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Flaw 70
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1,5
Publiée le 25 novembre 2017
Alors qu'en 2011 il s'était imposé comme un vrai petit prodige avec son premier film Rundskop, et qu'il avait effectué un tournant de carrière plutôt solide avec The Drop en 2014, sa première production américaine, on était curieux de voir ce qu'allait nous réserver Michaël R. Roskam pour la suite de sa carrière. Revenant à une production franco-belge, il promet de revenir à un cinéma plus personnel avec son Le Fidèle dont il en a écrit le scénario. Malheureusement il s'avère que son dernier né est un film qui ne sait pas sur quel pied dansé et qui finit par tourner en rond avant de totalement s'effondrer sur lui-même.
Le premier défaut de Le Fidèle, celui qui saute très vite aux yeux, c'est la volonté de Roskam de s'imposer comme un auteur. Le cinéaste à très clairement conscience de ses obsessions et impose grossièrement ses thématiques à son oeuvre, notamment celle qui le fascine, l'animosité humaine. Dans Rundskop il affiliait son héros à un bœuf sous stéroïdes, le filmant et l'écrivant comme un animal enragé et indomptable. Cette filiation avec les animaux on la retrouvait aussi dans une moindre mesure dans The Drop, quand le personnage principal se confondait avec le chien qu'il adopte. Ici, Roskam mélange sa thématique de l'animal pour encore une fois caractérisé son héros, soulignant le paradoxe de sa peur des chiens car il se reconnait en eux. A la fois victime de leurs maîtres et prisonniers de leurs destins mais aussi du fait que ce sont des animaux impulsifs qui agissent plutôt qu'ils réfléchissent. Il y a une manière assez intéressante de symboliser son héros de cette façon, un braqueur qui suit plutôt qu'il ne décide et vers le dernier acte du film il y a quelque chose d'assez fort qui se dégage de tout cela. Mais le problème c'est que cela est amené sans la moindre subtilité et est en plus noyé au milieu de tout ce que le film essaye aussi d'accomplir.
Car au milieu de ce foutoir scénaristique, on se rend compte qu'il y a trois films en un, tous découpés de manière très didactiques. On a en guise de prologue et d'épilogue cette oeuvre métaphorique sur l'indomptabilité de la vie où son héros n'est qu'un chien effrayé qui fuit ce qui pourtant le rattrape toujours. C'est la partie la plus proche de ce Roskam affectionne et elle dispose de jolis métaphores malgré le fait qu'elle soit totalement forcé dans le récit au point qu'elle n'y trouve pas sa place. Car ensuite en guise de premier acte, on plonge dans le film de casse classique avec le braqueur au grand cœur qui tombe amoureux d'une fille qui sera tiraillée entre son amour pour lui et la justice. Sans surprise, très peu palpitant et avec des dialogues souvent risibles, ce premier acte n'impressionne guère. Pas aidé par l'absence d'alchimie entre les deux acteurs principaux qui ont du mal à nous faire croire à cette romance. Puis on bascule dans un deuxième acte plus centré sur le personnage d'Adèle Exarchopoulos où l'actrice à tout le loisir de nous montrer qu'elle ne sait pas jouer. Le tout devient alors un drame misérabiliste sur la maladie et les regrets qui tranche totalement avec le reste avant de revenir pour l'épilogue au héros et son caractère animal, comme une boucle qui se boucle maladroitement avec effets narratifs bien pompeux.
Totalement mal écrit et tiraillé par des ambitions contraires, le film ne parvient même pas à être sauvé par sa réalisation pour le moins insipide. Les rares scènes musclées manquent de punch et paraissent très artificielles, et le tout est guidé par une mise en scène trop appuyée dans ses effets dramatiques et qui accentue le misérabilisme ambiant. Il y a pourtant une certaine maîtrise qui ressort ici et là, notamment dans la composition des plans et un sens du cadrage habile mais Michaël R. Roskam étouffe trop cela dans des scènes d'un ridicule sans nom. Comme lorsque le personnage principal met un coup de pied dans un chien qui vient de le mordre et que tout le monde se retourne contre lui, que la police était là au même moment et que tout les éléments l'accablent sans la moindre finesse. Une scène surréaliste de bêtise.
Il n'y a au final que très peu de chose à retenir de Le Fidèle. Seul Matthias Schoenaerts peut se féliciter de sortir la tête haute de ce naufrage, car l'acteur s'impose véritablement par son charisme et l'intensité de son jeu. On ne peut pas en dire autant d'Adèle Exarchopoulos où son jeu est plus que jamais proche du bovin qui rumine. Mais les acteurs ne peuvent pas faire grand chose face à un scénario pas tenu, grossièrement écrit et ridicule à souhait au sein d'une mise en scène sans relief et misérabiliste. Le Fidèle est donc un mauvais film et une déception de taille pour tout ceux qui portaient des espoirs en Michaël R. Roskam.
