Présent en compétition officiel au festival de cannes 2014 et en y gagnant le prix du jury œcuménique (décerné par des chrétiens engagés dans le monde du cinéma), le film des frères Dardenne « Deux jours, une nuit » nous fait suivre Sandra, une mère de famille qui sort tout juste d’une dépression et qui va apprendre son licenciement pour raison budgétaire. Elle a un week-end pour convaincre ses collègues qui ont le choix entre obtenir une prime ou la refuser pour que Sandra garde son travail…
A l’image de « 12 Hommes en colère » où Lumet filmait Henry Fonda essayé de retourner l’avis des autres jurées, les frères Dardenne nous font suivre l’acharnement de Marion pour ne pas perdre son boulot et convaincre ses collèges de refuser les primes. Caméra à l’épaule, il commence par le désarroi de cette femme, qui sort de dépressions et apprend qu’elle est renvoyée mais sans avoir le temps de se poser de questions ou de comprendre, elle devra retourner une situation défavorable en un week end et aller voir ses collègues pour les convaincre un par un.
Mais la force du film, c’est que les frères Dardenne captent la situation économique et le climat difficile dans lequel vive tous ses gens. Ils sont toujours dans le vrai et rendent les enjeux, le choix entre une prime qui leur permettra de considérablement améliorer la situation de leur vie et leur famille ou le destin d’une collègue avec qui ils n’ont parfois aucun lien avec parfois la pression du contremaitre. Les Dardenne prennent à la fois le point de vue de Sandra encore fragile mais qui montre une force impressionnante qui doit faire face à certaines illusions suivi de désillusions.
Et les deux frères rendent ses enjeux intéressants, captivants et intenses, tout comme le combat de cette femme et reste toujours dans un cadre dur et réaliste qui en devient beau et émouvant. Il ne tombe pas dans la facilité ou le sentimentalisme niais. Marion Cotillard trouve là son meilleur rôle et sait se faire oublier derrière son personnage, elle livre une composition forte et émouvante.
Pour cette première expérience dans le cinéma des frères Dardenne, c’est une belle réussite. Un film réaliste, fort et émouvant, emmené par une excellente Marion Cotillard.
Plutôt adepte des films des frères Dardenne, celui-ci échappe un peu à la règle. La faute à un scénario peu crédible et à une répétition (certes nécessaire) des scènes qui finit par lasser, surtout quand certaines réactions reviennent et sont filmées à l'identique (ses collègues attendent toujours qu'elle parte avant de l'appeler pour continuer la discussion). Donc un cinéma qui se veut proche de la réalité mais qui pour moi ne tient pas la route, dans les dialogues, les faits (les gens sont toujours en pleine occupation) et dans les réactions de chaque intervenant.
Je vais rarement au ciné pour voir des films du "quotidien", je préfère des choses plus gaies. On m'a offert ce film en séance cadeau... je l'ai trouvé excellent, poignant, bouleversant, donc un vrai moment de cinéma! A voir absolument
Une thématique en soi très intéressante à mettre en lumière, le chômage est le sujet de tous et tout le monde d'une manière ou d'une autre y est sensible. Seulement j'ai dans mon cas personnel détesté l'approche de ce film pour illustrer le propos. Des longueurs à n'en plus finir, une répétition des scènes toutes semblables à la virgules près. Un caractère ultra pesant, certes recherché, mais qui poussé à son extrême donne à ce film un aspect quasi pathétique…
Sandra (Marion Cotillard) a deux jours et une nuit pour convaincre tous ses collègues d'abandonner une prime de 150 à 1000 euros. Si ils refusent, elle perd son job. Le choix semble évident à faire pour le spectateur tranquillement installé dans la salle : il faut être solidaire, se serrer les coudes, partager le temps de travail si nécessaire....Et non, le marathon commence et Sandra est consciente de l'effort énorme que cela représente pour ses collègues. Le spectateur retient alors son souffle pendant tout le film, espérant, attendant l'heureux dénouement. Comme dans le Gamin au vélo, les frères Dardenne ne nous laissent pas respirer une seconde. On compte frénétiquement les voix les unes après les autres et on se prend soudain l'envie de crier, d'argumenter, de rentrer dans le film. Mais nous sommes piégés, impuissants, comme Sandra face à une logique inhumaine et invraisemblable. Les frères Dardenne sont des génies. Oui, leur film est politique et il montre la société telle qu'elle est. Oui, leur film est un chef d'œuvre : il nous offre ce que l'on attend le plus au cinéma, ce pourquoi nous aimons le cinéma, il nous offre des frissons, de l'émotion, 1 h 30 que l'on n'est pas prêts d'oublier.
