un certain regard") à découvrir.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 janvier 2015
Snow Therapy ou comment un séjour au ski tourne à la thérapie de couple : dans cette comédie suédoise croustillante comme des krisprolls les larmes succèdent au rire et vice versa... du cinéma, du vrai ! Envie d'une bonne toile où la morale est sauve ? Ne ratez pas ce drame comique filmé avec majesté dans nos chères Alpes majestueusement enneigées !
Fritz L
Fritz L

220 abonnés 767 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 février 2015
On peut se demander pourquoi le distributeur français a décidé de modifier le titre original « Force majeure » par « Snow therapy », beaucoup moins percutant et trop suggestif ? Car « Snow therapy » est d’une incroyable force de frappe, au moins sur sa première partie ! Tout commence le plus ordinairement possible, une famille de la middle class profite de quelques jours à la neige pour se retrouver et partager des moments heureux ensemble. On les suivra pendant cinq jours, d’abord dans leur banale villégiature, où sentiments, décors et actions semblent aseptisés. S’il n’était un malaise permanent sourdre autour d’eux, on en viendrait presque à s’ennuyer jusqu’au moment où un incident viendra fissurer l’apparence de ce bonheur tranquille. Ruben Ostlund maitrise la situation, se joue de ses personnages comme au théâtre de marionnettes et les place dans un univers qui est tout sauf serein. Il joue du son et de l’image à la perfection, créant une tension palpable, inquiétante, étouffante. Le psychodrame qui s’instaure n’a rien à envier à un Ingmar Bergman, tant la psychologie des personnages est poussée à l’extrême, finement dessinée et abordée. Mais là où Ostlund échoue un peu, c’est qu’il n’exploite pas suffisamment son raisonnement et la seconde partie du film tend à s’enliser un peu, notamment avec l’ajout de deux autres protagonistes, amenant des situations cocasses ou convenues. L’intensité s’étiole, la force du propos s’amenuise jusqu’à une conclusion complètement un poil démago, visant à rétablir un juste équilibre. On tenait jusque là un film ENORME, il n’en reste en définitive que très bon. Dommage !
monrod
monrod

122 abonnés 16 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 février 2015
un regard sur la faiblesse de l'Homme face à ses instincts, sur le poids social du rôle de l'homme et de la femme dans une famille, sur le courage face à ses faiblesses !!!! Mais aussi un bijou d'esthétisme , un travail d'orfèvre dans la composition des images et des images de montagne qui réveille mon amour pour ces paysages .
Yves G.

1 856 abonnés 4 065 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 février 2015
Dans une station de sports d'hiver curieusement vide, une famille modèle de cadre sup suédois passe quelques jours de vacances. Elle est belle comme Lætitia Casta. Il a du mal à se décoller de son Blackberry. Leurs enfants semblent tout droit sortis d'un catalogue Cyrillus.
Sur cette base, Ruben Östlund construit un film étrange qui ne ressemble à aucun autre.
Sous le soleil ou dans le brouillard, au rythme des canons à avalanche, nos Suédois skient gentiment, avant de rentrer dîner dans le grand hôtel anonyme où ils se sont installés. Rien ne se passe sinon, un jour, une avalanche qui dévale jusqu'au restaurant d'altitude où ils déjeunent paisiblement. Le mari prend peur et décampe laissant son épouse, affolée, et ses enfants. La scène, impressionnante, est filmée en plan fixe et se termine sans drame. L'avalanche s'est arrêtée au pied du restaurant et n'a blessé personne. Mais le mal est fait : le mâle a perdu son autorité dans la fuite. Sa lâcheté doublée de son refus de l'admettre mettent à rude érpeuve la solidité du couple.