Plutôt déçu par ce film de Michaël R. Roskam, réalisateur de l'excellent "Bullhead" sorti en 2011. "Le fidèle" débute pourtant bien avec une présentation de personnages intéressants et une intrigue mi-policière, mi-romantique alléchante. Malheureusement, l'histoire ne tient pas sur la longueur avec un rythme qui s'essouffle dans la seconde moitié et un intérêt en berne chez nous, spectateurs. La mise en scène de Roskam n'en reste pas moins superbe tout comme le tandem d'acteurs Schoenaerts/Exarchopoulos. Trop long mais sympathique à visionner.
Je ne suis pas vraiment convaincu par cette histoire à dormir debout. Et puis c'est encore long comme un jour sans fin, et on finit carrément par regarder sa breloque trop souvent. Oui, les comédiens sont pas mal - oui c'est assez bien mis en image mais... ça ne sauve pas ce film que j'aurai bien vite oublié.
Michaël R. Roskam est un réalisateur à part dans l’univers Belge. Après nous avoir cloué au sol avec “Bulhead” (un petit chef d’oeuvre) puis emballé avec “Quand vient la nuit“, on ressort déçu par “Fidèle”.
Dommage, le film commence bien et la première partie nous emporte. Malheureusement au bout d’une heure, tout devient interminable et truffé d’invraisemblances.
Matthias Schoenaerts est toujours félin, un mélange subtil de charisme, d’élégance et de bestialité font de ce comédien, un cas particulier.
Adèle Exarchopoulos est une bombe à retardement, la camera la dévore, elle est sensuelle et électrique, comme Schoenaerts, elle joue à l’instinct.
L’intrigue est classique mais Michaël R. Roskam sait jouer une partition différente, les personnages sont à part. L’ambiance se fait “ombre et lumière” et la réalisation est nerveuse et sans détour. Seulement le scénario s’enlise dans une relation amoureuse obsessionnelle sans grandeur d’âme. Gigi n’est, finalement, pas le “fidèle” même si son amour est absolu, c’est Bibi qui trinque et salement de plus.
Puis la deuxième partie du film s’éternise dans des situations parfois grotesques : la réunion avec les Albanais, l’étrange homme d’affaire qui tient les ficelles, il n’est pas plus crédible qu’un poisson rouge. On note, quand même, un excellent braquage. La phase de maladie de Bibi est larmoyante et le tout part en sucette. On repart triste d’avoir attendu avec conviction le dernier film de Michaël R. Roskam, persuadé qu’il allait encore une fois nous surprendre et nous déranger.
Évidemment, il a le droit de se planter, donc on patiente encore, plein d’espoir, pour découvrir le prochain projet.
Après le choc Bullhead et le plus classique mais non moins réussi Quand vient la nuit, revoici Michaël R.Roskam. Sans changer vraiment de registre le metteur en scène belge nous offre un nouveau film fort où l’action côtoie cette fois le romanesque. Ça part comme un film de gangsters pour glisser progressivement et se terminer en mélodrame. L’ensemble est solide, toujours parfaitement mis en scène et en images. Le scénario étant cette fois peut être un petit peu moins convaincant. D’aucuns diront que c’est « too much », surtout la dernière partie. L'interprétation est quant à elle très convaincante. Matthias Schoenaerts toujours parfaitement à l’aise dans ce genre de rôle. Adèle Exarchopoulos s’en sort également très bien. Le duo est aussi magnétique et charismatique que sexy. Le reste du casting suit le mouvement. Au final, pas le meilleur film de son auteur (sans parler de déception) mais un polar noir et romantique, aux allures de tragédie grecque, qui prend aux tripes et nous fait passer un bon moment. Je m’attendais peut être à quelque chose d’un peu plus puissant mais Le fidèle restera l’une des plus belles histoires d’amour vue cette année sur grand écran...
Je ne comprends pas pourquoi des gens investissent de l'argent dans un film comme celui-ci. Tous ses ingrédients (histoire d'amour passionnelle, braquage ou ivresse de la vitesse) sont usés jusqu'à la moelle. Il n'y a pas un seul instant de sincérité, dedans. Juste un désir, de la part du réalisateur, d'en mettre plein les yeux et, de la part du producteur, de s'en mettre plein les poches. Michaël R. Roskam ferait mieux de se reconvertir dans la réalisation de clips ou de publicités, puisqu’il n’a strictement rien à dire. Et rien à raconter, même, puisque le scénario de ce film est ridicule et ne tient pas debout.
Vu hier à l'Acina, le duo Schoenaerts-Exarchopoulos fonctionne à merveille! Roskam continue sur la lancée de ses 2 premiers films, pas déçu du tout, il y a de tout, de la violence, de la haine, de l'amour.
Des le debut , le film sonne faux et malheureusement on n'arrive pas a croire a cette histoire. En plus impossible de s'attacher a ces personnages de petit voyou et a cette histoire d'amour pas tres realiste. Reste quand meme quelques scenes réussis.
