Birdman
Note moyenne
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974 critiques spectateurs

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Captain fantastic
Captain fantastic

32 abonnés 285 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 12 mars 2015
Film vraiment trop bizarre!! Moi je n'ai pas du tout accroché au rythme et au ton du film !! Un peu trop inabordable !!! Les acteurs sont certainement très bons mais vraiment rien à faire je n'ai pas aimé du tout et j'ai tiré la langue 2 heures !!
WardStradlater
WardStradlater

70 abonnés 469 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 20 février 2015
Monté comme un long plan-séquence, "Birdman" est un cas d'école classique de la mise en abîme. Film parlant du théâtre, et théâtre dans le théâtre. À des années-lumière des "Caves du Vatican" de Gide, "Birdman" se veut être critique. Critique d'Hollywood, critique des critiques, critique de la société du spectacle, des vanités de la célébrité et ainsi de suite. Il pousse même le vice jusqu'à s'interroger de l'utilité même du théâtre et du cinéma!

Mais sous cet emballage du montage technique et du pseudo-critique (on invoquera même le nom de Roland Barthes!) se cache une coquille vide de sens. Tablant sur la surenchère de l'humour infantile et adulescent, avec des thématiques constamment sexuelles et grotesques, des longueurs et des répétitions ennuyantes.

