Le sujet est très interessant, l'histoire aussi un seul hic… on s'ennuie car le déroulement de l'histoire est toujours traité de la même façon dommage ! car le sujet en vaut la peine et les acteurs sont bons
Que ceux qui pensent que le cinéma doit exclusivement divertir ou faire rêver passent leur chemin. Ils s’ennuieront au cours de ce film sombre, d’un réalisme palpable et pesant, qui prend parfois des allures de documentaire dans cette quête aux voix répétitive. Mais ceux qui veulent aussi s’émouvoir devant les sentiments contradictoires, les accommodements quotidiens, l’empathie des uns, l’égoïsme des autres, qui veulent respirer les galères de beaucoup – tout homme politique devrait aller le voir en boucle ! – vont se régaler. De la vraie vie, nuageuse, étroite, petite mais parfois lumineuse. Un genre de Ken Loach, hélas sans aucun humour… même pas belge ! C’est le seul reproche que je ferai à ce film. Sinon la réalisation est parfaite – dans le cadre du sujet –, les dialogues répétitifs comme dans le quotidien, les costumes chatoyants comme chez Kiabi, les décors enchanteurs comme en Californie ! Sans rire, le tour de force de ce film est d’accrocher le spectateur à cette histoire déprimante, même si la fin est pleine d’espoir… un peu factice à mon goût. Enfin il y a le jeu sympathique d’une tapée de seconds rôles inconnus (hors Olivier Gourmet) mais surtout le prestation éblouissante de Marion Cotillard. Voilà une actrice talentueuse que je n’ai jamais appréciée et qui vient de me conquérir par son jeu naturel, toujours juste, subtil, profond ; tenir ce rôle omniprésent mais très gris, d’une grande banalité, sans la moindre fausse note, est un tour de force ! En conclusion, un film qui n’éblouit pas pas mais qu’on n’oublie pas.
Il y a, chez ces belges, un fleuve qui coule depuis maintenant vingt-sept ans. C'est le flot du réalisme, traversé toujours par les mêmes sujets, les mêmes motivations. Faire de leurs personnages des êtres concrets, vrais. Les frères Dardenne continuent de nous projeter une filmographie cohérente et en accord total avec leurs intentions d'artistes. Hier, un enfant hébergé dans un foyer pour jeune. Aujourd'hui, une femme sur le point de perdre son emploi.
Le pitch de départ nous avait fait craindre un côté répétitif (le personnage doit voir ses quatorze collègues pour qu'ils refusent leur prime), une sorte d'éternel recommencement où cette femme passerait l'intégralité de l'œuvre à toquer à une porte qui ne s'ouvrirait peut-être jamais. Mais la narration, très intelligente, arrive à brasser toutes les réactions humaines possibles face à un tel cas de figure. L'incompréhension succède à la violence, tandis que la culpabilité cède sa place au mépris. De fil en aiguille, les cinéastes arrivent à coudre un tissu palpable, dans le sens strict du terme, et débordant d'humanité.
Marion Cotillard trouve ici un rôle mettant en exergue toutes ses qualités dramatiques. Toujours au top dans ce registre, elle confirme qu'elle est la meilleure interprète à pouvoir incarner ce genre de femme. Les paradoxes qui la composent font d'elle un protagoniste authentique. Sa démarche peut être aussi bien chancelante que déterminée. Profondément démunie, son regard dégage pourtant un espoir insoupçonné, une joie de vivre aussi brute que la détresse émanant d'elle.
Les Dardenne se servent du septième art pour parler de la misère au sens large. Avec un scénario de base atroce, ils montrent que la crise est partout et qu'elle ne fait aucun détail en touchant tout le monde. Leur réalisation est une nouvelle fois épurée, dépouillée de toute artifice et gardant la caméra allumée, quoiqu'il advienne. Malgré les pleurs, la honte et la culpabilité. Mais le cinéma de ces artistes n'est jamais tragique et ne connaît pas la fatalité. Leur épilogue est parfait et ne pouvait mieux conclure ce faux thriller social. Soit, les patrons mènent leur entreprise comme ils l'entendent. Cependant, les employés peuvent parfois avoir le dernier mot. Celui de la fierté.
Quinze ans après "Rosetta", les Dardenne frappent toujours fort. Leur cinéma pourra paraître moins radicale et plus consensuel mais leur griffe est intacte.
Dans ce film touchant, sensible et mécanique, nous avons en arrière plan, toute la schizophrénie de ce que représente le cinéma. Je pense que c'est là le plus important à retenir car même si le film passe bien, à un très bon fond, il permet très fortement d'adresser une critique au Cinéma dans son ensemble. C'est une industrie régie par l'argent qui se fait son beurre sur la misère du monde, qui taxe les chercheurs de rêves, les dépressif victime de ce monde urbain invivable. Et ce film est le comble de l'hypocrisie que représente le cinéma : C'est l'histoire d'une galérienne, inapte à affronter la sévérité du monde capitaliste. Mais regardez un peu la réalité : Le palmarès des 30 stars les mieux payées du cinéma français n'est autre que... Marion Cotillard avec 2,35 millions d'euros. Avec cet argent, elle arrive à jouer la misérable. Quelle audace. Peur de rien.
