Deux jours, une nuit
Note moyenne
3,5
3791 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

536 critiques spectateurs

5
49 critiques
4
193 critiques
3
119 critiques
2
87 critiques
1
38 critiques
0
50 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Uther Zendrest
Uther Zendrest

4 abonnés 321 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 28 janvier 2020
Une salariée rencontres ses collègues pour les convaincre d'abandonner leur prime pour qu'elle puisse rester dans l'entreprise. Le film laisse une grande part aux dialogues guerre passionnant en oubliant totalement le spectateur d'images convenues et mornes.
Remi S.
Remi S.

20 abonnés 135 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 janvier 2020
Dans une société où la recherche permanente de profit et de rentabilité rythment la vie des populations, la valeur humaine se voit s’effacer dans le symbole de l'argent. Les frères Dardenne, habitués d'un style réaliste et profondément social, nous entraînent dans *Deux jours, une nuit*, un nouveau comte moderne sur les traces d'une femme cherchant à rétablir la solidarité humaine !

Apres un vote soumis aux employés d'une entreprise de panneau solaire, Sandra (Marion Cotillard) se voit perdre son job contre le choix de la majorité de ses collègues d'obtenir une prime de 1000 euros. Celle-ci décide donc de rétablir un vote plus égalitaire (accusant son patron d'avoir manipulé certains employés), et s'engage au cours de deux jours et d'une nuit, d’inciter ses collègues à voter pour elle et l’empêcher de se retrouver au chômage.

Jean-Pierre et Luc Dardenne scrute ce personnage de Sandra, de retour d'une sévère dépression, s'engager dans cette difficile épopée. Malgré ce fond estivale, la misère envahit l'écran. Ce n'est pas une misère relativement visible, mais plutôt sous-entendu : lorsque certains employés refusent de voter pour Sandra, ils pensent avant-tout à leurs prime. Une prime qui peut à la fois aider à contrer la difficulté de vivre, mais une prime qui aussi aiderai à financer des choses futiles (meubles, intérieur de maison, ...). C'est ici que ce joue cette question primordiale : Quel est l'état actuel de la solidarité humaine ? Peut-on la changer ?
Sandra n'est pas seule. Son mari, ses enfants et quelques collègues la soutienne. Mais la peur du futur, de la dépression et de l'inhumanité du patronat donne à Sandra cette sensation angoissante de la solitude. Nous ressentons cette violence intérieur et ce mal-être, dans une représentation de la société qui est complètement la nôtre.

Entre les refus et les silences volontaires qui assombrissent le récit, certains élans de solidarité éclaircissent ce triste monde. Une sensation de déterrer l'entraide humaine, si longtemps enfoui en dessous d'un sol égoïste. Dans ces moments là, malgré les doutes, les larmes de peuvent que couler et les sourires s'afficher en perspective d'un bel avenir.
Mais quand cette course de deux jours et une nuit trouve sa fin, et que le jour du nouveau vote approche, les questionnements persistent quant au réel avenir de Sandra. La majorité des employés refusera t'elle sa prime immatérielle, pour favoriser le bien-être et la survie d'un humain ? Inévitablement, quelques personnes changent certes, mais la société et le patronat eux ne bougent pas. Là où la prime sera au final distribuée et que Sandra pourra garder son travail, une autre personne en période déterminée ne verra son contrat se réitérer. **Sandra l'a bien compris, elle ne les comprends plus !** Elle peut repartir à la recherche d'un nouveau travail, mais cette fois-ci avec le sourire aux lèvres. Elle sait maintenant que des gens l'ont aidée, et qu'elle-même à aidée aussi.

Sans jamais avoir trouvé mon plein-bonheur dans le cinéma des frères Dardenne, *Deux jours, une nuit* s’avère plutôt bien comme une oeuvre intéressante chez les cinéastes belges. Comme toujours, le réalisme et la dénonciation priment. Et ici c'est un visage qui est symbole. Le visage de Sandra incarné merveilleusement bien par Marion Cotillard, désespérément à a recherche d'une dernière lueur d'humanité.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 5 novembre 2019
Le message du film, révélé à l'extrême fin, est sympathique et juste. Mais le film est exceptionnellement ennuyeux, bourré de poncifs et les personnages sont désespérément caricaturaux ; en fait, il n'y a que deux typologies parmi une vingtaine de personnages. Quelle pauvreté par rapport à la vraie vie !
Incertitudes
Incertitudes

