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safran14
1 abonné
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3,5
Publiée le 30 janvier 2016
Une réalisation correcte avec un style "reportage" qui restitue bien l'ambiance de cette triste aventure. La qualité de l'image en souffre parfois et c'est un peu dommage. Le ton des acteurs est juste. Chacun est bien à sa place dans cette organisation surréaliste teintée à la fois d'humanisme et d'amateurisme. Un regret toutefois. Le film ne relate qu'une partie de l'histoire. Ainsi le volet préparatoire de l'expédition est passé sous silence, ainsi que les jours qui se sont écoulés après l'arrestation de l'équipe.
Beau film, inintéressante évocation de l’ambiguïté (naïveté ?) des engagements de certaines "ONG" humanitaires. Et il y a aussi des belles images! Donc à ne pas rater.
Puisqu'on ne connaîtra jamais l'action réelle de "L'Arche de Zoé" on va dire que c'est un point de vu probable qui nous est proposé, à ce niveau le film est bon, bien interprété , il nous met très probablement dans l'ambiance réelle de l'action, on peut donc dire qu'il peut être conseillé !
Tout en retenue sur un sujet où ça aurait pu assez vite « déraper », Joachim Lafosse parvient à dresser un portrait relativement neutre car très ambigu de personnes dont les motivations profondes sont assez compliquées à cerner. Il est en plus servi par une interprétation de qualité, avec, notamment un vincent Lindon toujours très juste.
Un film qui laisse au spectateur prendre ses responsabilités. Vincent Lindon campe avec justesse un homme loin du mythe du French doctor, en proie à un entêtement aux conséquences lourdes.
Vu LES CHEVALIERS BLANCS de Joachim Lafosse, inspiré de l’affaire de l’Arche de Zoé qui avait défrayé la chronique en 2007. Cette association avait organisé le rapatriement en France d’une centaine d’orphelins tchadiens pour satisfaire le désir d’adoption de couples en mal d’enfants. Arrêtés par la police du pays juste avant le décollage de l’avion spécialement affrété, condamnés à des peines de travaux forcés, ses principaux membres furent graciés par le président tchadien (ce n’est pas un spoiler puisque l’histoire est connue☺!). Vincent Lindon incarne, avec l’intensité qu'on lui connait, le président de l’association, rebaptisée « Move for kids » pour les besoins de la fiction. C’est intéressant de le voir interpréter un personnage plus ambigu que d’habitude, un type tellement convaincu du bien fondé de sa démarche qu’il oublie de voir à quel point elle est viciée. Persuadé d’agir pour le bien de gamins malheureux à l’avenir incertain, il « oublie » de dire à ceux qui lui confient ces gosses que jamais ils ne les reverront. Le film décrit de façon un peu répétitive l’organisation interne permettant la « collecte » d’enfants dans les villages ravagés par la guerre, les difficultés que l’équipe rencontre systématiquement face aux chefs des villages, se noyant dans des consignes et des mensonges dont les membres eux-mêmes sentent bien qu’ils ne sont ni légaux, ni éthiquement défendables. C’est quand-même stupéfiant de voir que cette entreprise a failli fonctionner, que des hommes et des femmes ont été assez dingues pour croire une seconde à sa pérennité. Ça m’a fait penser au film de Xavier Giannoli avec Cluzet, « À l’Origine » (lui aussi tiré d’un fait réel), où un escroc à la dérive reprend à son compte un chantier d’autoroute abandonné, entraînant plusieurs dizaines d’ouvriers au chômage dans son projet mégalo. Mais le film de Lafosse pâtit d’un scénario aux ressorts un peu redondants et guère captivants au final, malgré le casting au poil (Louise Bourgoin, Valérie Donzelli et Reda Kateb, mon chouchou).
Malgré la présence de Vincent Lindon et de Valérie Donzelli, ce film relatant l'épisode "l'arche de Zoé" ne parvient pas à "nous bouger". Ne parlons pas de Louise Bourgoin, détestable ici (peut être est ce le script ?), franchement les actions se déroulent telles des vacances en, Afrique - ou à peu près - sans profondeur, sans recul et sans la moindre proposition à offrir ! Non coutumier du fait, je ne vous encourage pas à y aller (d'autres choix existent) !! **
Bon réalisateur qui semble dépassé par son sujet. Trop de neutralité et le manque de parti pris créent un véritable ennui. Beaucoup de scènes se répètent. Les acteurs semblent improviser, perdus dans ce désert. Lindon comme d'habitude joue le même rôle, mais il lui manque une ambiguité, une faille qui rende ce personnage fascinant.
