The Smell of Us
Note moyenne
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84 critiques spectateurs

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Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 janvier 2015
Jouant avec les les limites que la censure autorise, Larry Clark photographie et filme les adolescents depuis une trentaine d'années.
"Kids" en 1995 était un chef d’œuvre. Sa première scène est restée gravée dans ma mémoire.
"Ken Park" en 2002 était nettement plus borderline. Le film est connu des juristes : il a fait l'objet d'une décision du Conseil d’État portant son interdiction de 16 à 18 ans.
Avec "The smell of us", le goût du vieux (71 ans) réalisateur américain pour les émois (bi)sexuels des jeunes skateurs ne connaît plus de limites. Franchissant l'Atlantique, il plante sa caméra au pied du palais de Tokyo, à l'endroit même où l'exposition de ses photos fin 2010 avait provoqué la polémique. Ses héros ne sont pas des jeunes des banlieues défavorisés, mais des gosses de riches qui se prostituent sur Internet, moins par appât du gain que par désœuvrement et désir de transgression.
Le sujet aurait pu être intéressant. Mais le scénario est un empilement poussif de scènes toujours plus trash. Pris au piège, le spectateur hésite entre le malaise et le rire gêné.
Jerome J
Jerome J

115 abonnés 7 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 19 janvier 2015
Quelques rares scènes réussies (dans une rave par exemple) ne sauvent pas ce mauvais film au style assez cheap et a la complaisance trash gratuite.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 février 2017
Le film laisse clairement la place aux corps des jeunes adultes qui vivent les excès de leur jeunesse sans limite. En gardant l'esprit du skate où le corps svelte se permet toutes sortes de cabrioles, on assiste aussi aux expériences de la sexualité, hyper excessive dans son plaisir ou son dégoût; c'est d'ailleurs pour cette raison que le film oscille sans cesse entre le sexy et le porno. On ne peut évidemment pas nier la beauté de la jeunesse, un thème cher à Clark, quand on on voit les corps se dénuder entièrement sous l'œil d'une part de la caméra qui s'attarde lascivement sur les poils pubiens avec une sensualité certaine et d'autre part sous celui du spectateur témoin de ces jeunes qui se cherchent parfois dans la douleur.
norman06

425 abonnés 1 823 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 février 2015
Le style Larry Clark dans toute sa splendeur. Le récit, secondaire, s'efface au profit d'un montage d'une belle prestance visuelle. Lukas Ionesco en troublant objet du désir est une révélation.
Uncertainregard
Uncertainregard

140 abonnés 1 285 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 janvier 2019
La jeunesse désœuvrée, de la drogue, du sexe, bref, les thèmes récurrents de Larry Clark qu'il nous montre toujours d'une manière provocante et perturbante. Ce qui change, c'est la France. Sinon le scénario est un peu décousu au point qu'on ne comprend pas tout et le montage est un peu raide. Mais quand on apprécie son style, on va jusqu'au bout sans problème grâce à une BO d'enfer...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 3 juin 2015
The Smell of Us ou "l'odeur qui se dégage de nous" émise par les jeunes corps d'ados portés à l'incandescence, tel le soleil ou le filament d'une ampoule électrique est l'une des caractéristiques essentielles du cinéma de Larry Clark (…) Cela nous rappelle qu'il est l'un des rares cinéastes, avec Gus Van Sant et Greg Araki, vital pour le cinéma indépendant, à posséder la capacité de capter le language corporel et à s'octroyer autant de liberté artistique.
SothaSil
SothaSil

