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Un visiteur
2,0
Publiée le 20 décembre 2015
3D inutile et degrade les décors qui sont sublimes. les acteurs jouent très mal....et les '' décès'' des alpinistes sont pitoyables ...un manque se respect pour les vraies alpinistes ayant vécus ce drame...
bref très déçue je m'attendais à vraiment mieux...
Avec une telle bande-annonce (il faut avouer que dans le style « aguicheur », elle vaut son pesant de cacahouètes !), j’étais parti pour voir un film d’action/catastrophe décomplexé et spectaculaire ; mais qu’elle surprise de découvrir que "Everest" était finalement bien loin d’un "Vetrtical Limit" ou même d’un "Cliffhanger"…et la surprise n’en fut que plus agréable ! En effet, basé sur une histoire vrai, "Everest" est avant tout le récit d’exploits d’hommes et de femmes éprouvant une attraction irrésistible pour l’extrême et dont la détermination pourrait déplacent des montagnes (désolé mais le jeu de mot n’était pas réellement recherché !). Et suite à un terrible évènement imprévu, cet exploit va tourner au cauchemar pour devenir un cinglant drame humain. Et oui, ici nous avons à faire à un film réaliste : point de super-héros capables de réaliser l’impossible, juste mais des Monsieurs-tout-le-monde souhaitant tester leurs limites au travers de la poursuite d’un rêve. Dans cette volonté de réalisme, le réalisateur s’attarde énormément sur le lieu de l’action, nous proposant de magnifiques plans des montagnes népalaises (à ce titre, je dis bravo pour la mise en scène car, lors de certains passages, il est extrêmement difficile même pour un œil avisé de deviner si on voit à l’écran un décor naturel ou une reconstitution dans les studios de Pinewood : du très bon travail !!) ; ainsi que sur la préparation de cette fantastique expédition (presque les ¾ du film !) : avec une précision quasi-documentaire, Baltasar Kormákur nous décrit les intensifs préparatifs obligatoires par lesquels les alpinistes doivent passer afin d’acclimater leurs corps aux conditions extrêmes et hostiles du lieu où ils se trouvent. Et cette longue exposition permet en même temps au spectateur de s’acclimater au contexte du récit afin d’être préparé pour se qui va suivre ensuite : le procédé marche incroyablement bien car, après avoir fait connaissance avec les protagonistes et découvert leur personnalité, on ne peut que rester attentif à leur incroyables ascension ainsi qu’aux péripéties qu’ils vont subir ensuite. On parvient à être beaucoup plus impliqué et à avoir bien plus d’empathie pour ces alpinistes coincés dans la fureur de mère nature que l’on a pu en avoir pour la pauvre petite Sandra Bullock seule dans le vide spatial de "Gravity" ou pour le pompier Nicolas Cage prisonnier de moults débris dans "World Trade Center". Et on pourra dire ce que l’on veut, mais l’empathie, dans ce genre de film, c’est absolument primordial (combien de films se sont vus considérés comme plats et vides uniquement parce qu’on se foutait de ce qu’il pouvait arriver à leurs personnages ?!) Alors certains diront certainement que Hollywood aura encore frappé en poussant à mort le côté pathos du film…dans certains cas je suis d’accord car le pathos y est plus poussif que de raison, mais ici rien de tel n’est reprochable : sincèrement je mets au défi quiconque de ne pas balbutier un « je t’aime » désespéré à sa femme enceinte au téléphone quand on sait qu’on va forcément y rester, sans aucun espoir de pouvoir voir un jour son enfant…je prends les paris !! Rajoutons que le casting trois étoiles tient parfaitement ses promesses et que tous les acteurs sont vraiment bons et justes, avec une préférence personnelle pour le personnage interprété par Josh Brolin qui est une incroyable incarnation vivante de l’expression « la volonté de vivre ». Bilan : "Everest" est un grand spectacle très immersif, prenant et poignant : tout y est réuni pour passer un excellent moment dans une salle obscure. Finalement, le seul reproche qu’on pourrait lui donner est de ne pas avoir plus insisté sur le fait que ce drame est aussi survenu à cause d’un certain tourisme de luxe (vive le commercial !) exploitant l’envie humaine de se confronter aux sites plus inhospitaliers de la planète (dès le départ de l’expédition, on souligne que le circuit menant au sommet est saturé par toutes les différents tours : il aurait été très intéressant que l’on s’attarde sur la part de responsabilité plus que probable de ce problème)...mais bon : je chipote ^^.
