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circusstar
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2,5
Publiée le 23 janvier 2016
J'ai eu du mal à adhérer au propos, il y a quelque chose qui rend très mal à l'aise tant dans les intentions de cette opération que dans sa réalisation. L'histoire quant elle ne crée pas l'émotion, il n'y a aucune intensité dans la réalisation.
Je ne sais pas trop quoi penser de ce que j'ai vu. D'abord l'impression de revoir trois ou quatre fois les mêmes scènes. On va voir le chef du village qui ne veut pas donner les enfants, mais qui demande de l'argent. On est au camp et on se dispute pour savoir si ce que l'on fait est bien ou pas. Le spectateur n'arrive d'ailleurs pas lui-même à savoir ce qu'il doit penser des personnages. Toute cette ambiguïté est peut-être volontaire de la part du réalisateur... [...] Seul Vincent Lindon (comme toujours, finalement) parvient à donner un réel poids à son personnage. Lire ma critique complète :
Un film assez remarquable sur les dérives d'une ONG complètement dépassées par les événements. Une excellente distribution emmenée par un Vincent Lindon toujours aussi juste. Un défaut récurrent, quand même : on ne comprend pas toujours ce qu'il dit !
Un sujet en or pour un scénario laborieux, répétitif et lassant, répétant sans cesse les mêmes tractations pour récupérer les enfants et restant très flou quant aux motivations des personnages. Le film ne décolle jamais, ne trouve jamais la bonne distance. Maladroit et raté.
Joachim Lafosse (Nue propriété, A perdre la raison…) réussit parfaitement, et dès l’entame, à nous plonger au cœur de ce récit, à rendre palpable les tensions qui règnent, non seulement dans cette région du globe alors en proie à la guerre civile, mais aussi celles qui règnent au sein de ce groupe d’humanitaires dépassés par l’entreprise insensée de leur étrange projet. Filmant très bien les trajets périlleux en voiture ou en avion pour arriver dans les villages, mais aussi les discussions tendues entre les membres de l’ONG, de plus en plus sceptiques quant à l’issue de cette aventure, Lafosse propose une mise en scène très rythmée, laissant peu de répit au spectateur, embarqué lui aussi dans cette histoire mouvementée.
Autre point fort, l'ambigüité des personnages constitue l’une des clés de la réussite du film. A ce titre, Vincent Lindon incarne parfaitement ce Vincent, cet homme maladroit, manipulateur, à double faces, pris, d’un côté, par sa mission humanitaire à but lucratif et bien mal organisée, et de l’autre, par son côté "chevaliers blanc", sans doute persuadé que pour sauver ces petits enfants de leur triste sort, rien n'est trop beau. Cette ambigüité dans les attitudes, dans les rapports, on la retrouve également chez la compagne d’Arnaud (Louise Bourgoin) et surtout chez Françoise (Valérie Donzelli) qui incarne une journaliste reporter dont le rôle se confond par moment avec celui des humanitaires, filmant le groupe de l’extérieur tout participant à ses actions.
Sans jugement, mais en étant malgré tout très clair et précis quant aux actes commis et aux intentions supposées de chacun, Joachim Lafosse réussit là un film passionnant, captivant jusqu’au dernier plan, sans la moindre posture morale, laissant le spectateur prendre la mesure de ce fiasco annoncé qui aura des retentissements diplomatiques jusqu’en très haut lieu.
S’inspirant de l’affaire de l’arche de Noé, le réalisateur Joachim Lafosse tisse un film dénué de tout manichéisme mais dont la fausse neutralité dont il fait preuve empêche une véritable ambivalence du récit et des personnages dont seul Vincent Lindon toujours aussi impérial semble réellement exister.