J'attendais la sortie de ce nouveau film avec Vincent Lindon! de loin son meilleur depuis longtemps. Malgrès les quelques critiques négatives que j'ai vu, le film est un beau combat (qui n'est absolument pas une réhabilitation de l'arche de zoé). Le personnage de Vincent Lindon, est profond car il se perd en chemin en essayant de faire ce qu'il pense être bien... ce qui va bien au delà du sujet sur lequel le film est basé. Un casting parfait avec Reda Kateb, Louise Bourgoin et Valerie Donzelli, tous très juste dans leur interpretations, et soulignant leur contradictions intérieures. Bref, un beau film à voir!
sous couvert d'une organisation internationale, une entité fait un trafic d'enfants en les achetant en Afrique et les revendant en France. Aussi insensé puisse paraitre le film il est tiré d'une histoire vraie. PLV : un autre regard sur cette volonté de faire de l'argent
Très frustrant car on ressort avec plus de questions qu'en étant arrivé. Certes, le film montre bien le dilemme auquel font face les membres de l'ONG mais il reste très flou sur l'avant et l'après. Même pas une phrase à la fin pour expliquer ce qui s'est passé judiciairement et rien au début pour expliquer les origines de l'ONG. Bref, pas le film idéal pour comprendre l'affaire de l'arche de Zoé. Un tour sur Wikipédia est plus instructif
Réalisateur des "Chevaliers blancs", Joachim Lafosse s'est vu reproché par une partie de la critique de ne pas avoir assez contextualisé son propos en se contentant de narrer l'affaire de "l'Arche de Zoé" à travers le récit très détaillé de l'expédition au Darfour de 2007 qui se solda par l'arrestation de tout un groupe d'humanitaires avec à sa tête Eric Breteau, suspecté d'enlever des enfants tchadiens pour se livrer à un commerce à visée lucrative. Une prolongation de la domination de l'homme blanc sur ses anciennes colonies au nom du droit d'ingérence en quelque sorte. Une vision plus large incluant la mise en route du projet et le procès qui suivit l'opération désastreuse aurait selon certains, permis au spectateur de se faire une opinion plus objective de l'affaire. Se concentrer sur le fiasco du Darfour en montrant d'un côté l'amateurisme des protagonistes et de l'autre la duplicité du chef d'expédition sacrifiant au fur et à mesure des difficultés se présentant à lui tous ses principes moraux, relèveraient donc d'une démonstration à charge. On peut aussi se demander si de telles initiatives aux conséquences ravageuses tant sur les enfants que sur les familles potentiellement adoptantes méritent vraiment des égards de traitement. Surtout quand on sait que le Thierry Sabine (créateur du rallye Paris-Dakar mort tragiquement dans le désert malien en 1986) d'opérette qui un jour se prit pour Jésus dans le désert tchadien n'a exprimé aucun remord après son procès. C'est justement dans l'action quand les affaires se corsent que les masques tombent et Joachim Lafosse n'omet rien des révélations qui se font jour assez rapidement : vanité, impréparation, aveuglement, mensonges aux populations locales, disputes puis scission au sein du groupe, prise de conscience tardive des réels enjeux et enfin sauve-qui-peut de toute petite classe. Vincent Lindon qui endosse pour une fois un rôle très ambigu s'en sort à merveille, apportant à lui seul grâce à son background cinématographique, la petite part d'humanité estimable qui manque à ce piètre héros à qui l'on ne peut guère trouver de circonstances atténuantes, se laissant aveugler par sa soif de reconnaissance. A côté du grand acteur, Louise Bourgoin, Valérie Donzelli et Reda Kateb aident Joachim Lafosse à montrer que les véritables héros de l'humanitaire sont ceux dont on ne parle pas souvent. Certains philosophes médiatiques habitués à se faire photographier sur tous les théâtres d'opérations en savent quelque chose. Un film passionnant que l'on peut recommander de voir à tous ceux qui pensent pouvoir sauver le monde et qui veulent que cela se sache.
Tourné au Maroc, bien loin de l'Afrique noir spoiler: Le film réponds il à la question: action humanitaire ou opération mercantile sur le dos d'enfants pseudo orphelins ?