Crimson Peak
Note moyenne
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490 critiques spectateurs

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ffred

1 989 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 octobre 2015
Assez déçu par Pacific Rim, j’espérais un peu (beaucoup) de ce nouveau Guillermo del Toro. Beau casting, bande-annonce alléchante. Patatra. Je crois être encore plus déçu que pour son précédent film. Sur la forme, c'est magnifique. Les images sont splendides, une ambiance gothique parfaitement rendue. Techniquement, c'est du grand art. Mais cela ne fait pas tout, on le sait. Le scénario est très mince, tout est prévisible. Et surtout pas de surprise, pas de frayeur, pas d'émotion. La mise en scène est assez quelconque voir lourde. Le tout nous donne un produit aussi indigeste qu'ennuyeux. Heureusement, il y a les acteurs. Mia Wasikowska est comme toujours très bien. Idem pour Jessica Chastain, dans le rôle de la méchante. Tom Hiddleston est pas mal mais complètement éclipsé par ses partenaires. Grosse déception, donc, de la part de Guillermo Del Toro. Certes, on ne peut pas faire un chef d'oeuvre tel que Le labyrinthe de Pan à chaque fois, mais là c'est raté. On dirait du mauvais Tim Burton...
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 17 octobre 2015
Effets spéciaux au top !
Histoire sympathique pour Halloween et par contre une fin absurde qui ma faite rire ...
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 17 octobre 2015
J'attendais ce film depuis des mois, alléchée par une bande-annonce très prometteuse et un casting impressionnant... J'en attendais sûrement trop.
Ce film n'est pas vraiment une déception, je n'irais pas jusqu'à dire cela : il se regarde avec attention, et je ne regrette absolument pas d'être allée le voir au cinéma ! La photographie est superbe, tout est propre, léché, soigné. Guillermo Del Toro nous livre une beau film aux fantômes certes peu ragoûtants mais esthétisés. En fait, mon principal regret concerne le scénario, cousu de fil "rouge" : spoiler: la relation peu catholique du frère et de la soeur est très prévisible, le coup du thé également, et tout le monde s'attend à ce que Edith serve une tirelire vivante aux Sharpe...

Ce film avait énormément de potentiel et c'est pourquoi je m'attendais à bien plus d'originalité : un manoir sur une colline d'argile rouge, quelle promesse ! Quel symbolisme ! Malheureusement, l'esthétique ne sauve pas le scénario qui, bien que riche, est trop prévisible. De plus, la première partie qui se déroule à Buffalo est un peu trop longue à mon goût, j'aurais préféré passer plus de temps dans la lande du Cumberland... Le casting tient quant à lui toutes ses promesses et Jessica Chastain est merveilleuse, rien à redire de ce côté-là.
Au final, "Crimson Peak" reste un film à voir si l'on est passionné d'ambiance gothique (bien qu'elle aurait pu être plus exploitée) et de thriller, mais ne vous attendez pas à voir un film rempli d'esprits et de surnaturel : les fantômes ne sont pas si nombreux (mais restent tout de même effrayants) et ne sont pas l'objet principal du film. Une chose est sûre : vous ne pourrez pas rester insensibles au manoir enchanteur et glaçant des Sharpe...
Flaw 70
Flaw 70