Premier film des Dardenne et une bonne claque reçue ! Partant d'un scénario très mince et d'une histoire dont l'enjeu semble assez faible, Deux jours, une nuit est réellement emballant et fait partie de cette catégorie de films qui dure plus que sa projection, tant il reste en mémoire pendant des jours. La réalisation est sublime de sobriété, rien n'est tape à l'oeil, pas plus la photographie que le montage. Ce dernier est très lent, nous proposant des plans qui s'étirent beaucoup, des plans et séquences répétitives mais dans le bon sens du terme, car cette répétition fait complètement oublier que l'on est dans un film, la caméra s'efface, et l'on est avec les personnages. Le mieux c'est que finalement le film propose tout du long la même chose, avec Sandra qui se rend tour à tour chez ses collègues, on l'a voit marcher avant de sonner à leur porte, répéter à chaque fois pourquoi elle vient les voir, mais toujours d'une manière différente. Et, en montrant la même séquence à chaque fois, le film nous emporte avec Sandra, qui est de tous les plans, on ne fait pas que suivre son combat, on le vit avec elle. Beaucoup reprochent à ce film d'être dépressif, alors que justement il n'y a pas de plus beau message que ce qui est montré. Certes ce n'est pas emballant, les séquences se répètent, mais c'est beau, on se prend d'affection pour le personnage de Marion Cotillard, toute en retenue, par ce personnage qui ne cherche jamais à nous émouvoir, qui ne se lance pas dans des grandes tirades pour justifier son action ou s'apitoyer, par ces salariés qui ont tous des bonnes raisons de la soutenir ou non. Mon seul reproche c'est que cette grande sobriété dans la réalisation et le jeu des personnages empêche parfois de ressentir de l'émotion, on en ressent, mais on sent que certaines séquences se déroulent sans qu'elles soient réellement marquantes. Ce n'est pas un chef d'oeuvre pour moi mais ça reste une oeuvre marquante, profonde, sobre et belle.
C'est toute une histoire Marion Couillard et la presse. Si on les écoutes, c'est ma meilleure actrice du monde. Et bien moi dans ce film je n'ai rien vu. Enfin si, des longueur, aucun rythme, des dialogues ennuyant, et un jeu d'acteur surjoué au possible. Bref, si vous cherchez un endroit pour dormir courez voir ce film
Absolument remarquable ce drame social ! Un chef d'oeuvre à tous points de vue. On n'est pas devant ce film pour se divertir, rigoler ou se détendre, ce n'est pas le genre d'histoire. On est là pour réfléchir, compatir, s'émouvoir, s'indigner, se révolter.... Enfin du bon cinéma.
Je vais voir tous les films des Dardenne. J'avais un à priori sur ce dernier en raison de la présence de Marion Cotillard, star internationale que je n'apprécie pas trop. Très professionnelle, elle finit par s'effacer derrière Sandra. On la suit, mal peignée, pas très glamour dans son périple pour contacter un à un ses collègues. C'est un vrai film social, très dur qui met chacun devant ses choix et leurs conséquences. Choix entre la conscience et la réalité matérielle. L'importance que représente la somme de 1000 € pour certains. Le monde tel qu'il est aujourd'hui violent mais pas encore tout à fait déshumanisé. La dépressive Sandra se bat, poussée par son mari. C'est prenant et on assiste à un dénouement auquel on ne s'attend pas
Je n'ai eu la chance de tomber sous le charme de ce film autant que le fut presse spécialisée ... La totalité de l'intrigue est plantée dès les 5 première minutes du film. S'en suit une série de scène de porte à porte RÉPÉTITIVE où Sandra (Marion Cotillard) va tenter de sauver son emploi. On se demande d'ailleurs pourquoi certaines de ces scènes n'ont pas été coupé au montage tellement elles se ressemblent et tellement certaines sont inutiles (Exemple : "Bonjour je voudrais parler à M. X," "Il n'est pas là désolé" "D'accord je repasse dans 2 heures"). Il faut attendre la fin du film pour trouver le dénouement, qui, je dois l'avouer, sauve le film. De plus, je dois être le seul au monde à ne pas tomber sous le charme des talents d'actrice de Marion Cotillard. Évidement, j'entends les critiques qui encensent le film, car c'est une vision de la pauvreté sociale, de la crise, du monde redoutable de l'entreprise, de la dépression associée, ... Certes, le sujet est intéressant MAIS mal exploité. Le fameux vote dont le film fait objet n'est pas du tout crédible : organisation bancale "à la va vite" sans cadre légal, donnant une vision erronée de l'entreprise.
Regardez, regardez ! Cette femme souffre ! C'est terrible ! spoiler: Car après une dépression (qui ne nous est expliquée à aucun moment du film) elle va pleurer tous ses anciens collègues pour les faire choisir entre attention, attention ! Je m’apprête à vous dévoiler l'insoutenable intrigue du film : retrouver son emplois ou recevoir une prime de 1000€ ! J'ai bien dit mille euros mesdames et messieurs !
C'est hors du commun, on nous marche sur la tête ! Car je viens de vous présenter en quatre lignes d'un cynisme nauséabond chacune des 95 minutes de ce film. Si il eut contenu une quelconque morale ou même permis au spectateur de développer une infime empathie pour le personnage principal, il aurait certainement pu être condensé en un petit court-métrage de 5 minutes intéressant.
