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    Shokuzai - Celles qui voulaient oublier
    note moyenne
    4,0
    596 notes dont 74 critiques
    répartition des 74 critiques par note
    5 critiques
    29 critiques
    26 critiques
    7 critiques
    6 critiques
    1 critique
    Votre avis sur Shokuzai - Celles qui voulaient oublier ?

    74 critiques spectateurs

    Akamaru
    Akamaru

    Suivre son activité 1475 abonnés Lire ses 4 339 critiques

    3,5
    Publiée le 13 mai 2014
    "Shokuzai,celles qui voulaient oublier" est évidemment à voir juste après le premier volet,pour apprécier pleinement la lente montée en pression dramatique et narrative. Le segment sur Akiko apparaît comme le plus faiblard,le traumatisme de la jeune femme étant trop démonstratif. Mais il s'approche du fantastique. La partie consacrée à Yuka fait basculer le récit,sortant du cheminement habituel,avec un personnage bien écrit,manipulateur et vengeur. Enfin,la longue conclusion consacrée à Asako,la mère écœurée de chagrin,dénoue tous les fils,au prix de twists parfois placés au chausse-pied. Asako,celle par qui tout arrive et tout repart. Celle qui s'habille constamment de noir,et dont les élégantes apparitions sont annonciatrices de vibrations funestes. Kiyoshi Kurosawa prend le parti d'un rythme apaisé,languissant,jouant sur les non-dits culturels chez les Japonais. Comment faire un deuil injuste autrement que par la vengeance? Comment dépasser ses peurs et réapprendre à vivre? Toutes ces femmes se sont imposées elles-mêmes pénitence. Ce thriller feutré et glaçant laisse son empreinte durablement.
    gjolivier1982
    gjolivier1982

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    1,0
    Publiée le 25 juin 2013
    La deuxième partie de Shokuzai est une grande déception. Je n'ai jamais réussi a rentrer dans le film alors que la première partie était véritablement envoûtante. Le principal problème vient des ruptures de ton incessantes (soulignées par une musique parfois inappropriée) qui font sortir le spectateur du film qui est un objet hybride plutôt hermétique auquel il manque une vraie identité. Sans compter qu'il tombe sur la fin dans le ridicule. Il y a avant tout de vrais problèmes au niveau de l'écriture. Les personnages sont ici trop caricaturaux et peu crédibles dans l'ensemble. Les scènes et les rebondissements sont également trop artificiels pour convaincre. Les mauvaises idées s'enchaînent sur la fin avec une scène d'explications absolument interminable et surtout extrêmement mal dirigée (cf mouvement de l'actrice principale lors de son interrogatoire par la police). La confrontation n'est pas bien meilleure non plus. L'incompréhension se mêle donc à l'incrédulité pour finir sur du grotesque et du grand n'importe quoi. Le tout est donc plutôt ennuyeux et pas très engageant. Dommage donc car la première partie était pleine de promesses.
    Misoramengasuki
    Misoramengasuki

    Suivre son activité 42 abonnés Lire ses 399 critiques

    5,0
    Publiée le 14 mai 2017
    Le deuxième volet du diptyque "Shokuzai" confirme les grandes qualités aperçues lors du premier, et va encore plus loin. Après les pièces du puzzle apportées par Sae et Mika, ce sont celles fournies par Akiko (victoire contre la violence sexuelle envers les enfants) et Yuka (désir d'amour, de reconnaissance et vengeance contre ceux qui l'ont trahi) qui complèteront le portrait de la personnalité du tueur et ouvriront la voie au face à face, plein de surprises, de ce dernier avec Asako, la mère de la petite victime Emili. Narration superbement construite, suspense maîtrisé, sens de la composition des images jamais pris en défaut, casting et interprétation de haut vol. Kurosawa prend son temps - ce qui ne signifie pas, contrairement à ce qu'écrivent certains, que son film manque de rythme. Bien au contraire: aucune séquence inutile et un art remarquable pour ménager la tension dramatique. Kurosawa a aussi la chance de travailler sur un roman de haute tenue, qui dévoile une intrigue passionnante, dans laquelle on croit du début à la fin. Quelques splendides moments d'émotion cinématographique à l'état brut: la nuit que passent ensemble Akiko et la petite Wakaba dans l'inquiétant garage de Kôji (idée géniale des sacs en plastique qui volent), la découverte de la lettre et de la bague dans le coffre-fort par Nanjô (coup de génie des flashs de lumière). Au final, on ne voit pas passer les 4h30 cumulées des deux films et on ressort épaté par une telle réussite, de surcroît dans un genre très conventionnel.
    landofshit0
    landofshit0