Si la 1ere lecture semble se porter sur un film critique de l'industrie, une 2de lecture montre tout l'inverse. Les questionnements et les préoccupations de ces "artistes" d'Hollywood sautent aux yeux. Complètement déconnectés des réalités, nombrilistes, et méprisant tout ceux qui décodent leur hypocrisie. Ainsi, la critique Tabitha est décrite péjorativement tandis que son discours est criant de sincérité et de justesse.
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 février 2015
Trois chefs d'oeuvres, un ratage. Voilà ce qui était, pour moi, la filmographie de Alejandro Gonzales Iñarritu jusqu'ici. Je n'avais pas du tout aimé Biutiful, espérant alors que ce ne fut qu'un accident de parcours. Heureusement, cela a l'air d'être le cas. Je craignais pourtant beaucoup de ce Birdman. De part son sujet, mais aussi de son casting hétéroclite, acteurs has been et/ou vraiment pas estampillés « film d'auteur ». Dès les premières images, le doute s'envole. Non seulement, j'ai accroché d'entrée au personnage de Riggan, mais aussi à l'interprétation de Michael Keaton, que je n'ai jamais trop apprécié, qui est étonnant tout le long du film (mon nouveau favori pour les Oscar), ou encore à l'ambiance particulière, légèrement fantastique, ou à la technique. On avait déjà entendu parlé de ce fameux vrai-faux plan séquence de deux heures. Certes, on a déjà vu ça ailleurs, mais là franchement ça m'a scotché. On voit très peu les raccords, personnellement je n'en ai vu qu'un seul de flagrant. Le montage est juste parfait, tout comme le travail sur la photo et sur le son. On suit les personnages d'une pièce à l'autre, parfois dans la rue ou sur le toit, parcourant les longs et étroits couloirs du théâtre sur un rythme toujours soutenu et haletant, une nouvelle surprise ou un nouveau rebondissement attendant derrière chaque porte. Ils sont tous interprétés par des acteurs de talent, qu'on ne s’attend pas, pour la plupart à voir chez le réalisateur. Seule Naomi Watts avait déjà tourné pour lui (21 grammes). Le rôle est ici moindre, même si elle est comme toujours impeccable. Comme d'ailleurs tout le reste du casting. Edward Norton et Emma Stone sont eux aussi surprenants (et nommés en seconds rôles aux Oscar). On retrouve donc aussi, venus d'horizons différents, Zach Galifianakis (Very bad trip), Andre Riseborough (Oblivion, Shadow Dancer) ou Amy Ryan (Gone baby gone, Green Zone), tous très convaincants. Le scénario est aussi travaillé et recherché que la mise en scène, qui elle, est virtuose. C'est fluide et dense à la fois, c'est profond, c'est léger, c'est drôle, c'est grinçant, c’est cynique, c'est émouvant. Une des plus belles mises en abime du métier d'acteur que l'on ait vu depuis très longtemps. Birdman est donc le film le plus excitant et le plus intéressant que j'ai eu l'occasion de voir ces dernières années. C'est aussi réussi sur la forme que sur le fond. Iñarritu se rappelle donc à notre bon souvenir et nous offre donc un vrai moment de bonheur, intelligent et jubilatoire, bref un nouveau chef d'oeuvre. Son film nous donne autant envie de continuer d'aller au cinéma que d'aller au théâtre. C'est juste brillant.
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 février 2015
Aux antipodes de la construction éclatée des films choraux qui l’ont fait connaitre, le plan-séquence sur lequel se construit le nouveau film d’Alejandro González Iñárritu est un nouveau modèle de narration puisqu’il réussit à condenser en près de deux heures un récit s’étendant sur 48 heures sans le moindre cut soit visible à l’écran. Dans ce plan-séquence elliptique donc, le rapport à la création artistique et le besoin d’être reconnu est magnifiquement retranscris par le parcours de cette ancienne star dans un rôle de super-héros en pleine reconversion, avec à la fois humour et gravité. Les interprétations des acteurs, et en particulier de Mickael Keaton et Edward Norton qui jouent des rôles calqués sur leur propre carrière, donnent au mordant des dialogues et aux névroses de leurs personnages une profondeur et en font une image très juste de l’humanité. Pure réussite formelle et scénario d’une subtilité folle, Birdman est un chef d’œuvre, notamment de par son lyrisme et sa mise en abyme du microcosme artistique new-yorkais et ses rapports à la grosse machine hollywoodienne, mais aussi dans ce sens où il est incontestablement le film le plus ambitieux et le plus créatif que le cinéma américain nous ait offert depuis trop longtemps.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 24 mars 2016
Iñárritu, qui avait l’habitude de faire des films profondément dramatiques, s’essaie là à la comédie en ayant dans son viseur les blockbusters type Transformers ou Iron man, et c’est une grande réussite. Le personnage joué par Michael Keaton est une ancienne star de blockbuster, qui souhaite justement se débarrasser de cette image, il veut se donner une stature d’auteur en mettant en scène une pièce de théâtre à Broadway. Il tente alors de diriger un comédien turbulent joué par Edward Norton, et qui se prend pour Marlon Brando, tout en composant avec sa fille, qu’il n’a guère vu grandir et appris à connaitre. Il est également guetté par la critique qui l’attend au tournant pour l’étriller, quand il n’est pas dérangé par son surmoi d’ancienne star de pompes à fric, avec cette voix intérieure qui le rappelle sans cesse à ses origines. C'est rythmée, parfois hilarant, la caméra dévale les couloirs en suivant les discussion parfois houleuses des personnages, bref un des meilleurs films de 2015.

Vous pouvez consulter mon classement des meilleurs films de 2015 ainsi que des critiques complètes (illustrées et parfois accompagnées d'extraits) sur mon blog:
Jérémie
Jérémie

179 abonnés 847 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 février 2015
Birdman, birdman... Je ne sais pas trop comment prendre ce film.

D'un côté j'aime ce cinéma décalé, avec tous ces grands acteurs et ces dialogues. D'un autre côté, j'ai mal aimé cette lenteur, ce scénario manquant de punch et d'ingéniosité.

Je reste quand même déçu de ce film qui, pourtant, commence fort.

Je m'en suis lassé assez souvent, et heureusement qu'Edward Norton arrivait, car ça devenait assez ennuyeux.

Mais ce qui sauve ce film, c'est les bons et longs discours psychologiques sur la recherche perpétuelle d'exister et faire quelque chose de sa vie.

