Avis : Les Enquêtes du Département V : Miséricorde - Page 4
Les Enquêtes du Département V : Miséricorde
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Ninjaw P
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4,0
Publiée le 20 mars 2016
Ils ont eu du mal a faire le lien avec Millenium, en fait le seul lien est le genre: le polar venu du froid. 1er d'une serie 6 livres, c'est très prenant, bien amené, bien écrit
Volet introductif d'une série de films adaptés des romans policiers danois à succès de Jussi Adler Olsen (dix volumes), "Miséricorde" pose la première pierre de l'édifice des enquêtes du département V, chargé d'archiver les vieux dossiers d'un commissariat qui prennent la poussière. Après une intervention ayant coûté la vie à l'un de ses collègues et laissé son ami paralysé, l'inspecteur Carl Morck (Nikolaj Lie Kaas, froid comme la glace nordique), lui même blessé et traumatisé, se voit privé du droit d’enquêter et sommé d'intégrer ce tout nouveau département pour classer des dossiers, assisté de Hafez el-Assad (Fares Fares, syrien enthousiaste et attachant). Une mise au placard que l'inspecteur a bien du mal à accepter, s'empressant de désobéir pour rouvrir un cold case sans autorisation : la disparition de la politicienne Merete Lynggaard (Sonja Richter) cinq ans auparavant. Au scénario, le créateur de l'illustre série danoise "Millenium" (d'après les romans de Stieg Larsson), mais aussi coupable de l'adaptation ratée de "La Tour Sombre" de Stephen King, nous livre un thriller judiciaire sombre, dans la traditionnelle veine noire scandinave. Derrière la caméra, le réalisateur de séries Mikkel Norgaard filme sobrement la relation qui prend progressivement forme entre les deux personnages principaux, bien décidés à résoudre leur enquête sans tenir compte des avertissements de leur hiérarchie. Le rythme relativement lent permet de bien poser les choses, tant au niveau de l'enquête que de la complicité naissante entre les deux policiers, avant de s'accélérer dans un dernier quart d'heure haletant (spoiler: on regrettera toutefois que les motivations du coupable ne soient pas très claires ). Une première enquête qui donne envie de suivre les deux protagonistes dans les autres enquêtes à venir (la saga compte actuellement six films, quatre livres n'ayant pas encore été adaptés).
Kvinden i buret fait se superposer deux arcs narratifs entrecoupés de flashbacks pompeux – à grand renfort de filtres lumineux et de ralentis – sur l’enfance de la victime et de son bourreau : soit trois temporalités enchâssées. Ce dispositif nuit grandement à notre immersion au sein de l’enquête menée par l’inspecteur et son associé dans la mesure où les pistes suivies, qui sur le papier demeurent hypothétiques, se voient redoublées par des séquences qui aussitôt les valident. Le choix d’une focalisation omnisciente, déjà effectué dans le roman ici adapté, désamorce un suspense que prend en charge une forme impersonnelle, régie par les poncifs du genre : spoiler: l’enfermement de la victime et le compte à rebours dernier rappelle The Cell (Tarsem Singh, 2000), certaines scènes empruntent à Se7en (David Fincher, 1995) telle la découverte d’un corps obèse dans son fauteuil, l’atmosphère d’ensemble prolonge, en moins sombre, celle de la saga Millenium… Bref, tout est recyclé, exception faite peut-être du duo attachant d’enquêteurs sur lequel s’attarde un récit sinon trop lisible et bien peu intrigant.
Un bon thriller : une enquête rondement menée dans une ambiance glauque propre au polar nordique. Dommage que le film oublie un peu le côté décalé du roman (et des personnages) pour quelque chose de plus sombre, mais aussi de plus classique, voire conventionnel.
même si le film n'apporte rien de nouveau dans sa construction et son déroulé et qu'il manque de rythme, l'enquête reste intéressante à suivre et le final est palpitant. dans la veine des polars noir avec un flic solitaire et pugnace...
