Mr. Turner
Note moyenne
3,1
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145 critiques spectateurs

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heathledgerdu62
heathledgerdu62

173 abonnés 1 613 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 janvier 2015
Un excellent biopic sur les derniers années sur William Turner. Un peu long , très beau . L'interpretation de Timothy Spall est sans faille . On découvre un homme attachant malgré ses vices et ses excès de colère. Poignant et émouvant.
leobis
leobis

71 abonnés 260 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 janvier 2015
Très belle mise en scène, les images sont sublimes et les décors très soignés, certains plans sont de vrais tableaux. Cependant le personnage n'est pas très attachant malgré le talent de Timothy Spall. Le film est un éclairage très intéressant sur ce peintre anglais de génie, on peut regretter que le mystère de la création n'est pas été évoqué.
Michel C.

369 abonnés 1 798 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 20 octobre 2018
Du bon et du moins bon... quelques belles lumières et des atmosphères de18ème S bien rendues. Par contre des longueurs - c'en est pénible !De plus les râles incessants de "Turner" deviennent vite lassants, la scène où pris de pulsion il saute sur la première "femme" à sa portée, fait plus penser à un animal qu'autre chose. Globalement terne et ennuyeux !! **
Christian Wacrenier
Christian Wacrenier

24 abonnés 33 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 décembre 2014
Quelques paysages sublimes à vous faire exclamer "Ô que c'est beau!"... Une tentative appliquée de trouver au cinéma un équivalent de l'émotion picturale... Des costumes d'époque... Des reconstitutions au cordeau... Un ennui à faire bailler les corneilles!
Mais surtout un sublime acteur qui réussit parfaitement à rendre insupportable cet éléphant-man grognon et méchant censé représenter le peintre. Parce que ce film est, en moins réussi, moins puissant, moins fort, Elephant-man! Comment sous l'apparence hideuse d'un "crapaud" vit un prince!
Ceux qui aiment Turner resteront sur leur faim, ceux qui ne sont pas fans de ses ciels brouillés, ne seront pas convertis. Les cinéphiles pour se consoler courront revoir le Van Gogh de Pialat!
Fabien S.

686 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 septembre 2017
Un chef d'oeuvre. J'ai pu le découvrir au cinéma en 2014. Il m'a vraiment impressionné. Une bonne narration. Une belle interprétation de Timothy Spall . Une bonne reconstruction de l'époque.
Fabien Sorrant
Fabien Sorrant

82 abonnés 2 041 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 juillet 2025
Un très beau biopic sur . Turner le peintre impressionniste de la lumière incarné par Timothy Spall.
Luc H.
Luc H.

31 abonnés 457 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 décembre 2014
Aujourd’hui, je décide de vous présenter et de critiquer le biopic basé sur l’histoire du peintre Mr. Turner. Ce film réalisé par Mike Leigh l’histoire du peintre Joseph Mallord William Turner (Timothy Spall), peintre britannique, sur ses 25 dernières années de vie. Le réalisateur dans ce film a différent but : faire découvrir la vie d’un peintre qui peut être inconnu pour de nombreuses personnes, ou encore nous faire sentir un sentiment de pitié envers le peintre et une haine envers les personnes qui ont critiqués ses œuvres. Le début fera croire au spectateur que le film est difficile mais on entrera très facilement en contact avec les personnages par la suite.
Le film met donc en scène les 25 dernières années de vie du peintre J.M.W Turner ayant vécu de 1775 à 1851. Il vie en compagnie de son père, William Turner, (Paul Jesson) qui l’aide dans la préparation de ses œuvres, et de sa gouvernante, Hannah Danby (Dorothy Atkinson). Cependant, à la mort de son père, J.M.W Turner s’isole jusqu’à sa rencontre avec Sophia Booth (Marion Bailey).
Dans ce film, on peut noter que tous les personnages semblent avoir leur importance, rien n’est laissé au hasard. Le réalisateur n’hésitera pas à les présenter en détail. Timothy Spall qui incarne notre héros a un jeu d’acteur juste quoique peu convaincant dans certaines scène, comme au début dans ses premières réplique quand il rentre chez lui. (Voir le film en VO). Cependant, chaque comportement et chaque costume donne une information sur les personnages. Un point positif car le spectateur n’aura pas beaucoup de questions à se poser sur l’ensemble d’entre eux. Les expressions que donnent les acteurs aux personnages donnent également de nombreuses informations sur leurs sentiments dans le film. Ces informations sont données de façon simple et efficaces : le jeu du regard, que la caméra valorise et met en valeur dans le film. C’est ainsi que l’on peut deviner ce que pensent les personnages. Les acteurs entrent donc facilement dans la peau de leur personnage, le directeur casting et le réalisateur ont donc fait de bons choix.

