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NammJones
139 abonnés
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0,5
Publiée le 10 mars 2021
Dire que ce film est un chef d'œuvre, c'est n'avoir rien vu au cinéma et c'est triste parce que c'est vraiment mauvais. Tom Hardy, très bon d'habitude s'enterre dans un personnage qui ne lui va pas, qu'il a du mal à rendre crédible. Aucune vraie intrigue, aucun rebondissement, aucune émotion, aucun intérêt.
Locke est un huit clos savamment mis en oeuvre s'avèrent passionnants. L'excellent Buried, où Ryan Reynolds se trouvait emprisonné dans un cercueil durant 80 minutes, avait lui aussi prouvé toute la richesse que ce genre de film pouvait apporter au septième arts, tout comme cette production anglaise tournée essentiellement dans une voiture.
Bien évidemment, pour cela, il faut un acteur principal talentueux et Tom Hardy parvient sans mal à nous embarquer dans ce "road trip" humain. Le film offre ici une lecture sur l’importance des positions dans les conflits sociaux, et ses valeurs morales.
Le réalisateur signe un thriller tenant en haleine le spectateur d'un bout à l'autre de son histoire, autrement plus profond et passionnant que nombre de grosses productions...
Comme bien souvent chez les films à concept « Locke » exprime assez rapidement ses limites mais néanmoins ce trajet en voiture d’un contremaitre quittant son travail à la veille d’une journée capitale pour assister à la naissance de son enfant due à une liaison vaut le coup d’œil. Tout d’abord pour la qualité de l’écriture de Steven Knight mais si ce projet casse-gueule fonctionne, c’est essentiellement grâce à la composition remarquable d’un Tom Hardy dont la qualité et la nuance de jeu impressionne.
Un film, certes originale, mais d'une qualité qui n'est pas des moindres. Steven Knight réalise un film à huis clos, avec a l'écran un unique acteur en la personne de Tom Hardy, qui fait preuve une nouvelle fois d'une performance faramineuse. Les autres acteurs étant tous absent a l'écran, mais bien présent a l’écoute néanmoins, notamment la femme d'Ivan Locke qui parvient à transmettre un message de détresse et d'incompréhension par le simple ton de sa voix, magnifique. La seule chose que je reprocherai au réalisateur réside dans le fait qu'il ne prend pas plus de risque. Filmer Tom avec des angles de caméra différent aurait était la bien venu, au lieu de toujours nous servir le même plan fixe sur le visage de l'acteur qui renforce un sentiment de lassitude. Surtout si il n'y a pas d'évolution en terme d'environnement durant la totalité de l'oeuvre. Locke est donc un film qui fait passer un agréable moment en terme d'experience cinématographique, a condition de savoir a quoi s'attendre une fois le film démarré...
10 571 abonnés
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3,0
Publiée le 3 août 2014
Steven Knight est l'homme qui avait réussi à casser l'image de gros dur de Jason Statham du moins le temps d'un film, pour son second long métrage il revient avec un huis clos original mais risqué. Ivan Locke est un homme droit, un père de famille, un travailleur émérite qui fait son boulot mieux que personne mais qui par fierté ou tout simplement pour ne pas ressembler à son père il prend le risque de tout perdre pour assumer une "erreur" et prend sa voiture pour aller jusqu'à celle-ci. Ce film est un pari osé qui ne plaira sans doute pas à tout le monde car l'histoire ne sort jamais de cette voiture et Tom Hardy qui est vraiment excellent est le seul acteur visible mais c'est un film qui aborde beaucoup de thèmes et lorsqu'un film aussi minimaliste arrive à nous captiver du début à la fin et surtout à ne pas nous ennuyer pour moi c'est une réussite.
L'originalité première de "Locke" se situe dans le lieu de l'action; un lieu unique puisqu'il s'agit de l'intèrieur d'une voiture. Cet exercice du huis clos est périlleux d'autant quand l'histoire se déroule intégralement dans une voiture avec un seul personnage et en temps réel. Dans ce cas là, le scénario se doit d'être solide. Malheureusement, l'intrigue de ce long métrage n'est pas à la hauteur. On suit les conversations soporifiques et inintéressantes d'un homme qui voit sa vie bouleversée par l'accouchement de sa maitresse.On se rend compte, au fur et à mesure de ces échanges téléphoniques, du vide brassé par ce film et de la panne d'inspiration du scénariste. Rien à redire sur la technique ni sur le jeu de Tom Hardy mais "Locke" manque clairement de fond.
Bel exercice de style, unique dans l'histoire du cinéma. Au début déroutant, le dispositif s'avère passionnant. Tom Hardy se révèle en outre grand acteur.
Une heure et demi dans l'habitacle d'une voiture, c'est un peu abusé, d'autant que le film ne se laisse pas porté par des dialogues passionnant mais plutôt par une succession d'appel téléphonique sans grand intérêt. Locke n'est pas réellement un thriller mais plutôt un monologue autoroutier. Un film pas vraiment prenant et même vite ennuyant de par sa conception et son suspens. Dommage car l'idée était là.
L'histoire banale d'un mec qui prend une décision dans sa vie qui aura des conséquences dans sa vie privée et professionnelle. Sauf que cette histoire filmée comme un huis-clos (une voiture, un acteur, un téléphone) est menée de main de maître avec un excellent acteur. L'intensité dramatique est à son paroxysme et si on s'identifie au personnage (ce que l'on ne manque pas de faire) : on ressent un terrible mal-être. Une tranche de vie. Mais un film très efficace dans le genre dramatique.
