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Pierre Phdb
24 abonnés
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4,0
Publiée le 9 juin 2025
Il faut savoir que le film est sorti en 1994 donc a voir avec un regard autre que sur un film plus contemporain.
Un groupe de jeunes qui zonent version années quatre vingt dix et aux Japon, rien a voir avec les notre ici et maintenant, s'intéressent a une maison en voie de délabrement habitée par un vieux monsieur. Ils sont dans une phase où ils s'intéressent a la mort et le vieux monsieur semble être un "candidat" intéressant. Au fil du temps bien entendu une relation s'établit sur des bases autres qu'un simple intérêt morbide.
Un film très frais sympathique, bien pensant a voir avec des yeux du passé.
Nous avons été étonnées, nous avons ri, nous avons été touchées, nous avons été émues. La bande de jeunes garçons intrépides et le vieillard forment une chouette équipe. C’était un beau film !
Hirokazu Kore Eda a beaucoup fait pour inciter les distributeurs hexagonaux à sortir ( peu à peu ) certains opus encore inedits sous nos latitudes du cinéaste Shinji Somai.
Après la sortie de "Déménagement" et la ressortie de " Typhoon club " deux titres qui m'avaient largement laissés sur ma faim, voici " Jardins d'été" (1994) inédit projeté en salles.
" Jardins d'été" est ( de mon point de vue ) le plus réussis des trois titres, mais je n' y ai pas vu ( et de loin ) le chef d'oeuvre promis par certains critiques professionnels.
Film sur l'enfance et sa recherche de lien affectif pour se construire, cette rencontre entre trois garçonnets et un vieil homme porteur d'un traumatisme non résolu ( il est aussi, peut être, une forme d'incarnation plus générale d'un passé historique douloureux) est aussi un récit d'apprentissage.
Confrontation à sa finitude, à la perte irrémédiable, l'impermanence des choses, le monde des esprits aussi, chère à la culture nippone, mêlé au monde des vivants ( cf les papillons), cet été marquera sans doute nos jeunes héros pour toute leur vie.
La fin des années 1970 avait permis au spectateur francais de découvrir peu à peu la filmographie de Yasujiro Ozu, maître du cinéma japonais, pourtant décédé presque deux décennies auparavant.
De même, il fallut attendre le début des années 1990 pour commencer à découvrir la filmographie d'un autre maître du cinéma japonais, Mikio Naruse, sur les écrans français, cette fois presque trois décennies après sa disparition.
il est certes toujours intéressant de découvrir un cinéaste, dont l'oeuvre a été longtemps laissée dans l'ombre sous nos latitudes.
Mais je ne partage pas ( malheureusement pour moi ) l'enthousiasme débordant que j'ai pu lire. Ni à propos de film, ni des deux autres opus de Somai que j'ai vus jusqu'à présent.
Jardin d'été de Shinji Sömai est sorti en 1994, je ne l’avais pas vu a l'époque. Il est de nouveau en salle en version restaurée, j'en ai profité. Trois garçons s'interrogeant sur la mort observent un vieillard dans sa maison en triste état. De fil en aiguille, un lien entre eux se tissent. Et l'on découvre qu'une autre histoire se trame. Cette comédie guillerette est une réflexion sur l'apprentissage, la transmission, les générations. C'est un film frais et gai comme l'enfance avec la profondeur de l'âge. Parfois il vire à l'onirique pour attiser notre émerveillement. Les couleurs tirent sur le jaune ce qui donne un effet Polaroïd, un côté vintage qui nous rappelle notre propre enfance. La musique apporte son lot de légèreté et de gaieté.
Ce film nous offre la beauté de la curiosité, la force de la jeunesse et la sagesse des ainés.
