J'avais beaucoup entendu parler de ce film, peut-être que mes espérances étaient trop élevées. Ceci dit, je n'ai pas du tout accroché. A aucun moment, je n'ai pu m'immiscer dans cette histoire, m'attacher aux personnages. Je n'ai pas ri, je n'ai pas été bouleversé, ni transporté par ce film. Une étoile pour la bande originale composée principalement de morcaux d'ABBA, donc une étoile pour ABBA mais pas pour ce film!!
Un film surtout intéressant et divertissant grâce à Tony Collette et Rachel Griffiths. L'histoire est très basique mais l'humour constant fait que l'on se divertit tout de même pendant 1h45.
Comédie acide sur une jeune femme enrobée,crédule et mythomane qui rêve en permanence du prince charmant,"Muriel" fit l'évènement à sa sortie en 1994,car il abordait le genre sentimental avec un décalage qui était autant sa force que sa faiblesse.Le cinéaste australien P.J Hogan suivait le parcours identitaire de Muriel,confrontée à un entourage détestable,des pimbêches trompant leur mari,un père égoïste et méprisant,un nageur sud-africain qui l'épouse pour obtenir des papiers...Muriel vit dans sa bulle,en écoutant des chansons d'Abba(morceaux très bien utilisés d'ailleurs).Son mariage blanc n'est qu'une mascarade,et son goût pour la kleptomanie et les mensonges ne lui attirent que des ennuis.Hogan s'attache à bien séparer les élans de la midinette et la cruauté du monde qui l'entoure.Malgré tout,cela reste un film de filles,un peu hystérique,largement brouillon,qui a du mal à trouver sa place entre comédie déjantée et mélodrame familial.Ce développement cahin-caha est loin d'être un atout.Enfin,Toni Collette,actrice protéiforme australienne,se révèle sensible et nuancée,et ce rôle l'emmènera vers d'autres bien plus intéressants encore.
Paul J. Hogan, réalisateur connu pour ce film (?), construit du n'importe quoi (un scénario renaclé et bâclé) sur des situations pourtant dramatiquement actuelles (l'obésité, la peur de son corps). Toni Collette (révélée elle aussi par ce rôle) n'apporte rien et se fait tout simplement l'avocat du diable en incitant à ne pas zapper. Seule, la BO tente tant bien que mal à nous faire rester dans notre fauteuil. Merci ABBA !! A EVITER ROYALEMENT !!!
Une comédie touchante et formidable. Elle a le mérite d'avoir découvert cette formidable Toni Colette. L'histoire est émouvante et pleine d'optimisme. Les seconds rôles sont parfaits aussi et le tout rythmé par la musique qui convient parfaitement au style. Réussi.
« Muriel » de P.J Hogan, sorti sur les écrans en 1995, confirme la vitalité du cinéma australien dans tous les genres durant les deux dernières décennies du XXème siècle. Les comédies loufoques tout d’abord comme « Ballroom Dancing » (Baz Luhrmann en 1992) ou « Priscilla, folle du désert » (Stephen Elliott en 1994). Les films visionnaires et fantastiques comme « Mad Max » (George Miller en 1979, 1982 et 1985) ou « Panique à Hanging Rock » (Peter Weir en 1975). Mais aussi les drames intimistes plus confidentiels comme « Bad Boy Buddy » ( (Rolf de Heer en 1993) ou « Love Serenade » (Shirley Barrett en 1995). La liste est loin d’être exhaustive, débordant sur la première décennie du XXIème siècle. Film de quasi débutants avec P.J Hogan à la réalisation, Toni Collette et Rachel Griffiths dans les deux rôles féminins principaux, « Muriel » rythmé par les chansons d’ABBA se veut être une chronique provinciale tout à la fois vivifiante et désenchantée qui tente et réussit le pari de mélanger critique du conformisme social et familial, difficulté à s’affirmer au sein d’une petite bourgade où tout le monde observe tout le monde, éloge de l’amitié et promotion du dépassement de soi-même en bravant ses complexes et ses préjugés. Ses deux formidables actrices qui par la suite ont fait une carrière plus qu’honorable en Europe et aux Etats-Unis, diffusent une énergie et une émotion que l’on peut encore ressentir intacte 26 ans après la sortie d'un film qui n’a pas pris une ride. Elles sont incontestablement le gros atout de "Muriel" qu’elles portent gaillardement sur leurs déjà solides épaules. L’intrigue plutôt classique s’attarde sur la souffrance d’une jeune fille plutôt rondelette (Toni Collette a pris 20 kilos pour le film !) qui rêvant de mariage doit s’affirmer face au mépris d’un père (Bill Hunter formidable), monstre d’égoïsme qui la ramène en permanence à un statut d’inutile et face aux railleries de copines trop contentes d’avoir trouvé un souffre-douleur docile. S’appuyant sur deux actrices complétement engagées que rien ne semble pouvoir effrayer, P.J Hogan qui a écrit lui-même son film ne lésine pas sur les scènes tape-à-l’œil qui paradoxalement ne nuisent pas à l’efficacité du propos. La rencontre avec Rhonda (Rachel Griffiths) ,spoiler: jeune femme libérée, ne souffrant d’aucun complexe ni d’aucun tabou, va permettre à la chrysalide Muriel de devenir pour un temps le papillon Mariel. Une amitié indéfectible va naître qui quoique mise à rude épreuve par les accidents de la vie, va trouver une issue heureuse lors d’une scène finale libératrice portée par le fameux « Dancing Queen » d’ABBA, chanson hymne du film. Formidable ode à la vie et à ses valeurs cardinales, « Muriel » n’a rien perdu de sa force, signe des films importants de leur époque. Gageons que cela durera encore longtemps.