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2,0
Publiée le 6 juin 2016
En s'inspirant simplement de l'affaire de l'Arche de Zoé, Joachim Lafosse aurait pu prendre un peu de liberté par rapport à la vérité pour faire une histoire un peu plus passionnante et moins plate parce que là tout ce qu'on voit est assez commun et surtout très linéaire, il n'y a ni tension ni émotion, ça m'a semblé bien vide. L'histoire de fond est intéressante, mais le scénario manque d'intérêt étant donné qu'on connait les enjeux et l'aboutissement, les cartes sont dévoilées trop vite, il aurait fallu user de subtilité et essayer d'être moins redondant au niveau de la mise en scène qui est vraiment pauvre et limitée ce qui a tendance à bloquer les acteurs qui ont du mal à exister hormis Vincent Lindon ce qui est dommage, car le casting est vraiment pas mal. Au final, j'ai trouvé le film assez décevant, et même ennuyeux sur la longueur.
Même s'il le dit lui-même : le film est une fiction, le réalisateur Joachim Lafosse, a bien retranscrit les problèmes qu'a soulevés le cas de l'affaire de “L'arche de Zoé” qui est l'illustration criante du vieil adage : l'Enfer est pavé de bonnes intentions... Ces hommes et femmes avaient la volonté de donner à des enfants orphelins une famille (en France), ce qui est la fameuse bonne intention, seulement ils l'ont fait via des procédés illégaux, des mensonges et de l'argent distribué inconsidérément. Le film montre bien que la volonté humanitaire de ces personnes est parasitée par une arrogance qui les amène à penser qu'ils sont des sauveurs, les seuls à avoir le courage de fait ce qu'il faut et qu'au nom de cela ils peuvent s'affranchir de toutes considérations morales ou légales. Même si l'on connaît la fin de tout cela le film reste intéressant dans la lente dérive de cette organisation humanitaire qui faisant d'abord face à des problèmes logistiques voit une partie des bénévoles mettre en doute les méthodes employées, crise qui, ensuite, s'accroît quand les enfants arrivent et que leur origine et leur condition d'orphelin sont douteuses. Cela s'avère extrêmement prenant et l'on est atterré de voir qu'ils sont incapables de voir la folie de leur entreprise et de constater leur incroyable arrogance qui les fait se penser au-dessus de tout questionnement moral. Joachim Lafosse retranscrit bien le problème de cet humanitarisme dépassé qui voit l'Afrique comme une victime attendant les sauveurs que seraient les Européens et les Français en particulier (Françafrique y es-tu ?). Un long-métrage en outre porté par un Vincent Lindon parfait dans la sobriété de son jeu et qui portraiture un leader investi et qui au fur et à mesure abandonne toute règle morale ou légale poursuivant un objectif de plus en plus intenable. Un excellent long-métrage qui retrace un fait-divers assez incroyable où humanitaire et ego se mélangent pour créer un monstre qui a accouché d'un incident diplomatique. À voir sans hésitation.
La particularité de ce film est son sujet et les émotions qui en découlent pour le spectateur. Il s’agit d'une histoire vraie et incroyable. Des infirmières et pompiers français se faisant passer pour une ONG en Afrique , organisent un orphelinat et demande aux chefs de villages de leur emmener des orphelins. Vaccins, sécurité, éducation, nourriture : tout est prévu pour ses victimes de la guerre dans leur pays. Mais ces français dissimulent leurs véritables intentions : ils travaillent pour des couples français voulant adopter ces enfants. Ainsi, durant tout le film, on hésite à prendre parti entre ces personnes qui protègent ces enfants en les emmenant loin de la guerre civile, mais on est mal à l'aise sur le fait de mentir , de contrôler le destin de ces enfants et de cette manœuvre mensongère afin de se servir sans demander pour contenter un besoin d'amour de couples européens.
L’intérêt du film est donc dans la réflexion qu'il amène sur cette histoire vraie. Sur notre conception personnelle du bien et du mal. Pour le reste du film, les acteurs ( et surtout vincent lindon ) jouent très bien et le film ne laisse pas le rythme retombé une seul fois. Sans pour autant etre marquant par sa mise en scène ou son écriture, les chevaliers blancs reste efficace pour son sujet objectivement traité.