276 abonnés 422 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 octobre 2015
Guillermo Del Toro est un producteur prolifique mais mine de rien un cinéaste qui tourne assez peu. Il faut dire que malgré la qualité de ses films, c’est un réalisateur qui a du mal à connaître le succès commercial. Non seulement il divise beaucoup mais en plus il a tendance à enchaîner les projets qui n’aboutissent pas, que ce soit dans le secteur du jeu vidéo où chacune de ses tentatives furent réduites en échec, le dernier exemple en date est Silent Hill, ou encore dans le secteur cinématographique où il tente d’adapter en vain depuis des années Les Montagnes Hallucinées de Lovecraft ou plus récent son incapacité à finir sa trilogie d’Hellboy sans parler de son Pacific Rim 2 qui vient d’être mis de côté pour une durée indéterminée. Il est ce que l’on pourrait appeler un auteur maudit faisant de ses projets des œuvres rares mais précieuses. Ici avec son nouveau film, il revient à ses premiers amours, le conte gothique. On se retrouve donc devant une œuvre plus intimiste comme il n’en avait pas fait depuis El Laberinto del Fauno, les deux long métrages partagent d’ailleurs beaucoup, formant même un diptyque par leurs propos. Néanmoins ici on va plus loin que ça, le récit étant totalement empreint de la patte de son auteur, on y retrouve beaucoup de ses films précédents pour un résultat qui mélange naïveté enfantine, désillusion du monde adulte, le fantastique pour parer l’horreur et la cruauté humaine ainsi que la mélancolie amoureuse qui poussent à la destruction. En apparence l’intrigue se révèle très simpliste, prévisible et pour tout dire déjà-vu étant sur le plan narratif un hommage aux productions de la Hammer, du cinéma d’Argento et de la littérature gothique pour ne citer qu’eux. Après il est inutile de s’étendre sur les défauts narratifs de Crimson Peak surtout que ses quelques défauts ne reflètent pas l’œuvre dans sa globalité car l’apparente simplicité de l’ensemble cache un voile de subtilité et de symbolique qui révèle une histoire complexe et fascinante. Comme toujours chez del Toro c’est la métaphore qui prévaut, ses intrigues et personnages étant souvent caricaturaux et peu exploités au final. Ce qui l’intéresse est avant tout la symbolique qu’il peut faire transparaitre avec ça. Ici il construit son film de manière assez habile, instaurant d’abord la partie fantastique avant de se plonger dans le rationnel. Ceci en dit déjà beaucoup, instaurant l’imaginaire de son héroïne qui est plus enclin à la rêverie et la naïveté. Ensuite plus le film avance et plus elle découvre le manoir, qui est sa nouvelle demeure, et plus elle prend conscience de la réalité des fantômes et donc par extension de la cruauté dont peut faire preuve les Hommes. L’enfant qu'elle était fini par gagner en maturité et entre dans l’âge adulte. Pour son Laberinto del Fauno, del Toro avait une intention similaire mais une approche différente, ne définissant jamais le fantastique et laissant le doute sur son existence pour symboliser que la rêverie de l’enfant lui permettait de se protéger contre la violence de la guerre. On est donc là face à la version adulte, une version plus perfectible car elle manque cruellement d’émotions, Del Toro ayant du mal à retranscrire la détresse ou la mélancolie des personnages, mais qui reste tout aussi maitrisée et intelligente. Il mélange habilement le fantastique et le réel au sein d’un conte gothique