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    4,5
    Publiée le 18 février 2014
    Ce deuxième volet s'occupe toujours du destin des témoins du meurtre de leur camarade. Toute ces femmes sont à jamais marquées par cette horrible rencontre faite dans leur enfance. Tout en traitant du parcours de chacune Kiyoshi Kurosawa revient à l'intrigue principale du film,à la révélation glaçante.
    tixou0
    tixou0

    Suivre son activité 359 abonnés Lire ses 1 783 critiques

    1,0
    Publiée le 25 juin 2013
    Cette 2ème partie est extrêmement décevante. Les 2 "qui voulaient oublier", Akiko, "l'ours" et Yuka, font leur tour de piste, l'une en prison, l'autre à la maternité, et l'on a déjà un peu de mal à accrocher à ces histoires, la première : ultra malsaine, sur fond de pédophilie et d'inceste larvés, la deuxième : plus conventionnelle, d'une fleuriste, Rastignac en jupons, avec la séduction comme moyen de progresser socialement. Quand arrive l'épilogue, où l'on apprend enfin la vérité sur les raisons de la mort d'Emili, 15 ans plus tôt. Et on est alors en pleine expansion des grosses ficelles (histoire) et du jeu outré. Ce n'est plus du kabuki, mais de la littérature de gare au pays du soleil levant, surjouée en permanence et confinant à la caricature ! La 1ère partie de cette série nippone était prometteuse, la 2ème ne surprend pas, ennuie et tourne au ridicule le plus total. Bien dommage !
    brunetol
    brunetol

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    0,5
    Publiée le 30 juin 2013
    Je m'étais dit que ça suffisait. Le premier épisode (en fait les deux premiers, puisqu'il s'agit de 5 épisodes regroupés en deux films) m'avait convaincu qu'il n'y avait là rien à manger pour moi. Trop de pathos, d'invraisemblances, de lenteur inutile. Mais bon, j'avais conscience de n'avoir vu qu'une partie de l'œuvre, peut-être avais-je jugé trop vite ? Alors finalement je me décide, et je vais voir la suite. Ça commence plutôt bien avec le segment le moins mauvais, l'histoire de la fille qui se croit ourse et refuse de s'embellir par superstition. Ça se gâte vite avec la quatrième, la fleuriste arriviste qui couche avec son patron et se fait faire un enfant par le mari flic de sa sœur parce qu'elle craque sur les policiers... Mais le pompon, c'est le dernier, sobrement intitulé "Rédemption", qui ferait passer Santa Barbara pour du Shakespeare. Une heure du pire théâtre de boulevard mal filmé et interprété par des comédiens amateurs emphatiques, censée nous donner le fin mot de l'affaire : et là je vous spoile tout tellement c'est ridicule. spoiler: En fait Emili a été violée et tuée par son propre père qui ne savait pas qu'elle était sa fille et qui voulait se venger de la mère d'Emili qu'il tenait pour responsable du suicide de sa chérie de l'époque du temps où tous les trois étaient amis (sic) à la fac. Le tout s'étant noué autour d'une histoire d'enveloppe testamentaire et de l'écrin d'une bague dans un immeuble à vendre où il se trouve qu'Emili jouait le jour du drame tandis que son vrai père (qui ne savait pas qu'il l'était) passait par là pour le visiter. Effaré qu'un scénario pareillement cousu de fil blanc et aussi crédible que celui du "Gendarme et les extra-terrestres" puisse avoir motivé quiconque de se coltiner à une adaptation... Et qu'un film aussi ridicule récolte une telle moisson de critiques très favorables.
    islander29
    islander29