Les enquêtes du département V : Miséricorde est un peu un film cliché. Du café froid, un tandem qui se taquine, de la pluie, et quelques gouttes d'alcool. Cependant l'histoire est bien construite et est intéressante. L'ambiance est froide et noir, mais pour les amateurs de polar, cela ne devrait pas déranger
Mon addiction pour les polars (au cinéma) scandinaves ne date - évidemment - pas des médiocres adaptations cinématographiques ou télévisuelles de l'incontournable "Millenium", mais bien plutôt du double choc des séries "The Killing" et "The Bridge". Depuis, je cherche les mêmes sensations, ces sentiments de douloureuse fatalité, d'obsessions bornées, de brutalité absurde, le tout empaqueté dans la lumière blafarde d'un perpétuel hiver nordique. Et, ça, admettons-le, sans être un film génial, "Miséricorde" le fait plus plutôt bien : correctement filmé et dirigé, avec quelques beaux instants de sombre magie dans une ambiance morose d'éternel purgatoire, de vies gâchées et de désespoir qu'on tait, voici un thriller qui combine une déclinaison plaisante des clichés du genre (le flic obsessif et brutal, les deux partenaires que tout oppose mais qui se complètent bien, la réouverture d'affaires closes, etc.) et un beau sujet pas si habituel que ça (une vengeance terrible, plutôt originale, même si "Old Boy" avait déjà exploré un territoire similaire). "Miséricorde" n'est pas un très bon film, juste un polar honorable, devant lequel on passera une excellente soirée, pourvu qu'on soit, comme moi, sensible aux charmes austère d'un Danemark paraissant littéralement exsangue, épuisé. Ah, il paraît que le livre de Jussi Adler-Olsen est bien supérieur au film : il faudra donc aller voir…
Honnêtement, je ne comprends pas comment ce film peut être aussi bien noté. Ok, il est intéressant mais il ne faut pas s'emballer non plus. La construction est toujours la même et c'est ça qui est chiant car on sait dès la première minute comment tout va se terminer. Les acteurs ne sont pas super convaincants (du moins, pas aussi bon que dans le cinéma scandinave), on s'ennuie par moment et il faut le dire l'histoire n'est pas très originale. Alors, je veux bien que l'atmosphère soit assez bien rendue, que la photographie est sympa et que le côté enquête ressorti des fonds de tiroirs soit intéressant mais voila, j'ai l'impression de dire toujours la même chose dans mes avis car tous les longs métrages se ressemble. En fait, les gentils réussissent toujours, les méchants perdent toujours et on a le droit à notre côté émotion bidon des années 80 à chaque fois et une bagarre en prime à la fin ... Franchement, nous sommes en 2016 (et même si ce premier volet date de 2014) donc je ne vois pas comment ne pas évoluer comme par exemple laisser une fin sans explication ou alors une enquête avec pas mal de questions, etc. C'est pas bien compliqué. Donc je ne vais pas dire que ce "Departement V : Miséricorde" est un navet mais ça mérite tout juste la moyenne car on peut faire bien mieux de nos jours même sans moyen (qui est en plus dans ce film, n'est pas le cas). Je vais donc voir le second opus en espérant que ce soit plus réussi mais je ne me fais pas d'illusion. Ca passe juste. 10/20.
Un nouveau duo à la poursuite d'un tueur en série qui n'est pas sans rappeler Cassel/Reno dans "Les rivières pourpres". Le relationnel entre notre deux protagonistes fonctionne bien et Peter Plaugborg joue très bien les psychopathes sinon rien de bien de neuf dans un genre déjà exploité dans tous les sens que ce soit "Seven" ou "Le silence des agneaux"...
Un bon thriller, à la construction classique et aux personnages légèrement caricaturaux, mais qui se rattrape par son intrigue envoûtante et efficace. Le département V annonce déjà une suite bien prometteuse! On en redemande!
Excellent thriller. Du tonneau du Silence des Agneaux ou de Seven, même si le scénario est plus short. Des acteurs inconnus mais très très bons, «un duo ours mal léché et le gentil tenace» qui fonctionne sans jamais devenir con. Des ambiances nordiques comme chez Heinig Mankel, fraîche et âpre. Sans joie mais avec une volonté toute danoise. A ne pas manquer. La fin est hyper stressante, effet whaou garanti. Un bol d'air du grand nord quoi.
J'avais découvert le deuxième volet au cinéma et j'avais été agréablement surpris. Ce premier opus est tout aussi bon. Les acteurs sont parfaitement choisis, l'ambiance est glauque et parfaitement maîtrisée. Une réussite !
Dans la lignée de Millénium ce petit polar nordique est imparfait mais intrigant. Un scénario assez basique mais une ambiance froide et torturée propre aux pays nordiques. Le casting est correcte, le suspense présent. Un film qui se laisse largement regarder et m'a donné envie de voir la suite.