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ben0007
12 critiques
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0,5
Publiée le 24 mai 2014
Si vous aimez le monde des Dardenne, une évolution intéressante de la prise de position sociétale, on pourrait regretter qu'elle soit aussi consensuelle et bon ton...
Non vraiment impossible de croire à ce film et pourtant je suis fan des frères Dardenne et du cinéma Belge, je n ai pas cru du tout au jeu de la comédienne principale au phrase " faux cul" on se croirait dans un étalage de débardeurs pour la Redoute, ennuyeux à bailler ....
Un bon film social , au relan de thriller en course contre la montre. Cotillard surclasse le casting - mais tous sont globalement convaincant. Le milieu du film est quand même un peu répétitif mais la fin vaut le coup d'oeil - a l'image du film : fin , touchant et qui donne matière a réfléchir .
Et bien moi j'adore Marion Cotillard, mais ce film c'est plutôt une tranche de vie qu'un film. C'est une fille magnifique qui est ouvrière, elle revient au travail après une dépression et là on lui met un atroce marché en main et ça se passe de nos jours, on lui dit qu'on va la reprendre que si les gens avec qui elle travaille refuse leur prime de 1000€ ! C'est horrible, c'est vrai mais horrible. Alors, on voit la pauvre Marion Cotillard, elle joue bien, malheureuse, qui va demander au gens de perdre leur prime pour elle. Je le recommanderai pour montrer qu'il faut s'entraider
Ce film est d un ennui profond. Cotillard joue 8 fois la même scène avec un accent belge quelque peu forcé. Des personnes sont parties pendant la séance pendant que j en profitais pour dormir un peu... bref aucun intérêt
Un grand film, qui ne peut laisser indifférent, choc émotionnel et interprétation fabuleuse de Marion Cotillard qui porte le film de bout en bout, du cinéma qui nous remet en place et qui bouleverse. A voir impérativement!
Un excellent cinéma comme savent le faire les frères Dardenne, juste, percutant, efficace et lisible. La lutte de Sandra pour conserver son job est prenante jusqu'à la fin, les raisons de chacun et chacune sont toutes louables et acceptables. Mais avant tout Sandra se prouve avec l'aide son mari qu'elle est capable d'agir seule et de mener à bien son Cotillard est d'une sobriété et d'un naturel dans son jeu qui lui confère le statut de grande actrice. Comme quoi on peut faire un grand film sans un budget astronomique.
Ce film, surtout écrit et réalisé par les Dardenne, aurait pu être une réussite totale. Mais, d'une part, les dialogues ne sont parfois pas très crédibles, peuvent sonner faux, tout comme certains moments dramatiques. Mais surtout, surtout, Marion Cotillard massacre tout simplement ce personnage, avec un jeu ridicule (comme à son habitude), poussif, faux, geignard. Sans compter qu'un film au discours essentiellement social ne peut pas décemment se faire avec une femme à 1 million par film, et qui est dans le même temps partout dans les rues sur des affiches pour des sacs Dior. La mauvaise starlette empiète sérieusement sur la crédibilité de Sandra, le personnage qu'elle incarne.
Que serait le cinéma sans les frères Dardenne? La question est posée. Il n'y a que dans leurs longs-métrages(et peut-être chez Jacques Audiard aussi)que l'on a l'impression d'assister à la vraie vie,avec des personnes réelles,qui se démènent pour exister dans un monde souvent fracassant avec les plus modestes et les plus vulnérables. De film en film,les Dardenne se déplacent de l'âpreté et des plans-séquences de dos à un humanisme fragile mais tellement revigorant. "Deux jours,une nuit" marque une forme d'apaisement dans leur cinéma. La caméra est plus posée,les séquences plus courtes et directes. Le message véhiculé se trouve désormais désormais dans la communication et l'espoir en une solidarité ponctuelle,plutôt que dans une fuite en avant forcément destructrice. Sandra,leur héroïne,notre héroïne,est comme un oiseau sur sa branche. Elle vacille,elle déprime,elle pleure mais elle se relève toujours,trouve des ressources insoupçonnées grâce au positivisme de son mari. Elle est forcément inspirante. Qu'elle réussisse ou non à conserver son emploi et convaincre ses collègues de renoncer à leur prime,elle a déjà gagné. Car elle s'est battue... Film social et actuel par excellence,ce drame vibrant qui sonne comme un thriller à rebours,est aussi l'occasion d'assister à une nouvelle performance renversante et sans fards de Marion Cotillard. Et se conclue sur une note parfaite,ouverture de tous les possibles.
