Johnny got his Gun
Note moyenne
4,1
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163 critiques spectateurs

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weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 août 2017
Je ne pourrai pas détailler toutes les scènes bouleversantes et d'une puissance peu commune tellement le sujet est fort et superbement raconté.
Comment le jeune homme peut faire abstraction de son état en se remémorant tous les brefs moments de grâce qui ont jalonnés sa vie.....L'amour surtout car il s'éveillait aux plaisirs de la chair et la tendresse paternelle. C'est franchement superbe. Et quelles scènes magnifiques que celle de l'infirmière....
Le propos est terrible et cruel sur la guerre et tout est dit avec une immense délicatesse.
Formidable.
Napoléon
Napoléon

181 abonnés 1 628 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 2 mars 2023
Une oeuvre antimilitariste convaincue. Le film partait avec une bonne idée mais est mal exploitée. Le film n'utilise que l'argumentation de la victimisation pour défendre son sujet. Les scènes de rêve s'avère inutiles, même hors sujet vu le sujet avec des dialogues sans intérêts et l'émotion est absente.
Rictus1260
Rictus1260

43 abonnés 137 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 janvier 2018
Après avoir sauté sur une bombe, Johnny revient de guerre sans membre, sans visage, a moitié décérébré et seul le sens du toucher lui reste.. Mais le pire, il est encore vivant et la médecine le maintient en vie pour qu'il serve de cobaye à la science. Le sommet de l'horreur. On ne voit rien mais ce qui est suggéré est difficile à soutenir, particulièrement son état d'isolement absolu alors que ses pensées restent entièrement intactes ce qui lui permet de vivre avec ses souvenirs mais surtout de réfléchir de façon approfondie sur le sens de sa vie. Bon, par cette approche, la stupidité et l'horreur de la guerre est bien mise en évidence. Toutefois ce concept n'est pas nouveau et je préfère largement les chefs d'oeuvre que sont la ligne rouge de Malik, full metal jacket de Kubrick ou encore le tombeau des lucioles de Takahata pour ne citer que ceux-là. Mais le film va au-delà en montrant la dualité entre l'âme immatérielle et le corps matériel. Comment un être décérébré peut-il continuer à penser et même chercher à communiquer?? Malheureusement, bien que ce drame touche les problèmes fondamentaux, force est de constater que les solutions qu'il propose sont inexistantes. L'existence de Dieu est abordée mais de façon très maladroite. Jésus apparait mais malgré ses tentatives, iI ne peux pas l'aider...C'est plutôt l'absence de foi en Dieu qui ressort et c'est bien là le vrai drame. En dehors de Dieu, l'homme n'a pas de réponse au sens de sa vie ni d'explication sur le sens de la souffrance humaine. La sentence récurrente "si Dieu existait Il ne permettrait pas ça" me semble bien injuste. En quoi Dieu est-il responsable de la méchanceté des hommes? de certains hommes au fait? Et qui sait si Dieu n'a pas le dernier mot à la fin? En conséquence, Johnny tourne en rond dans son cauchemar et le film nous laisse juste un sentiment de profond désespoir et d'ennui.
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 septembre 2024
En 1971, le réalisateur américain Dalton Trumbo signe son premier et unique long-métrage. Il s’agit d’un film bouleversant qu’il est impossible d’oublier après l’avoir visionné. Un soldat complètement atrophié se retrouve sur un lit d’hôpital. Incapable de parler mais conscient, il tente de communiquer avec le personnel médical tout en se remémorant son passé. A partir de ce concept narratif glacial, le spectateur est embarqué dans un tourbillon d’émotions, allant de la révolte à la compassion tout en souhaitant intérieurement que le terrible sort de cet homme prisonnier de son corps prenne fin. Certes, les délires oniriques, constitués de nombreux flashbacks, créent un rythme hachuré d’inégale valeur. Mais, la portée universelle et intemporelle du message emporte tout sur son passage. Bref, une violente critique de l’absurdité de la guerre et de l’acharnement thérapeutique.
Léo Peteytas
Léo Peteytas

