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Un visiteur
4,0
Publiée le 26 juin 2010
Pour un film tourné il y a plus d'une quarantaine d'années, il n'en est pas moins excellent. Il reprend bien l'aspect du livre, mais j'ai eu du mal à accrocher, peut être car il est un peu démodé. L'histoire est censée se passer dans le futur et l'on le sent très bien en lisant le livre mais le film à l'air de se dérouler dans le passé ! L' inconvénient de regarder ce film en 2010 ! A quand une nouvelle réalisation ?
Fahrenheit 451 est un film d'une puissance rare, aux images bouleversantes et inoubliables, notamment la scène de l'incendie de la maison de la vieille dame, ou encore celle du crime de Montag. Citant de nombreuses œuvres littéraires, François Truffaut adapte le roman de science-fiction de Ray Bradbury avec talent, et tourne exptionnellement en anglais. Le film dénonce une dictature intellectuelle qui proscit toute chose écrite. Il se place dans un futur sombre et dystopique, dans lequel les hommes, qui condamnent les livres et par conséquent le savoir, se condamnent eux-mêmes. Toutefois, la conclusion du film, optimiste, est un espoir de salut pour cette société apocalyptique.
Ce film est pour moi toujours aussi bon. Même s'il s'écarte un peu du roman, Truffaut se réapproprie ici un chef d'œuvre de la littérature d'anticipation pour en faire un monument du cinéma. La mise en scène est efficace, les dialogues excellents, les décors et l'ambiance très bien trouvés. Le film n'est pas exempt de touches d'humour noir et de clins d'œils savoureux à la vie littéraire de l'époque. Et puis toute cette chasse aux livres est si bien rendue à l'écran, le côté subversif, mais aussi les résistants dans la ville et les hommes-livres dehors. Certains me contrediront mais je trouve qu'il n'a pas mal vieilli.
S'il n'y avait eu que le sujet, je l'aurais trouvé un peu court... Car ammené de façon assez maladroite (on explique bien au spectateur le sujet du film, comme si celui-ci n'était pas fichu de comprendre à demi mot !) mais associé à la réalisation et une esthétique fort intéressante, une ambiance réussie, eh bien je me suis laissé porter. Mais je suis sur que la trame aurait pu être un peu moins démagogique... Ceci dit, le film vaut la peine.
De FAHRENHEIT 451, il me restait un souvenir vague, un peu fade, comme celui de ces vieux livres que l'on se force à finir même si l'essence finit par nous échapper. Non seulement j'étais bien mauvaise lectrice, mais également une bien mauvaise spectatrice. Truffaut, l'homme-film, nous livre ce que le commun des mortels appelle un chef d'oeuvre. Truffaut rend un hommage explicite à la littérature, mais le plus bel hommage qu'il peut lui rendre est bien celui de l'adapter à merveille. Dans un monde où les mots sont criminels, Truffaut prend le parti pris de nous enivrer d'images. FAHREINHEIT est un film visuel ; tout est dit en silence, nos yeux s'habituent à lire les plans savamment élaborés, à trembler à chaque rouge allitération. Le film est tout sauf austère, bien qu'il expose un monde qui le soit : ses couleurs 5ROUGE!), et un humour noir omniprésent (il suffit de considérer les livres en train de se consumer..., portés par un montage type nouvelle-vague tiennent en haleine le spectateur. Il y a d'ailleurs quelque chose de très hitchockien dans le seul film anglais de Truffaut, et cela ne tient pas l'emploi de cette langue qui ne lui était pas familière, mais plutôt de l'évolution de chaque personnage, de la présence du double, et de cette tension latente dans "le meilleur des mondes". L'excellente prestation des acteurs, une retenue profonde d'Oskar Werner et Julie Christie, s'intensifie avec les crescendo de Bernard Hermann. Truffaut maîtrise parfaitement le genre "film d'anticipation", on retrouve tout ce qui fait la force des bouquins du genre (1984 avec le téléscreen...), mais la touche personnelle de son auteur subsiste pour en faire quelque chose d'absolument novateur, et de terriblement intemporel. Le film n'a pas vieilli ; néanmoins, le monde, oui, et la société dans laquelle nous vivons n'est peut-être pas si éloignée de celle décrite... Après la vision d'un hymne à la résistance intellectuelle aussi puissant, une certitude vous suit : s'il falla
Cinquième long-métrage pour François Truffaut qui adapte le roman d’anticipation éponyme de Ray Bradbury. Il s’agit de son premier film tourné en couleur, de son unique œuvre réalisée en langue anglaise à avoir été entièrement (ou presque) tourné à l’étranger (au studio Pinewood en Angleterre). Le cinéaste rencontra beaucoup de difficultés lors de la préparation de son film (un budget trop élevé pour les producteurs Français), à tel point que différents acteurs furent pressentis pour incarner le rôle titre de cette œuvre futuriste et très particulière. Si dans un premier temps, le film devait être tourné en Français, de grands noms ont failli obtenir le rôle, comme Jean-Paul Belmondo ou encore Charles Aznavour. Mais finalement, le projet ayant été revendu aux Etats-Unis, la condition première pour que le film aboutisse était de tourner le film en Anglais avec des acteurs Américains, c’est à partir de là que d’autres grands acteurs furent pressentis comme Paul Newman ou Terence Stamp, mais c’est finalement Oskar Werner qui fut retenu. Ce dernier ayant déjà travaillé pour le cinéaste, on a pu le découvrir en tant que Jules dans Jules et Jim (1962). Fahrenheit 451 (1966) est une oeuvre à part, très particulière où le thème central est la censure des livres ! En effet, la lecture est strictement interdite, à tel point qu’il existe une brigade chargée de traquer les gens qui en possèdent et qui détruit par la suite tous les livres qu’ils trouvent. Si dans un premier temps, le cinéaste surprend et trouble le spectateur, on entre finalement au cœur de l’intrigue et ce, jusqu'au dénouement final. Un film de science-fiction marquant et intriguant et très réussi pour une première œuvre.