15 abonnés 181 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 février 2015
Comme l'impression de voir Larry Clark régresser. Les ingrédients de base de son cinéma sont là, mais les proportions ont changé. Plus de trash et de sexe gratuit, si bien qu'on se demande parfois si l'on regarde un film ou un clip porno-punk (bande-son toujours excellente, au passage). Moins de développement des personnages. Dommage, car tous sont intéressants, ont de la profondeur, et entretiennent des relations ambigües qui auraient mérité d'être développées. La description de l'environnement social, qui était un élément central des précédents films de Clark, est ici plutôt délaissée. Difficile du coup de ressentir de l'empathie pour ses personnages. Finalement, sont-ils autre chose que des petits branleurs, blancs, bourgeois, parisiens, qui se droguent par oisiveté ? Larry Clark a gardé le trash, mais relégué le plus intéressant au second plan. Son génie est toujours palpable, mais ne fait qu'affleurer la surface dans certaines scènes.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 septembre 2020
Afin de représenter la multiplicité essentielle de l’amour et des relations sexuelles, Larry Clark compose une œuvre protéiforme qui mêle les formats et les qualités d’image comme s’enlacent et se touchent les corps adolescents définis par leur incessante mobilité et la conscience d’une pesanteur qui les rattache à un Paris désespérant. Car il y a dans The Smell of Us du dionysiaque et du spleen, de la liberté et du carcéral ; et derrière les rencontres, c’est un rapport au monde qui s’incarne, un rapport au monde fait d’une jouissance destructrice, telle la voiture que l’on incendie, un rapport au monde qui laisse transparaître l’incompréhension de plusieurs générations qui s’entretiennent par le contractuel ou dans le conflit. Et l’intelligence du cinéaste réside dans son refus du psychologique au profit de la pure expérience des sens, donnant lieu à des étreintes passionnées ou glacées, à des danses lascives comme figées dans les rayons de lumière colorée, à des attentions maternelles prenant l’aspect d’un viol incestueux. Tout, dans le long métrage, est affaire de corps, des skateurs sautant par-dessus le clochard chanteur de rock à la détresse croissante de Math ; aussi l’érotique n’est-il jamais coupé de son opposé, la mort, tous les deux engagés dans un dialogue permanent. Un plan suffit à le montrer parfaitement : des corps dénudés se croisent et se confondent à l’écran, réunis autour d’un tatouage de tête de mort. The Smell of Us capte et retranscrit l’odeur que dégagent les corps, mime par la précision de son montage et de sa mise en scène les effluves vitales et empoisonnées que diffusent et respirent les adolescents parisiens, soucieux de s’adonner à l’art – ce n’est pas un hasard si le Palais de Tokyo encadre le long métrage – et à se perdre dans des paradis artificiels pour échapper à la morosité du quotidien, et desquels ils ne reviennent jamais vraiment.
Vinz1
Vinz1

272 abonnés 2 825 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 mars 2017
Larry Clark (qui s’attribue encore une fois un petit rôle dans son métrage) filme une nouvelle fois les actes d’ados (des petits parisiens ce coup-ci) qui agissent sans avoir vraiment conscience de leurs actes et banalisent ainsi le sexe, tout comme l’utilisation de stupéfiants sous l’objectif très rapproché de la caméra du réalisateur. Moins frontal et raté que « Ken Park », mais moins fort que « Bully », ce métrage tente de dénoncer la lassitude de ces jeunes qui, à seize, ont déjà tout expérimenté sauf la mort, dont certains essaient de se rapprocher en se faisant mal ou en blessant leurs proches. Et c’est peut-être pour cela qu’erre parmi eux, l’ange noir de la mort, superbe Michael Pitt, pourtant non crédité au générique…
Ufuk K

617 abonnés 1 721 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 janvier 2015
j'étais assez impatient de voir ce film réalisé par le sulfureux larry clark.
et bien le réalisateur confirme bien sa réputation: certaines scènes sont tout simplement extra-terrestre et fascinante,c'est dommage que la mise en scène est parfois brouillonne et confuse.
mx13
mx13

284 abonnés 1 963 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 août 2018
Larry Clarke n’a pas oublié ses classiques : Montrer une histoire simple, au scénario on ne peut plus simplet, et à partir de ça, filmer d’une adolescence en décrépitude, où drogue, violence et perversion dominent. Bref, c’est pas mal, même si le coté trash et vulgaire peut déplaire. Je le déconseille aux moins de 13 ans. 3/5
Le Blog Du Cinéma
Le Blog Du Cinéma

121 abonnés 300 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 janvier 2015
(...) À l’instar de n’importe quel found-footage à la mode, un personnage suit et filme en permanence. Mais loin d’être un procédé purement scénaristique et inexplicable, il s’agit plutôt d’un moyen d’aborder la vision métaphysique qu’a l’auteur de lui-même.
Ce garçon – en apparence le plus jeune – qui filme tous ces ébats, ces prises de drogues, ces moments vides, ces humiliations… C’est Larry Clark. Un Larry Clark de 14 ans omniprésent qui renseigne sur le rapport de l’auteur à la jeunesse, et nous renvoie plusieurs facette de lui-même, dans les personnages adultes. C’est ce qu’est pour moi, THE SMELL OF US :
Un autoportrait d’un vampire dont l’immortalité résiderait dans ce besoin de capter, d’absorber l’énergie et l’essence juvénile.

