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Pauline G.
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4,0
Publiée le 2 octobre 2014
Le souvenir que laisse American Beauty des années après l'avoir vu, c'est une atmosphère douce portée avant tout par la qualité des images et la musique, mais aussi par la façon dont sont alternés les temporalités courtes et longues du récit. Au finale, on a l'impression de s'être laissé mener en balade tout du long en se laissant secouer par de multiples émotions, autant de rires, craintes, tristesses et dégoûts. Sam Mendes nous mène par le bout du nez et c'est bien plaisant ! Faut dire aussi qu'on a affaire à une bande d'acteurs qui se la donnent à fond pour ça, en campant des personnages tous attachants à leur façon, surtout celui de Kevin Spacey, même si le jeu de la surenchère peut parfois agacer voire même gâcher un peu le tableau. Un film à voir !
Que dire sur ce film? Si ce n'est l'un des plus grands films cultes des années 90 que je dois avoir visionné une dizaine de fois. L'histoire banale au prime abord, est d'autant plus passionnante que Kevin Spacey imprégné totalement par son rôle et une fois de plus excellent, ne fait qu'alimenter notre empathie pour ce personnage. American Beauty n'est pas seulement une histoire de couple qui vole en éclat jusqu'à un point de non-retour, non, il s'agit tout d'abord d'une critique acerbe de la société américaine, consommatrice à outrance, engoncée ans ses propres illusions et tributaire de ses propres certitudes, là où le bonheur est plus que jamais lié avec les choses que l'on possède et rime avec matérialisme mais également et surtout d'un portrait piquant d'une société frustrée laissant libre cours à ses fantasmes anticonformistes et d'un bonheur à chercher autre part, loin du rêve américain où tout semble beau et parfait en apparence.American Beauty est une oeuvre subtile, efficace, dérangeante emmenée par des acteurs tous aussi excellents les uns que les autres, une musique triste et douce à la fois,des dialogues dépeignant le dramatique d'une situation mais formulés de manière à ce qu'on en rie ( sorte de fable tragi-comique ) et enfin, un montage où chaque plan est scrupuleusement travaillé de façon à ce que de spectateur de la scène, on se transpose en quelque sorte , en spectateur de notre propre existence et révèle ce double constat qui est que : l'herbe semble toujours plus verte dans le pré voisin ou avant de regarder ce qui se passe chez les autres, regardons d'abord en nous-mêmes. En bref, un film à voir au moins une fois dans sa vie et qui ne laissera personne indifférent.
J'ai pris mon pied en regardant ce film. Il faut dire qu'ils ont fait fort: réalisation, casting, musique; pas de fausses notes! Certains trouvent que les personnages sont stéréotypés,mais pas moi. De plus le scénario va beaucoup plus loin que ça. A mettre au crédit du travail d'écriture. Plusieurs scènes sont pour moi des références: (les pétales de rose, le monologue avec le sac plastique...). Un succès mérité.
En voici un bel ovni! Parfois, on peut passer à côté d'un grand film sorti pourtant il y a déjà 15 ans. Mieux vaut tard que jamais. Quand toutes les apparences tombent entre voisins, c'est implicitement un film s'attaquant à la famille moyenne américaine. Le réalisateur, Sam Mendes, a eu l'audace de ne s'occuper que de ses personnages et de leur aspect psychologique, reléguant presque les décors au second plan. Pour autant, tous les cadrages sont mûrement travaillés, à commencer par ceux en nocturne et les visions érotiques de Lester Burham (Kevin Spacey). Et il n'y a pas seul un temps mort. Il faut dire que le scénario est 'couillu'. Malgré les graves dénouements familiaux, l'humour reste présent quasiment jusqu'à la fin. Le comportement nonchalant de Lester y joue pour beaucoup. On évolue sans cesse au fil du temps, nos nouvelles (ou anciennes) pulsions et convictions peuvent nous détruire tout autant que notre entourage. Le repli sur ses propres convictions amène au pire. Le double jeu fait rage. En parlant de jeu, celui des acteurs est un vrai régal, particulièrement celui de Spacey, d'Annette Bening et de Thora Birch. A ne pas oublier, les soundtracks ol' rock qui ne laissent pas indifférent. N'ayons pas peur des mots, c'est tout le film qui ne laisse pas indifférent. Il y a toujours une rose qui traine quelque part dans nos vies.