Alors là j'ai beau réfléchir je ne comprends pas les critiques négatives pour ce film!..Je n'y ai presque pas vu de défaut. On ne s'ennuie jamais! On est vraiment plongé dans l'aventure du début à la fin!..Les décors, bien qu'ils ne soient pas tous naturels, sont majestueux et le rendu en 3D est super! Le casting est PARFAIT! en particulier Jason Clarke <3 qui une fois encore m'a bluffé par son talent!.. Je vous conseille donc fortement de vivre vous aussi l'aventure!
Un bon film montrant les dangers de la nature qui s'abat sur les hommes. Le film est ici divisé en deux parties. La première partie est la connaissance des protagonistes, la préparation pour l'ascension et l'ascension elle-même. Cela traîne un peu par longueur et se suit sans grand intérêt. La seconde partie est beaucoup plus intéressante, dynamique et dangereuse. Les tempêtes font rage et la météo passe comme une faucheuse. Les expéditeurs essaient de survivre tant bien que mal, et on ne peut que frissonner en imaginant comment leurs corps peuvent supporter une température aussi basse. Il faut avoir beaucoup de courage et de volonté pour s'en sortir, et cela ne suffit malheureusement pas parfois. Les paysages sont à la fois jolis et menaçants. Les jeux d'acteurs sont très bons. On est d'autant plus impressionné et horrifié d'apprendre que c'est une histoire vraie. Bon petit bémol, l'histoire part un peu trop dans les clichés américains de temps en temps mais le principal est que c'est un film catastrophe réussi.
En donnant à son film le nom de la montagne, le réalisateur fait de cette dernière le personnage-somme auquel vont tenter de se mesurer une série d’hommes privés d’idéal et aveuglés par le dépassement de soi ; ainsi, Everest s’affirme non pas tant comme un divertissement à grand spectacle, mais davantage comme une œuvre technique qui vire progressivement à l’élégie humaine. Les corps des alpinistes, d’abord mis en avant lors des réunions en raison de leurs convictions inébranlables et de leurs pulls colorés, finissent par se confondre les uns avec les autres, puis par fusionner avec l’environnement naturel : plaqués au sol, ils ressemblent à des formations rocheuses, sont engloutis par la montagne qui n’a que faire des appels au secours d’un mari aimant et futur père de famille. Dès lors, le film délaisse l’action pour interroger la notion de foi : quelle croyance poussent ces hommes et ces femmes à risquer leur vie pour toucher du doigt le sommet du monde ? À leur demander, ce n’est pas plus clair, tout s’embrouille. Ce que l’on retient, c’est l’envie de quitter le monde, de s’affranchir d’une société dans laquelle ils ne se retrouvent pas ; la violence que leur inflige la montagne se transforme alors en puissance cathartique destinée à creuser leurs failles, à ouvrir des gouffres dans leur identité afin de renaître. Le blanc des espaces arpentés traduit la fontaine de pureté que symbolise l’Everest : on vient s’y ressourcer en y laissant sa famille, en acceptant son égoïsme et aussitôt sa profonde solitude existentielle. Pourtant, ce lieu de renaissance à soi devient un espace de raccord au réel : les idées se clarifient, les êtres aimés reprennent la place qui leur est dû. Il est parfois trop tard, mais qu’importe. Le film traite d’une passion individuelle perçue comme don et deuil de soi, comme renaissance. Ceux qui en reviennent en vie ne sont plus les mêmes, ils rapportent avec eux non pas tant une photographie de leur exploit qu’une âme neuve et retaillée pour accueillir en elle tout l’amour dont ils furent privés là-haut. Everest s’entoure d’une galerie d’acteurs célèbres pour mieux la disloquer, l’égrainer au fil des coups du sort, la mêler aux autres, aux visages inconnus. L’anonymat est le maître mot de l’ascension, la médaille qui vient en récompenser l’exploit. Une œuvre éprouvante et impressionnante, aussi pénible et périlleuse que l’agonie des alpinistes à l’écran.
J'ai trouvé ce film assez moyen. Les 45 dernières minutes sont très bien, quand la tempête est là et la fin est très émouvante. Cependant, la première partie du film, pendant plus d'une heure donc, on s'ennuie vraiment, rien de palpitant ni de spectaculaire. Pour le palpitant et le spectaculaire il faut attendre la dernière partie et c'est dommage, d'où ma note moyenne.
