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fabrice d.
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3,0
Publiée le 10 juin 2019
Ce film flamand, dans la même veine que Bullhead (2011), reprend la recette ' une extrême violence sous fond de misère sociale. C'est presque du Dardenne avec une forte dose de violence. Cette violence se caractérise à la fin du film lorsque les 2 frères s’entre tuent après que leur copine soit elle aussi assassinée. On quitte la ville d'Anvers, pour se retrouver au fin fond des Ardennes belges. Le film est très bien joué par le trio, Perceval, Janssens et Baetens, avec des seconds rôles plutôt savoureux comme Louwyck, et Godon. Un bon film mine de rien sauf qu'on pourrait lui reprocher un peu trop de violence.
"Les Ardennes" de Robin Pront confirme la santé vigoureuse du cinéma belge qui se révèle efficace et surprenant à travers tous les genres qu'il explore. Ici le film noir, très noir via un jeune réalisateur flamand qui livre son premier long métrage. Quand Kenny (Kevin Janssens) sort de prison après un braquage raté pour lequel il semble avoir payé seul l'addition c'est son frère Dave (Jeroen Perceval) et sa petite amie Sylvie (Veere Baetens) qu'il retrouve. Mais durant les quatre ans d'enfermement de Kevin s'est nouée une idylle entre Dave et Sylvie qui est resteé secrète. La relation de domination qui existe entre les deux frères ajoutée à la personnalité paranoïaque de Kevin laisse tout de suite imaginer un itinéraire chaotique pour ces retrouvailles. On ne sera pas déçu. Mais la grande force du film réside surtout dans la manière dont le jeune réalisateur aidé de son acteur principal (Jeroen Perceval) pour l'écriture du scénario spoiler: tisse la gangue qui finira par étouffer les deux nouveaux amants . L'ensemble est filmé dans une Belgique déprimante à souhait, loin des baraques à frites qui en animent le folklore, laissant la place à la dope et l'alcool qui tiennent lieu de béquilles sociales factices. Si Robin Pront concentre son attention sur ses trois personnages principaux parfaitement crédibles, il leur adjoint quelques comparses plutôt glauques qui renforcent encore l'impression de déliquescence d'un territoire rural abandonné. Bienvenue donc à Robin Pront dans la cohorte très vivace des réalisateurs d'outre-Quiévrain et espérons qu'il confirmera cet exercice de style plutôt brillant même s'il est un peu désespérant.
Après avoir lu et entendu de très bonne chose à son sujet, j'attendais plus du polar de Robin Pront. Car même si il a de nombreuses qualités, son film nous laisse un petit gout de déception, le sentiment que ça aurait put être meilleur.
Une bonne petite production frontalière qui tient la route. Un petit suspens sympathique autour d'un univers bien sombre. Avec le tristesse des décors du pays.... A voir. ----Octobre 2017----
« Les Ardennes » est le type de drames dont on sait dès le début que, comme les tragédies grecques de l’Antiquité, cela va inéluctablement mal finir. Ici, en outre, on se retrouve dans le cas du gars qui sort de prison et qui est d’un tempérament sanguin et violent, tout cela laisse donc peu de chances au happy-end. Le film déroule donc les étapes d’une route vers la catastrophe dont le point de départ est un amour aussi tabou que sa révélation est impossible. Or, le secret est lui tout aussi le ferment du drame que ne le serait cette vérité inadmissible. La trame est donc, sinon dans ses étapes, au moins dans sa finalité prévisible, mais le film peut compter sur les acteurs pour donner de la vie à cette intrigue. Kevin Jenssens est particulièrement impressionnant en repris de justice tout juste libéré et qui malgré son intention farouche de ne pas retourner en prison est incapable, 1) de couper avec sa vie et ses comportements d’avant, 2) de se raisonner et de ne pas céder à ses impulsions. On est devant ce drame comme devant un accident, on sait la tragédie qui se joue devant nous, mais on est incapable de détourner le regard. Le film prend le malin plaisir à en plus trouver un moyen de rendre la conclusion tragique de cette histoire encore plus insensée et donc dramatique. Un long-métrage dramatique flamand qui, bien que son sujet ait déjà été souvent traité au cinéma, le fait avec une force et une énergie qui en fait une œuvre passionnante et réussie. A voir sans hésitation.
Les Ardennes fait partie de ces films au premier abord assez classique mais qui laisse le spectateur sur une note très positive à la fin. Se situant dans on contexte vu et revu de misère sociale et de la criminalité, l'histoire suit le parcours de 2 frères après sortie de prison d'un des 2. Si la mise en place est très longue (bien trop d'ailleurs) et accuse trop de longueurs sur la première heure (on frise l'ennui parfois), la dernière demi-heure est une franche réussite. Intense, explosive et violente et réservant un twist inattendu et cohérent (ce qui est loin d'être le cas de tous les twist, loin s'en faut), le visionnage du film vaut largement le coup pour cette dernière partie. Dommage cependant que le réalisateur n'ait pas réussi à insuffler autant de force dans l'heure qui a précédé ce qui ne permet pas au film d'atteindre la qualité d'autres oeuvres du même genre (on pense naturellement à l'excellente trilogie Pusher) Un premier film souffrant de certains défauts de narration mais qui mérite l'attention qu'il a eu grâce à son final très réussi.
Un film lourd et pesant. Remarquablement interprété, les acteurs réussissent à tenir le spectateur en haleine. Cependant il n'évite aucun des clichés de ce type de film et le scénario en devient prévisible. Un début prometteur pour Robin Pront le réalisateur.
La trame se joue sur un fil dramatique déjà vu, où comment l'absence et le retour d'un homme plonge ce dernier dans une vérité difficile à admettre, on ne l'a pas attendu et ses proches ont continué à vivre quitte à l'oublier. Un thriller social poisseux, sombre et particulièrement pessimiste dont l'équation serait "Pusher" (1996-2004-2005) "Kill List" (2011) "Bullhead" (2012). Un scénario intense et ténu qui se scinde en deux, départ et retour du fils ainé, et enfin dernière chance et twist final. Le duo Pront-Perceval signe un thriller froid, efficace et sans concession sur lequel on pourrait juste pinailler sur l'overdose de flingage final. Site : Selenie
Un excellent polar sombre, percutant et nerveux. Un scénario implacable qui plonge les protagonistes chaque minute qui passe un peu plus dans les ténèbres ! Le spectateur ne peut qu'eprouver un certain malaise face à chaque situation, mais une chose est sûre, on reste sur le qui vive jusqu'au dénouement final ! A voir assurément !
Une histoire somme toute classique, magnifiquement réalisée et à l'interprétation impeccable. La simplicité des enjeux n'empêche pas au film de se révéler intense, notamment grâce à une mise en scène très soignée et qui souligne les temps forts. Les relations très lourdes entre les divers protagonistes sont au centre d'un récit dont on devine une issue fatale, mais pour qui ? Le film donne la réponse, porté par des acteurs parfaits.
Un film très noir avec des personnages très marqués. Bravo à l'interprétation toujours aussi touchante de l'actrice Veerle BAETENS que je suis depuis Alabama Monroe . Bravo également à l'acteur kevin JANSSENS dans le rôle du jeune frère qui sort de prison avec une gueule de cinéma et un talent évident. Ce rôle aurait pû également être joué par Matthias Schoenaerts. J'ai bien aimé ce film avec une ambiance sombre et une histoire émouvante. Un final assez inattendu.