Globalement, ça reste un film trop moyen, qui ne marque pas et qui déçoit.
lograt
lograt

13 abonnés 509 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 24 février 2015
je n'ai pas accroché à ce film : trop lent, faussement intellectuel, bref un mauvais moment à passer
Nathe j
Nathe j

10 abonnés 51 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 février 2017
Birdman, ou le film qui a empoché 5 oscars en une soirée. Le film est une comédie dramatique réalisé et produite par Alejandro González Iñarritu. Le film raconte l'histoire de Riggan Thomson, un acteur mondialement célèbre lorsqu'il interprétait le Super-héro, Birdman. Mais tout ceci n'est que de l'histoire ancienne, il tente maintenant de monter une pièce de théâtre à Broadway pour retrouver sa gloire. Il va devoir faire face à ses proches, son passé et son ego... La question que l'on peut se poser après avoir vu le film, c'est pourquoi Birdman mérite t'il ses 5 oscars ? La réponse est évidente. Dès les premières images, le spectateur est tout de suite submergé. Aidé par une excellente mise en scène, où l'on remarque que le réalisateur, à choisi de filmer son long-métrage en un long plan de séquence qui donne l'impression d'immersion et d'une prise de vue en temps réel, on retrouve, le personnage Riggan, interprété par Michael Keaton, qui arrive à portée le film à lui tout seul. L'ancien Batman de Burton réalise le rôle de sa vie. Une interprétation brillante, fascinante, dantesque. Bref, les mots manquent pour définir la prestation de cet acteur. Le film explore toutes les facettes du personnage, les bonnes, comme les mauvaises. On assiste, tout au long du film, à un combat psychologique entre lui et son ego. Qui tourmente le personnage pendant tout le long-métrage. Et oui, les acteurs sont l'une des grandes forces de ce film. Tous les proches du personnage, chacun interpréter par Emma Stone qui joue Sam Thomson, sa fille, alcoolique et, Edward Norton qui joue Mike Shiner, un célèbre acteur loufoque et avare. Naomi Watts, une actrice susceptible et manquante de confiance en elle. Zach Galifianakis, le meilleur ami du personnage principal et Andrea Riseborough, son amante, ont un impact sur l'évolution du personnage. De plus, le film est fondé sur un scénario très inspiré. Le film jongle en l'aspect réaliste et fantastique. L'intrigue qui tourne autour d'une interprétation de la nouvelle de Raymond Carver, apporte une touche sentimentale et de profondeur à l'histoire. D'autres parts, on peut remarquer que le film s'appuie sur une photographie plus qu'excellente. Des images éclaircissantes qui donnent une vision très réaliste et incroyable du film. Enfin, que dire de la bande originale du film... Créé par Antonio Sanchez, le batteur nous emporte dans un monde complètement fou. Cette musique de Jazz qui ne s'arrête pas nous met dans le rythme. Ainsi, Birdman ou la surprenante vertu de l'ignorance, est un film époustouflant, touchant, rythmé et original. Ce film peut devenir dans quelques années, un classique du cinéma mondial.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 décembre 2015
Alejandro Gonzales Innaritu occupe un statut à part dans la galaxie hollywoodienne, car créateur avec son ex-fidèle scénariste Guillermo Arriaga d’un style narratif très particulier et déroutant qui entraine le spectateur sur plusieurs histoires apparemment distinctes se déroulant dans des milieux, voire sur des continents différents et dont les liens se nouent peu à peu jusqu’à aboutir à un climax final donnant toute sa cohérence à l’ensemble. En 2000 « Amours chiennes » leur premier film en commun et sans doute leur meilleur, produit au Mexique fit l’effet d’un coup de tonnerre autant pour la force crue de son propos que pour sa virtuosité. Depuis Inarritu a fait de nombreuses émules y compris le grand Sidney Lumet qui en 2007 avant de tirer sa révérence montra avec « 7h58 ce samedi-là » que le procédé n’avait aucun secret pour lui. De Mexico à Hollywood il n’y a qu’une encablure et c’est dans la Mecque du cinéma que le jeune réalisateur a mis en chantier en 2003 son deuxième long métrage « 21 grammes », un peu moins digeste mais néanmoins salué par la critique. Après « Babel » (2006) fresque altermondialiste avec Brad Pitt et Cate Blanchett, Inarritu s’est séparé de Guillermo Arriaga sentant peut-être que le procédé narratif ingénieux proposé par les deux hommes déboucherait fatalement sur une impasse les contraignant à une surenchère qui finirait pas lasser et les exclure