La situation nous interpelle : comment aurait-on réagi face au danger ? face à la lâcheté du père ? Sommes-nous courageux ? aurions-nous pardonné ?
Snow Therapy (bizarre traduction du titre original "Force majeure") interroge les valeurs qui forgent le couple. C'est un film dérangeant que l'on n'oublie pas facilement.
cinoque
cinoque

13 abonnés 56 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 11 février 2015
Pour la forme, c'est encore un de ces gibiers de festival international: dispositifs de mise en scène voyants et affectés faits de longueurs et lenteurs compassées, de cadres chics et désespérément fixes, d'imperceptibles travellings avant, etc. bref, du cliché "arty" pour jury cannois.
Pour le fond, c'est pire encore, un galimatias glacé sur la lâcheté et le sentiment de culpabilité. Pas une once de vie là-dedans...Pas une once de cinéma non plus.
lhomme-grenouille

3 621 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 février 2015
Ah ça c’est sûr, il a une atmosphère ce « Snow Therapy ». C’est bien filmé, c’est posé, ça prend bien le temps d’installer un univers… Je dirais même plus : Ruben Ostlund prend vraiment bien le temps de le poser son univers… Mais vraiment beaucoup de temps… Et ça, moi, ça me dérange. Autant il y a des moments où je trouve que ce tempo apporte vraiment quelque-chose ( spoiler: lorsque Matts et Fanni sont pris à témoin par Etta, j’ai trouvé pour l’occasion que l’équilibre était très bon, notamment dans le rapport tension/humour
), autant au regard de ce qu’entend explorer le film, je trouve qu’en deux heures, il n’y a finalement pas grand-chose d’exploré. Alors après ça dépend de vous : si du cinéma linéaire qui s’étale dans le temps pour toujours tourner autour du même concept ne vous dérange pas, alors tant mieux pour vous car ce « Snow Therapy » aura de fortes chances de vous satisfaire. Maintenant, les amoureux des propos denses et de l’exploration en profondeur d’une thématique risquent de rester sur leur faim. A vous de voir…
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 11 février 2015
La scène qui nous frappe le plus est sans consteste la scène de l’avalanche, impressionnante de réalisme et complètement innatendue par le spectateur. Une famille suèdoise, Ebba, la mère, Tomas, le père, et leurs deux enfants, sont en train de déjeuner dans un restaurant au pied des pistes. Soudain, une avalanche programmée se déclenche. D’abord émerveillés par le spectacle de cette vague blanche et face à cette avalanche ne semblant pas s’arrêter comme annoncé, les vacanciers attablés commencent à prendre conscience du danger et un vent de panique finit par gagner l’assistance. C’est alors que, face à cette déferlante, Tomas prend son téléphone et s’enfuit, laissant Ebba et ses enfants, seuls face à l’adversité.
Le film semble véritablement démarrer à ce moment. Il s’agirait alors d’un film sur la place du père au sein de la famille, sur son importance, son rôle. Ce film pourrait donc avoir pour objet de s’interroger si, au fond, le bon père de famille, protecteur des siens, a complètement disparu du fait du changement des mœurs sociétales ou bien peut être, celui ci, n’aurait, finalement jamais existé. Peut-être serions nous victimes, simplement, de notre insconscient colllectif, imaginant le père comme un héros, un héros qui sauverait coûte que coûte sa famille, peut être même avant lui même. Ce serait passer à côté du film. Plus qu’un film sur ce sujet, Snow Therapy est en réalité un film qui s’interroge sur le couple et la valeur de l’être aimé. A l’image du film « mardi aprês noël », de Radu Muntean, qui peint avec minutie la fin d’un couple et détricôte non sans plaisir l’image que l’on avait de l’autre, Snow Therapy nous offre avec précision le spectacle d’un couple qui s’interroge sur ce qui fait qu’on aime l’autre, sur ce que l’on projette sur l’autre, nos fantasmes et sur la triste réalité qui fait de l’autre un homme, une femme, simplement, avec ses faiblesses. Faut-il y laisser la vie pour montrer à l’autre que l’on aime ? Faut-il l’aimer plus que soi-même ? Et sommes-nous vraiment fidèles à l’image que l’on a de soi ? En sommes nous la réplique exacte ? Ce sont les questions suscitées par ce film. L’avalanche est alors vu comme une métaphore du couple. Même programmé, maintenu, celui-ci peut déborder à tout moment, tout recouvrir et anéantir sur son passage.
C’est donc avant tout un film sur le couple.
Les enfants, le couple d’amis, entre parenthèses, excellemment joué, ne sont que spectateurs omniscients, presque voyeurs de ce couple qui s’interroge sur leur essence. Ils sont les réceptables de leurs interrogations. Il ne faudrait pas oublier les premières scènes du film. Incapables de tendresse naturelle, on sent un malaise évident lorsque le photographe demande aux protagonistes de se rapprocher pour rentrer dans le cadre. Leurs casques s’entrechoquent. Ils sont déjà loins l’un de l’autre. Puis, cette longue scène, lourde de silences criants et inquiétants où ils se suivent en skis sans savoir quoi faire…
Il est difficile de définir le film. Drame ? Comédie ? Le réalisateur ne prend pas le partie de se ranger dans telle ou telle catégorie. A l’image de ce couple, le film est indéfinissable, on ne sait pas. On ne sait pas vraiment ce que ressentent véritablement Ebba et Tomas mais, étonnamment, on est dans leur tête. C’est le bordel, la confusion, les sentiments contraires, les frustrations. A tout moment, cela peut déraper. A tout moment, ils peuvent rire, pleurer. Ils s’aiment c’est évident.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 février 2015
Les critiques des spectateurs sont autrement plus intéressantes et subtiles que celles de la presse pour qualifier cette oeuvre magistrale qui n'a rigoureusement rien d'une comédie. Canons à neige, canons déclencheurs d'avalanche, armes métaphoriques d'une guerre conjugale qui n'a d'autre issue que la fracture définitive. Une demi-seconde aura suffi à produire l'impardonnable et à révéler l'immaturité insondable d'un père. Frontière ténue entre la réalité sans joie d'un tourisme industrialisé (remarquable peinture d'une station de ski réglée au cordeau où le sentiment de solitude peut s'avérer aussi prégnant qu'en ville), et le cauchemar psychanalytique. L'amateur de montagne hivernale reconnaîtra le silence onirique, cotonneux et enveloppant de la neige, que le réalisateur parvient à porter jusque dans la salle de cinéma. Une réussite totale.
gerard stevenson
gerard stevenson