Larry Clark ce vampire, absorbe plusieurs énergies différentes, et est montré sous plusieurs formes.
– ce vieux gay solitaire qui doit sucer cette énergie physique, quitte à se retrouvé dépouillé, blessé, humilié
– ce prédateur qui assume son attirance immorale, et ainsi vole l’estime de soi de ces jeunes faibles
– celui qui, repéré, fuit, voleur d’innocence qui ne s’assume pas. (le conducteur)
– cette vieille dame, ces parents, qui tout en cherchant à transmettre un héritage culturel et construire ainsi, indirectement la jeunesse, aspirent toute envie de se construire par soi même.
– La mère de Mat Folle, obsédée et compulsive, droguée (à l’affection, aux substances, eu sexe)… Irrémédiablement attirée par sa progéniture, son engeance (ironiquement, la mère de Mat) Elle consume l’espoir d’une identification en une présence parentale.
– ce jeune ado asexué et passif, qui tente de capter l’essence juvénile. Pour en faire quoi lui demandent ses amis… Un film comme THE SMELL OF US, Bully, Kids, Another day In Paradise ou Ken Park, me dis-je.
Larry Clark se montre également sous deux autres formes fusionnées, moins nocives, plus passives
– Rockstar. Le vrai Larry Clark, celui qui vit ouvertement au milieu de cette jeunesse, et est accepté en tant que tel. Un personnage somme de ceux-précédemment citées, épuisé et conscient de son impact, vivant une forme de purgatoire au milieu de ses victimes.
– Michael Pitt (un des jeunes de Bully) enfin, qui incarne le devenir d’une « victime » de Larry Clark. Une fusion abstraite du metteur-en-scène et de ceux qu’il filme. Un terrifiant reflet de ce jeune montré dans THE SMELL OF US, lui – ayant existé par le passé, l’espace d’un instant, avant de ne devenir qu’une ombre de lui-même (...

Retrouvez l'intégralité de cet avis sur THE SMELL OF US, sur Le Blog du Cinéma
Etienne V.
Etienne V.

35 abonnés 11 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 février 2015
Comment mieux aborder la dissociation psychique qu'en vous la faisant ressentir ?
Totalement ahurissant de parvenir à rendre l'atmosphère et la complexité du quotidien de ces ados avec une telle justesse. Entre l'expérience initiatique nécessairement risquée, et la transgression jusqu'à l'irréparable. A quoi ça sert tout ça ? Vivre ou survivre ?
Comment l'inceste s'insinue, interagit et bouleverse les pratiques initiatique adolescentes. Comment tout s'écroule dès qu'il n'y a plus de semblant. L'ordalie ou le suicide, l'évasion ou la défonce, la prostitution ou la pédophilie, la sexualité ou la pornographie ... l'amour ou l'inceste. Ne nous y trompons pas. Il existe des dominations... mais que c'est compliqué de les percevoir et de les réparer. Ca ne tient qu'à un fil.
Larry Clark seul, en SDF et en pédophile, parvient à décrocher deux sourires à cet ado brisé. Larry Clark en réalisateur parvient à lui rendre justice. Qui est ce "us" ? Les ados ? les gens brisés qui se comprennent dans leurs vécus dominés ? Que dire de cette période adolescente qui cumule le paradoxe d'être le moment le plus transgressif et le plus attentif à l'autre, quitte à parcourir un chemin sacrément risqué avec l'autre. Par amour de l'autre. Et quand l'amour étouffe ?
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 19 janvier 2015
fan des films de Larry Clark je suis bien entendu arrivé au ciné cet apres midi très impatient de découvrir son nouvel opus.... quelle déception.... je ne comprends pas ! L'histoire et le scénario étaient bons mais rapidement on a du mal à suivre, il y a plusieurs histoires en même temps, la fin est nulle.
Les acteurs jouent bien mais le film n'est pas bon. je trouve cela vraiment dommage.
spoty753
spoty753

4 abonnés 67 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 janvier 2015
THE SMELL OF US
Le dernier opus du controversé Larry Clark oscille entre sexe, drogue & skate! Subversif et sulfureux comme toujours, le cinéaste-photographe filme ici sa vision de l'univers parisiano-blasé où l'ado, après s'être adonné aux joies du skate, se livre à une autre "glisse" plus... exotique, explicite et rentable : la prostitution.
Avec, navigant au milieu de tout cela, un anecdotique clochard septuagénaire (Larry, himself), témoin d'un temps qui passe où les relations sexuelles adolescentes sont devenues déshumanisées.

La perte de repères voila le fer de lance de ce drame versant parfois jusque dans le glauque spoiler: (cf la scène de bouffage de pieds ou encore la mère à l'alcool incestueux)
.

Fidèle à lui-même, on retrouve là, la galaxie clarkienne et sa trashittude assumée : les corps sont jeunes, beaux, angéliques, rebelles, fétichisés et lascifs.

En bref : Analogie entre une vieillesse perverse et une adolescence gourmande, désabusée : du Larry 100% pur jus quoi... on adore mais pour les adeptes du Monsieur!

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