Un peu déçu de Wild, qui s'inscrit comme un film de la même veine que l'exceptionnel Into The Wild, mais sans jamais en atteindre le niveau. Le concept est le même : une femme part en longue randonnée seule, pour s'éloigner de son quotidien, une sorte de quête pour la rédemption. Et effectivement, ça marche bien sur quelques scènes : les rencontres qu'elle fait tout au long du voyage donnent un bon rythme au film et on ne s'ennuie pas devant. Mais pour autant, les flashbacks sont très nombreux et ça paraît assez exagéré tant ils sont tristes. Le genre de film qui se veut tellement tire larmes que ça fait l'effet inverse, à savoir que je n'en ai rien à faire des personnages. Wild n'est pas un navet, mais une version bien fade de Into The Wild.
La randonnée de la rédemption ! Même si avec Wild le ressenti final est bien moins puissant que le film Dallas Buyers Club, le jeu de Reese Whiterspoon et la réalisation de Jean-Marc Vallée nous donnent envie d'enfiler une paire de chaussure de marche pour faire ce périple à travers la Californie. Pour en savoir plus, lisez notre critique complète NoPopCorn !
Marcher, pour vivre à nouveau. Cheryl, trentenaire passée, a tout perdu. Sa mère, son mari et sa fierté. Pour retrouver le goût de vivre, celle-ci prend la décision de faire un périple en solitaire. 1700 kilomètres à pied, le soleil et l’insondable solitude attendent cette jeune femme, en quête de rédemption.
Marcher, pour oublier. Il y a des cicatrices qui ne se referment pas, de mauvais souvenirs que nous ne parvenons pas à chasser de notre mémoire. Marcher est alors l’unique voie pour s’en sortir. Jean-Marc Vallée filme le périple de Cheryl comme si sa vie en dépendait, avec passion. En plaçant des rencontres attrayantes sur son parcours, le réalisateur évite la linéarité d’un récit qui aurait été trop long. Dommage qu’à la fin de ce voyage intérieur, nous ne sentions pas assez la métamorphose d’une femme qui aurait dû radicalement changé.
Marcher, pour se souvenir. Même les moments les plus terribles de notre vie peuvent être constructifs. C’est pourquoi la mère de Cheryl (la pétillante Laura Dern, nominée aux Oscars) la suit partout durant son voyage. Toujours dans le but de dessiner un certain relief narratif, de nombreux flash-backs ponctuent un scénario parfois convenu. Spécialiste de bandes musicales mémorables et harmonieuses (C.R.A.Z.Y., Café de Flore), le cinéaste n’a pas forcément su trouver le son adéquat pour accompagner les tourments intérieurs de son héroïne.
Marcher, pour se dépasser. Tout sauf adepte de la randonnée, Cheryl est campée par une Reese Witherspoon pleine de justesse. Évitant la caricature de la femme droguée et déboussolée, l’actrice se dépasse devant le cadre de Vallée. Pratiquement dans tous les plans, cette dernière prend cette œuvre sur ses épaules sans broncher, et participe grandement à la semi-réussite de Wild.
Juste splendide! L'illustration parfaite, cinématographiquement, d'une quete interieure a travers la marche. Realisation, Decors, Montage, Son, Maquillage, Costume, Images, Acting... ce film touche la perfection dans son genre.
L'affiche a de quoi susciter de l'intérêt avec Jean-Marc Vallée aux commandes et Reese Witherspoon en Guest... Le film reprend l'histoire vraie d'une jeune Américaine partie dans un long périple en solitaire dans le but d'abandonner une vie chaotique. Malgré un paysage sublime et un récit plutôt intéressant à suivre, "Wild" déçoit par son manque cruel d'originalité ! Rien ne surprend vraiment, beaucoup de choses stéréotypées, rien de bien farfelu quoi...
Jean-Marc Vallée poursuit son aventure américaine avec Wild, une histoire vraie portée par Reese Witherspoon. Une épreuve physique et un voyage spirituel au programme de ce film qui s'avère beaucoup trop prévisible pour séduire au-delà de sa première demi-heure. De beaux paysages et Laura Dern dans un second rôle sauvent un peu l'ensemble.
Une Histoire simple, Humaine, avec des rencontres, des épreuves... Reese WITHERSPOON est parfaitement entrée dans la peau du personnage! Les paysages sont grandioses. On aurait envie de marcher à ces côtés. Un film à découvrir.....
Superbe! et en plus une histoire vraie. J'ai adoré ce road trip sauvage, à la rencontre de plein de personnes différentes. De magnifiques paysages. Bien joué, bien tourné, un plaisir
Il est évident que Jean-Marc Vallée, malgré un académisme assez appuyé (bien qu'un peu marqué que d'habitude), sait filmer les paysages, les décors étant assurément l'un des gros points forts de l'œuvre. Pour le reste, j'avoue être un peu partagé. D'un côté, il serait vraiment mentir d'écrire que je me suis ennuyé, le récit et le mystère entourant les motivations autour de ce périple restant intrigantes presque jusqu'au bout. Les flashbacks sont bien intégrés, toujours au service de l'histoire car permettant systématiquement un nouvel éclairage quand à ce qui a pu se passer précédemment dans la vie de l'héroïne. Il s'agit sans doute des meilleurs moments, même si cette traversée sauvage offre également quelques scènes fortes. De l'autre, et qui me pose vraiment problème dans mon analyse, c'est la morale. Encore cela serait un peu subtil, mais là, on a l'impression que le réalisateur veut être subtil alors qu'il ne l'est pas. Du coup, on comprend bien que notre voyageuse spoiler: s'est vraiment mal comportée dans le passé avec sa si gentille maman et que cette souffrance physique qu'elle s'impose, c'est pour purger ses « péchés », d'autant que maintenant sa gentille maman est morte ... Bon, j'exagère un peu mais à peine ! Maintenant, si cela m'a donc gêné, cela ne m'a pas non plus gâché le film, d'autant que Vallée confirme son talent pour diriger un casting : Reese Witherspoon (dans un rôle vraiment pas si facile que ça) et Laura Dern sont excellentes. Enfin, l'œuvre est discrètement bercée par le magnifique « El condor pasa » des non moins magnifiques Simon & Garfunkel, ce qui peut être difficilement un meilleur choix. Imparfait, mais plutôt séduisant.