Après une très belle carrière au théâtre, le réalisateur Anglais Sam Mendes se lance dans le cinéma en réalisant « Américan Beauty » en 1999. Le succès, tant critique que populaire, est fulgurant. Les spectateurs se ruent dans les salles et le film rafle un nombre incroyable de récompenses dont les très convoités Oscars du meilleur film, du meilleur réalisateur et du meilleur acteur. L'histoire raconte la vie d'une famille de la petite bourgeoisie Américaine, au cœur d'une banlieue bien « proprette ». Malgré une vie confortable, le père de famille s'ennuie profondément victime d'un travail sans intérêt et d'une famille qui le méprise. D'un seul coup, il décide de se rebeller et de vivre sa vie comme il l'entend. Ce scénario vraiment sympathique et souvent drôle offre quelques scènes simplement jouissives. On prend immédiatement fait et cause pour ce pauvre homme à qui rien n'est épargné. Chacune de ses révoltes sont un morceau de bravoure qui mèneront malheureusement à sa perte... Critique au vitriol de l'American Way of Life, cette comédie dramatique est un véritable bijoux qui se déguste avec gourmandise. Du bon cinéma divertissant et intelligent comme on aime !
Multi-récompensé aux Oscars, American Beauty, de Sam Mendes, est un petit bijou de comédie noire. On y rencontre Lester Burnham, petit employé tout triste, marié, père de famille et surtout… totalement insignifiant. Alors que son couple semble être un modèle de bonheur de l’extérieur, il n’en est rien. Sa femme le méprise et ne le désire plus et sa fille adolescente le hait ouvertement. Cependant Lester ne va pas tarder à s’éveiller et voir sa vie bouleversée, pour le meilleur et pour le pire ! Dans American Beauty, Sam Mendes s’est attaqué, comme ne l’indique pas le titre, aux travers de la société américaine, bien enfouis derrière les apparences. Il livre donc une réflexion à la fois philosophique, psychologique et sociale sur ce qui mine la famille modèle, à savoir le conformisme. Il y aborde quantité de thèmes tels que l’importance accordée au physique, l’hyper-érotisation des adolescentes, l’obsession pour les armes à feu, le refoulement des pulsions ou encore le besoin de tout enregistrer, tout filmer. Chaque personnage du film (la famille Burnham et ses voisins tout aussi barges les Fitts) se trouve alors confronté à ses thèmes, libéré ou emprisonné. On prend alors un plaisir fou à contempler l’explosion inéluctable de ces deux familles, ce qui se traduit par des scènes mémorables (dispute au lit, second dîner, fast-food…). Pour représenter ces familles, Mendes s’est entouré d’un casting de choix, à commencer par Kevin Spacey, tout simplement jouissif en père de famille que plus rien ne gêne. Il y trouve l’un de ses meilleurs rôles et délivre quelques répliques inoubliables (“I’m dead already” et oui mieux vaut voir le film en VO !). Mais il est bien épaulé par Annette Benning, géniale en mère ambitieuse et frustrée, Chris Cooper en vétéran conservateur, Wes Bentley en pervers dérangé, Thora Birch en ado mal dans sa peau et Mena Suvari, jeune séductrice. Un casting bien léché donc, qui rend tous ces personnages attachants et terriblement réels. Quant à Sam Mendes, il offre une réalisation discrète, très élégante, au plus proche des personnages. Si ce genre de réalisation est en parfaite emphase avec le développement des personnages, elle paraît un peu molle durant les 20 premières minutes, il faut bien le dire. Enfin, la BO est tout simplement excellente, du thème principal (Dead Already) aux morceaux choisis, des Who aux Beatles en passant par Bob Dylan. Bref, tout ceci pour vous inciter à voir ce chef d’oeuvre du cinéma des 90s qui contrairement à d’autres films n’a pas du tout vieilli !
