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laurine caron
3 critiques
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3,0
Publiée le 16 septembre 2026
Avec Les 39 Marches, Hitchcock livre un film d’espionnage aussi léger que rythmé, où la fuite et les quiproquos s’enchaînent avec un certain plaisir. C’était sympathique à regarder, avec déjà ce goût du réalisateur pour le faux coupable et les situations qui se resserrent autour de ses personnages. Mais j’ai trouvé que le film avait un peu moins bien vieilli que d’autres Hitchcock : certaines ficelles paraissent aujourd’hui plus visibles et l’ensemble m’a moins embarquée. Reste une œuvre vive et charmante, qui permet surtout de voir se dessiner le Hitchcock que l’on retrouvera plus tard.
Avec Les 39 marches, Hitchcock propose l'un de ses sujets de prédilection : l'innocent accusé de meurtre, devenu fugitif et, à travers de folles péripéties, contraint d'enquêter et de retrouver une organisation d'espionnage pour se disculper. Malgré les maladresses, un récit chaotique, le cinéaste peaufine, dans de nombreuses scènes d'extérieurs, sa mise en scène et ses plans caméras reconnaissables de son style. Avec La mort aux trousses (1959), il atteindra alors l'apogée du film d'espionnage.
Avec Les 39 marches, Alfred Hitchcock pose les bases de son cinéma du suspense à travers un récit d’espionnage vif et inventif. Robert Donat incarne un héros malgré lui, pris dans une mécanique de poursuite efficace. Le film séduit par son rythme et ses trouvailles visuelles, mais conserve une certaine légèreté dans le traitement de ses enjeux. Hitchcock privilégie l’efficacité narrative, parfois au détriment d’une véritable profondeur dramatique. Reste un classique fondateur et divertissant, mais dont la simplicité limite légèrement la portée.
Un habile film d’espionnage concocté avec un grand savoir-faire par le réalisateur Alfred Hitchcock maniant avec dextérité une intrigue retorse permettant de retrouver des thèmes habituels au cinéaste tels que l’homme ordinaire pris dans une machination ainsi que la place des femmes au sein du récit se montrant échevelé et romanesque.
Enlevé, vivant, inventif, parfois poétique, ce film est un vrai plaisir. Il y a une intelligence mais surtout une joie de la mise-en-scène. Cette joie là traverse des dizaines d'années pour nous toucher encore. Ca fait fichtrement du bien.
Mea culpa. La statue de la Liberté c'est dans "cinquième colonne" , et pas ici comme je l'ai dit ailleurs. Ici, c'est Londres et l'Ecosse. Hitch aime bien le Londres populaire de sa jeunesse et ses spectacles pour grand public anglais. Les brumes des highlands écossais sont bien pour les poursuites, mais le puritanisme de ses habitants ne lui convient pas trop. Il y a beaucoup de Tintin là-dedans : l'île noire, les frères Loiseau, la voyante Irma, et toutes ces sortes de choses. En plus, il y a du vaudeville dans les auberges isolées. Le couple Donat-Carroll fonctionne très bien. Carroll est discrètement sexy et Donat m'a fait bigrement penser à l'actuel Pierre Niney. Chose amusante, Donat avait joué peu avant un Monte Cristo au cinéma. Comparé aux Hitchcock de la même époque, "l'homme qui en savait trop" et "quatre de l'espionnage", les faiblesses techniques, manque de profondeur de champ et son faiblard, ne sont pas pénalisantes et le metteur en scène s'en accomode habilement. C'est un excellent divertissement.
L'oeuvre entière et future d'Hitchcock transparait dans cette improbable intrigue, pas véritablement maitrisée par le réalisateur, bientôt hollywoodien, et surtout très imparfaite techniquement. Sans jamais prendre au sérieux cette histoire abracadabrante, et simpliste d'un autre point de vue, de policiers et d'espions, Hitchcock entretient déjà ses thèmes récurrents : un héros anonyme plongé dans une histoire extraordinaire et devant prouver son innocence, le mensonge plus crédible que la vérité...En réalité, on est plus près ici de la comédie policière que du polar à suspense, comme si le réalisateur avait à coeur de prendre en dérision la moindre scène qu'il tourne. "Les 39 marches", du nom d'une organisation occulte est, de Londres à la campagne écossaise, un film mouvementé mais encore naïf ou maladroit. Les scènes d'action sont plutôt mal dirigées; l'interprétation, certains indices et gros plans sont un peu trop appuyés. Enfin, Robert Donat fait un premier rôle un peu terne dans ce film qui n'est encore qu'un brouillon prometteur.
Un surprenant Hitchcock ! En 1935, le grand réalisateur du suspens commence sa carrière de la meilleure des manières : Avec ce film, Hitchcock laisse place à une comédie policière et même romantique, pour nous proposer un ton plus léger ! Et cela marche ! Les scènes dites "suspens" sont très efficaces et marchent malgré la vieillesse du film ! Court, bonne histoire et bon film
Quel dommage, la fin d'Hitchcock est beaucoup moins crédible que dans le livre, je ne vous la donne pas.... cela vous permettra de lire un des premiers romans d'Espionnage, mais pas tout à fait le premier comme on le dit si souvent.... Mais pas de doute, on reconnait la patte du grand maître du suspens! Et dans les grandes lignes le livre est respecté à part sa fin abracadabrante ! Et il ne dit pas comme dans le livre ce que sont les 39 marches... mais des scènes comme le grand maître sait les tourner, là où vous pouffer de rire, là ou avec un autre, vous auriez été épouvanté ! Malgré la fin bâclée, vraiment à voir !
Sorti en 1935, Alfred Hitchcock réalise son meilleur film d'espionnage des années 30. Le couple Robert Donat / Madeleine Carroll fonctionne à merveille et contribue à la qualité du film. Suspense, rebondissements, poursuites et caméo d'Hitchcock sont au rendez-vous. On est captivé du début à la fin. A voir.
Durant la second partie de sa période anglaise, le maître Hitchcock sorti ce magnifique film qui n'est certes, pas son meilleur, mais très intéressant. Le jeu d'acteur et la real sont bien sûr très bon. Mais le plus intéressant dans ce film, c'est la manière dont il est construit. Il n'ya presque pas de transitions entre les séquences. En résulte, un film rapide où le spectateur est happé par l'action. Cette méthode sacrifie malheureusement la vraisemblance de l'histoire? Mais allons nous réellement au cinéma pour découvrir une aventure/un drame ou voir un documentaire ?
Pour le film quelques libertés ont été prises, et pas des moindres, les deux plus grandes nouveautés sont deux personnages qui enrichissent considérablement le récit. D'abord Mr. Memory dont le dernier acte saupoudré d'un besoin de reconnaissance désintéressé ne manque pas de sel, puis Pamela, qui annonce les blondes Hitchcockiennes à venir. D'ailleurs ce duo plein de charmes n'est pas sans rappeler par moment le magnifique "New-York-Miami" (1935). Il y aussi le fait que dans le livre le héros fait toujours des rencontres bienheureuses puisqu'elles l'aident quasi systématiquement, dans le film c'est un peu plus compliqué (un peu !) ; en effet sur ce point on aurait peut-être aimé plus d'anicroches, mais malgré tout ces rencontres offrent quelques passages vraiment réussis grâce entre autre aux femmes ! Si on est pas encore dans le pur chef d'oeuvre, ce film est assurément un grand film, le premier aussi universel et le premier qui comporte tous les ingrédients que Hitchcock va personnaliser de plus en plus et qu'il va améliorer encore avec les prochains films. Site : Selenie
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1,0
Publiée le 12 mai 2021
J'ai aimé le personnage de Robert Donat dans le rôle principal c'est un acteur très doux et décontracté. J'ai aussi trouvé que le couple de la ferme était génial l'homme très religieux joué par John Laurie et Peggy Ashcroft dans le rôle de sa femme. Ce que j'ai préféré c'est de voir le personnage de Peggy et comment elle aspirait à en savoir plus sur la vie excitante de la ville et comment les filles avaient tellement plus de vie et de liberté je pense que beaucoup de femmes peuvent s'identifier à cela surtout celles comme elle où la religion règne à la maison. L'histoire de base est qu'un homme emmène une femme chez lui elle lui dit qu'elle est une espionne et pendant la nuit elle est tuée. Les hommes qui veulent la tuer l'attendent à l'extérieur de l'appartement et bien sûr les flics les désignent comme les principaux suspect du meurtre. Il part à la recherche des hommes qui ont fait cela et beaucoup trop de petits rebondissements inutiles en cours de route. L'histoire était lente et ennuyeuse il n'y avait rien pour émerveiller mes yeux et je ne l'ai tout simplement pas aimé ce film...
Le succès de L’Homme qui en savait trop a confirmé qu’Alfred Hitchcock n’était jamais aussi bon que dans le registre du film à suspense et d'espionnage. Pour son film suivant, le réalisateur choisit de persévérer dans cette voie en adaptant un roman de John Buchan : Les 39 Marches. Bien qu’il admirât fortement l’écrivain, Hitchcock estimait que ce roman était mineur dans son œuvre et ne s’est donc pas privé pour prendre de grandes libertés avec le livre original afin de créer un film purement cinématographique. En effet, Hitchcock se moque régulièrement de la logiquespoiler: (le long-métrage est d’ailleurs entièrement construit sur un MacGuffin) mais offre au spectateur un tel plaisir que celui-ci ne lui en tient jamais rigueur. Les 39 Marches regorgent ainsi d’action et de rebondissements, le tout débordant d’idées scénaristiquesspoiler: (Mr. Memory, la révélation de l’identité du chef des terroristes, le livre de prière arrêtant la balle, idée tirée des Espions de Fritz Lang, ou encore le meeting politique…) et cinématographiquesspoiler: (le cri de la femme de ménage qui devient le bruit du train, la discussion avec le shérif où on parle du fuyard alors que Hannay est dans la pièce qui rappelle la séquence de Chantage où une femme raconte le meurtre en insistant sur le mot "couteau"…) , le tout associé à une excellente direction d’acteursspoiler: comme le prouve la séquence où le fermier (qui semble sorti du cinéma muet, d’où provient Hitchcock, notamment par le maquillage) s’imagine que sa femme souhaite le tromper avec Richard Hannay . Hitchcock livre donc un film d’aventures extrêmement rythmé bourré d’humourspoiler: (les relations du couple interprété par les excellents Robert Donat et Madeleine Carroll ou une fois de plus la séquence du meeting politique) tout en se permettant d’évoquer certains sujets plus gravesspoiler: (la thématique de la femme battue) .spoiler: Même si on peut juste être surpris de voir la course-poursuite à pieds avec les policiers le long de la rivière filmée en accéléré, Les 39 Marches constituent le sommet de la carrière anglaise du Maître du suspense (avec The Lodger et Une femme disparaît) et un pur chef-d’œuvre du film d’espionnage toujours aussi prenant 85 ans après sa sortie.