Le cru Dardenne 2014, "spécial Cannes", est avancé ! Un sujet de société, comme toujours, mais pas trop "lumpen proletariat" - juste au-dessus. Un contremaître (Olivier Gourmet) persuadé que Sandra (Marion Cotillard), relevant d'une dépression, est incapable de reprendre son activité, et ayant constaté que l'effectif diminué d'une personne suffisait à la bonne marche de l'entreprise (panneaux solaires - très forte concurrence chinoise) intrigue auprès de l'employeur pour obtenir son licenciement - et "sécurise" l'opération en lui faisant proposer un choix révoltant aux collègues de ladite. Poussée (notamment) par son époux (Fabrizio Rongione), la jeune femme (entre 2 sanglots, et 10 anti-dépresseurs) entreprend, le temps d'un w-e, une démarche désespérée. Sujet en or : la solidarité existe-t-elle encore, face à la violence extrême de la crise ? Mais un choix qui gâche tout, d'emblée : Cotillard. Elle ne dégage aucune émotion, joue, voire surjoue, de manière préfabriquée : on n'y croit jamais !
La mise en scène et les habiles plans-séquences évitent de tomber dans la galerie de portraits sociale ou le pathos.
...
Les frères Dardenne croient encore à l'humanité, à une autre réalité au cœur de la crise économique et sociale que tout le monde subit. Et c'est émouvant.
Un film des Dardenne est en quelque sorte un évênement. D'autant plus quand il sort en pleine compétition cannoise plein de promesses. Promesses bien tenues.
En lisant le synopsis, je me suis remémoré Rosetta, à mon sens, le plus beau film des Dardenne. Deux jours, une nuit diffère de la première palme d'or par l'âge de "l'héroïne malgré elle" de notre récit et par un procès beaucoup plus piquant sur une certaine réalité du monde professionnel qui fait énormément réfléchir : une sorte de chantage où Sandra, apparemment seule contre tous, va petit à petit essayer d'inverser la tendance. Tant la caméra des frères, la description irréprochable des différents comportements humains dans cette situation que le jeu des acteurs (Marion Cotillard dans son plus beau rôle depuis la Môme d'une justesse implacable; Fabrizio Rongione magistral) enchantent. Pourquoi pas 5? Car je n'ai pas ressenti la même émotion spontanée que le monde de Lorna ou Rosetta et je fus un peu "déçu" du final tel que je l'imaginais sans effet de surprise. Mais ce film est à recommander et je ne crierais pas scandale s'il repartait de la Croisette avec un prix...
La misère sociale formatée à l'usage des bobos cannois - ça devrait marcher - récompense d'évidence* ! "Mise en scène" plate et répétitive, enjeux traités au minimum scénaristique - les solidarités familiale et amicale, et celle du monde du travail, mises à mal par la dureté des temps (avec une bonne grosse dose de roublardise dans le dosage hommes/femmes et origines ethniques pour ce "panel" de salariés victimes de la crise et de la méchanceté patronale - pas de manichéisme apparemment, en fait du politiquement correct habilement emballé - ils ont du métier quand même, les frères Dardenne). Quant au choix de Mlle Cotillard... Une actrice vraie, sincère, comme Emilie Dequenne ("Rosetta" - inconnue alors), ou Cécile de France ("Le gamin au vélo" - confirmée), aurait gommé le calibrage, les scènes à faire, aurait donné une âme à ce très décevant "Deux jours, une nuit"! L'oscarisée (sur un malentendu) livre une prestation qui ne peut abuser que les naïfs - pas de maquillage, des t-shirts avec bretelles de soutien-gorge apparentes pour faire "prolo", des pleurnichages artificiels : cela ne fait qu'illusion. De "l'émotion" sous-vide, pour gogos. Une étoile pour le sujet. Gâché. * Addendum : le Palmarès est finalement moins convenu que craint.... rien pour les Dardenne, ni surtout pour Cotillard. Bravo !