définitivement d’un cinéma certes plus conventionnel mais davantage accessible. En 2010 « Biutiful » avec son sujet plombant sur la fin de vie est resté relativement confidentiel. Inarritu passé pour la première fois à l’écriture avait donc besoin de prouver qu’il pouvait exister sans Arriaga. Rien de mieux pour séduire les critiques américains que les pensums doloristes sur les affres de la célébrité. « Birdman » le cinquième film du réalisateur a décroché la timbale, remportant deux statuettes majeures aux Oscars 2015 avec celle du meilleur réalisateur et celle du meilleur film. Les festivals du monde entier ont récompensé le retour en grâce de Michael Keaton retombé dans un relatif anonymat après avoir côtoyé les sommets grâce à son rôle de Batman dans les deux épisodes dirigés par Tim Burton en 1989 et 1992, lors de la première tentative d’Hollywood pour réactiver les comics au cinéma afin de profiter à plein de l’essor prochain des effets spéciaux et aussi pour venir en relai de la panne d’inspiration des scénaristes de studios. Le flop des épisodes 3 et 4 mis en scène par Joel Schumacher mis pour un temps en berne la reconquête, l’heure n’ayant pas encore sonné. Vingt ans plus tard ce sont bien les adaptations Marvel et DC Comics qui font les blockbusters. Sélectionné à l’époque pour le rôle de Batman parmi une liste impressionnante de candidats potentiels dont Kevin Costner, Mel Gibson ou Tom Cruise parce qu’il avait déjà collaboré avec Tim Buron pour « Beetlejuice », Michael Keaton apparait aujourd’hui comme ces tirailleurs sénégalais de 14-18 que l’on envoyait en première ligne au sortir des tranchées pour encaisser la première salve des feux ennemis. Si les comics ont un peu plombé la carrière de Keaton, ils ont au contraire réveillé celle de Robert Downey Jr. qui est devenu l’acteur « bancable » du moment. La preuve qu’en matière de célébrité le timing fait tout. Comme Spike Jonze avait pénétré dans le cerveau de John Malkovich (« Dans la peau de John Malkovich », 1999), Inarritu s’immisce dans la psyché de Keaton que sa caméra suit d’un bout à l’autre du film pour ce qui sera malgré quelques trucages le plus long faux plan-séquence de l’histoire du cinéma. On découvre donc Riggan Thompson (Michael Keaton) en lévitation dans sa loge grâce au pouvoir imaginaire qui lui reste du temps lointain où star mondiale éphémère, il incarnait « Birdman ». Il a décidé dans un ultime sursaut de se confronter à l‘exercice périlleux de la mise en scène à Broadway d’une nouvelle de Raymond Carver (Parlez-moi d’amour) pour tenter de relancer encore une fois une carrière encalminée par le poids trop lourd d’un super-héros qui l’a momifié dans l’inconscient collectif. Vieilli et usé, n’ayant plus que sa vanité à laquelle se raccrocher il doit se frotter à la férocité critique new-yorkaise pour tenter d’acquérir enfin ce qui lui a été refusé toute sa vie, le statut d’acteur. Complètement désinhibé et entièrement tourné vers sa quête d’échapper à la voix obsédante de Birdman qui le rabaisse en permanence, Thompson/Keaton gère au débotté son spoiler: manager angoissé, un partenaire de jeu défaillant qu’il évince de manière peu élégante, son remplaçant rempli de ce qu’il croit être le don du jeu, sa fille à peine sortie d'une cure de désintoxication, sa maîtresse croyant être enceinte ou encore une diva de la critique qui lui a déjà réglé son compte avant même la première
. Rien n’y fera, la tentative restera piteuse, la pièce ne devant son succès qu’à une série d’évènements fortuits tenant plus du fait divers faisant le buzz que de la performance scénique de l'acteur. Thompson devra se rendre à l’évidence, il est Birdman pour toujours. Inarritu toujours à la limite de l’épate et en recherche de performance ne fait pas dans le ciselé, ne reculant devant aucun effet choc pour démythifier la célébrité sous toutes ses formes qui asservit l’homme bien plus qu’elle ne le libère. Cette lourdeur démonstrative qui sert davantage la forme que le fond ne fait pas entrer le spectateur en empathie avec les personnages, obéissant ainsi aux visées répulsives du réalisateur qui veut faire ici œuvre sanitaire pour les trop nombreux candidats à la brillance des sunlights. Entreprise de destruction réussie mais néanmoins célébrée unanimement par la profession qui n’aime rien tant que s’autoflageller. Michael Keaton quant à lui prend une sacrée revanche, omniprésent à l’écran après avoir dû jouer plus souvent qu’à son tour les utilités depuis vingt-cinq ans.
bolt
bolt