26 abonnés 127 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 septembre 2024
Johnny a tout. Un travail, une petite amie, de l'espoir et des rêves ; un avenir, qui s'annonce radieux. Car, la vie est belle. Oui mais voilà, il y a cette foutue guerre. Engagé pour accomplir "son devoir" envers la patrie, il quitte sa vie rangée. Comme tant d'autres jeunes, il ne mesure pas ce qui l'attend : La boue, la crasse, les balles et les obus qui sifflent, la peur. De se faire tuer, mais aussi de rencontrer l'autre. L'ennemi. Celui qu'on doit tuer. Qui est-il ? Quelle importance ? C'est l'ennemi. Un pauvre type comme tous les autres, qu'on a embrigadé pour faire le nombre, alimenter l'inextinguible brasier. Qui consume tout, à commencer par les hommes au front. Gravement blessé, réduit à l'état de "légume" incapable de ne plus rien faire - sinon bouger la tête -, mais toujours conscient, Johnny va quitter un enfer pour un autre : être prisonnier de son corps, et de la solitude. On le croit mort ; il est pourtant toujours en vie. Cette situation inouïe provoque d'abord un sentiment d'effroi. Petit à petit, il se mue en désespoir. Quel temps fait-il ? Quelle heure est-il ? Quel jour, quel mois ; combien de temps est passé depuis le jour ou tout est parti en vrille ? Que deviennent les êtres aimés ? Impossible de savoir. Le diagnostique du médecin étant établi, il est inconcevable de le remettre en cause. Et Johnny, qui est toujours là, prisonnier de sa situation. Il peut bien tout tenter, c'est peine perdue. Plus homme, ni jeune amoureux, ni rien du tout ; il est une sorte de chose clouée à un lit, et qu'on maintient en vie car... c'est comme ça, et pas autrement. Telle est l'injustice de cette histoire, portée par quelques scènes d'une extraordinaire humanité. La guerre est une monstruosité qui bousille tout. "Dulce et decorum est pro patria mori" - Il est doux et honorable de mourir pour sa patrie, qu'il disait l'autre, Horace. Mais autant que ça soit les autres, hein. Venant de quelqu'un qui est mort bien tranquille dans son lit cette phrase pourrait prêter à sourire, si son esprit n'avait pas été repris dans tous les discours nauséabonds qu'on nous sert sur la guerre. Quelle plaie.
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

272 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 décembre 2008
Membre des dix black-listés à l’époque de la «chasse aux sorcières» à Hollywood, Dalton Trumbo est éminemment reconnu pour ses scénarios humanistes. Son unique réalisation «Johnny Got His Gun» (USA, 1971) accomplit toutes les images qui parcouraient ses écrits, donnent vie et volonté à un discours anti-militariste sans pleinement plonger dans la propagande. La première des réussites esthétiques, pourtant très simples, est celle de l’inversement du procédé de représentation de la réalité avec celle du rêve. Le noir et blanc au cinéma véhicule une volonté de poésie, d’irréalisme tandis que la couleur correspond davantage à la réalité, restitue les conditions naturels de perception. Trumbo bascule cette logique et attribue à la tragique réalité la bichromie du noir et blanc et donne aux rêves et aux souvenir les couleurs qui ont déserté le réel. Ce simple choix esthétique qui prône l’hégémonie du rêve sur le réel permet de mieux concevoir l’idée que, jusqu’à ce film, seuls les scénarios de Trumbo véhiculaient. La place qu’occupe le corps -premier des objets du réel- est symptomatique de l’évolution du récit. D’abord soldat blessé, il devient mutilé et n’a pour unique échappatoire que le souvenir du temps où il pouvait, avec son corps entier, faire l’amour à sa fiancée, mettre à disposition ses gestes pour de futiles occupations, comme une partie de carte. L’avenir de Joe Bonham est identique à celui de Jésus Christ (interprété par Donald Sutherland). Martyrisé par les vices d’une époque, le ton profondément solennel appuyé par la voix off de Trumbo est identique à celui de la Bible. Toutefois, l’apparition de Jésus préconise la lutte belliqueuse qui mène Joe droit à son désespoir. Le martyr symbolique de demain, pour Trumbo, n’est plus celui suranné d’il y a 2000 ans mais réside dans le soldat commun, presque inconnu, que la boucherie de la guerre a transformé en corps muet, autiste, voué pour l’éternité à n’avoir pour seul avenir que des souvenirs.
WinslowLeach666
WinslowLeach666

50 abonnés 359 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 décembre 2007
Film unique, contant la vie d'un soldat qui se retrouve mutilé, sans bras, ni jambe, muet, aveugle et qui veux seulement en finir.
A VOIR ABSOLUMENT EN VO......l'ai vu une fois en VF, merci bien.
Des phrases chocs, un film poignant qu'il faut voir une fois dans sa vie. Critique acerbe de la guerre, euthanasie tout est abordé avec finesse et tact.
Des extraits de ce film sont magnifiquement employé dans le clip de Metallica One que je conseille à tout le monde.
DaftCold
DaftCold

26 abonnés 213 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 février 2020
Quel film marquant ! Rempli de bonnes idées, ce film saura vous faire réfléchir sur la vie en général. Le film nous tiens en haleine alors qu'en soit il ne se passe pas grand chose... Vraiment une bonne expérience cinématographique !
Carlos Stins
Carlos Stins