Un film pour tous les aventuriers. Non! pas les aventuriers qui courent après des légendes, des énigmes, genre Indiana Jones, mais de vrais de vrais. Ici, ce sont les amoureux de la montagne, dont l'objectif sera de gravir le plus haut sommet du monde, l'Everest d'une hauteur de 8848 mètres, se situant au Népal. Nous allons vivre avec ces passionnés du 30 mars au 12 mai 1996, en compagnie de Rob Hall, alpiniste confirmé. Lui et son équipe encadrent des touristes, des grimpeurs de hautes montagnes, ne demandant qu'à se surpasser. Le toit du monde est le summum pour eux. Il va falloir les emmener au sommet, mais surtout les faire redescendre. Les capacités de ce groupes très soudé, vont etre mises à rudes épreuves. Nous avançons pas à pas, dans le froid, dans le vent, le sommet toujours en vue. Mais l'Everet de jour et l'Evereste de nuit en pleine tempete, sont deux visions très différentes. Les chances d'envoyer une équipe de secoure en cas de difficulté dans ces hauteurs est similaire au dicton: autant etre sur la lune. Une réalisation qui retransmet extremement bien la réalité de cette histoire vraie, par des images d'une incroyable beauté, des travelings sur cette montagne vivante très impressionnants. Surtout ne passez pas à coté de cette aventure palpitante, angoissante, qui nous fait vibrer émotionnellement. Un JASON CLARKE époustouflant dans le personnage de Rob Hall.
J’ai été agréablement surpris par ce film d’aventure. Je n’ai jamais été attiré par les films catastrophes mais celui-ci est bien plus fort que les autres pour ces tournures dramatiques qui fonctionnent à merveille. Inspiré de la catastrophe du 10 mai 1996, le film nous raconte une expédition qui tourne au cauchemar à cause d’une tempête. Emmené par le duo Jason Clarke/Jake Gyllenhall, Everest est clairement un film fait pour une salle de cinéma. En effet, la photographie est bien mise en avant sur un grand écran qui renforce la grandeur et la dangerosité du paysage montagneux. Et que dire du son qui nous met sous tensions dans les situations extrêmes. Le jeu d’acteur est irréprochable, bref le film est complet et il reste pour moi l’une des belles surprises de l’année 2015 avec The Lobster et Ex Machina.
Film énervant et dénonciateur du business qu'est devenue l'ascension de l'Everest à gros coups de renfort de pub pour "the noth face".
On y découvre des accompagnateurs alpinistes souvent irresponsables, chacun auto-entrepreneur, dont le seul objectifs est de permettre à ses clients qui ont payé plus de 70000 dollars pour cela; d'atteindre le plus haut sommet du monde dans des conditions qui défient les limites du corps humain. Le but étant d'en faire arriver un maximum au sommet afin de pouvoir en tirer un maximum de publicité et renforcer de la crédibilité à sa propre entreprise. C'est donc la course entre les guides pour leur réputation.
Cela aurait pu être intéressant si d'un point de vue technique, physique (à part quelques explications succinctes) et médical les choses avaient été plus approfondies. Mais le film s'éternise sur des romances et tout y passe ; du mari qui fuit son couple en péril, à la femme du guide enceinte qui voit son mari partir pour une expédition sans savoir s'il en reviendra vivant pour voir son enfant naître.
En outre le film fulmine de détails absolument pas crédibles, ceux qui ont de la rando rien qu'à 3000m tiqueront face à certaines situations... Les amoureux de montagne découvriront des sites splendides souillés par la bétise humaine et les camps de relais "poubelle" au fil des étapes... il y a même une boite de nuit improvisée sous tente à 3000m au camps de base ! même si c'est comme ça, ça donne vraiment pas envie !
On apprend peu de choses sur les motivations des candidats qui boivent des bières et du whisky jusqu'à pas d'heure la veille d'une l'ascension pour laquelle il faudrait normalement une condition physique et/ou une hygiène de vie irréprochable. Les discussions s'enlisent avec un manque de profondeur sidérant, et aucun n'est vraiment attachant.
On s'étonne aussi des équipements de certains et de la légèreté des guides qui laissent partir des clients à la condition physique douteuse (tout simplement parce qu'ils ont payé ?) sans vivres de secours, ni gant, ni lunettes de protection pour faire un 8000 ! Je ne sais pas si c'est vraiment ainsi que les choses se passent, mais les guides en prennent pour leur grade, et si demain je devais me lancer dans l'aventure, j'y réfléchirais probablement à deux fois.
