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Un visiteur
3,0
Publiée le 16 mai 2011
Blier excellent comme d'habitude. J'ai découvert et beaucoup apprécié Louis Jouvet. Il y a de bonnes répliques. L'histoire est bien. Pourtant il manque un petit quelque chose pour un faire un très bon film. Peut-être que le film fait trop vieux. La façon de jouer semble démoder. Et on note quelques longueurs par moment. Les chansons de l'actrice devraient être moins longues. A découvrir pour les amateurs du vieux cinéma français.
Un bon polar, qui démarre avec des personnages égoïstes et marqués par leur milieu, mais qui finissent par être attachants, car ce sont des êtres aimants, et aimés. La "happy end" est assez surprenante. Ce film a la particularité de laisser place à l'érotisme sous diverses formes (corps dansants au music hall, sexualité dans un couple, perversité du vieil homme assassiné, lesbianisme de l'un des personnages principaux...), ce qui est assez osé pour un film des années 40.
Jenny (Suzy Delair) et Maurice (Bernard Blier) s’aiment à en mourir. Seulement, Maurice est un homme jaloux, violent et gêné à l’idée de voir son amante faire carrière dans le show biz. Très élégante, elle attire de riches hommes d’affaires comme ce Georges Brignon que l’on retrouve assassiné. Très clairement, Quai des Orfèvres voit son intrigue prendre son temps et s’installer définitivement lors du déclenchement de l’enquête menée par l’inspecteur Antoine joué par le grand Louis Jouvet qui crève l’écran au passage. Clouzot réussi à répartir les scènes à tous les protagonistes de l’affaire, nous permettant d’avoir un œil attentif sur leurs attitudes. Remarquons que le mensonge et la jalousie sont omniprésent durant toute l’affaire. De manière fort intéressante, des sujets sensibles à cette époque sont mis à l’écran par Clouzot, comme l’adoption d’enfants de couleurs ou encore l’homosexualité féminine, illustrée par le personnage de la photographe Dora Monnier ( Simone Renant). Des sujets qui sont restés intacts encore aujourd’hui car ils divisent. La maîtrise scénaristique et l’intrigue policière sont la marque de fabrique de Clouzot qui avec Quai des Orfèvres nous propose un mélodrame d’après guerre de qualité.
Ce film transporte le spectateur dans l’ambiance envoûtante des music-halls d’après-guerre, tout en menant une intrigue policière captivante sur le meurtre d’un personnage antipathique. Le casting est tout simplement exceptionnel. Suzy Delair et Bernard Blier forment un duo étincelant : elle, en chanteuse fantasque et pleine d’esprit, lui, en mari jaloux et bougon. Ils sont entourés d’un Louis Jouvet magistral, incarnant un inspecteur de police aussi intimidant que charismatique, et de Simone Renant, photographe éprise de son amie et prête à tout pour la protéger. Le scénario, finement écrit, réserve son lot de surprises jusqu’à la dernière minute. Impossible d’anticiper le dénouement, ce qui rend l’expérience encore plus savoureuse. Un grand classique, intemporel, qui n’a rien perdu de sa superbe et surpasse sans peine bien des productions récentes.
Quel plaisir de voir et d'entendre Louis Jouvet, son style inimitable, sa diction, son humour. Dommage que cette oeuvre soit desservie par un son de mauvaise qualité rendant pénible l'audition de certaines scènes, ainsi que par une musique parfois trop présente et sans rapport avec l'intrigue. Reste cette ambiance, tellement agréable, et ces dialogues, comme disparus avec le temps.
La mise en route est longue. Le scenario style Columbo (avec twist) était probablement très original à l'époque, mais je trouve qu'il n'a pas très bien vieilli. Les chansons qui émaillent le film n'apportent pas grand chose... voir le corbeau ou la vérité !
Je sors juste du cinéma, ou je viens de voir le film pour la première fois en version restaurée, et j'en sors émerveillé. Je m'attendais à un polar sombre, mais en fait non c'est bel et bien une comédie. Tout le sel du film se trouve dans les dialogues géniaux et les relations entre les personnages haut-en-couleur et attachants, qu'on a plaisir à voir s'aimer ou s'affronter. Les acteurs sont aussi géniaux, mais Louis Jouvet est juste phénoménal. La principale qualité du film reste donc son écriture et son interprétation, mais ça n'enlève rien à la qualité de la mise en scène, qui nous plonge avec détail dans le monde du music-hall. Et la restauration a rendu toute sa superbe à la photographie noir et blanc et au travail fait sur la lumière.
Grand polar, certes ! Mais aussi magistral drame psychologique menés par de fabuleux comédiens ! Derrière un fait divers classique, l'ambiguité, l'arrivisme et la jalousie se confondent dans ces personnages que traque avec cynisme le grand Louis Jouvet ! Inoubliable.... Clouzot ? Un génie, tout simplement !
C’est un peu poussif au début. Clouzot a du mal à planter le décor, à nous convaincre notamment que la provocante Jenny Lamour (Delair) adore son jaloux de mari (Blier). Et puis une fois que l’enquête policière commence, le grand Jouvet entre en scène et là le film décolle enfin et on reste dans les hauteurs, à tous les niveaux… On notera que les dialogues sont parfaits : quand le réalisateur s’y colle (comme dans L’assassin habite au 21 ou Le corbeau) ça fuse et ça sonne délicieusement façon Audiard…
C est l archétype du film français des années 30 et 40 que je revois avec une sensation délicieuse de revenir lorsque j étais gamin, devant la télé lors d un après midi cotonneux pendant les fêtes de fin d'année...ce serait pareil pour" l assassinat du père Noël, les disparus de St Agil, hôtel du nord, la fin du jour ou les enfants du paradis"...ma fille aura peut être la même émotion en regardant à 60 ans passés"un long dimanche de fiançailles"...on retrouve dans quai des Orfèvres ces acteurs disparus dont on avait oublié qu ils avaient été jeunes, toute cette ambiance du noir et blanc, des 2nds rôles inspirés avec Raymond bussieres, pierre Larquey ou robert Dalban, le charme très d "époque " de suzy Delair et plus discret de Simone Renand, le talent de Bernard Blier et l extraordinaire présence de Louis Jouvet...comme par exemple pour "au revoir les enfants" de Louis Malle, en le voyant plusieurs fois on en saisit plus les subtilités...l intrigue policière est habile, le rendu de la vie de cette période d après guerre est intéressant, quelques longueurs vers la fin et des situations un peu naïves qu on pardonnera plus aisément si on est un spectateur âgé ...2 réflexions purement personnelles : le mot surprise partie existait déjà...et la prostituée enfermée dans son cagibi parle de s offrir une pipe parce que c est Noël, est ce un clin d œil salace...après ce nième visionnage je me suis replongé avec bonheur dans le mensuel cinéma l avant scène...fred Ghewy.
Une merveille que ce film: Le film en lui m^me les dialogues époustouflants les acteurs Les différentes thématiques en filigranes à voir revoir et à chaque fois le redécouvrir