fulgurant et dense utilisant même le monde des insectes comme vecteur de son récit et moteur pour ses personnages notamment dans le rapport à la terre, la noirceur et l’usure du temps qui cache les méfaits du passé faisant contraste à la luminosité de l’héroïne qui symbolise l’innocence et la pureté. Ici le règne animal permet de mieux définir le rapport entre les personnages et de mieux comprendre leur psychologie notamment dans la relation fascinante qu’entretienne le frère et sa sœur qui est d’ailleurs en mesure d’offrir la seule scène d’émotion du film. L’ensemble étant au final une réflexion pertinente sur la passion dans chacun de ses aspects. Et toute la partie symbolique se reflète dans la réalisation impeccable de l’œuvre. Celle-ci nous offrant une direction artistique à tomber mais surtout une splendide photographie qui joue magistralement sur les couleurs. Comme pour Pacific Rim, del Toro instaure un code couleurs subtil et bien pensé appuyant la métaphore de l’ensemble comme lorsque que le rouge de l’argile prend le dessus sur le blanc aveuglant de la neige lors d’un dernier acte un brin expédié. Cela symbolise à merveille la fin de l’innocence, la puberté de son héroïne ainsi que l’explosion des passions et de la violence. Le film pouvant même être vu comme le parcours physique et psychologique d’une jeune fille devenant femme. La mise en scène de Guillermo Del Toro encadre le tout avec fluidité grâce à des mouvements de caméras amples et souvent aériens passant à travers les objets et les personnages de la même manière que les fantômes du récit. Comme toujours avec le cinéaste, elle se montre ingénieuse et maîtrisée faisant aussi preuve d'un savoir-faire esthétique indéniable et d'un sens du détail irréprochable. Le tout étant aussi englobé d’un score musical inspiré à la fois sensible et angoissant. Le casting accompagne le film à merveille, on retrouve beaucoup d’habitués du cinéma de del Toro dans une distribution secondaire discrète mais juste à l’image de Charlie Hunnam, ici légèrement sous exploité. Le long métrage brille surtout par son trio principal composé de Mia Wasikowska, qui manque de charisme mais compense par une interprétation sensible du plus bel effet, tandis que Tom Hiddleston se montre comme à son habitude intense et magnétique dans une performance trouble et attachante. Mais c’est finalement Jessica Chastain qui surprend dans un rôle froid et complexe où elle brille à la fois dans le monolithisme et l’hystérie. Elle apporte une densité et une fièvre maladive assez saisissante au récit. Crimson Peak est donc un excellent film, prévisible sur son intrigue mais incroyablement dense et complexe sur ce qu’il a vraiment à dire. Utilisant la symbolique et la métaphore avec habilité, il s’impose en œuvre picturale fascinante et magistralement orchestrée mais regrettablement trop désincarnée malgré les tentatives de l’auteur. Mise en scène flamboyante mélangeant une superbe direction artistique et un jeu de couleurs habile, scénario classique mais plus profond et subtil qu’il ne le laisse paraître et casting irréprochable font de Crimson Peak, une œuvre majeure dans la filmographie du cinéaste, qui offre encore une fois un long métrage intimiste qui n’appartient qu’à lui. Il ne renouvelle peut être pas le genre mais il offre sans conteste le conte gothique le plus intense et réussi depuis El Laberinto del Fauno, le « Maestro » est toujours le « Maestro ».
laurence l
laurence l