La musique de fond dans un film est très importante, on le sait. Celle-ci permet de donner un sentiment au spectateur, une ambiance. Dans ce film, elle répond bien aux critères, mais elle est trop souvent répétitive à l’oreille. La musique est mise en valeur dans les scènes où le peintre se promène dans la nature (donc la musique est souvent la même, et répétitive à l’oreille). Si vous êtes vraiment concentré dans l’histoire, et non sur le reste, vous ne remarquerez pas qu’il y a de nombreuses autres musiques dans ce film. Cependant, le choix des instruments est correct et s’allient bien à la fois avec la nature, mais aussi avec la ville, selon le lieu où se trouve la scène. Cela compense donc le fait qu’elle soit « répétitive ». Mais au final, la musique reste agréable à écouter.

La partie la plus valorisante du film, le choix des paysages. Nous découvrons certaines scènes où notre peintre part dans la nature pour s’inspirer. Le réalisateur nous permet de faire découvrir les paysages comme si c’était le peintre qui le découvrait (notamment grâce aux différents points de vus de la caméra). Quand nous découvrons la nature, c’est en quelque sorte un moment de pose car le reste du temps dans le film, nous sommes en ville, nous changeons beaucoup d’endroits, impossible de se poser (à savoir que le film a une durée de 2h30). On peut rallier la nature avec la musique de fond qu’on entend si souvent, car à chaque fois que l’on écoute cette dernière, on peut la comparer à une sonnerie qui annonce ce fameux moment de détente. Pour ne pas lasser le spectateur, voilà un bon moyen de reprendre son souffle. La nature représente également la lumière par rapport aux rues sombres de Londres. Cela l’est également pour le peintre (étant malade, ce dernier souhaite continuer à bouger et à respirer l’air pur).
La durée du film est longue, mais on ne voit pas le temps passer, preuve que le film est captivant. On finit quand même par décrocher à la fin mais on peut prévoir à l’avance quand on s’approche de la fin (ici, lorsque Turner tombe gravement malade).
Les caméras ne sont pas seulement braquées sur le peintre, effectivement, elles le sont également : dans la nature, comme il a déjà été expliqué tout à l’heure, et surtout sur les tableaux (nous avons failli les oublier celles-là). Comme lorsque nous sommes dans la nature, nous découvrons les tableaux au même moment que ceux qui rendent visite à Mr. Turner pour voir sa salle de peintures. Le spectateur peut donc, s’il le souhaite, analyser et approfondir sa vision des tableaux, après une première vue rapide. Les caméras n’offrent aucuns points de vue inutiles, comme la personnalité des personnages, rien n’est laissé au hasard.
Pour finir, analysons les décors : dans ce film, il s’agit d’une bonne reconstitution de Londres. Le réalisateur fera un sorte d’hommage à l’arrivée de l’appareil photo (et donc une découverte également pour Turner).

Ce film doit être vu absolument par les cinéphiles (et les autres bien sûr) car cette œuvre finira comme un classique du genre du biopic. Je déconseille cependant ce film aux enfants qui n’y comprendront certainement rien. Pour les enfants, ce film est un ennui mais pour les adultes, ce film et une merveille.
Nathalie P
Nathalie P

14 abonnés 15 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 décembre 2014
Une belle image avec une lumière sublime, comme ses tableaux. L'acteur a été primé ? mais il en fait trop je pense... Comme Daniel Day Lewis pour Lincoln... Too much. On ne retrouve pas le mordant de la peinture sociale que Mike Leigh fait si bien ( je suis très fan de Secrets and Lies ).Un parallèle évident entre Turner qui observe les gens, les écoute pour en tirer son inspiration et Mile Leigh qui fait de même dans ses films. Bien mais pas au point d'y mettre la note maximale... Beaucoup de longueurs, des personnes sont sortis de la salle avant la fin...
Septième Sens
Septième Sens

99 abonnés 762 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 décembre 2014
« Le Soleil, c’est Dieu » ont été les dernières paroles prononcées par le peintre William Turner. Ce précurseur de l’impressionnisme du XIXème vivait pour la lumière et la retranscrivait brillement sur ses toiles. Aujourd’hui, c’est Mike Leigh qui reproduit sur pellicule le portrait de cet artiste pas comme les autres.

Le cinéaste britannique conçoit son fil comme un tableau. La lumière qu’il incorpore donne à son œuvre des teintes chaudes et bienveillantes. Telle une toile impressionniste, Mr Turner se laisse découvrir par petites touches. Car en deux heures et trente minutes, le public a le temps d’appréhender tous les détails qui composent ce portrait. Plus le film progresse, plus nous arrivons à cerner ce personnage, plus complexe qu’il n’y paraît.

Prix d’interprétation au dernier Festival de Cannes, Timothy Spall est énorme (dans tous les sens du terme) dans son rôle de peintre ronchon. Poussant constamment des bruits de bête pour communiquer, cet homme est finalement aussi calme que la Tamise qu’il peint, sensible que le contact de son pinceau sur une fresque. La critique de l’establishment lui fait profondément de mal, et l’avenir quant à la photographie l’inquiète.

Mike Leigh est un réalisateur qui prend son temps pour filmer ses personnages, nous l’avions bien vu dans son précédent film Another Year. C’est ici la critique qu’on peut faire à Mr Turner : très beau, mais aussi très lent. Un brin trop classique, ce film en costume recèle néanmoins de séquences puissantes. Et comment enfin ne pas s’émerveiller devant de tels paysages, magnifiés par un art pictural qu’il était temps de retrouver au cinéma.
peter W.
peter W.

56 abonnés 1 137 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 mars 2018
On se laisse porter par la beauté des images, le jeu des acteurs et une réalisation de grande classe, superbe. Ensuite il est vrai que le réalisateur ne prend pas beaucoup de risque pour creuser la pensée du peintre. Aux moments où l'on croit que le héros va se découvrir le réalisateur s'esquive. Avec un certain talent puisqu' il y garde toujours un petit suspense mais il laisse aussi un petit blanc sur la toile.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 7 décembre 2014
Un film intéressant mais qui manque un peu de rythme. Thimoty Spall est excellent dans le rôle. Le réalisateur montre bien l'approche contemplative du peintre envers la nature et sa frénésie pour la représenter.
Florie
Florie

35 abonnés 109 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 décembre 2014
Magnifique travail de photographie, qui permet de soutenir esthétiquement ce film qui se traîne trop souvent en longueurs. Pas de chance, l'homme derrière le peintre est loin d'être sympathique et la société dans laquelle il évolue n'inspire souvent que pitié ou compassion (scène sur le climat le plus adapté aux groseilles à maquereau). Le scénario manque aussi de clarté et de rythme mais dans l'ensemble, ce film est un beau portrait quoique sans concession, d'un homme et d'une époque.
Chaîne 42
Chaîne 42