Ce film propose plusieurs degrés de lecture, dont le premier est le thriller, en ce sens il est plutôt bon, la victime est désignée d'emblée, et les fausses pistes vont défiler jusqu'à la fin à travers une galerie de personnages assez pittoresques. Plutôt bon, agréable, mais pas exceptionnel non plus, la faute à une distribution déséquilibrée, car si les prestations de Kevin Spacey et de Annette Bening sont exceptionnelles, les seconds rôles ne suivent pas, joués par des acteurs médiocres. Passons sur la lecture "critique de la société américaine", dont on nous a rabattu les oreilles. OK, c'est traité de façon comique, voire tragi-comique mais quels sont les naïfs qui ignorent encore que le monde n'est que façades, mensonges, hypocrisies et faux semblants ? Quels sont les naïfs qui ignorent encore que le sexe est l'un des moteurs de l'activité humaine, mais que la société fait semblant de l'ignorer ? Non c'est la troisième lecture qui est celle qui a été voulu par le réalisateur, celle de nous dire que si l'être humain n'est pas parfait (loin s'en faut) il doit préserver sa "beauté intérieure". Concept mou qui ne veut pas dire grand-chose mais qui permet au réalisateur de blablater : et allons y pour la beauté du sac en plastique qui voltige avant l'orage et allons-y pour la scène complètement improbable (dans le contexte) où Spacey refuse de déflorer la copine de sa fille, et allons-y pour la conclusion péremptoire ("si vous ne comprenez pas, vous comprendrez un jour…") C'est sans doute en raison de ces quelques scènes que le film a connu son succès critique. On en est là ! Pauvre cinéma !
Les émotions que nous procure ce film sont tout aussi variés qu'inattendues. Un Kevin Spacey grandiose, un scénario malin et vif, des scènes très fortes font de ce film une magnifique oeuvre.
Il y a comme un parfum d'abouti après le dernier plan de cet American Beauty. Oui, c'est un film intelligent, structuré, pensé de bout en bout, affiné, qui semble corrigé et retouché; la perfection semble avoir été dans les plans de Sam Mendes. Et bien lui en a pris. American Beauty, c'est l'histoire d'un père de famille qui, lassé de l'hypocrisie ambiante de son métier, de sa vie conjugale, de sa vie de père même, décide de tout chambouler et de, ô sacrilège, faire ce qu'il veut. Certains l'appelleront "crise de la cinquantaine" d'autres "seconde jeunesse". American Beauty est également là pour montrer que cet état d'esprit n'a rien d'une crise passagère qu'il faut laisser passer et qui touche tous les adultes frustrés. Tous les personnages se lancent dans une fuite en avant, en dehors des carcans de la vie banlieusarde américaine, démantelant l'American Dream. Le film s'ouvre sur une suggestion de meurtre, puis sur la voix de feu Lester Burnham qui s'apprête à nous raconter comment il mourra dans un an. Débute alors une série de fausses pistes égrenées ça et là par le scénariste. Le film nous surprend constamment, et fait de son imprévisibilité l'une de ses grandes forces. En plus de cet aspect polar, Sam Mendes s'attache à faire passer, avec une certaine virtuosité narrative et cinématographique, son propos sur l'universalité de la beauté. Fantasmée (c'est elle qui va constituer le déclic chez Lester quand il craque pour l'amie de sa fille) ou vécue( chez Ricky Fitts-Wes Bentley, effrayant de froideur), la beauté est omniprésente dans son film. Qui plus est, ce long-métrage réussit une petite prouesse: approfondir une belle palette de personnages. Pas moins de 8 personnages verront leurs 8 histoires respectives scrutées par le spectateur. Une formidable fresque narrative, magnifiée par un scénario et surtout un montage remarquables: American Beauty mérite toutes les récompenses obtenues. Pourquoi pas plus, me direz-vous? Peut-être est-ce simplement un déficit d'émotions. American Beauty fascine, éblouit, brille. Mais ne touche pas.