"Jardin d’été" (1994) de Shinji Sōmai, récemment restauré et sorti en France en 2025 , se pose moins comme un simple récit d’enfance que comme une méditation sensorielle et métaphysique sur le deuil, la transmission, et la naissance d’un regard adulte à travers le prisme de la chaleur estivale. Le film commence par un jeu morbide : trois gamins de Kobe, obsédés par la mort, espionnent un vieil ermite, espérant « voir un cadavre ». Cette obsession initiale est traitée avec sérieux : chaque conversation sur la mort déclenche une lumière brûlante, un souffle de frisson métaphysique... Mais peu à peu, cette macabre curiosité cède la place à un geste bien plus créatif – et bienveillant : les enfants entreprennent de restaurer la maison et le jardin du vieil homme, qui à son tour, avec eux, transforment leur regard sur la vie. Visuellement, Sōmai s’ancre dans la palpabilité : la pellicule restitue l’épaisseur de la chaleur estivale, la lumière crue, la sueur sur la peau, les couleurs saturées comme dans un souvenir d’enfance revivifié. Sa caméra, en longs plans-séquences, capte l’innocence avec la même rigueur qu’il capte l’horreur qui hante l’homme âgé, créant des ruptures fluides entre réel et émotion intérieure. Le jardin, plus qu’un décor, devient un synonyme de métaphore : tombeau ou espace de renaissance ? Les enfants en font un atelier de régénération — pour la maison, pour l’homme, pour eux-mêmes. Ce geste de soin s’oppose au chaos adolescent de Déménagement, qui qui confrontait l’enfance à la violence et à la rupture familiale. Ici, la présence silencieuse du vieil homme ouvre une brèche : à travers lui, les enfants découvrent qu’un homme porte en lui les cicatrices indélébiles de la guerre – confessions nocturnes durant un typhon, rappel brutal de la violence historique et intime. Ce « rite de passage » est tissé dans l’invisible : Yamashita, marqué par la mort de sa grand-mère ; Kawabe, sans père et perdu dans ses mythologies ; l’ermite, hanté par une faute de guerre et une disparition de femme. Le dénouement n’offre pas d’ultime catharsis, mais bien un début d’adieu : voir le corps devient adieu à une mémoire collective douloureuse, que les enfants apprennent à regarder avec lucidité. On redécouvre ici l’un de ces joyaux de la « seishun-eiga », où l’enfance n’est pas idéalisée, mais captée dans sa complexité affective et sociale. Kiyoshi Kurosawa ou Ryusuke Hamaguchi ont évoqué l’influence des longs plans séquences sensibles de Sōmai sur leur oeuvre. Sorti trente ans après, redécouvert dans son diptyque avec Déménagement, « Jardin d’été » s’impose désormais comme l’un des plus beaux récits initiatiques du cinéma japonais.
Jardin d’été (The Friends) se jouait dans plusieurs cinémas de Paris depuis le début de l’été et les critiques étaient excellentes. Cela a éveillé ma curiosité pour ce film de Shinji Sōmai de 1994 rénové et distribué comme s’il s’agissait d’un film de l’année. Les amis, c’est un peu le Club des Trois à la Enid Blyton, du plus grand (et gros) au plus petit : Sumo, Tas d’os et Lunettes. Le vieil homme qui devient leur ami cache des secrets qui le hantent et l’affaiblissent. Les enfants lui donneront un coup de pouce salutaire le temps d’un été. Une touchante fable dans un jardin évolutif soumis aux caprices des enfants et d’une météo estivale.
film touchant retenu par le mauvais jeu d'acteur des enfants ( vu en VO et je ne parle pas japonais, c'est dire à quel point). le sujet est pourtant intéressant, l'image belle mais pénible a regarder. (après j'aime pas les enfants aussi ..)
une pure splendeur joyeuse et profonde portee par une force vitale splendide, je n avais pas depuis tres longtemps ete autant admirative et emue par un film un vrai bijou tellement beau joyeux et profond tout en meme temps je suis soufflee et le sound design et fou, whouaou
Il est ingénieux de faire surgir l'histoire en plein milieu d'une conversation banale, mais il y a aussi quelque chose de troublant dans cette façon de reconnaître (via la progéniture) et de cueillir (via l'épouse) et surtout d'innocenter un criminel de guerre (via les enfants).
Voyager vers des horizons lointains, vers des cultures très étrangères est toujours un plaisir,et quand en plus c’est avec cette poésie , cette tendresse, c’est vraiment un régal. Ces trois charmants garnements captivent grâce à une mise en scène extrêmement sophistiquée sous ses airs quotidiens, tous les acteurs sont excellents, un joli moment. Cosmos et papillons…
Dans la chaleur moite de cet été caniculaire, je me suis souvent assoupi au début du film.(Quelques longueurs). Mais l’intrigue prends forme quand les enfants rencontrent la femme du vieillard. Le spectateur est alors emporté par le récit du vieux pendant la guerre. Du grand cinéma !
Un agréable film, tout en finesse, léger, contemplatif, improbable malgré tout... Trois enfants venus s'occuper d'un vieillard de la sorte paraît impossible aujourd'hui, même en 1994, cependant cela se passe au Japon et non en Europe, l'éducation n’étant pas du tout pareille...