221 abonnés 3 553 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 octobre 2018
Voici un film un peu difficile à noter tant il propose en excellence mais avec de vrais mauvais choix. La longueur du film en est le principal, c'est entre 40 minutes et 1 heure de trop sur ce film pour ce qu'il propose. C'est un vrai préjudice impossible de rester extatique devant aussi peu de contenu informatifs. On s'attache presque exclusivement au caractère de Turner alors que celui-ci peut être cerné en 15 minutes et n'évolue que très peu; on peut facilement croire que ceux qui l'on noté au-delà de 4 ne sont pas très honnêtes, ils n'ont pas noté la globalité du film. Nonobstant la note moyenne me parait juste car c'est vraiment une moyenne du film de 4.5 pour 1/3 du film, 3 pour les redondances 1/3 et du 2 pour les longueurs injustifiées et le mauvais goût de certaines scènes 1/3. Oui c'est excellent pour le tableau des peintres et de la période, la place de Turner, le récit de sa vie ; il fallait juste y ajouter un temps comparable entrecoupé et plus posé avec délicatesse sur ses compositions (avec un peu plus de couleurs et sans ses grognements) et le film aurait été abouti. Au lieu de cela on a de nombreux détails inintéressants et parfois crus accompagné de tousseries et grognements à caractère sombre qui ne reflète rien de son inspiration, de son traitement de la lumière ; l'aspect lourd, pesant, maladif de sa silhouette est amplifiée à l'excès. Pas de demi-mesure c'est une vraie faute de goût d'avoir ajouté autant de couches sur une seul toile, la peinture / le film en est bien compromis de près ou de loin l'effet est au final décevant, mal proportionné. Décevant car ce qui promet beaucoup peu aussi décevoir un peu trop.
Le Blog Du Cinéma
Le Blog Du Cinéma

121 abonnés 300 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 décembre 2014
(...) Commençons par le commencement, par la principale force à soutenir le projet, à savoir le rôle éponyme confié à un Timothy Spall
au meilleur de son charisme atypique, au point qu’il lui valut le prix d’interprétation masculine au dernier festival de Cannes. S’il y a quelque chose de sincèrement touchant à voir ce comédien, excellant d’ordinaire dans les second rôles, occuper le haut de l’affiche grâce à sa bouille et ses manières d’ours mal léché; son jeu ne suffit pourtant pas à maintenir l’intérêt du public pendant deux heures et demie. Il faut dire que le décalage entre le comportement rustre de l’artiste, et celui de ses contemporains flegmatiques et distingués ne suscite la curiosité que lors de la première demi-heure du film puisque l’idée et la mise en scène qui la porte tournent rapidement à vide. On peut expliquer cet essoufflement par le choix déconcertant de Leigh pour l’enchaînement des scènes, et plus généralement par la période durant laquelle se déroule le script, puisqu’on découvre Turner à cinquante ans et qu’il mourra vingt ans plus tard sans qu’on est senti une réelle évolution, ni un approfondissement du personnage pendant ses deux décennies.

À en croire son étymon grec, le terme cinématographe signifie « écriture par le mouvement ». Si écriture il y a, alors Mr Turner souffre de sérieux problèmes de syntaxe. Les scènes doivent s’enchaîner comme autant de phrases, et doivent ainsi posséder une ponctuation perceptible par le spectateur, afin que celui-ci comprenne le sens global de l’histoire qui lui est racontée. Or, nous avons ici affaire à une succession de scènes bien exécutées et parfois surprenantes quand on envisage leur réalité passée, mais qui ne donne à aucun moment l’impression de former un ensemble doté de sens, ou d’un parti pris de cinéaste qui pourrait rester dans nos mémoires. Le réalisateur britannique veut traiter des divers aspects de l’homme, peut-être dans le but d’opposer ou d’associer ses démons intérieurs et ses contradictions, mais je n’ai personnellement jamais su quel motif ou quelle réplique associer à son contraire ou à sa réponse différée d’une scène à l’autre, et je n’ai vu dans la deuxième moitié qu’un pénible montage alterné entre un événement fort et un autre plus anecdotique, qui ne détournait jamais les termes posés dans la première heure. À une scène dans l’atelier de l’artiste succède une scène avec la famille qu’il délaisse, à un dialogue avec des dandys dans un salon victorien succède un dialogue dans une cuisine modeste avec la veuve dont il tombe amoureux…on enchaîne les informations sur la vie de Sir William mais on en rate beaucoup au passage car on ne peut s’attarder sur aucun lieu, se concentrer sur aucun enjeu.