169 abonnés 1 151 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 octobre 2015
Quelle histoire, quel univers sombre et brutal. La douceur de l'actrice principale nous fait encore plus ressentir cet atmosphère malsaine. Un bon film
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 17 octobre 2015
Histoire intéressante et décors glaçants Del Toro nous sers son nouveau film comme certes un film d'épouvante non pas dénué d'un scénario charmant et accrocheur.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 17 octobre 2015
super, super, super.

Je suis sortie de la salle de cinéma tout simplement ravi.
Le mystère est bien gardé, l'ambiance du film reste très intense. J'ai vraiment adoré !
Enzo
Enzo

21 abonnés 274 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 octobre 2015
Bon film soutenu par des acteurs excellents. L'histoire n'est pas très originale mais le tout tiens bien la route. Une mise en scène parfaite et une atmosphère excellentes.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 12 janvier 2016
Très bon film décors magnifiques, bon casting histoire bien sympathique
Guimzy
Guimzy

194 abonnés 467 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 octobre 2015
Qu'est ce que j'aimerais adorer le film.. Qu'est ce que j'aimerais être fasciné par la maîtrise du sujet de Guillermo Del Toro. Mais pourtant, ce n'est pas vraiment le cas. La faute à des choses imparfaites qui traînent ci et là dans Crimson Peak, dernier projet du réalisateur visionnaire, qu'il considère d'ailleurs lui-même comme son meilleur film. Commençons par le début. Exercice de style certes savant mais laissant un goût d’inachevé, le film expose peut-être ici les limites du cinéaste au sein de la production américaine contemporaine, tout en étant une parenthèse plus que bienvenue dans un genre en chute libre. Le problème c'est qu'il y a deux genres dans Crimson Peak : l'histoire d'amour sous fond gothique, et des scènes d'horreur très réussies qui viennent s'ajouter à cette histoire. En plus de provoquer de temps à autre un déséquilibre dans la narration, l'horreur vient s'américaniser en ridicule jump scare qui revient d'ailleurs plusieurs fois, chose que Del toro n'a vraiment pas besoin de rajouter pour démontrer sa maîtrise parfaite du mal-être et de l'épouvante dans sa mise en scène. En parallèle, les grands archétypes suivis par les personnages du film finissent en fin de compte par trahir leur relative vacuité, alors que, paradoxalement, Guillermo del Toro les filme avec une passion indiscutable. Et dans un même temps, on ne peut être également que séduit, de prime abord, par l’efficacité de cette écriture dans la caractérisation de ses protagonistes. Mais dans l’élaboration de ces relations, quelque chose ne fonctionne jamais vraiment, jamais l’amour dont parle Del Toro ne nous paraît évident. Un certain mécanisme vient pomper toute l'empathie que l'on pourrait avoir pour les personnages. Pourtant ce ne sont pas les acteurs à remettre en cause, Tom Hiddleston et Jessica Chastain sont excellents, Mia Wasikowska est en revanche fade et répétitive, mais je pense que c'est plus le scénario qui vient donner cet effet. Le scénario, finalement, ne prend pas le temps de respirer, ne nous donne pas le temps de tomber amoureux de ses protagonistes. L’histoire livre çà et là une partie des éléments nécessaires, mais ne semble jamais vraiment les exploiter, les transcender. Comme pour ce manoir maudit, se noyant lentement dans l’argile, où l’intention visuelle se fait finalement au détriment d’une écriture davantage sensée. Mais attention cependant, malgré ses défauts qui sautent au visage, Crimson peak est un film magnifique autant dans son esthétique et dans son atmosphère. Ce jeu de teintes saturées et de textures dégoulinantes d’un habitat en vie, ou sur la représentation du fantastique est un pur bonheur. Car évidemment, c’est aussi un film où les créatures de l’au-delà sont les réelles stars, et où, comme dans tout film de Guillermo del Toro, il existe une fascination authentique pour les démons du passé. La constante virtuosité formelle y voit alors sa justification, comme s’il fallait faire la retranscription la plus exacte possible d’une rêverie cauchemardesque. Bref, visuellement magnifique, Crimson Peak est un film aux défauts trop "américains" si l'on peut dire. On sort de la salle comme ayant vu quelque chose d'inachevé et dieu que c'est frustrant. Car on aimerait, comme Del Toro, être émerveillé après avoir vu autant de beauté à l'écran. Mais les erreurs citées plus hauts viennent plomber cette réalisation fantastique. Dommage..
titicaca120

432 abonnés 2 179 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 octobre 2015
d'un esthétisme parfait avec des décors et des costumes magnifiques.
une intrigue prenante avec ses secrets et ses drames.
Bastou75
Bastou75

29 abonnés 51 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 octobre 2015
Bonne surprise pour ce film, n'ayant pas su apprécier le Labyrinthe de pan, et craignant du sanguignolant certes humoristique de The Strain. En fait non. C'est juste magnifique visuellement, des décors à la photographie, avec une ambiance début du 20eme siècle très bien restituée.
Le scénario est certes un peu déjà vu, un mix de plusieurs films mais ce n'est pas ce qui compte car les détails et l'originalité du contexte permettent de l'apprécier. Les scènes gores ne doivent pas freiner l'envie de voir le film. Elles sont au nombre de 2, en début de film et en fin de film. Il suffit de fermer les yeux ;

Adepte de l'horreur et de l'épouvante continue, passez votre chemin, on reste dans la référence et l'empreint.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 octobre 2015
Un superbe film de Tel Toro comme toujours ! Les acteurs sont vraiment bien choisi je trouve Tom Hiddleston est vraiment parfait pour le personnage de Thomas et l'histoire et très belle !
Alice025