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    4,0
    Publiée le 11 juin 2013
    La suite était attendue, merci de l'avoir proposée une semaine plus tard, c'est une façon intelligente de distribuer un film dont la longueur aurait été "rédhibitoire"... L'esprit de cette seconde partie est différent de l'esprit de la première.... Ici, les faits et situations sont beaucoup plus concrètes, il est plus questions de faits, que de psychologie... Les deux jeunes femmes (15 ans plus tard), ont des vies peu ordinaires encore, (l'une est persuadée d'être un ours), L'atmosphère du film est très réaliste et au fond peu dénonciatrice.....L'aspect technique un peu moins grisant.... Mais surtout cette fois, le film est en trois chapitres (il dure deux heures 30) et l'essentiel est le dernier : l'épilogue.... Cet épilogue remet tout à plat et surtout les motivations de assassin et de la mère de la jeune victime, absolument lugubres et "poignantes"..... Ce film c'est un lourd secret que se cachent des êtres qui se connaissent depuis longtemps.... C'est absolument fascinant.....Il est quand même conseillé de voir la première partie avant.... N'hésitez pas.....
    L'Otaku Sensei
    L'Otaku Sensei

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    3,5
    Publiée le 29 juillet 2015
    Shokuzai "celles qui voulaient oublier" est la suite directe de "celles qui voulaient se souvenir" et, dans un univers toujours aussi glauque et stressant, nous propose de poursuivre l'histoire de ces filles en quête de réponses et de rédemption par rapport au meurtre de leur amie. Si dans le premier film, Sae et Maki avait choisie de se rappeler leurs faiblesses de ce fameux jour pour aller de l'avant, ici, avec le groupe Akiko/Yuka, Kurosawa nous propose une nouvelle voie possible: celle de l'oubli pur et simple. Cette 2è partie s'enchaîne parfaitement avec la précédente, Asako, la mère et toujours en quête de réponses qu'elle va essayer de trouver au contacte d'Akiko et de Yuka. Dans la continuité du 1, Kurosawa fait le bon choix de laisser à chaque protagoniste un chapitre entier pour permettre aux spectateurs une analyse de leurs comportement , du coup les filles sont encore très bien développées. On a d'abords le cas d'Akiko qui après le drame a choisie de spoiler: littéralement se couper du monde en adoptant un mode de vie similaire à celui d'un ours: elle passe ses journées enfermée, à jouer aux jeux vidéo, lire des manga et manger des chips, en évitant tous contactes avec l'extérieur. Elle ne retrouvera qu'un peu de joie de vivre au contacte de Wakaba, la fille de la copine de son frère , j'ai beaucoup aimé ce 3è chapitre car encore une fois, la réaction du personnage est naturelle, très compréhensible, en plus cette fois, la narration est un peu différente car on suit l'histoire d'Akiko sous la forme d'un flashback qu'elle nous raconte, c'est elle qui devient temporairement la narratrice, du coup elle "partage" ses émotions en direct. C'est une tournure intéressante car spoiler: contrairement aux autres filles, on nous la présente en hôpital psychiatrique et, comme ayant déjà "rembourser" sa dette . Par contre je suis un peu perdu au sujet de son frère qu'on nous présente très brièvement dans la partie 1 comme un grand frère intentionné alors, spoiler: le fait qu' Akiko paye sa dette par le meurtre de clui ci me surprend un peu, en plus on ne nous présente pas leur relation comme tendue, le fait que ce soit une crise de jalousie, je trouve ça un peu trop facile par contre y a un truc que j'ai pas comprit c'est spoiler: à un moment, Akiko se retourne et aperçoit derrière elle un gros nounours en peluche de 2 mètres... wtf sérieux ?! après je ne me suis pas renseigné mais je crois que l'ours aune symbolique spéciale au Japon. Ensuite on a Yuka qui semble être celle qui mène la vie la plus normale des 4 filles. Je n'ai pas trouvé son personnage très intéressant dans la mesure ou pour on ne sait quelle raison spoiler: éprouve une profonde jalousie pour sa grande soeur et va jusqu'à lui voler son mari personnellement cette partie m'a bien ennuyé car je trouve qu'elle ne nous amène pas à réfléchir autant que pour les autres, ici Yuka veut juste oublier le drame en menant la vie dont elle a toujours rêvé. On a donc le droit à chapitre lent, sur un quotidien sans surprise, avec pour le coup une histoire de triangle amoureux mal exploité, pour lequel on ne ressent pas beaucoup d'émotion, du coup Yuka m'est vraiment apparue comme la plus antipathique des 4, son comportement est à la limite de la méchanceté. Ensuite vient le dernier chapitre qui pour le coup, nous apporte la conclusion tant attendue de ce grand mystère ou cette fois, le personnage d'Asako est sur le devant de la scène et le spectateur la découvre finalement au travers de cet ultime chapitre, spoiler: grâce aux infos de Yuka, elle découvre l'identité du ravisseur qui est en fait son amant de la fac et le père d'émily et c'est un développement bien amené qui ne manque pas d'agrandir encore le mystère de l'assassinat et de redonner un peu de souffle à cette longue enquête car oui, cette 2è partie comporte énormément, même trop de longueurs qui certaines fois cassent le rythme de l'action, heureusement, on ne décroche pas car l'intrigue n' en reste pas moin passionnante. De plus ici, le personnage d'Asako nous est présenté comme complexe car spoiler: son passé ressemble finalement assez à celui des 4 filles, vu qu'elle à laissé sa meilleure amie mourir sous ses yeux pour une histoire de jalousie amoureuse? c'est vraiment bien trouvé car finalement, aucun personnage de l'histoire n'est complètement innocent, ni complètement méchant malgré l'univers et l'atmosphère malsaine. D'ailleurs à la fin spoiler: après le suicide de l'assassin, Asako est libre mais maintenant sa vengeance accomplie, elle ne sait plus ou quoi faire et se rend compte du vide intérieur que lui a procuré cette voie qu'est la vengeance . Ici le réalisateur nous explique qu'en aucun cas on ne se soigne par la vengeance mais qu'il faut simplement accepter la réalité telle quelle, Une leçon plaine d'humanité. Bon au final, ce film est pour ma part une très bonne découverte, un drame très poignant avec une histoire choquante mais qui une fois commencé, on n'a envie de connaître le fin mot de l'histoire du coup je n'ai pas décroché malgré les trop nombreuses longueurs de la 2è partie. Donc au final: 1er film: 14/20 et le deuxième film: 13/20 donc ma note finale des 2 films ensembles: 13,5/20 Un bon film du cinéma Japonais, à voir.
    velocio
    velocio