C’est d’ailleurs quand j’ai remarqué que je n’arrivais à saisir aucun enjeu, que je me suis rendu compte que quelque chose n’allait pas dans le scénario. Et je ne comprends pas pourquoi Mike Leigh n’a pas choisi un sujet plus précisément parmi les nombreux abordés en deux heures trente, et l’optique qui le mettrait en lumières, quitte à repenser l’enchaînement et la temporalité des événements. Par exemple, pourquoi n’a-t-il développé l’intérêt que portait le peintre pour les nouvelles technologies de son temps ? Le film évoque un mélange intéressant entre enthousiasme et méfiance au sujet de la photographie, qui n’en était alors qu’à ses balbutiements et qui se développera après sa mort; l’oeuvre de l’artiste était-elle donc au tournant de deux époques ? Cherchait-il à tracer un lien entre tradition et modernité dans l’art ? On est tenté de le croire en repensant à ses deux tableaux les plus connus « Le dernier voyage du téméraire » et « Pluie, vapeur et vitesse »; mais là encore l’élaboration de ces chefs-d’œuvres ne donnent lieu qu’à une deux ou scènes, ou quelques indices glissés entre deux phrases ou deux images; mais ne se présentent pas clairement comme la raison d’être du génie expressionniste (...

Retrouvez l'intégralité de notre avis à propos de Mr Turner, sur Le Blog du Cinéma
Gouchou
Gouchou

30 abonnés 304 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 janvier 2016
Une plongée dans les milieux intellectuels et artistiques de l’Angleterre de la fin du XVIIIème siècle voici ce que nous propose le biopic sur la vie de J.M.W Turner. Ce célèbre peintre anglais excentrique et d’un talent infini a donc lui aussi eu le droit à son propre film. Durant plus de deux heures, le réalisateur Mike Leigh nous invite à suivre la vie de ce peintre, entre succès et railleries, qui a fini sa vie reclus auprès d’une veuve dont il était tombé amoureux.

Lorsque le film commence, on retrouve J.M.W Turner déjà au sommet de sa gloire. Il appartient à la prestigieuse Royal Academy of Arts, fréquente des aristocrates et voyage à travers l’Europe. Malgré ce succès, l’homme reste un marginal extrêmement proche de son père et n’ayant aucun intérêt pour sa femme et encore moins pour ses deux filles avec qui il ne vit même plus. Son univers se compose uniquement de sa maison, son père et sa bonne. Alors qu’il a bien du mal à dépasser le chagrin causé par la mort de son père, J.M.W Turner doit aussi faire face aux critiques du public qui ne comprend pas ses toiles. Pour échapper à sa détresse émotionnelle et aux sarcasmes de Londres, le peintre trouve refuge dans une auberge tenue par une certaine Mme Booth. Il tombe alors sous le charme de la femme.

Des costumes magnifiques, des décors naturels et verdoyants comme seul l’Angleterre peut en fournir, Mr Turner est un film dont chaque image a été particulièrement travaillée. On se croirait littéralement au XVIIIème siècle. Pour ajouter à l’authenticité de ce film, on observe également comment était fabriqué les couleurs qui servaient aux artistes. Ce long métrage est comme un tableau en mouvement tentant de nous plonger dans un monde disparu. On découvre une Angleterre sauvage mais où la présence de l’homme commence à se faire fortement sentir que ce soit avec l’arrivée des bateaux à vapeur ou encore des chemins de fer. Pour incarner J.M.W Turner qui d’autre que le formidable Timothy Spall ?Irrésistible dans ce rôle l’acteur est comme possédé par l’esprit du peintre. Tous les acteurs jouent avec une exactitude incroyable.

Si ce film comporte de nombreux points positifs, il est toutefois beaucoup trop long à mon goût. La deuxième heure de film tourne en rond et ne va pas à l’essentiel, du coup on est de moins en moins concentré et cela nuit au film lui-même. Il aurait été beaucoup plus simple et plus accrocheur de couper au moins 30 minutes.
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