156 abonnés 830 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 mars 2015
Birdman est un long métrage surprenant, à la fois drôle et tragique, il possède également une dimension improbable. Un très grand film qui vaux vraiment le détour.
Scorcm83
Scorcm83

121 abonnés 508 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 mars 2015
Birdman est un film passionnant. Pour tout ce qu'il représente, pour tout ce qu'il entreprend, pour son propos et ses différents niveaux de lecture.

Je dois avouer que j'ai eu du mal à rentrer totalement dans le film. Les quarante premières minutes, j'étais tellement subjugué par l'artifice du faux plan séquence que j'en oubliais presque son histoire. J'avais peur que le film ne tienne finalement que sur sa mise en scène et se repose sur sa technique, j'avais peur d'une coquille vide, très belle, avec finalement peu de choses à l'intérieur. Et j'avais tord. Car une fois la prouesse technique digérée, c'est ce que le film dénonce qui nous touche. Je conçois d'ailleurs que les propos du film ne puissent pas plaire à tout le monde, c'est quand même assez direct, terre à terre, mais finalement ça marche.

Je ne vois pas vraiment une critique des blockbusters ou des films de super-héros, je vois plus une critique de ce que le public en fait et sa manière de le consommer, je vois surtout une critique de l'acteur, en constante recherche d'admiration, de reconnaissance, et j'y vois là, parfaitement représentée, la névrose de l'artiste, dans le doute constant et oppressant. C'est à ce moment là que je me suis rendu compte que la mise en scène n'était pas là juste pour impressionner le public et l'académie, mais qu'elle servait et représentait le film en profondeur.

En effet, comme le personnage de Riggan, on a l'impression que ça ne s'arrête jamais, malgré les ellipses, la temporalité semble inchangée, et les rares moments de coupure n'interviennent que lorsque Riggan est sorti de l'emprise de sa pièce de théâtre. Le film est donc presque un huis-clos, et la mise en scène le souligne de la meilleure des manières. De plus, n'est-ce pas le propre de l'acteur de théâtre de jouer continuellement, sans coupe, sans possibilité de retour en arrière ?

Une fois cette considération passée, impossible de ne pas saluer le jeu des acteurs, qui effectuent là une performance admirable, devant non seulement réciter des tirades entières correspondant une quinzaine de pages de texte tout en respectant les mouvements de caméra et les différents déplacement, c'est du grand art. Cependant, j'aurai aimé une plus grande profondeur psychologique dans les personnages secondaires qui apparaissent finalement comme des étiquettes plus que comme des créations originales. Intention créatrice ou faiblesse d'écriture ? Pour le coup je n'ai pas la réponse.

Enfin, la BO ajoute sa touche d'originalité qui propulse le film au sein des oeuvre majeures de la décennie, composée quasiment entièrement de morceaux de batterie brouillons, non-rythmés mais tellement efficaces.