1 888 abonnés 1 501 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 octobre 2015
Un film fantastique horrifique que j'ai bien aimé car j'adore cet univers, même si je trouve qu'il manque un quelque chose au film qui lui aurait valu une petite pépite. En effet, l'univers est superbe, les créatures sont sa signature mais on ne les voit pas assez. Y règne un mystérieux et mauvais présage sur Crimson Peak... Les acteurs jouent tous fabuleusement bien.
Mais l'histoire me paraît un peu trop classique à mon goût, on sent le déja-vu. Le côté fantastique n'est pas assez approfondi alors que la bande-annonce nous le fait croire.
On suit quand même ce film avec intérêt car les personnages nous donnent envie de poursuivre.
AMANO JAKU

356 abonnés 797 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 octobre 2015
Après un petit trip SF avec des gros robots purement jouissif avec "Pacific Rim", Guillermo Del Toro revient avec ce qui l’a fait connaître : le fantastique horrifique. Son retour derrière la caméra s’effectue donc avec "Crimson Peak", une histoire de fantômes…ou plutôt une histoire avec des fantômes, comme le dit si bien l’un des protagonistes. Il est question d’une jeune fille de la haute société New-Yorkaise qui va rencontrer et tomber amoureuse d’un baronnet britannique qui, une fois mariés, va l’amener chez lui vivre dans son manoir anglais avec sa sœur. Simple comme scénario, mais si nous rajoutons à ceci le fait que le manoir soit délabré, que les personnages agissent étrangement et que l’héroïne ait la capacité de voir les âmes des défunts ; on se retrouve devant un script que la célèbre firme Hammer n’aurait pas rejeté. Car oui, c’est dit : sans le renouveler ou le réinventer, "Crimson Peak" est un vibrant hommage au cinéma gothique anglais avec une multitude de références dont les plus évidentes sont "La Maison du Diable" de Robert Wise et "Les Innocents" de Jack Clayton. Et que dire à part que l’hommage est tout simplement brillant : Del Toro nous fait profiter de tout son talent en nous proposant une réal soignée aux petits oignons comme rarement on peut en voir au cinéma. Visuellement c’est tout bonnement superbe : les décors sont somptueux comme le fameux manoir gothique à souhait (qui, a lui seul, a monopolisé le travail de 150 artisans pendant 16 semaines !!), la reconstitution historique est parfaite entre anciens objets (des phonographes et des voitures d’époque) et costumes (ah les robes magnifiques de Lucile !), l’habile jeu sur la luminosité (utilisant même lors de certaines scènes que des véritables bougies comme l’avait fait Kubrick sur "Barry Lyndon"), le design absolument effrayant des fantômes, l’utilisation particulièrement judicieuse du son pour donner l’illusion que le manoir vit, respire et pleure…bref un spectacle d’horreur gothique absolument incroyable. Et au sein de cette maison hantée, un trio d’acteurs impressionnant qui jouent à la perfection leurs personnages certes un brin stéréotypés (n’oublions pas qu’il s’agit d’un hommage à un genre bien codifié) : Mia Wasikowska prouve une nouvelle fois après Stocker, Only Lovers Left Alive et Maps To The Stars qu’elle est l’un des valeurs montantes d’Hollywood, Tom Hiddleston semble être à son aise dans son rôle de dandy à la classe so british et Jessica Chastain est tout simplement géniale tant elle semble se sentir comme un poisson dans l’eau dans la peau de l’intrigante et troublante (et un brin psycho) belle-sœur. Pour son nouveau film, Del Toro ne nous prend pas pour de simples vaches à lait en nous proposant un métrage bien au-delà de ce qu’on pouvait attendre. Encore une fois, ce type arrive à nous surprendre tout en nous divertissant…j’ai vraiment hâte qu’il arrive à finir son projet d’adaptation des « Montagnes Hallucinées » de Howard P. Lovecraft !!
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