Le film surprend, déçoit et laisse très perplexe tour à tour. Au final, on se demande s'il n'y a pas eu tromperie sur la marchandise. Être surpris, oui, mais voir un simulacre de "Heat" plombé par une mise en scène tonitruante et des scènes d'action mal fichues ( deux scènes assez mauvaises que même un film comme Point Break peut dépasser), non. Pas de course poursuite ni même de rythme, on s'ennuie parfois et pourtant, la dernière partie du film parvient à être surprenante une fois passés les éléments classiques et clichés sur "le milieu des braqueurs". On se retrouve aux prises avec un film romantique ( bien que le couple ne transperce pas l'écran) relativement banal mais suffisamment prenant pour qu'on en sorte un peu remué. Avec moins de clins d’œil et plus de mise en scène, on aurait pu faire passer beaucoup par la caméra et moins par une direction d'acteurs surfaite et un scénario au ras des paquerettes.
Bien longtemps que je n’avais pas vu un film d’une telle qualité, d’une telle intensité, bien joué, Adèle Exachopoulos et Matthias Schoenaerts sont exceptionnels, dans ce film tout est juste, le rythme, les dialogues , l’émotion, l’histoire... tout est réunis pour faire un petit chef d’oeuvre, si vous avez l chance de ne pas l’avoir vu... alors courrez-y vous allez passez 2h10 de pur bonheur.
"Le Fidèle" à mes yeux : un grand polar franco-belge au-delà du film de gangsters. J'espère que Matthias Schoenaerts et Adèle Exarchopoulos seront nommés aux César 2018. Divisé en 3 chapitres, "Le Fidèle" réussit à "infiltrer" les spectateurs dans le milieu des braqueurs belges, dont l'un veut arrêter par amour. Matthias Schoenaerts est magistral en braqueur au grand cœur, comme l'est Adèle Exarchopoulos en pilote et fiancée aveugle mais amoureuse. Enfin le film offre aux amoureux des films de braquage des scènes spectaculaires et minutieusement travaillées dignes de celles de "Heat". C'est sans hésiter que j'affirme avoir vu LE polar de 2017 !
Ce ne sont pas les tons mordorés dans lesquels se déroule la quasi totalité du film (et de l'affiche) qui parviendront à convaincre le spectateur d'un quelconque intérêt du nouveau film de Michaël Roskam d'autant plus que l'intrigue accumule les poncifs du genre, les improbabilités, les approximations au fur et à mesure de son déroulé. Entre un traumatisme de l'enfance du héros bêtement exploité et une histoire d'amour à laquelle on ne croit jamais en raison d'un jeu très plat des acteurs et un manque d'adéquation entre ce qu'ils dégagent et leur personnage, le film s'enfonce inexorablement dans un ennui total.
De bons passages dans ce film du belge Michaël Roskam, mais par exemple "Bullhead" était d'une autre trempe !!!! On a du mal à accrocher à cette histoire d'amour entre Matthias Schoenaerts et Adèle Exarchopoulos, dommage. La mayonnaise n'a pas pris et pourtant les ingrédients étaient là, souvent trop lent, on attend un moment où on sait très bien que la dégringolade est ouvertement annoncée.... mais c'est écorché et à l'arrache....!! **
Je n'ai pas du tout aimé... L'histoire d'amour entre gigi et bibi est à dormir debout et on y croit jamais... Le scénario souffre d'inconséquences assez grotesques. De plus le film vire au noir de manière gratuite et complétement invraisembable. Les scènes sont gâchées et trop vite bâclées que ce soit pour restituer le milieu de l'automobile ou le milieu carcéral. Le jeu d'acteurs est rendu pauvre par la fausseté même de leur amour. C'est pas de l'amour... C juste 2 personnes qui ont le sang chaud et aiment le sexe. A aucun moment on vibre pour eux, on est assez vite obligés de supporter une succession de pseudo-événements caricaturaux sans aucun intérêt... Le moustachu de la bande de braqueurs finit de ruiner ce pseudo-film. On aurait dit un espèce de Borat recyclé pour dépanner un casting déjà médiocre... depuis la Vie d'Adèle, Adèle exarchopoulos vire au film trash, noir et imbibé de sexe à tout va sans aucun intérêt. Elle est encore jeune mais il est grand temps qu'elle sort de ce registre... Et puis une fin grotesque et incompréhensible à l'image du film... Je vous le déconseille si vous voulez avoir des émotions fortes mais positives... Celui-là vous fait brader un billet de 10 et vous gâche le plaisir du cinéma... Après libre à vous d'aller le voir et vous faire votre opinion.
Ni raté ni réussi cette histoire sentimentale se veut se flanquer d'un suspens sous couvert de polar mais se dirige de façon inattendue vers un mélo qui ne rehausse pas l'ensemble in fine. Le mélange des genres a dû poser un problème pour le dénouement insolite adopté par le réalisateur.