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    1,0
    Publiée le 11 juin 2013
    A votre avis, quelle peut-être votre humeur lorsque vous venez de perdre 4 heures 1/2 d'un bel après-midi de printemps pour vous enfermer dans une salle de cinéma afin de visionner ce qui va s'avérer être un navet de la pire espèce. La faute à qui ? Aux critiques, pour commencer, qui, pour la plupart, portent aux nues les 2 parties de cette œuvre fleuve. A la plupart des spectateurs, ensuite, qui semblent raffoler de ce qu'ils ont vu. Au nom du réalisateur, Kiyoshi Kurosawa, pour finir, un réalisateur dont des films précédents avaient trouvé grâce à nos yeux, en particulier "Kaïro" et "Tokyo Sonata". Résultat : on se pointe au cinéma et on prend d'avance les tickets pour les 2 parties, avant même d'avoir vu la première partie. Funeste erreur ! Précisons que "Shokuzai" est au départ un téléfilm, découpé en 5 chapitres, "Shokuzai - Celles qui voulaient se souvenir", comprenant les 2 premiers chapitres, "Shokuzai - Celles qui voulaient oublier" comprenant les 3 suivants. Premier chapitre : nullissime ! Deuxième chapitre : un léger mieux. Que faire à la fin des 2 heures de la première partie ? Les places étant déjà achetées, on reste ! Troisième chapitre, quatrième, cinquième : chaque chapitre est un peu plus supportable que le précédent. Attention : le cinquième chapitre, le "meilleur", est loin d'être un chef d'œuvre, mais, au moins, on ne passe pas son temps à bailler et à regarder sa montre ! En fait, tout au long du film, le comportement totalement invraisemblable des protagonistes le dispute aux scènes totalement grotesques. On espère que le véritable Japon est un peu différent de celui que nous montre Kurosawa, un Japon où règnent le misogynisme, l'aigreur et la jalousie. 2 moments savoureux en 4 heures 1/2 : voir un japonais conduire dans son pays une automobile Peugeot avec volant à gauche (au Japon, les voitures ont le volant à droite puisqu'on roule à gauche sur les routes de ce pays; à noter que Kurosawa avait déjà utilisé une Peugeot dans "Tokyo Sonata" !); entendre de la musique écossaise avec cornemuse dans un des chapitres. Sinon : rideau !
    ninilechat
    ninilechat

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    4,5
    Publiée le 24 juin 2013
    Voila! On est à demain. Avec Akiko (Sakura Ando), la fille ours. Grande fille pataude toujours en salopette, complètement coupée du reste du monde -sa vie se passe dans sa chambre à regarder des BD-, infantilisée par sa mère et son frère, Akiko voit sa vie se transformer quand ce frère se marie, que sa belle soeur essaye de la féminiser, et surtout quand la fille de celle çi, d'une dizaine d'années, entre dans son univers clos. Elle saute à la corde avec la petite, joue avec elle, s'en sent responsable -et épie la trop grande intimité que le frère aurait avec sa petite belle fille. Il est évident qu'elle n'a rien oublié..... Si on vous dit que ça finira mal, et qu'Asako sera présente -ça vous étonne? L'histoire de Yuka (Chizuru Ikewaki), elle, est différente. Oui, Yuka semble se contre fiche de son passé. Elle gère une boutique de fleuriste, couche avec son patron, séduit le mari de sa soeur, tombe enceinte -et n'a pas peur d'Asako. Contrairement aux autres, elle la nargue.... Et un jour, elle entend une voix aux actualités: c'est lui (Teruyuki Kagawa). Il est devenu le directeur d'une école privée (un truc de fou ou de sadique! les élèves vêtus de blanc marchent et mangent en rang, tête baissée, en silence...). Plutôt que de renseigner Asako, la punaise va tenter de la faire chanter.... Et c'est comme ça qu'on bascule, ENFIN! dans l'histoire d'Asako. Il reste une heure haletante, un tricot de secrets, de remords, de quête de l'expiation, un puzzle glauque et terrible (digne, donc, de Old Boy....) qui donne au film sa dimension magique. Conçu comme série pour la télévision, c'est quand même sans doute au cinéma qui condense l'action que cette histoire horrible trouve sa vraie place. Mais tout est passionnant: la caractérisation des personnages; tout ce que l'on découvre de la vie japonaise, et des relations si formelles encore qui la régissent. Et cette poésie de l'image simple dont les japonais ont le secret.....C'est à voir absolument, tant que cela passe par ci par là!
    Léa A
    Léa A

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    4,5
    Publiée le 1 août 2015
    Le film cultive un mystère très prégnant, dans lequel se mêlent de nombreuses thématiques comme celle, très japonaise, du devoir. Le découpage de l’histoire permet d’aller plus loin qu’une simple intrigue policière, car il met en avant les conséquences du drame sur les quatre jeunes filles. Chacune vit à sa manière l’après-drame : Sae n’arrive pas à grandir car le drame a empêché l’arrivée de sa puberté, Maki devient forte et veut rendre justice, Akiko est renfermée sur elle-même face à un frère violent, et Yuka est obsédée par la figure du policier. A travers ces quatre portraits, c’est quatre visions de la jeune fille qui nous sont livrées, caractérisées par deux dualités : virginité/maternité et force/faiblesse. Le film montre comme la jeune fille est prise dans un entre-deux, adulée pour sa figure aussi innocente que sexuée. Le drame qu’elles ont vécu ne fait qu’accentuer ces traits caractéristiques, faisant d’elles un quatuor composé d’une vierge, un soldat, un ours et une mère. Ce diptyque aurait eu une place d’honneur dans le cycle La jeune fille du Forum des Images, car il illustre toutes les thématiques abordées lors des cours de cinéma. Kiyoshi Kurosawa nous offre un bonheur visuel, dont l’esthétique souligne l’ambiance pesante et mystérieuse. Chaque plan est le fruit d’un travail médité, où les formes filmiques (effets flous, profondeur de champ, éclairages…) sublime l’intériorité des personnages. Et Kyoko Koizumi et ses partenaires féminines rayonnent à l’écran d’une beauté bouleversante propre au raffinement japonais. [...] Suite sur mon blog ! :)
    Septième Sens
    Septième Sens

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    2,5
    Publiée le 21 juin 2013
    Tout drame doit prendre fin. Le meurtrier et violeur d'une petite fille va être retrouvé, et ses quatre camarades de classe vont voir ressurgir de vieux démons du passé. Oublier cette tragédie pour pouvoir reconstruire une nouvelle vie ? Impossible... À l'image de la première partie, les deux derniers portraits de femmes sont dans la même veine que les précédents. Émouvantes et soignées, ces peintures humaines représentent des métaphores. L'une étant un ours ne sachant comment vivre en société, et préférant se cacher constamment dans sa chambre. L'autre étant une princesse qui attend que son prince charmant vienne la sauver et la protéger. Portés par des actrices impliquées, ces rôles nous font oublier que Shokuzai a démarré comme un thriller. Et malheureusement, le dernier chapitre va nous le rappeler de façon laborieuse. Cette ultime partie (qui résout l'intrigue principal) est en effet loin de répondre à nos attentes. D'abord par ses nombreuses incohérences (pourquoi la police rouvre l'enquête subitement ?), puis parce que Kurosawa loupe la rencontre fatidique : celle entre la mère d'Emili et le tueur. De plus et c'est un comble, le spectateur s'ennuie lors de l'enquête policière. Vu que le spectateur connait déjà tous les éléments au préalable, écouter les faits une nouvelle fois relève de la corvée. Sans parler des trop nombreuses coïncidences (coffre fort) qui surviennent dans ce récit tenant à moitié debout, il est dommage de voir que les réelles motivations du tueur laisse à désirer, et sont même maladroites. Dans cette série psychologique qu'est Shokuzai, on voit bien que le cinéaste est meilleur quand il peint le portrait de quatre femmes n'ayant pas supporté la perte d'une amie que lorsqu'il tente d'élaborer un polar solide. Idem pour le propos sur la mère qui reste pertinent puisqu'il révèle son véritable rôle dans cette intrigue. Si l'on comprend la place que le symbolisme a dans le cinéma asiatique, c'en finit ici par ne plus devenir crédible. Déçus de voir que ce film se finit comme ça, nous retiendrons l'intelligence du scénario portée aux quatre femmes. Et nous oublierons le reste.
    ferdinand
    ferdinand

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    3,0
    Publiée le 11 juin 2013
    Cette seconde partie déçoit. L'histoire des deux autres fillettes, l'une devenant meurtrière, l'autre une petite garce est moins intéressante, et l'histoire finale, c'est à dire l'inutile élucidation du crime originel, avec la mère (superbe actrice) dans le rôle principal est une accumulation d'invraisemblances et d'inepties qui rappelle que tout ça a été fait pour la télé. Un seul détail: Comment la mère, qui ne semble pas idiote, a-t-elle pu vouloir conserver La lettre, preuve qu'elle était au moins une sale garce sinon une quasi meurtrière??
    ocelot
    ocelot

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    3,5
    Publiée le 6 septembre 2013
    Du très bon cinéma japonais avec son pays, ses gens et ses coutumes.
    Einal B
    Einal B

    Suivre son activité 9 abonnés Lire ses 12 critiques

    3,0
    Publiée le 10 juin 2013
    J'ai prefere ce film a la premiere partie. J'ai surtout accroche a l'episode numero 3 (le premier de cette partie,donc). Mais je regrette la fin. Le dernier episode m'a semble bien long et l'intrigue plutot ennuyeuse. Cela aurait ete interessant si le film avait ete plus rythme et non pas mou comme ici.
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