88 abonnés 657 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 janvier 2018
Grand classique quasiment unanimement acclamé, "Johnny s'en va-t-en guerre" m'a pourtant totalement laissé en dehors. C'est simple quasiment rien ne m'a plu dans ce film, de la voix-off trop illustrative qui alourdit le film au part-pris esthétique (scènes en noir et blanc pour le présent et scènes en couleur pour les flash-backs) pas vraiment original. J'ai trouvé le film assez plat esthétiquement, tout comme dans sa mise en scène qui m'a paru essentiellement fonctionnelle. C'est d'autant plus rageant que les rares fulgurances visuelles dont le film fait preuve m’ont beaucoup plu, à l'image de la dernière nuit que passe Johnny avec sa copine avant que ce dernier ne parte justement à la guerre. Sur l'histoire en elle même, je trouvais le concept original mais j'ai été gêné par la linéarité du scénario, par ces nombreuses longueurs et par tous les passages mettant en scène le Christ que je n'ai pas compris. Mais l'élément qui m'a sans doute le plus gêné, c'est que je ne me suis jamais investi émotionnellement au sein de ce film. Aucun des personnages n'a généré chez moi une quelconque empathie et je suis resté en dehors de ce film qui m'a paru incapable de générer une émotion sincère. C'est une impression très subjective mais le film manque à mon sens de relief, de changements de rythme qui empêcheraient que le long-métrage ne tombe dans une forme de monotonie. Je ne prétends pas que l'on a affaire à un mauvais film, simplement à une oeuvre qui n'a malheureusement ni su me toucher ni su me captiver malgré un beau potentiel.
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 mai 2009
Un film très intéressant. Il ne s'agit pas de passer à côté ! Néanmoins, il aurait mérité d'aller un peu plus loin. Nous voyons là une horreur de la guerre et de ses avancées médicales (Pendant une guerre, les technologies font toujours de sacrés progrès, même si c'est dur à entendre). Le film a tout de même un peu vieilli et mériterait sans doute un renouveau...
caro18
caro18

209 abonnés 2 213 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 27 septembre 2011
Le calvaire d'un homme aveugle, muet, sourd, sans bras et sans jambes à travers ses pensées et quelques souvenirs : émouvant mais très ennuyeux.
gnomos
gnomos

66 abonnés 660 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 14 novembre 2015
J'avais entendu parler de ce film comme d'un chef d'oeuvre, et le film remplirait parfaitement son office, celui de dénoncer les horreurs de la guerre, de ne pas traiter un homme profondément blessé comme un rat de laboratoire, et peut-être d'abréger sa vie, car telle quelle, ce n'est évidemment pas une vie. Seulement le film est ennuyeux à mourir, entre les flash-backs sur sa vie d'avant, le personnage qu'incarne Donald Sutherland qui est une sorte de prophète, bref, je ne comprends pas l'enthousiasme des spectateurs, j'ai arrêté les frais au bout de 40 minutes de calvaire, et puis je suis allée voir plus loin dans le film, mais tout est à l'avenant, ça ne s'arrange pas en avançant, c'est toujours aussi soporifique. Pas du tout le genre de film que j'apprécie, et pourtant, j'avais aimé certains téléfilms traitant de la première GM, comme la Chambre des officiers ou encore le Pantalon, que je qualifierais pour le coup de chef d'oeuvre. Mais pas celui-là, le visionnage est tout simplement insupportable d'ennui, une vraie purge.
Ti Nou

624 abonnés 3 851 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 octobre 2023
Seul et unique long-métrage réalisé par Dalton Trumbo, Johnny s’en va t’en guerre est un pamphlet pacifiste et antimilitariste sorti en pleine guerre du Viêt Nam. Un film à la fois très politique et émouvant.
Alasky

454 abonnés 4 541 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 décembre 2025
On comprend que ce film ait secoué les spectateurs à sa sortie. Une narration sobre et tragique, un personnage principal sensible et humain, un monde sans Dieu, sourd à tous les SOS que leur ont envoyé les troupes en guerre.
Ce héros a non seulement subi les douleurs physiques des tranchées, mais il doit affronter les tortures psychologiques de l'après-guerre qui sont encore plus terribles.
Une fable à la mise en scène originale, ornée de symboles, alternant scènes du présent et scènes de rêves.
mazou31
mazou31

130 abonnés 1 361 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 mars 2018
Chef-d’œuvre – qualificatif non galvaudé comme souvent – que ce film impressionnant et poignant comme peu le sont, magnifiquement construit et d’une grande modernité. Une mise en scène au cordeau, voix off, flash backs, passages alternés du noir et blanc à la couleur, gros plans, plans suggestifs,etc. Et aucun de ces artifices n’est superflu ou présomptueux. Chaque acteur, chaque réplique sont justes et sobres. Quelle maîtrise pour réaliser ce film inoubliable !
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