29 abonnés 1 350 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 29 janvier 2024
un plan où on les voit skier
un plan où on les voit au tir fesses
un plan où on les voit dans la télécabine
un plan où on les voit monter à pied la montagne
un plan où on les voit manger
un plan où on les voit faire du hors piste
un plan où on les voit sur le télésiège
un plan où on les voit se laver les dents
un plan où on les voit attendre devant la porte de l'appartement
un plan où on les voit boire une bière (et avoir une embrouille qui ne dessert à rien à l'histoire)
un plan où on les voit dans un car
un plan où on les voit marcher
un plan où on voit des gens faire la fête, torse nu, buvant sous les lumières-laser de boîte de nuit
bref il y a rien dans ce film

les seuls plans acceptables pour l'histoire spoiler: (l'avalanche et les discussions sur ce qu'il s'est passé lors de l'avalanche et qui servent de thérapie)
ne font que 10 à 15 mn.
Joce2012
Joce2012

264 abonnés 761 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 février 2015
Le début du film commence bien mais il y a des longueurs et ensuite cela part dans un burlesque ridicule, dommage car le thème est bien mais on a l'impression qu'il,il y a un manque d'imagination et la fin est complètement ridicule...pas super
Xavier BLANCHARD
Xavier BLANCHARD

29 abonnés 415 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 février 2015
Une famille suédoise passe des vacances aux Arcs ; ce qui n'aurait pu être qu'une grosse frayeur crée un ''malentendu'' dans le couple spoiler: et une perte de confiance dans la fonction protectrice du père.