263 abonnés 2 337 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mars 2019
Deux jours, une nuit est d'une actualité brûlante. Et m'est avis que ce n'est pas prêt de changer sauf amélioration spectaculaire de l'économie. A une époque où nos hommes politiques (et ce parmi les plus hauts placés bien souvent) identifient le chômeur comme coupable, au lieu du chômage, là c'est l'inverse. C'est une mère de famille qui va se battre pour sauver son emploi qui ne tient plus qu'à un fil. Un fil déjà rompu en fait qu'elle va essayer de recoller le temps d'un week-end en allant demander à ses collègues de renoncer à leur prime. Des collègues avec qui elle a des affinités, à force de les côtoyer tous les jours. C'est souvent ce qui est demandé dans les petites annonces ou pendant les entretiens d'embauche : avoir le fameux esprit d'équipe. Qui part en fumée quand on parle d'argent. La solidarité, quand il ne s'agit que de théorie, ça va. Quand elle implique de refuser mille euros pour réintégrer une salariée, elle n'existe plus. Ou alors, ils se baseront sur ce que décident les autres. Soit ils sont égoïstes, soit ils sont lâches. Après, il y a une réalité sociale à prendre en compte. Mille euros c'est mille euros. Certes, cette ouvrière va se retrouver au chômage mais la situation de ses collègues de travail n'est guère brillante non plus. On peut en vouloir aux plus violents mais pas à ceux ayant déjà le couteau sous la gorge même avec un travail. C'est dur. Ça se passe en Belgique mais c'est ce qu'on connaît tous les jours en France. Pays miné par le chômage de masse, la désindustrialisation, la concurrence venue de Chine laissant sur le bord de la route les plus fragiles, ceux habitant loin des bassins d'emploi qui ne sont plus que des chiffres, des points sur une courbe et que des conseillers vont trimballer de formation en formation, de stage en stage, de CDD en CDD. Et quand on voit le monde de l'entreprise dépeint par les frères Dardenne, on ne peut qu'avoir envie de la fuir. Faites des études, soyez maître de votre destin, créez votre activité seraient les mots d'ordre. Un constat implacable, amer mais juste car il nous touche ou nous a touché dans notre vie personnelle.
Pierre.L
Pierre.L

20 abonnés 61 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 février 2019
La particularité du film qui se déroule en un week-end, du vendredi soir au lundi matin, c'est que nous voyons peu le lieu de travail de Sandra tout en découvrant un à un la plupart de ses collègues, chez eux...Parmi les 16, deux la soutiennent d'emblée, deux semblent clairement la mépriser. Et pour tous les autres que Sandra devra convaincre (comprimés de Xanax aidant...), on mesure bien l'arbitrage délicat entre solidarité plus ou moins manifeste et soucis financiers personnels/familiaux : "Mets toi à ma place", une réplique pouvant légitimement émaner de chaque côté...S'agissant du monde du travail actuel, il est sûrement compliqué de faire des reportages/documentaires (ne serait-ce que pour trouver des personnes acceptant de témoigner...), le cinéma et la fiction inspirés de faits réels ont ainsi un rôle utile à jouer. La façon dont "Deux jours, une nuit" est tourné permet une immersion facile et, chose appréciable, il n y a pas de musique de fond.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 1 février 2019
Film très mal joué, je me suis ennuyé pendant tout le film, je ne le conseille pas du tout ! A ÉVITER !
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 29 janvier 2019
Un film qui se le laisse regarder, histoire touchante. Marion Cotillard joue très bien son rôle. Je le recommande sans hésitation
Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 060 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 octobre 2018
Bonne surprise. Les frères Dardenne ont décidément un secret pour savoir filmer le quotidien de petites gens en y apportant un intérêt grandissant pour ces personnages et leur histoire. Ici c'est un véritable suspense, un compte à rebours sociale avec une Cotillard comme souvent parfaite en jeune femme dépressive qui essaye en vain de sauver son travail. Et plus le film avance, plus il est bon. Mon Dardenne préféré. Une vérité sociale terrible, un scénario monté comme un vrai suspense. Et puis Marion Cotillard toujours magnifique, belle et bouleversement grande comédienne.
Housecoat
Housecoat

139 abonnés 393 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 octobre 2017
Les détracteurs de Marion Cotillard peuvent se réjouir d'avoir une nouvelle cible avec ce film des Frères Dardenne, l'actrice ayant visiblement encore choisit un rôle à récompenses faciles. Et pourtant, cela paraît réducteur de dire ça mais la réussite de Deux jours, une nuit se résume à peu de choses: à l'excellence des acteurs, en particulier Cotillard. Sa performance très dure nous place frontalement devant la réalité et les conséquences de la société d'aujourd'hui qui pousse les gens à s'entre-dévorer et à laisser sur le carreau les plus démunis. On y a droit tout le long, les Dardenne forçant avec énergie son personnage au bout du rouleau à faire face à sa peur et à sa détermination au plus bas à demander aux autres de faire le choix de sacrifier l'argent nécessaire à leur vie ou a sacrifier celle qui n'a pas travaillé et qui leur a donné plus de responsabilités à assumer. Un miroir de notre société auquel il est difficile de faire face.
gizmo129
gizmo129