Avec ce film Steven Knight inaugure (en tout cas à ma connaissance) le road-movie en huis-clos où un chef de travaux voit sa vie basculer alors qu'il roule sur l'autoroute vers Londres pour assister à la naissance de son fils. Dans ce cadre très limité où seul Tom Hardy apparaît à l'écran et où ses partenaires sont réduits à l'état de voix au téléphone, le réalisateur et scénariste arrive à fournir une histoire (en temps réel) qui nous intrigue suffisamment pour nous tenir pendant une heure vingt-cinq. Elle doit beaucoup à l'interprétation de Hardy qui assit au volant n'a que son visage et ses mains pour exprimer les émotions et les différents états d'esprit de son personnage. Quand on repense ensuite à ce qu'on vient de voir on est presque étonné qu'une intrigue finalement aussi basique puisse à ce point se révéler passionnante et on réalise alors combien ce parti-pris de huis-clos est pour beaucoup dans la tension qui permet à l'histoire de fonctionner. On perçoit avec acuité la frustration de ce personnage qui bloqué dans sa voiture n'a que son téléphone et sa force de conviction pour régler à distance problèmes familiaux et professionnels. Devant notre écran en tant que spectateur on partage avec empathie son impuissance. Un film très basique dans son histoire, son décors et son unique acteur qui parvient à fournir un quasi thriller qui happe le spectateur uniquement par la force de son intrigue et de ces dialogues. Un tour de force cinématographique qui prouve qu'avec un bon scénario, un réalisateur habile et un acteur talentueux on n’a pas besoin de tonnes d'effets spéciaux pour pondre un film prenant. Un drame en huis-clos et sans temps mort qu'il serait dommage de rater.
Tom Hardy incarne avec talent un homme enfermé (Locke…d donc) dans sa vie comme dans ses convictions et son travail, perfectionniste, précis et pointilleux en tout point. Mais sa vie, à cause d'une nuit trop arrosée, échappe désormais à son contrôle. Alors qu'il travaille dans la construction d'immeubles, tout s'écroule autour de lui et il va tenter de tout remettre en ordre (...). On ne s'ennuie pas une seconde et le terme de "road movie" aura rarement été aussi bien illustré.
Locke c'est ce qui ressemble le plus à un travail de fin d'étude, à un petit délire d'étudiant sans budget, basé sur un scénario solide et un pote acteur absolument incroyable. Ca marche, on passe l'année, on obtient le diplôme mais les professeurs ont noté quelques bémols : floutage / mise au point sur la route, c'est bon une fois, pas 36, il manque un travail de mise en scène, filmer ce n'est pas seulement regarder l'histoire se dérouler, ce n'est pas seulement voir son personnage, c'est créer, faire passer des sensations, des émotions. On remercie BMW pour la bagnole parce que, la vérité, on a l'air de s'y sentir bien dans cette bagnole.
Le reste, c'est un alignement de dialogues vifs mais distants, ils communiquent des informations dont nous allons avoir besoin mais jamais ils ne nous emportent. On l'aime bien ce Locke même s'il est un peu rigide sur ses bases, mais il est trop artificiel pour qu'on y croit totalement, il est trop stéréotypé.
Tom Hardy est véritablement le bon choix pour tenir sur ses épaules un film entièrement dans une voiture pendant 80 minutes. Car Locke est un huit clos ou ce "héros" des temps moderne est dans sa voiture tout au long du film. La première question est logique : va t'on s'ennuyer vu qu'on va seulement voir un homme conduire pendant presque 1h30? La réponse est aussi catégorique que négative : non. Et pour plusieurs raisons : le charisme de l'acteur, le scénario assez intriguant dans le fait de découvrir l'histoire et les conséquences de ces choix au fur et à mesure; et grâce à une mise en scène sobre mais soignée. Locke est une petit ovni , un diamant brut , mais tel Buried avec Rayan Reynolds dans son cercueil, ce film nous prouve qu'un huit clos bien réalisé peut etre aussi interessant voir plus, qu'un gros blockbuster plein d’effets spéciaux.
Les critiques l'annonçaient comme exceptionnel, elles ne sont en rien mensongères. Huis-clos pur et dur puisque l'intégralité du film se passe au volant d'Ivan Locke (Tom Hardy), Locke est un thriller au suspense bien dosé qui apporte un peu de fraîcheur parmi les sorties ultra-conventionnelles de cette année. L'histoire est pourtant simple : pour la naissance de son fils, un homme prend ses responsabilités en main en plaquant travail et famille. Une histoire simple mais dont les répercussions suivent un déroulement dramatique sur les deux plans, ce qui suppose une bonne dextérité. De ce côté, Steven Knight remplit le pari en jonglant habilement entre les deux, via une réalisation fort habile. Tom Hardy, quant à lui, poursuit son bout de chemin vers la gloire en signant une nouvelle fois une jolie prestation.
Les épaules de Tom Hardy sont en bétons armés pour soutenir un film au casting aussi réduit que Locke. Seul et magnétique, l'acteur anglais réussit un véritable tour de force en interprétant ce responsable de chantier, enfermé dans sa voiture pour un trajet tardif et nécessaire qui fera basculer toute sa vie. Huit clos inspiré grâce à la caméra de Steven Knight (scénariste des promesses de l'ombre) qui donne à ce road trip nocturne une dimension presque spatiale. On entre de plein fouet dans ce voyage par coups de téléphone interposés, spectateur de cet homme guidé par ses convictions, prêt à assumer ses erreurs, aux prises avec ces démons, tentant de maintenir tant bien que mal toute sa vie au cours de ce trajet. Prenant, intense par moment, drôle parfois, porté par le formidable jeu d'acteur de Tom Hardy et les dialogues téléphoniques qui suffisent à rendre cette histoire touchante et intéressante, on reste attentif, comme des passagers fantomatiques délicieusement pris au piège de l'habitacle de cette voiture. Locke est une très bonne surprise, un film à saluer tant il parait difficile de le rendre si intéressant.