Les acteurs sont assez convaincants pour que l'on soit peiné par ce qui arrive à cette jolie petite famille.
Quelques scènes sont particulièrement bien vues, qui montre comment le trouble devient omniprésent :
- des moments d'intimité familiale, au cabinet de toilette (joli ''placement produits'' pour les brosses à dents électriques),
- la façon dont le ''malentendu'' ressurgit dans les échanges de la famille avec d'autres.
Malgré son adresse à troubler le spectateur, R. Östlund croit nécessaire de jouer sur des longueurs peu supportables pour augmenter notre inconfort… Bien plus pénible qu'utile, surtout que les dernières scènes sont peu compréhensibles et laissent un goût d'inachevé à un film pourtant bien long  : on ne sait pas si la famille se ''retrouve'' ou non ; on ne sait même pas si R. Östlund a voulu laisser planer le doute...
A noter cependant de savoureux dialogues de psychologie de comptoir font frémir la salle de plaisir et de magnifiques plans de montagnes qui donnent envie d'y être (plutôt que dans une salle obscure ?).
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 16 janvier 2015
Ruben Östlund réussi à taper juste avec cette comédie grinçante qui nous touche au plus profond. Une avalanche qui emporte tout, y compris les idées reçues sur le rôle de l'homme dans sa famille. Bonne interprétation, des panoramas enneigés ravissants, arrivent à faire oublier quelques petites longueurs.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 5 avril 2016
A quoi bon regarder un film qui énerve ? Je ne trouve même pas les mots pour expliquer l'acharnement de la femme sur son homme, qu'est-ce que cela peut bien lui faire la réaction qu'il a eu face au danger ? Chacun réagit différemment et surtout pourquoi en faire tout un plat alors qu'il n'y a eu aucune conséquence ! Un film qui ne m'a servi à rien, qui ne m'a rien apporté, une perte de temps... Ca aurait fait au moins quinze fois que je l'aurai balancé par la fenêtre sa copine si j'avais été à sa place. Une véritable souffrance ce film et pour nous achever, la répétition sans fin de la même musique, encore et encore ! Oh, j'oubliais je ne vois absolument pas où est la comédie là-dedans... Non, fuyez !
ffred

1 994 abonnés 4 290 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 février 2015
Voilà une de mes plus grandes attentes de l'année depuis Cannes 2014. Et je ne suis (presque) pas déçu. Techniquement, le film est une merveille. Superbe travail sur la lumière. Mais aussi sur le son, chose plus rare dans un film. La mise en scène est magnifique. Tendue, froide, alliant savamment les grands espaces enneigés des Alpes françaises et l'intimité d'un couple suédois subitement en crise. En un mot brillante. Et puis les acteurs sont tous formidables. Johannes Bah Kuhnke (le mari) et Lisa Loven Kongsli (la femme) sont juste parfaits dans leur façon de porter et de faire évoluer leurs personnages. Tous les seconds rôles sont aussi très biens (avec une petite participation du talentueux américain Brady Corbet). Même les enfants sont d'un naturel désarmant. A côté de cela, le scénario est tout aussi brillant que la mise en scène. C'est tendu dès le départ. Mystérieux aussi. On voit ce couple ce déliter sous nos yeux, méprisant la lâcheté et le pathétisme du père et admirant la volonté de comprendre et la force de la mère. Seul bémol pour moi, la fin. Pourquoi vouloir à tout prix les remettre au même niveau ? Sans cela, c'était la note maximum. On reste quand même devant une superbe étude psychologique, froide, cynique, sans émotion et à l'humour grinçant. Et qui ne nous montre pas, bien sûr, les meilleurs aspects de l'âme humaine. C'est là tout l’intérêt de ce film qui fait froid dans le dos au sens propre comme au figuré. Glaçant.
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