Enfin on nous avait promis du grand spectacle; je me suis ennuyé à mourir, à part deux petites avalanches, une glissade et une tempête de neige.
En conclusion, certaines prises de vues sur la montagne sont époustouflantes, mais auraient été bien plus jolies sans ces hommes obsédés par l'argent et leur défis personnels qui ne respectent pas grand chose de ce que la nature leur offre.., et quelque part, si elle le leur fait payer,c'est qu' il n'y a pas de hasard. Ce film aurait pu être une ode à la montagne, un hommage à l'alpinisme responsable et à tout ceux qui aiment et respectent la nature, ce film aurait pu nous faire sortir de la salle "grandis" et pleins de mures réflexions positives, mais il ne fait que dégoûter... Ce qui nous est montré est peut être la dure réalité, mais c'est dépourvu de fond et le réalisateur a cruellement manqué d'intelligence, préférant le pathos et le spectacle cheap, au reste...
La réalisation de Kormakur est impeccable, habilement maîtrisée et nous met bien au coeur de chaque situations les plus extrêmes, réussissant à nous rendre mal à l'aise sans avoir besoin d'en faire trop. La montagne est filmée avec une redoutable efficacité et une splendeur naturelle. On ressent à travers ses plans finement choisis et bien pensés, le désir du réalisateur de nous montrer à quel point l'Homme est bien peu de chose face à l'immensité du monde qui l'entoure, et que l'être humain à beau vouloir tout dominer, la nature restera toujours la plus forte et aura toujours le dessus sur la folie de l'Homme. Jason Clarke interprète le rôle principal avec une justesse et une sensibilité admirable, et il n'a pas besoin d'en faire trop pour que l'on croit à la sincérité de son jeu. Josh Brolin et John Hawkes notamment ne sont pas en reste non plus, absolument convaincants également, d'un naturel parfaitement adapté aux personnages qu'ils incarnent et véhiculant sans peine de vraies émotions. Everest n'est pas un film qui va chercher à impressionner son public avec des effets spéciaux apocalyptiques, car c'est vrai qu'il y a peu de scènes vraiment palpitantes. C'est un film qui se veut avant tout focalisé sur l'humain, sur les souffrances qu'il est capable d'endurer aussi bien physiquement que moralement, lorsqu'il est face à une situation aussi extrême. L'Homme va t'il trop loin dans son désir infaillible de vouloir maîtriser chaque éléments de notre terre ? C'est la question que le réalisateur veut nous pousser à nous poser en mettant bien en avant la souffrance psychologique de ses héros. C'est une histoire belle, terrible, touchante, frustrante, étouffante et haletante en même temps, du grand cinéma !
Everest nous rappelle que la Nature n'a pas dit son dernier à l'homme, et ce de façon spectaculaire. Après le choc des images et une fois assimilée le récit tragique du groupe d'alpinistes on se rend compte que l'on est face à une œuvre incomplète. Dommage pour tout ce beau monde au casting mais Everest demeure bien trop descriptif. La notion philosophique de l'histoire est complètement évincée et c'est à nous de faire tout le boulot, une fois la séance terminée. Aux questions "Pourquoi l'homme a t-il envie, besoin de gravir le toit du monde? Dans quel but et à quel profit? Sont-ils vraiment prêt à affronter l'hostilité de la montagne? Mais un être humain peut-il réellement l'être en fin de compte?" Les réponses sont trop vagues. Encore une fois avec ces trop "inspiré d'une histoire vraie" on se contente de raconter platement une histoire. J'en attends un peu plus du 7ème art. Bon si comme moi vous ne connaissez pas les tenants et aboutissants de l'épopée de 96 ne vous renseignez surtout pas avant de voir le film ça serait dommage. Sinon la 3D offre un relief montagnard enneigé magnifique et le visuel est, comme on pouvait s'y attendre, d'une beauté glaciale (même si les plans serrés sont préférés au vues d'ensemble ce qui est bien dommage). Et pour une fois, les faits réels apportent un dénouement tragique mais tellement plus pragmatique que ce à quoi on aurait pu s'attendre si ça n'avait pas été le cas, que c'est plutôt appréciable. En tout cas la présence de Jon Krakauer parmis les protagonistes nous rappelle qu'il y a eu mieux, Into The Wild pour n'en citer qu'un. Mais si Everest est à voir c'est bien en ce moment au cinéma.