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stans007
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3,0
Publiée le 26 mars 2021
De bonnes idées de mise en scène dans ce film assez racoleur se référant non sans fatuité à Euripide : « Celui qu’il veut détruire, Dieu le rend fou. » Le scénario est original mais parfaitement prévisible et invraisemblable : un journaliste intègre un hôpital psychiatrique pour enquêter sur un crime. On y voit des filles de revue tricoter, des fous décrits de manière simpliste délirer sur la guerre de sécession, le racisme, le Ku-Klux-Klan… Principalement tourné en NB avec appel à la couleur pour certaines séquences.
Film noir plein de folie et de fureur. Beaucoup moins "bien-pensant" que 'Vol au dessus d'un nid de coucous', cette exploration de l'univers du confinement psychiatrique cristallise par des allégories étonnantes et audacieuses la mauvaise conscience des États-Unis (et par extension de la nature humaine): puritanisme, ségrégation racial, corruption... Au bout du compte le héros, un journaliste d'investigation plutôt cynique deviendra lui même aliéné. Un film tellement riche de sens qu'il gagne à être revu. Grand admirateur de Fuller, Scorcese a dû puiser dans la noirceur de ce grand film halluciné une bonne partie de son inspiration pour réalisé le vénéneux 'Shutter Island'. En revanche, par rapport au film de Milos Forman, Shock Corridor perd un peu en émotion ce qu'il gagne en images percutantes, mais c'est justement la marque de fabrique de Fuller et ce qui manque souvent aux films actuellement.
Un journaliste se fait interner afin d' enquêter sur les méthodes de choc des hôpitaux. Samuel Fuller dénonce les institutions psychiatriques de son pays dans ce classique méconnu tourné en noir et blanc avec des inserts de scènes en couleur, réalisé plusieurs années avant Vol au-dessus d'un nid de coucous. Comme déclarait Scorcese, fan du film: à l'époque, c'est toute l'Amérique qui était aliénée, et le film en fait la démonstration.
Je n'ai pas été transcendé par ce film. Donc je n'irais pas crié au chef-d’œuvre. Il faut admettre ses qualités. Tout est très clair sans maladresse. Ca doit être la folie qui transpire de ce film qui me met dans un état un peu perdue. Ce qui ne m'a pas empêché de trouver l'histoire terrible et les différentes performances impressionnantes.
L'un des chefs-d'oeuvre de Fuller et l'un des films les plus originaux du cinéma américain de l'époque, véritable transition vers l'époque des francs-tireurs des années 60-70. L'on pense à "Vol au-dessus d'un nid de coucou", mais les 2 films sont bien différents, car si l'oeuvre de Forman se veut plutôt une dénonciation du système psychiatrique, ici la priorité de Fuller est de dénoncer rien moins que les tares américaines de son temps à travers la métaphore de l'asile. Le style n'est pas réaliste, mais baroque, voire délirant : Fuller innove, mélange noir et blanc et couleur, fait appel à une photographie hyper contrastée de Stanley Cortez (le chef opérateur des films d'O. Welles), avec des blancs incroyablement agressifs, des gros plans saisissants, un montage saccadé et un travail sonore constamment surprenant (voir les vocalises de Pagliacci notamment
Le réalisateur ose tout, jusqu'à déguiser un personnage noir, victime du racisme, en membre du Ku Klux Klan, ou un brillant physicien nucléaire en enfant de 6 ans. Comme toujours chez Fuller, une approche anti-conventionnelle prime, afin de donner plus de poids à la dénonciation. Si l'intrigue est secondaire, la construction du film, intelligente avec ces focus successifs sur les trois témoins, ménage tout de même une certaine tension, et la folie progressive du personnage est bien rendue notamment par l'utilisation de la voix off, qui accentue le sentiment de schizophrénie. Au final, ce n'est pas tant la fréquentation des aliénés qui entraîne le personnage vers la folie, mais plutôt ce voyage au cœur de la folie américaine. Le film se veut ainsi plus symbolique que purement crédible. Enfin, il convient de souligner, au milieu de cette folie furieuse, le personnage très émouvant de Cathy, encore un magnifique personnage de femme de la part de ce cinéaste chantre de la brutalité masculine.
Le chef d'oeuvre ultime de samuel fuller .L un des plus grand film de tout les temps.Fuller ce sert d un scenario deja incroyable pour bien plus etendre son sujet .Le film fait l effet d une bombe ,d'une dureté incroyable et en meme temps d une magnifique bauté .
Un film extraordinaires. Honnêtement je suis vraiment surprise de la qualité de Shock Corridor. Les acteurs et leur prestation, l'utilisation de séquences en couleur pour illustrer leurs cauchemars. Pour un film de 1963, il est vraiment actuel dans ses propos, il pourrait tout aussi bien avoir été réalisé la semaine dernière (quoi que, la qualité en aurait surement été moindre).
"Celui qu'il veut détruire, Dieu le rend fou." C'est par cette citation que s'ouvre Shock Corridor, un film retraçant l'enquête d'un journaliste d'investigation qui monte un stratagème pour se faire interner dans un hôpital psychiatrique où s'est déroulé un meurtre. Alors qu'il se trouve confronté à des patients souffrant de réels troubles mentaux, on le voit petit à petit perdre pied avec la réalité. Un film assez froidcet violent qui n'hésite pas à aborder des thèmes douloureux pour la société américaine de l'époque, tels que la Guerre Froide, la bombe atomique, les traumatismes de guerre et la ségrégation raciale, qui se retrouvent mêlés à la folie des personnages de manière particulièrement habile.
Samuel Fuller est peut-être le metteur en scène pré-New Hollywood le plus sulfureux. N'hésitant pas à tordre les stéréotypes du cinéma classique des années 50 (le couple parfait, la société idyllique), Fuller a marqué d'une pierre blanche l'histoire du cinéma américain. Et avec "Shock Corridor", le metteur en scène signe un de ses plus grands films. Prenant à bras le corps une intrigue passe-partout (un journaliste se fait interner pour résoudre un meurtre qui a eu lieu dans ce même hôpital), Fuller aborde des thèmes graves pour l'époque: chasse aux sorcières, antipsychiatrie et ambiance ultra-disciplinaire, le film sent la poudre, secoue et choque. Un film impressionnant.
Shock Corridor est un super film traitant de la folie. L'univers de l'asile de fou est assez bien représenté et la grande force du film est ces personnages qui sont tous trés bien reussi. Le scénario est vraiment pas mal et fait penser un film sorti cette année qui n'est autre que l'excellent "Shutter Island". Malheureusement et c'est pour cela que je met pas la note maximum car l'intrigue est trés prévisible et sans surprise, mais ce n'est pas ce qu'on retient de ce film. Un film excellent sur la psychiatrie, cependant inférieur scénaristiquement que "Shutter Island" et inférieur à "Vol au dessus d'un nid de coucou" dans son immersion dans la folie.
Je ne pensais pas mettre 4 étoiles au bout de cinquante minutes de film. Je le trouvais interessant certes, avec des moments forts mais aussi parfois lourds. Mais passé ces deux tiers de film efficaces, le reste est absolument prenant : L'entrée du heros dans la folie, avec un suspense omniprésent. Les acteurs sont parfaits, les personnages sont touchants par leur histoire et la fin excellente. Film desespéré qui fait beaucoup reflechir par son sujet realiste.
Le film n'est pas mauvais, mais il est décevant, la première scène ridicule du strip-tease donne le ton. Je m'attendais à un gros film psychologique mais il n'en est rien, alors certes il y a quelques éléments intéressants comme le point de vu formel qui est réussi ou encore la folie des personnages qui est bien présente avec un casting convaincant "Peter Breck" notamment dans son rôle de journaliste qui devient de plus en plus fou suite aux nombreuses expériences qui subies. Le reste est très décevant, déjà y a trop de bavardages inutiles, puis on découvre le pot aux roses très rapidement, on se doute que le journaliste n'en sortira pas indemne, de plus la gestion de l'enquête fait "artificielle" elle n'intéresse ni le spectateur ni les personnages et le déroulé est bien trop linéaire. Concernant la fin elle n'est pas crédible, bref une déception, on est loin d'un chef d'œuvre comme "vol au dessus d'un nid de coucou".