En l’occurrence, le film débute sur un instant dramatique aux frontières du "sur-joué" pendant lequel on nous présente Sandra dans un instant de faiblesse qui perdurera tout le long du film car malgré les affirmations de la dite protagoniste, elle n'est manifestement pas arrivé à bout de sa dépression, en témoignerons ses multiples pleurs mais avant tout sa tentative de suicide au Xanax. Car dans la vie de Sandra, si tu ne peux pas récupérer ton emplois car il s'agissait du seul poste pour lequel tu était capable de t'exercer et que plus jamais de travail tu ne retrouveras dans ta vie tellement c'est la crise pour toujours et que tu souffre et que tu sais rien faire d'autre et que tu te défonce au antidépresseurs malgré ton mari qui t'aime très manifestement car il supporte tes humeurs, tes pleurs et tes gémissements et aussi malgré tes deux enfants en pleine forme qui t'aiment... Et bien tu te suicide.
J’espère très sincèrement que vous comprendrez que l'empathie que l'on m'a permis de développer dans ce film est très clairement insuffisante pour que je me permette de m'apitoyer sur son sort. Ce scénario ne me touche pas car il me concerne trop, car il concerne trop la classe moyenne dans le contexte mais il ne reflète à aucun moment la réalité dans le sujet (Sandra). Car la plupart des personnes qui subissent ce genre de situation en souffrent et se battent, la plupart n'ont pas la chance de pouvoir se morfondre et attendre que l'on vienne les prendre par la main pour pousser à se prendre en charge mais aussi s'assurer dans le cas présent d'une sécurité financière pour la famille qu'elle a ! Ce film n'a rien de réellement positif à apporter, n'a pas réellement de morale à donner, pas réellement de contenu. Si vous n'avez jamais eu de problèmes au cours de vôtre vie peut être vous y découvrirez comment ne pas les affronter mais aussi comment les esquiver au lieu de les surmonter. Vous voulez ressentir des vagues d'émotions, être chamboulé, perturbé mais aussi retrouver un reflet de nôtre réalité qui vous fera réfléchir et penser, qui vous permettras de développer une empathie autour d'un personnage victime des aléas de la vie qui tente d'améliorer sa vie allez voir Her. Et si même après être allé voir Her et avoir réellement reconsidéré mes médisances vous n’êtes pas de mon avis, je vous fournis comme excuse que cette critique est subjective et que comparer ce film à Her qui à bénéficié de trois fois plus de budget avec son casting digne d'un Block-Buster est un manque d'expérience vis-à-vis du domaine du cinéma d'auteur (je ne savair pas que Lars Von Trier faisait des Block-Busters). Sur ces mots, Bisous.
Nous le savons tous, les frères Dardenne sont les spécialistes des drames sociaux et pour mettre leurs acteurs dans des performances dont on se souviendra. C'est ici encore le cas. L'histoire de cette femme qui essaie de garder son emploi est vraiment prenante. Le dilemme auquel sont confrontés tous les personnages par rapport à l'emploi de cette femme est cornélien. Du coup, il nous est difficile de juger car on comprend chacune des décisions et on se dit même "que ferions-nous?". Le film pourrait être un docu-fiction autant le sujet abordé est d'actualité. La réalisation, sobre, fait tout pour mettre en avant le jeu des acteurs. On enchaine les longs plans séquences où chacune des décisions sont prises. Les acteurs sont tous très bons. Marion Cotillard interprète à merveille cette femme sortant d'une dépression et qui essaie de se battre. Son partenaire, Fabrizio Rongione, est tout aussi incroyable. Un très beau film qu'on retiendra dans la longue filmographie des deux frères belges.
très belle performance de Marion Cotillard et film très émouvant comme toujours avec les frères Dardenne. Le sujet est chaud et malheureusement actuel. Dommage que les personnages secondaires restent très périphériques, mais c'est un Dardenne !
C’est en tant que néophyte que je me présente sur la page de ce film et que j’en publie la critique étant donné que le cinéma des frères Dardenne m’est totalement inconnu. La seule chose que je savais c’est que chacun de leurs films possède un contenu social certain. « Deux jours, une nuit » suit une modeste employée d’atelier qui va se battre et demander à ses collègues de boulot de bien vouloir renoncer à une prime pour qu’elle puisse conserver son poste. L’idée me plaisait bien, c’est vrai. En revanche le film, lui, ne m’a pas beaucoup plu. Passées les 20 premières minutes, il n’y a plus rien de nouveau. La mécanique ne fait que se répéter sans cesse et tourne à vide. Du coup, on s’ennuie et l’on finit par décrocher et par ne plus du tout s’intéresser à ce qui nous est proposé. Le film souffre d’un scénario des plus rachitiques. De plus, il y a tout de même certains trucs qui ne sont pas crédibles du tout. Les dialogues sont une vraie catastrophe et sont eux aussi répétitifs au possible. La mise en scène idem, ça ne fait que se répéter encore et encore. Le contenu social, quant à lui, n’est traité qu’en surface. Alors, finalement, que reste t-il? La bonne performance de Marion Cotillard, actrice que je n’apprécie que très modérément. Vraiment désolé, mais les critiques élogieuses de la presse et la nomination au dernier Festival de Cannes sont vraiment de trop.