1555 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
122 critiques spectateurs
5
30 critiques
4
51 critiques
3
36 critiques
2
2 critiques
1
0 critique
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Lotorski
26 abonnés
588 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 4 février 2012
Il s'agit d'un bon film souvent drôle avec des personnages comiques ou charismatiques. Malheureusement, mon plaisir fut gâché par le mauvais son de cette vieille production : je ne comprenait pas deux phrases sur trois.
Un chef-d'oeuvre dans lequel Clouzot fait preuve d'un don inouïe pour la mise en scène et la réalisation. Ses prouesses font encore mouche plus de 60 ans après. Louis Jouvet, quant à lui, est simplement immense ; son charisme happe littéralement le spectateur. Ajoutez à cela des dialogues cinglants et souvent drôle, vous obtenez un très très grand film !
Un petit tour au Quai des Orfèvres, pour l'année 1946, plutôt vers décembre. Un scénario classique : un meurtre, des suspects, un enquêteur tenace jusqu'au dénouement final. On suit les principaux suspects dans leurs manipulations, leurs inventions, se demandant quel petit détail fera tiquer le terrible Jouvet. La réalisation est soignée, suivant les différents personnages dans leur quotidien et leurs atermoiements, notamment ceux de Blier, toujours très bon. La mécanique est fine et les détails foisonnent, de manière à ce que le Paris qui est présenté est très vivant. Une magnifique photo N&B.
Un seul reproche: la musique beaucoup trop envahissante dans un film dont les dialogues dits par de très grands comédiens sont si agréables à écouter. Il est probable, en plus, que la bande son ait vieillie et que sa puissance dépendait de la mode du moment . Le reste est parfait avec une Suzy Delair (30 ans dans ce film et 95 ans bientôt) et son petit tralala en haut de l'affiche, elle arrive même ici à dépasser Jouvet. Le scènario est comme à cette époque d'une logique absolue ce qui signe le respect du au public. La mise en scène s'adapte parfaitement à toutes les situations mais n'est pas le point le plus fort de Clouzot qui reste sa direction d'acteurs et son extrême précision à les placer dans un contexte qui explique leur comportement. Ils jouent tous à la perfection avec des temps extrêmement fort comme Larquey éblouissant lorsqu'il revient vers Simone Renant en lui disant ''Excusez moi madame, nous ne sommes pas les plus forts'' La double histoire d'amour, un peu tumultueuse, est une idée de génie pour faire avancer l'intrigue et la fameuse phrase du commissaire à la photographe vaut autant à mon sens que le ''Nobody is perfect'' de ''Certains l'aiment chaud''. L'intrigue policière, bien évidemment secondaire, seules les ambiances intéressant Clouzot, a encore plus de mérite de rester exemplaire. On ne peut qu'admirer ce grand cinéaste français à la réputation austère. Il est ici plein de compassion pour ses personnages auprès desquels il est en permanence à leur service.
Plus qu’un film policier traditionnel, Quai des Orfèvres explore les profondeurs de l’âme humaine, et dresse un tableau de mœurs de la France d’après-guerre : univers noir où s’évoquent les rapports troubles de la jalousie, des amours lesbiens ou du regard de vieux pervers ; ambiance de pénombre des music hall où le petit peuple vient s’évader ; hostilité à l’égard d’une police plus prompte à enquêter auprès des petites gens que des importants... Ce récit criminel « banal » est transformé en grand drame par l’humanité que Clouzot porte aux personnages et aux situations. Scénario remarquablement construit, dialogues percutants, interprétation au plus haut niveau (Blier, Jouvet), excellents décors qui pourraient faire croire à un film réaliste, cadrages et lumières de toutes beauté : un chef d’œuvre.
Blier excellent comme d'habitude. J'ai découvert et beaucoup apprécié Louis Jouvet. Il y a de bonnes répliques. L'histoire est bien. Pourtant il manque un petit quelque chose pour un faire un très bon film. Peut-être que le film fait trop vieux. La façon de jouer semble démoder. Et on note quelques longueurs par moment. Les chansons de l'actrice devraient être moins longues. A découvrir pour les amateurs du vieux cinéma français.
Si l'on prend un réel plaisir à visionner ce " Quai des Orfévres " ce n'est pas tant pour son solide scénario, mais plus grâce à la superbe mise en scène d'Henri-Georges Clouzot. Celui-ci arrive avec d'incroyables mouvements de caméra à rendre cette intrigue policière particulièrement aguichante. Au niveau du casting, il est difficile de ne pas parler de l'interprétation de Louis Jouvet qui est d'une grande rigueur dans le rôle de l'inspecteur Antoine. Cet acteur n'est d'ailleurs pas à sa première grosse performance puisqu'il était déjà excellent dans le Volpone de Maurice Tourneur ( ou il incarnaît le prénommé Mosca, l'homme à tout faire de Volpone). A ses côtés, nous retrouvons la sympathique Suzy Delair qui nous propose une très bonne performance dans le rôle d'une chanteuse de music-hall qui est amoureuse du personnage de Bernard Blier, ce dernier fait sans doute la meilleure interprétation de ce film dans le rôle d'un homme qui est soupçonné à tort de meurtre par l'inspecteur Antoine. Il s'agit d'un film policier qui possède aussi une certaine noirceur ( la magnifique photographie en noir et blanc d'Armand Thirard y est pour quelque chose ), ce qui fait que l'on a souvent tendance à se retrouver devant une oeuvre quasi-documentaire, car étant très réaliste dans son style. J'ai pris donc beaucoup de plaisir à revoir ce long métrage, qui s'inscrit comme étant un des meilleurs que le genre français ait connu durant cette période.
Clouzot porte une fois de plus un regard amer et cynique sur l'être humain à travers cette intrigue policière assez banale mais qui permet à Louis Jouvet de trouver un savoureux rôle de policier.
Véritable classique du cinéma français, Quai des orfèvres est un polar d'après-guerre gardant encore toute sa saveur de nos jours avec son excellente intrigue mais surtout sa remarquable interprétation notamment celle de Jouvet en inspecteur à l'allure je-m'en-foutiste mais rudement rusé. Une belle galerie de personnages et des dialogues savoureux (notamment les remarques piquantes dites par l'inspecteur Antoine (Louis Jouvet).
J'ai beaucoup aimé le film jusqu'à la scène finale qui est en contradiction totale avec le reste du film je trouve, c'est dommage, le reste est maîtrisé, bien joué, pleins de sous entendu pour défier la censure, un véritable régal.
Au début du film j'ai eu très peur, j'avais peur de voir un film vieillot à souhait, les scènes de chants m'ont un peu ennuyé. Heureusement après un début laborieux (à mon sens bien sûr), le film décolle et devient intéressant. Dès l'apparition de Louis Jouvet en fait, à partir de là j'ai bien aimé, notamment grâce à l'interprétation de Jouvet et certains dialogues assez marrants. Au final je suis un peu déçu, Quai des Orfèvres est un bon film, mais n'est pas à la hauteur des plus grands d'Henri-Georges Clouzot comme Les diaboliques.
Vu à la suite du « Corbeau » c’est un peu décevant. Un très bel exercice après un coup de génie. Mais tout de même quelle somme de talents ! Louis Jouvet incarne formidablement un grand personnage, les personnages ont tous leur complexité, la mise en scène est virtuose, que ce soit pour montrer un music hall ou les locaux de la police criminelle.