133 abonnés 1 668 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 9 octobre 2017
Il existe de très bon films sociaux mais jamais français ni belge, traversez donc la Manche pour découvrir Ken loach et autres films britanniques pour découvrir à quel point ce cinéma du peuple est criant de vérité et touchant ! Ce Deux jours une nuit est affligeant, une vision gauchiste surréaliste de la part de cinéastes qui ne connaissent pas ce monde... Rempli de clichés, le film est pénible à regarder, répétitif et les personnages ainsi que leurs décisions sont bien trop caricaturales (comment penser qu'une femme peut décider de quitter son mari après une conversation de 5 minutes alors que la maison est en cours de construction ?). Absurde du début à la fin donc encore une fois, allez voir les films anglais du même genre.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 21 février 2018
Très bon film dramatique, une surprise, la réussite par son scénario qui ne manque pas d’intérêt, la misère sociale sous cet aspect m’a émue.
Caine78

7 756 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 août 2017
Entre les frères Dardenne et moi, c'est une histoire compliquée. En général, les frangins, soit on aime tout, soit on aime rien. Et bien pas moi. J'aime « L'Enfant », pas « Rosetta ». J'ai apprécié « Le Silence de Lorna », pas « Le Gamin au vélo ». Je crois tout simplement que cela dépend des sujets qu'ils traitent, ou à la nature qu'ils décident de donner à leurs personnages. Ici, en offrant un récit à forte connotation sociale à travers le monde de l'entreprise, celui d'une femme seule se battant courageusement pour conserver son emploi, je me suis d'emblée concerné, impliqué, et ce ressenti ne m'a jamais quitté. Ça n'est pas une question de mise en scène, mais de relations, de constat, de regards lucides sur une société qui ne va pas bien, où les gens sont obligés de montrer leur plus sombre visage face à des situations qui ne devraient jamais se produire. Les deux réalisateurs n'excusent pas ces comportements, cette lâcheté, mais ils l'expliquent, la comprennent. Le regard reste intelligent, subtil, à l'image de la prestation fragile de Marion Cotillard qui, l'air de rien, apparaît vraiment crédible dans ce rôle très différent de son registre habituel. J'ai presque fini par voir ce film comme un « thriller engagé », avec un réel suspense, où la « discrétion » technique et visuelle des frères Dardenne s'avère presque salutaire, en tout cas d'une belle sobriété et en harmonie avec l'histoire racontée. Bref, j'ai aimé « Deux jours et une nuit » et ne m'y attendais pas vraiment : une belle satisfaction.
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 882 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 juin 2017
On suit le combat d'une jeune femme qui était en congé maladie pour dépression et qui apprend qu'elle est licenciée lors du 1er jour où elle reprend le boulot. A peine guérie elle va devoir se battre pendant 1 week-end. On la suit au côté de son mari, c'est lui le moteur, c'est lui qui la pousse. C'est un combat mené par une équipe. Ils doivent gérer le quotidien, les enfants notamment, tout en menant ce combat. Le jeune femme passe par tous les stades, de la joie aux pleurs. Les plans sont très rapprochés, on se sent proche d'elle. C'est presque un documentaire sur les difficultés des gens. Le contrat à durée déterminé qu’il faut renouveler, le 2eme boulot, etc...Le film nous présente une galerie de personnage qui vont réagir différemment devant cette jeune femme venue plaider sa cause. C'est surement pas le meilleur film des frères Dardenne car il ne se passe pas grand chose, pourtant les choses s'étoffent petit à petit et le film finit bien je trouve.
Backpacker
Backpacker

92 abonnés 789 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 juin 2017
Le scénario de ce film engagé tient sur une seule ligne. Autant dire que l'ensemble sera longuet, ni plus ni moins que dans n'importe quel film des frères Dardenne... Comme dans chacun des ses rôles, Marion Cotillard se révèle magnifique, investie et crédible. Mais le plus gros ennui réside dans sa quête de primes. Au bout de la deuxième, on sature déjà. Cela devient bien trop répétitif à la longue. Il y avait pourtant matière à mieux meubler et dynamiser, par exemple en critiquant vertement le monde du travail pendant ses 90 minutes...
manuher
manuher

7 abonnés 235 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 mai 2017
Deux jours une nuit nous expose la vie d'une salariée qui risque d'être écartée de son employeur si le vote de ses collègues lui est ou non favorable. (télé)Réalité ou fiction ? Toujours est-il que le film démarre un peu sur les chapeaux de roue sans trop nous expliquer d'où vient cette situation ni même le contexte en lui-même. Un peu l'impression d'avoir loupé le début.
Peu importe on finit par comprendre le choix cornélien des différents protagonistes tentés par une prime ou par l'esprit de solidarité. Mais du fait du sujet assez peu réaliste (Dieu merci on ne demande pas (encore) de dire qui part ou qui reste un peu comme certaines émissions de téléréalité ou certains jeux télévisés comme maillon faible), on a du mal à se projeter dans cette réalité et à se demander ce qu'on ferait dans une telle situation.
Mais les frères Dardenne qui sont un peu notre Ken Loach français savent bien mettre en scènes ces situations avec les réflexions qui les accompagnent.
La fin est assez bien vue avec un autre choix cornélien que devra affronter Sandra pour le coup. spoiler: Mais où la loyauté finira par l'emporter

Bref un beau film à la Ken Loach, critique de notre vie sociale qui se laisse regarder.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse