Avis : Le Charme discret de la bourgeoisie - Page 6
Le Charme discret de la bourgeoisie
Note moyenne
3,7
1069 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
96 critiques spectateurs
5
18 critiques
4
31 critiques
3
21 critiques
2
16 critiques
1
7 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Tendax_montpel
43 abonnés
631 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 26 mai 2007
Film délicieusement cynique, à l'humour cruel et mordant. Bunuel montre, en usant d'un peu de surréalisme, la crise qui traverse la bourgeoisie après mai 68. Celle-ci se révèle être la classe héritière de l'hédonisme de l'époque, même si elle ne veut pas se l'avouer. Comment ne pas voir dans le personnage de la petite soeur les futurs "lili-bobo" abreuvés de freudisme et d'horoscope. L'armée est le clergé n'échappent pas à la critique et sont dépeints de manière très étrange...
Une des petites merveilles de la fin de carrière de Luis Buñuel ! Une moquerie dénonciatrice et provocante de la bourgeoisie, a la fois pleine d'exagération et de justesse, délicieusement assaisonné d'un humour cinglant et terriblement ravageur, "Le Charme Discret De La Bourgeoisie" est sans conteste l'un des films représentant le mieux le talent du réalisateur, notamment lorsqu'il nous montre que tout cela n'est qu'une vulgaire pièce de théatre et que nos personnages n'étaient inconsciemment que des acteurs. Une œuvre intensément drôle et surprenante, gorgée d'un génie subtil et d'un coté critique des plus percutants.
Incompréhensible, très décousu. Pas réellement d'histoire. Une succession de sketchs intéressants mais mal articulés. On comprend la satyre de la bourgeoisie. Bons acteurs.
"Le charme discret de la bourgeoisie", sorti en 1972 soit vers la fin de carrière de Luis Bunuel, est une comédie loufoque et surréaliste mettant en scène des acteurs tous formidables (Fernando Rey, Delphine Seyring, Paul Frankeur, Claude Piéplu ou encore Bulle Ogier) dans des scènes et/ou des situations cocasses. Je trouve qu'une certaine classe se dégage de ce film. Ca paraît des fois invraisemblable, des fois impossible. On frôle par moment le non-sens mais on se laisse aller et séduire pour finalement passer un bon moment. Encore du très bon Bunuel.
Denier film de Luis Buñuel, "Le charme discret de la bourgeoisie" a été pour moi l'occasion de découvrir pour la première fois et pour mon plus grand bonheur le travail du cinéaste espagnol. J'ai en effet beaucoup apprécié ce film d'une richesse et d'une finesse attendue. Je craignais que Buñuel tombe dans une satire bourgeoise un peu facile et démodée mais heureusement, le film ne se résume pas uniquement à cela. Ainsi, la critique de la bourgeoisie n'est en réalité que le vernis d'une oeuvre bien plus profonde qui s'attache à montrer comment des attendus sociaux brident notre liberté. Buñuel présente la bourgeoisie, et par extension la société dans son ensemble, comme prisonnière de ces codes qui entravent son développement. Tout le monde en prend pour son grade dans ce film sublimé par la justesse de ces dialogues et la qualité de ces interprètes. Le réalisateur espagnol s'amuse tant à jouer avec les codes cinématographiques et nos attentes de spectateur que le résultat peut décontenancer et même ne pas plaire mais j'ai pour ma part été charmé par cette première incursion au sein de la filmographie du grand Luis Buñuel.
Un film surréaliste mais terriblement daté je l'ai revu après 45 ans et si hier ce film avait un sens et dénonçait quelques travers gentillets de la bourgeoisie aujourd'hui cela n à plus guerre de sens tant le voile s est levé sur ces pratiques et voir un ambassadeur faire du trafic de drogue ou un militaire fumer un joint n étonnera personne...... mais il reste la mise en scène et surtout les acteurs qui sont très bons
Les situations sont drôles, iconoclastes, insolites. Le rêve s’incruste souvent dans la description de cette bourgeoisie soudainement ébranlée dans ses habitudes. Et l’on suit avec délectation les pérégrinations de cette petite troupe sans se perdre grâce à une limpidité exemplaire du scénario auquel le grand talent de Jean-Claude Carrière n’y est certainement pas pour rien. Casting exemplaire et au diapason. Un des meilleurs films de Luis Buñuel remarquablement réalisé par ailleurs. Chez quel cinéaste trouver aujourd’hui cette liberté de ton et cet imaginaire si riche et inventif ?