En clair, Birdman ne plaira pas à tout le monde, malgré l'impressionnante qualité de sa mise en scène. Son propos peut paraître simple et déjà vu, mais la façon dont il le traite suffit à justifier ses choix. Malgré quelques baisses de rythme en milieu de film, la deuxième partie est tout bonnement folle, et fait de ce film l'un des meilleurs de l'année et de la décennie. Il faut voir ce film, si vous cherchez autre chose du cinéma, si vous voulez vivre une expérience de mise en scène, c'est une oeuvre non pas parfaite, mais importante.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 26 février 2015
Tout est décousu, les événements qui s'enchaînent n'apportent rien à l'histoire ou à la compréhension des personnages. Je me suis rarement autant ennuyée au cinéma, et l'usage abusif du plan séquence donne la nausée. Je ne comprend pas l'engouement autour de ce film, la communication me semble plutôt mensongère. À fuir à tout prix !
Michel C.

369 abonnés 1 798 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 mars 2015
Comme beaucoup... très déçu par ce film tant attendu et malgré un casting affriolant.... Naomi Watts (Lesley), Andrea Riseborough (Laura), Amy Ryan (Sylvia) ou Emma Stone (Sam) ou Lindsay Duncan (Tabitha) pour le camps seulement des femmes...Cichés aussi bien sur les films de héros volants, ou mythe Icare, sur les grands films romanesques, sur les réseaux sociaux... bref, beaucoup de temps perdu dans les couloirs du théâtre... seul amusement .. quand Mickael Keaton se retrouve coincé à l'extérieur (pour fumer mais la porte se referme) et doit faire le tour pour revenir à la scène "finale" certes imprévue... Mais l'ensemble est fatiguant, sans compter la musique ( batterie ) qui revient trop souvent et trop fort...Film fouillis, compliqué qui n’apporte rien. et content de voir qu'il plaît aux Américains .. tant pis !! **
HamsterPsycho
HamsterPsycho

147 abonnés 1 186 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 mars 2017
On aime ou on déteste, y a pas à dire. C'est un film très spécial, à part, presque physique pour le spectateur. Car le film est long, on ressent vraiment cette longueur. Du point de vue purement prise de vue, c'est excellent. Notamment ce fameux long plan séquence, sans coupure, sans croiser une seule surface réfléchissante. Du point de vue du scénario, on doit vraiment attendre pour connaître la fin, ça peut partir dans n'importe quelle direction à tout moment. Pour ce qui est des choses les moins en favuer du film, le jeu de ping-pong entre ce que tout un chacun voit et ce que le personnage de Keaton voit. Laquelle est la réalité ? Au bout d'un moment, je comprends très bien que le spectateur soit perdu ou en ait marre. Autre chose, la musique roulement de tambour, d'une pénibilité extrême quand vient surtout le long plan séquence. Enfin, si l'ego démesuré de certains (pas mal d') artistes vous gêne ou vous agace, ce film n'est pas fait pour vous.
Ashitaka3
Ashitaka3

129 abonnés 1 233 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 septembre 2016
La mise en scène est élégante et joue, de ses longs faux plans séquences, avec le spectateur. Doté d'un casting en béton, Inarritu filme cette incroyable introspection de Michael Keaton, à la frontière de la vie de l'acteur lui-même et celle de son personnage, sans faire d'erreur sur ce périple visuel constant. On en sort facilement séduit, pleins de questions et admiratif. Le traitement paraît démonstratif, survolant un sujet pleins de promesses, mais a su revenir à des fondamentaux classiques mais efficaces, au moment souhaité, sans tourner au ridicule. La musique est étonnante, le rythme puissant, les intentions honnêtes. Le film est bavard mais certaines séquences valent le détour à elles seules. Je me serai attendu à plus de parallèles avec le rêve, l'inconscient, à rentrer beaucoup plus dans la folie, ou quelque chose de plus sombre. L'ensemble reste soigné, culotté et surprenant.
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