"Avec 2 millions de dollars pour Nine et Inception, Marion Cotillard est l'actrice étrangère la mieux payée d'Hollywood à égalité avec la britannique Kate Winslet. Depuis son Oscar pour La Môme, elle est réclamée par les plus grands réalisateurs américains. En mai à Cannes, on la verra dans Midnight Paris de Woody Allen. En 2011, elle ne tournera qu'un film: Batman 3 de Christopher Nolan. Le tournage débutera à Londres en juin et se terminera à New York en novembre. À Hollywood, l'égérie de Dior incarne le glamour à la française mais elle gagne bien mieux sa vie en France. Elle a obtenu 800.000 euros pour Les Petits mouchoirs contre 1 million pour Inception. Ce blockbuster avec Leonardo DiCaprio a pourtant coûté sept fois plus cher que le film de Guillaume Canet." (source internet
Autant dire que Marion n'est qu'une "victime de plus" de cet entourloupe que représente le marché du travail. J'attend donc le prochain film sur un footballeur triste d'avoir raté un but pour cracher ma bave de pirate mal crocheté. ZOU !
thème original, film qui interroge les spectateurs mais Marion Cotillard, décidément, peu crédible et médiocre! un autre choix aurait été plus judicieux pour ce rôle.... karine Viard par exemple! ne méritait donc aucun prix à Cannes!
C'est bien un film des frères Dardenne.. Pas de doute. Une ouvrière belge qui doit convaincre ses collègues de boulot de refuser une prime pour qu'elle soit réintégrée dans la boite après 4 mois de dépression... Elle a 11 collègues à convaincre, donc à chaque collègue, elle répète sa rangaine et chacun explique s'il votera pour la prime ou pour elle... C'est tristounet... ça fait un peu doc social sur "le nord". Mais ça se regarde bien...
Le flim est intéressant, l'aspect social et humain est bien traité. L'ensemble reste sobre, Marion Cotillard interprète le personnage avec justesse . La visite des différents collègues est un peu énumèrative et le rythme du film s' en trouve ralenti.
Excellent casting et très bon jeu d'acteur. Film réaliste qui nous plonge dans un drame social poignant. On peut déplorer quelques dialogues répétitif mais les frères Dardenne nous embarquent dans une histoire qui ne peut laisser personne indifférent. A voir.
Le tapis rouge du festival de Cannes, les frères Dardenne l’ont foulé pour chacun de leurs films depuis Rosetta, et rares sont les fois où nos amis belges sont repartis bredouilles de la croisette .. Cette année ils y présentaient Deux jours une nuit, qui malgré d’indéniables qualités, n’est pas récompensé par le jury de Jane Campion.
On ne change pas de bonnes habitudes. A deux pas du salon de coiffure de Cécile de France dans Le Gamin au Vélo, on y trouve l’appartement de Marion Cottillard dans Deux jours une nuit. Ce qu’on est en droit de nommer « le monde des Dardenne » se retrouve ici encore, intact. Le style et les thèmes chers aux deux frères sont à nouveau présents dans cette aventure sociale humaine et humaniste.
Sandra (Cotillard, donc) a deux jour pour convaincre ses collègues de renoncer à leur prime, afin de garder son poste au sein de l’entreprise. Les différents protagonistes se retrouvent au pied du mur, face à un choix cornélien : assurer la pérennité de l’emploi d’une de leur collègue, ou bien profiter d’une prime qui, pour certains, s’avère indispensable. Rejetant toute forme de manichéisme, les Dardenne nous entraînent le temps d’un week-end fait de redondances et de répétitions (Cotillard tentera de convaincre chacun de ses seize collègues), mais où chaque nouvelle rencontre souligne la puissance dramatique du récit.
La réalité sociale est filmée en corps à corps avec le personnage principal, interprété avec justesse par une actrice bien dirigée. Marion Cotillard creuse avec profondeur les sentiments éprouvés par son personnage, comme elle a déjà su le faire avec brio auparavant dans De rouille et d’os, par exemple. Le génie des Dardenne s’exprime ici avec quelque chose de plus intimiste et de moins universel, et qui, de ce fait, n’a peut être pas l’envergure dramatique de Rosetta ou L’enfant, les deux films qui ont valu aux frangins le prestige de brandir deux palmes d’or.
Deux jours une nuit n’en reste pas moins un film fort, admirablement mis en scène, subtilement écrit et superbement interprété. Que demander de plus ?
Histoire dure est tragique qui s’inscrit bien dans le contexte actuel. Malgré tout je trouve une certaine lassitude à ce film, un copier-coller vite fait à chaque rencontre de nouveau collègue. Marion Cotillard qui en fait des fois un peu de trop … A certains moments on sort complètement du film. C’est lassant alors que l’histoire est quand même une belle idée.