1. Le pouvoir des rêves. Fascinant. Au début, on roule dans la nuit. Métaphore de l’homme qui cherche un sens dans l’obscurité. Les inserts de marche sur la route de campagne poursuivent ce thème.
2. En termes de mise en scène, c'est très riche. Vers le début, à chaque fois que le groupe arrive en voiture chez les Sénéchal, deux plans identiques: un plan panoramique vertical vers le bas en partant du haut des arbres pour arriver sur la voiture qui arrive dans l’allée, figurant une menace naturelle et inquiétante.
3. Le film déploie un humour absurde et deadpan. Pas de gags, juste un léger sourire permanent. Bunuel: "Ce n’est pas une satire, et encore moins féroce. Je crois que c’est le film où il y a le plus d’humour tendre.” “Je ne peux pas séparer les personnages en bons absolus et mauvais absolus.” (Conversations avec Luis Bunuel p.215)
4. Festival de délicieuses performances d’acteurs. Julien Bertheau dans le rôle de Monseigneur Dufour est génial. Sa politesse à la limite de l'obséquiosité est fascinante.
Bunuel, en fin de carrière, signe une œuvre mystérieuse qui a pour fonction première de critiquer la bourgeoisie, la religion et les militaires. Le scénario est spécial et assez complexe. On arrive pas à cerner le sens de l'oeuvre tellement, on oscille entre rêve et réalité. On a même une introduction de fantastique à certains moments (rêve du militaire, boucher, etc). Le thème principal est bien sûr celui du repas. A chaque fois, ils essaient de diner mais n'arrive pas à finir ce dernier. Des fois de manières spectaculaires : l'entrée des tueurs, la mort dans le restaurants. On est assez perdu mais c'est assez jubilatoires par ces mystérieux personnages : l'évêque qui veut être jardinier, des trafiquants de drogues, etc. Les acteurs sont globalement bons. Ainsi, on assiste stupéfait à un déroule de scènes en tout genre, tout cela est assez divertissant mais manque affreusement de rythme. On apprécie principalement, la portée du film.
Je n'ai pas adhéré dommage. J'aime regarder les films de cette époque pour le plonger dans cet univers. Mais non désolée je vais m empresser de trouver une explication
En 2021 cela n'a pas trop vieilli. Mais comme l'effet de surprise est largement atténué, on trouve ça un peu longuet. Ce qui m'a frappé cette fois-ci c'est la balourdise des bourgeois français quand ils parlent du Miranda à Fernando Rey. Ce ne sont que clichés éculés, droits de l'hommistes et stéréotypés. Comme si tout était merveilleux en France, même en 1972. Même chose pour la géographie, digne du lycée Papillon. Et Rey, ambassadeur du Miranda, répond courtoisement, posément, jusqu'à son algarade avec le colonel. On sent, dans ces échanges, tout le vécu de Bunuel dans les salons parisiens. J'ai retrouvé avec plaisir ce merveilleux acteur de la Comédie Française qui joue ici l'évêque-jardinier. La scène de la confession est parfaite. On y voit que Bunuel, comme Hitchcock, était un ancien élève des jésuites.
Un film surprenant. Beaucoup de bonnes idées de mise en scène. Un peu insolite. Je pense qu'une deuxième vision de ce film est à conseiller pour en prendre la pleine mesure! (notamment mieux comprendre les rêves de chacun). Voici donc le style Bunuel...
Humour, amour, surrealisme, realisme et fantastique sont mêlés dans ce film autour d'un diner sans cesse perturbé ou remis au lendemain. Ah! On n'oublira jamais ces scènes repetitives et ces situations cocasses et incongrues ! Oscar du meilleur film étranger bien mérité !