En mars 1999, Christian, le père du réalisateur se suicide en ingérant des pesticides. Il était agriculteur et avait 45 ans. Acculé par des dettes, menacé de faillite, épuisé par cette vie de dure labeur, Christian va craquer et abandonner femme et enfant. Chaque année, on estime entre 400 & 800 agriculteurs qui se donnent la mort dans l’indifférence la plus totale.
C’est en réalisant ce triste constat que le réalisateur Édouard Bergeon (Rural - 2026) décide de réaliser ce documentaire. 10 ans après la mort de son père, des centaines d’agriculteurs français continuent de se battre jusqu’au bout pour conserver coûte que coûte leur exploitation, mais la crise est rude dans le monde agricole et rien n’y personne ne semble avoir réussi à trouver LA solution pour les en sortir. Ce film leur est dédié.
Les Fils de la terre (2011), c’est une immersion sans fard et brut de décoffrage dans le monde rural et le milieu agricole, on y fait la rencontre de Sébastien, 38 ans, éleveur dans le Lot. Endetté à hauteur de 500 000€, incapable de payer ni les banques, ni les fournisseurs, il s’échine à travailler 15 heures par jour et ce, sans le moindre jour de vacance. Quel avenir peut espérer Sébastien qui, avec sa compagne, s’apprête à voir leur famille s’agrandir ?
Le réalisateur a filmé pendant plus d’un an le combat quotidien de Sébastien et sa famille, entre espoirs et déceptions. Le film vous prend aux tripes et met en lumière (comme rarement un documentaire n’aura su le faire) la détresse des agriculteurs.
Edouard Bergeon, a réalisé ce documentaire en 2013, en suivant pendant un an une famille d’agriculteurs en très grande difficulté à Figeac dans le Lot. Une histoire qui s’apparente à celle de son père agriculteur qui s’est suicidé. Il avait 16 ans. Ce documentaire est absolument poignant, d’une authenticité parfois incroyable, d’autant plus riche dans sa formulation cinématographique qu’il va nourrir six ans plus tard le film que réalisera Edouard Bergeon. « Au nom de la Terre ». Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com