Le massacre des innocents. Le livre de bradbury est littéralement massacré , Truffaut ne pouvant guère faire dans l'anticipation ni le thriller. Désolé, mais entre ce film et la sirène du mississipi de irish, sans parler de la mariée était en noir , c'est un désastre . Une platitude sans pareille , des dialogues qui sonnent le faux , une mise en scène nulle , mais nulle à un point inimaginable. Dire que certains considèrent ce film comme supérieur au livre ...C'est à pleurer.
Truffaut part d’une bonne base en réalisant Fahrenheit 451, puisqu’il adapte le très célèbre roman éponyme de Ray Bradbury. Qui mieux que Truffaut, amoureux de la culture et de la littérature (Balzac dans Les 400 coups ; le roman qui donne son titre au film L’homme qui aimait les femmes) pour adapter cette ode à la culture ? Le roman est le témoin de son temps : écrit au sortir de la seconde guerre mondiale et en plein cœur du maccarthysme (1953). Mais comme souvent dans les bonnes œuvres de science-fiction (1984 d’Orwell, They live de Carpenter), le message est précurseur et ne perd rien de sa puissance évocatrice au fil des années : aujourd’hui encore, on rie jaune en voyant ces êtres humains devenus léthargiques par le biais de la télévision. Sur la forme et d’un point de vue technique, le film a peu vieilli également. Excepté les quatre hommes volants assez ridicules, les effets spéciaux passent très biens, ils s’avèrent même assez impressionnants (le train retourné). La mise en scène est inspirée, virevoltante, d’un style coloré et rythmé, telle qu’on la retrouvera dans La mariée était en noir le film suivant de Truffaut. L’autre point commun entre les deux œuvres, c’est la musique de Bernard Herrmann, toujours aussi imposante et wagnérienne, en contrepoint avec la liberté de forme de ces deux films ‘nouvelle vague’. Le tout est très réussi, porté par d’excellents acteurs – Oskar Werner en Montag est parfait, emprunt d'une forte influence hitchcockienne et très poétique dans le décalage, par son côté parfois too much ou symbolique, par l'usage de téléphones ou de rasoirs à l'ancienne dans ce qui est censé être de la SF.
Assez passionnant, intéressant, mise en scène impeccable de Truffaut et acteurs formidables, un vrai régal même si Truffaut semble avoir mis un peu de son style au placard pour les yeux doux des producteurs. A voir.
Truffaut amoureux des livres adapte un chef d'oeuvre de la littérature SF avec 3 francs 6 sous mais avec une réelle sincérité. On retrouve ses thèmes chers d'humanité et de survie via la cultute. On retrouve l' acteur allemand de "Jules et Jim" et Truffaut, grand amoureux des femmes, filme Julie Christie superbement.
Quand Truffaut part en Angleterre (sûrement à cause du budget trop élévé pour les producteurs français!) pour se lancer dans la SF, il nous dépeint à travers un film intemporel un univers fasciste qui fait froid dans le dos dans lequel la lecture de livres est illégale et où les citoyens sont hypnotisés par les images. N'ayant pas lu le livre de Ray Bradbury dont il est tiré je ne peux pas comparer, mais je n'hésite pas à affirme que ce film est, à sa façon, une petite merveille visuelle malgré l'oppression des forces de l'ordre trop peu sensible à travers la mise en scène.