Jouissif ! Totalement fou, clairement fantasmagorique ! Un fil rouge discret mais jamais perdu, sur lequel se greffe des petites histoires prêtent à nous faire dévier de notre avis et une aisance dans le retournement de cerveau déconcertante. Spacey au sommet de son art !
On a ici à première vu un scénario d'un film qui sera lourd, vu et revu. Un mec qui aime pas sa vie, il en est sa principale victime et se laisse abattre, décidé du jour au lendemain de changer de vie et d'affronter la réalité, rien de bien original donc. Ce qui est intéressant c'est dans le ce changement justement, ça peut paraitre brusque, mais c'est réalisé tellement finement, on arrive à se mettre dans la peau du personnage, et on aurait même envie de faire pareil, tout quitter pour faire ce que l'on veut vraiment. Le film n'a peu, voir même pas du tout, d'actions, sauf peut-être à la fin, mais putain on s'en lasse pas, comme je l'ai dit plus haut, on a l'impression d'être à la place du personnage, l'immersion se fait sans difficultés grâce à une super réalisation, et à un splendide Kévin Spacey. La fin est elle aussi parfaitement réalisé, on a un acteur principal qui est enfin arrivé à être libre, à vivre sa vie comme il l'entend,spoiler: il peut mourir tranquille. On s'attendait à ce que le meurtrier soit sa femme, avant de s'apercevoir que c'est finalement son voisin, qui lui aussi a vu la vie qu'il s'imaginait vivre s’effondre, tout comme Carolyn, puisque ce dernier lui a exposé la vérité qu'elle ne voulait pas admettre en pleine face.
En conclusion c'est un film superbe, de part sa réalisation (pour un 1er film, Sam Mendes a été fantastique), mais aussi grâce à la critique de la société qu'elle offre, un monde où peu de personne arrivent à être ce qu'ils veulent vraiment, un monde basé sur des apparences, un monde très bien représenté par Angela, et cette vérité est encore présente, 20 ans après.
Pour sa 1ère oeuvre de cinéma, le metteur en scène de théâtre britannique Sam Mendes chronique le mal-être caché des banlieues américaines avec "American beauty" (1999). C'est l'histoire de Lester, père de famille déprimé dans sa prison dorée : job idiot, épouse workaholic et ado qui le méprise. Mais Lester va soudain changer, et renier les valeurs qui l'ont mené jusque là, les valeurs du rêve américain lambda, basées sur l'avoir et le paraître. Lester, lui, veut "être"! Le propos n'est pas très original, mais en 1999 il est assez nouveau, les "Desperate housewives" n'existent pas encore... Surtout, cette étude de moeurs est subtile et cruelle, magnifiée par la réalisation très personnelle de Mendes, qui nous offre quelques morceaux de bravoure. De plus, l'intérêt du récit est soutenu par sa dimension thriller, puisque dès le départ Lester nous annonce en voix off qu'il va être assassiné ; reste à savoir comment et par qui? Si "American beauty" a connu un tel succès public et critique, c'est aussi en raison de la qualité de sa distribution : Kevin Spacey est impérial dans le rôle titre, bien secondé par Thora Birch, Mena Suvari, Chris Cooper et Annette Bening. 5 oscars mérités (notamment meilleurs film, réalisateur, acteur...).
American Beauty est un film qui a beaucoup de charisme et dans lequel on tombe dès les premières minutes. Tant par la beauté du jeu d'acteur mais aussi par le scénario au départ très basique mais qui surprend un peu plus chaque fois et qui au final ne tombe pas dans la banalité. Déjà, chaque personnage a son truc, ce qui le rend unique et attachant. En plus, ce film reflète bien le côté superficiel de certaines familles qui en apparence semblent de gentilles familles parfaites et qui, dans le fond ruisselle de secrets et de problèmes familiaux. Au final, une agréable surprise devant lequel on ne s'ennuie pas une seule seconde.