2201 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
204 critiques spectateurs
5
14 critiques
4
82 critiques
3
79 critiques
2
20 critiques
1
6 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
GyzmoCA
298 abonnés
2 626 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 1 octobre 2015
Le film est assez technique et précis sur l'affaire Clearstream. Il est bon de voir que les français commencent à faire des films sur les affaires récentes. On découvre le rôle de chaque politique présent dans cette fameuse liste des comptes oubliés. Gilles Lellouche est parfait dans le rôle de journaliste dépassé par ses découvertes. A voir !
Ce thriller politico-financier revient sur la ténacité et les investigations entreprises par Denis Robert sur l’ ICSD luxembourgeois Clearstream, ainsi que, dans une moindre mesure, sur celles du Juge Renaud Van Ruymbeke sur l’affaire dite des frégates de Taïwan. En 105 minutes et malgré la complexité des dossiers, le film de Vincent Garenq résume de manière intéressante et bien documentée le déroulement de ces enquêtes qui firent à l’époque les gros titres. Avec à la clé encore une bonne performance de Gilles Lellouche, et l’envie de me plonger dans les bouquins de ce journaliste.
J'ai vu un film... sur l'argent caché de l'affaire des Frégates Taïwanaises... avec à la clé un scandale financier immense qui a rejailli sur le pouvoir politique en France. Il s'agit de cette histoire soulevée par Denis Robert, journaliste à Libération qui va se lancer dans cette enquête, sans savoir où cela va le mener. Cette affaire va presque détruire la vie ce journaliste qui s''attache à plus grand que lui. Gilles Lellouche est pour moi l'un des plus grands acteurs de sa génération, avec une puissance indéniable, mais aussi une fragilité touchante. Malgré la complexité de cette affaire, on est emporté par cette narration, dans une rythme soutenu. L'affaire Cleastream a emporté beaucoup de monde sur son passage, à commencer par Dominique de Villepin. Plus on enquête sur la justice et plus elle s'éloigne. En tout cas, le film met en lumière ce travail remarquable de Denis Robert au service d'une plus grande transparence. Un excellent film.
Une histoire assez complexe mais très intéressante, le rythme du film et le jeu intense et assez nerveux de Gilles Lellouche aide à nous plonger dans cette enquête. On y découvre toutes les ramifications, toutes les malversations, et le jeu de passe-passe que se livre les banques pour blanchir, enrichir, et maitriser une main mise que des sommes colossales. Alors, qu'est-ce qu'un petit journaliste peu bien faire contre une machinerie d'une telle ampleur, il soulève un lièvre, le poursuit jusqu'à l'épuisement, mais celui qui se retrouve épuisé, n'est pas celui que l'on croit, la machine judiciaire va prendre le relais et, le poids administratif va tout écraser sur son passage. Le film essaie d'être clair, le plus limpide possible, mais difficile de tout résumer en 1h40 dans une affaire aussi complexe. Se replonger dans cette période et se reconnecter avec cette affaire mérite bien un peu de notre temps et de notre concentration.
C'est bien. L'affaire est expliquée de façon claire. La réalisation est sobre et efficace. Gilles Lellouche (que j'ai toujours du mal à voir dans un autre rôle que celui d'un bourrin) est pas mal. Le film montre bien que la finance est inattaquable...
Juste essentiel comme cinéma: apporter une aide didactique à la compréhension d'un scandale les plus immenses et les plus obscurs qui soient. L'artifice fonctionne du tonnerre: si Lellouche joue l'intello arrogant et irritant, il est indéniable que centrer le film autour de son personnage aide beaucoup à se comprendre l’énormité de la chose. Pour saluer le courage du réalisateur : 5/5
Construit comme un véritable thriller « L’enquête » est un film passionnant retraçant le parcours du journaliste derrière les révélations de l’affaire Clearstream. Parfaitement didactique pour ne jamais perdre le spectateur tout en étant suffisamment exhaustif, l’ensemble fait preuve d’une rigueur remarquable dans l’écriture et la mise en scène lui sert de parfait écrin pour mettre en image les liens complexes entre finance et politique.
Excellent film qui relate les déboires d'un journaliste qui fait son boulot.... Chose rare surtout quand on met son nez dans des affaires aussi louches
10 595 abonnés
11 630 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 17 juin 2015
Comme tout le monde, j'ai entendu parler de cette affaire, mais sans vraiment m'y intéresser. Ce film était donc un bon moyen d'en savoir plus tout en évitant les points qui pouvaient être barbants. J'ai trouvé ce film vraiment intéressant et surtout pas compliqué à suivre, l'histoire est bien menée, explicite et très bien détaillée ce qui la rend assez captivante du début à la fin puis pour ne rien gâcher le tout est porté par un très bon Gilles Lellouche.
Moi qui n'aime pas les films à messages, j'ai été servi, le film n'est que ça. Les accointances entre politiciens, banquiers, businessmen… sont montrés du doigt (parce qu'il y en a qui se figurent encore que l'on est chez les bisounours !) Donc à partir d'une histoire vraie, l'affaire Clearstrem qui est je cite : "l'utilisation possible du système de comptes non publiés de la chambre de compensation pour faire du blanchiment d'argent" Si vous comprenez quelque chose à ce charabia tant mieux pour vous, mais moi j'ai renoncé, et c'est d'ailleurs l'un des gros défauts du film, c'est qu'il n'est pas du tout didactique. Donc tout ça se regarde volontiers mais sans aucune passion, comme un documentaire, d'autant que la réalisation manque cruellement d'ambition. Côté acteurs Lellouche nous fait une prestation étonnante, c'est un vrai plaisir de le voir jouer (la scène de ménage est très bonne) Quant à Berling, il est involontairement amusant. Un film moyen !
Le cinéma français investit des terres qu’on ne lui connaissait plus. En l’occurrence le cinéma d’investigation revenant sur les grandes affaires de notre siècle, du cinéma qui gratte et tape (relativement gentiment) là où ça fait mal. Un peu à la manière du grand cinéma politique et polémique des années 70 et 80 aux Etats-Unis. Ici, la fameuse affaire Clearstream dont les acteurs sont les politiques, les banques et de grandes entreprises d’armement. Une affaire tentaculaire qui montre, si cela était encore à démontrer, que l’Etat est corrompu jusqu’à ses plus hautes instances et qui peut établir des ponts avec l’actualité du moment… Le fond est donc passionnant quoique parfois opaque tant tout cela est nébuleux et touche des secteurs que les citoyens lambda ne maîtrisent pas forcément bien. Vincent Garenq, déjà auteur de « Présumé coupable » sur le scandale d’Outreau, parvient néanmoins à rendre cela le plus compréhensible possible pour chacun. Mais si vous allez au cinéma pour du divertissement pur et ne cherchait pas plus loin, ce long-métrage pourrait vous ennuyer. On suit les méandres de l’affaire avec intérêt mais frustré de ne pas en savoir plus sur l’ensemble des tenants et aboutissants de tout ceci. Mais, hormis les plus haut placés, qui connait vraiment la vérité ? Celle que l’on peut avancer à coup sûr est que ce thriller financier et d’investigation sur « l’Affaire des Affaires » a de la gueule et ne souffre d’aucune baisse de rythme durant plus d’une heure et demie. Pour les amateurs de films qui donnent à réfléchir.
Qu'est ce qui empêche donc "L'enquête" de se hisser au niveau de certains films exemplaires du genre à savoir "Le prince de New York" de Sidney Lumet ou encore avec le "Révélations" de Michael Mann (ce titre étant d'ailleurs celui du 1er livre consacré par Denis Robert à cette affaire) ? Je dirais tout simplement que c'est un problème de mise en scène. Jamais Vincent Garenq n'arrive à sortir des ornières de sa démonstration de manière visuelle, jamais il n'arrive à nous ressentir le vertige, l'abîme au bord duquel se trouve son héros. Au niveau de la mise en scène, on reste devant un découpage classique, duquel survient parfois quelques bonnes idées visuelles, mais qui n'embrasse jamais complètement le rythme trépidant d'un pur thriller ou bien d'un drame parano. C'est une illustration sage d'un fait divers avec un défilé de sosies des personnages réels qui ont été mêlés de près ou de loin à cette affaire. C'était peut-être son intention de base, de coller à son sujet de manière aussi impersonnelle, mais on ne peut que regretter ce manque d'ambition visuelle symptomatique de notre cinéma hexagonal. Un manque d'ambition symbolisé par l'illustration de certains milieux, qui confinent aux lieux communs les plus éculés (la représentation des espions notamment). Le sujet, propice à toute une remise en question de notre système, reste toutefois bien traité au niveau du scénario, et on a bien tous les tenants et aboutissants de cette histoire. Au milieu de ce véritable chaos, on croise de nombreux noms très connus, certains recoins de l'affaire apparaissent comme particulièrement sordides et on arrive parfois à ressentir le côté dangereux de cette enquête. Suicides mystérieux, secrets défense, magouilles, emballement de la machine judiciaire, intimidations, rien ne manque au tableau de ce bon film qui reste bien monté et bien rythmé, racontant sans trop d'accrocs son histoire. Et puis il convient de souligner la bonne interprétation du casting. Même Gilles Lellouche ? Oui, et je dirai même surtout Gilles Lellouche. Le rôle qu'il défend est assez double puisque si le journaliste est présenté sous un jour avantageux au travail, son côté mari et papa est par contre beaucoup plus contrasté. Si l'on logiquement comprendre que le bonhomme perde pied avec la réalité, les différentes scènes montrant sa vie de famille le montrent sous un jour peu flatteur. Dans certaines scènes, Gilles Lellouche est tout simplement magistral, abandonnant certains de ses tics de jeu et l'on peut mettre ceci au crédit de Garenq, qui se révèle un directeur d'acteurs intéressant et particulièrement efficace. Le reste du casting, composé essentiellement d'acteurs peu connus, sauf Charles Berling (excellent par ailleurs mais c'est tellement une habitude avec lui), mais chaque rôle est bien campé. En définitive, un bon film toutefois, qui souffre bien sûr de son manque d'ambition visuelle et qui ne parvient pas à faire exister tous ses personnages, mais qui propose un film intéressant, au propos souvent passionnant, nous tenant en haleine de bout en bout grâce à son scénario bien ficelé. La critique complète ici
Le film est très documenté et nous offre une plongée dans le monde sans pitié de la finance, mais l'intrigue n'est pas franchement emballante. Difficile de rendre manipulations informatiques et virtuelles passionnantes. Le film, tout en étant assez opaque, reste plutôt en surface du scandale et préfère nous emmener vers un drame peu convaincant.
L’enquête est un thriller efficace, un poil bourru mais intriguant et bien rythmé. Une approche différente m'aurais en revanche beaucoup plus plu ... Gilles Lellouche et ses comparses sont en revanches très bons.
Avec ce long-métrage basé sur des faits réels, à savoir l’Affaire Clearstream et l’Affaire des frégates de Taïwan, Vincent Garenq se penche sur un ensemble de dossiers judiciaires dont la complexité est proprement ahurissante ! On y retrouve pêle-mêle : la grande finance internationale, les paradis fiscaux, les marchands d’armes, la concurrence industrielle, les politiques, les juges d’instruction…, bref un ensemble d’intervenants qui nous feraient dire, si l’on ne savait que tout cela a bien eu lieu (plus ou moins comme c’est décrit), que les scénaristes ont vraiment exagéré et qu’ils ont poussé le bouchon un peu loin nuisant ainsi à la crédibilité de l’intrigue. Mais, voilà, tous ces événements se sont bien déroulés et sans la ténacité de Denis Robert (et du juge Van Ruymbeke), ces secrets politico-financiers seraient restés probablement cachés sous le tapis. Il faut donc souligner la grande qualité du scénario, et donc le talent de ceux qui l’ont écrit, tant il arrive à rendre “clear” un ensemble de faits, de personnages qui se recoupent de façon incroyablement emberlificotée. C’est parfois tellement entremêlé que ça en devient franchement comique, avec en point d’orgue les actions de Imah Lahoud, dont l’intervention dans ces événements tiennent du don-quichotisme le plus grotesque ! Si le film a un peu trop tendance à traiter son personnage principal comme un chevalier blanc (à la limite de l’hagiographie), il faut quand même reconnaître à Denis Robert du courage et une indéfectible probité devant des forces (je parle de Clearstream et de l’armée d’avocats et conseillers juridiques qu’ils payaient) démesurées face à un homme seul (et sa maison d’édition). Le film est vraiment passionnant et a presque une vertu pédagogique tant il rassemble, en une heure quarante-six, tout ce qu’il faut savoir de ces affaires de façon très, très claire. L'inconvénient étant, comme toujours dans ces films qui démontent les affaires politico-financières, que cela déprime le spectateur devant tant de corruption, de passe-droits et d'impunité quand il s’agit de finance et de commerce, surtout quand sont impliqués les représentants de la démocratie. Un thriller français plutôt réussi, même si parfois (et c’est paradoxalement une de ses qualités), il paraît un peu trop didactique. À voir néanmoins sans hésitation.