Décevant...le film est comme une carte postale de ce fait divers...rien ne m'a touché dans ce film...pas de parti pris...je me suis senti loin des personnages..
Un film qui montre ce que les hommes sont capables de faire quand ils croient détenir le bien. On voit ça tout le temps, et le film nous montre parfaitement cette dérive, avec un très bon Vincent Lindon.
Un film très long avec une histoire vrai certes et aussi récit touchant qui et les enfants après les acteurs fait passé un message de souvenir mais sans plus dommage
Je n'ai rien contre les films lents et j'apprécie les sujets réels. Vincent Lindon confirme choisir des films d'un ennui mortel. Quelle perte de temps ! Ça cause mais il ne se passe rien.
Un film plaisant, mais qui ne va pas assez en profondeur, on aimerait en savoir beaucoup plus, et voir notamment le volet politique de l'affaire. Louise Bourgoin est en dessous au niveau du jeu. Il à au moins le mérite de donné envie de se documenter sur l'affaire elle- même. Le film est toutefois plaisant, en montrant un aspect humaniste de personne complètement dépassé par les événements.
Le titre, Les Chevaliers blancs, est un trompe-l’œil qu’entretient de prime abord une tendance à l’héroïsation de ces Français aux motivations opaques ; la musique idéalise leurs déplacements en avion, qu’un montage coupe brutalement, plusieurs fois. Joachim Lafosse laisse entendre des dissonances : les dialogues s’avèrent peu audibles, les échanges houleux sans que les raisons véritables ne soient explicitées. On ne connaît pas vraiment le sens des actions réalisées, ni même le cadre géographique choisi – l’Afrique, oui, mais où précisément ? On comprend petit à petit que ces chevaliers n’ont rien de blancs, sinon en raison de leur couleur de peau, et que la confusion narrative et spatiale traduit la confusion de ces acteurs hors-la-loi qui crient, par causes interposées, leur égarement moral et idéologique : soucieux d’honorer une transaction humanitaire qui doit octroyer des orphelins à des parents sans enfants, ils en viennent à des pratiques de kidnappeurs, de receleurs qu’ils condamnent pourtant en principe, puisqu’ils sont là pour aider. Le film interroge ces notions, faussement évidentes, de justice, de bien et de mal, d’engagement pour autrui, d’altruisme en somme ; car même l’orphelin apparaît comme un concept étranger, sans cesse invalidé par des faits qui témoignent d’une autre valeur portée à l’enfant. Les membres de l’ONG ont des pratiques similaires à l’eugénisme : nous les voyons sélectionner les garçons et les filles en fonction de leur dentition, de leur âge, de leur taille ; ces derniers sont pesés, étudiés, interrogés ; on va jusqu’à questionner leur entourage, le chef du village, les femmes alentour. Les conditions d’accueil des orphelins, radicales compte tenu du mensonge qui couve, donne lieu à des séquences difficiles durant lesquelles des mères cèdent leurs droits sur un enfant qu’elles acceptent de ne jamais revoir, ou implorent qu’on le leur enlève. La mise en scène semble captée sur le vif, proche d’un style documentaire explicité par le personnage de la journaliste qui suit l’équipe humanitaire une caméra à la main ; et les quelques scènes à la stylisation plus travaillée sont données en leurres, reflets de ce qu’aurait pu être le film s’il avait été réalisé par des Américains – cf. séquence de dialogue de sourds avec un soldat de l’oncle Sam. Les Chevaliers blancs s’oppose donc à The Last Face, mélodrame épouvantable sur fond de guerre africaine que réalise, la même année, Sean Penn. Une œuvre brillante par les questions qu’elle soulève et par l’intelligence qu’elle manifeste à ne jamais y répondre – mais peut-on seulement y répondre ? – portée par des comédiens investis.