Muriel a peut-être tous les défauts du monde mais elle n'est pas gâtée par sa famille. Son père est un homme politique local magouilleur. Sa mère est complétement effacée. Une vraie coquille vide. Ses frères et sœurs, comment dire, sont tout aussi transparents. Ils vivent tous sous le même toit. Ne font rien de leurs journées. C'est curieux comme vie. Du coup, Muriel préfère s'évader. C'est bien normal. Entre deux chansons du groupe ABBA, elle rêve du prince charmant, d'un beau mariage avec une belle robe. Ses copines, si on peut appeler ça des copines, se moquent de son poids et de sa supposée laideur. Alors qu'avec un peu plus de confiance en elle, elle serait tout à fait charmante. C'est une vieille copine de lycée qui va lui donner le goût de vivre. Même si Muriel semble emprunter la voie de son père, la différence c'est qu'elle est suffisamment intelligente et sensible pour s'en écarter et retrouver le bon chemin. Sa maladresse, sa gaucherie font rire. Sa naïveté touche. Les drames humains qu'elles affrontent, son amie et elle, émeuvent. Il faut parfois savoir couper le cordon, bouger, même si ça fait mal, pour trouver sa voie. C'est mieux de le faire en compagnie d'une vieille connaissance en qui on peut avoir toute confiance. Comme ça, on peut se serrer les coudes. Tant pis pour la famille. Pour le mariage. Une amie, un boulot dans un vidéo-club (le pied) quand ils existaient encore, une petite maison. La ville pour les commodités. Le bonheur.
Le cinéma australien des années 1990 et 2000 a su s’imposer à l’international par une série de films singuliers, irrévérencieux et audacieux. "Muriel" incarne parfaitement cette veine anticonformiste, osant bousculer les conventions grâce à un humour mordant et corrosif. Le film mêle habilement cruauté et élans de tendresse pour aboutir à une œuvre paradoxale, à la fois dure et profondément touchante. Muriel-Mariel attendrit autant qu’elle amuse. À travers son regard, le film dresse un portrait sans complaisance d’une société mesquine et oppressante, bien avant l’ère des réseaux sociaux. En naviguant entre comédie et satire sociale, . Hogan adopte une approche parfois frontale, alternant réalisme brut et envolées jubilatoires. La bande originale, éclatante et inspirée, insuffle des paillettes dans l’imaginaire de Muriel et apporte l’énergie fantasque qui allège le récit. Mais "Muriel" doit avant tout sa force à l’interprétation remarquable de Toni Collette, dont la justesse et la sensibilité donnent au personnage une humanité bouleversante, sans jamais le travestir.
Muriel - la comédie est grossière dans le sens non de la vulgarité mais du manque de finesse. Le jeu d’acteur moyen, dialogues moyens mais tellement 90 qu’il rend nostalgique. 3,3/5
Dans les 90's, le cinéma australien a prouvé qu'il pouvait livrer des films novateurs, et toucher un public international. En témoigne "Muriel's Wedding", qui traite de sujets très sérieux sur le ton de la comédie. On y suit une jeune femme marginale, naïve, mythomane, et considérée comme une bonne à rien, qui déménage à Sydney et voit sa vie transformée. Sous ses faux airs de film de fille, le long-métrage aborde le thème de l'accomplissement de soi, de la norme sociale, de la famille, et du mensonge. Et entre deux gags assez réussis et plutôt fins (largement au-dessus de l'humour des comédies US de l'époque), des séquences plus dramatiques s'insèrent de manière ingénieuse. Dans le rôle principal, Toni Collette s'avère très attachante, et verra sa carrière lancée par cette interprétation. Sans oublier Rachel Griffiths, pétillante dans son second rôle. En somme, il s'agit d'une comédie dramatique de qualité.