Vraiment le film à voir si vous aimez le cinéma... sinon vous n'avez rien vu ! Une histoire au ton cocasse et caustique, à l'ironie et l'autodérision (des Suisses surtout) subtile. Des messages subliminaux. Je prends le risque de citer quelques passages. Ce n'est pas pour dévoiler le film (ou très peu) mais bien pour donner vraiment envie d'y aller à tous ceux qui pourraient passer à côté, tant d'autres sorties davantage médiatisées sont susceptibles de faire de l'ombre à ce petit chef d'oeuvre. Les Suisses à propos des Portugais : "Un peuple moins développé que nous mais néanmoins très sympathique" (sic). Trois Suisses qui ont une décision à prendre (genre on part à 8h00 ou à 8h15 ?). Vote à main levée : deux contre un. Mais on n'oublie pas de demander à la minorité si elle souhaite encore ajouter quelque chose. Ou encore comment expliquer la démocratie suisse (pour des Portugais révolutionnaires avides d'un modèle) ? "En Suisse on vote presque tous les dimanches car le bureau de vote est sur le chemin de l'Eglise". Un couteau suisse bien sûr, une l'horloge dûment estampillée "Made in Switzerland" et un robinet mitigeur offert par la généreuse Confédération ont également leur place dans le scénario gentiment moqueur pour nous faire rire, sourire... et réfléchir aussi à la coopération entre nations riches et pauvres. A l'écran, une multitude de petits détails périphériques viennent renforcer le scénario pour peu que le spectateur soit attentif à tout cela : des policiers en civil jamais très loin à la famille portugaise traditionaliste et conservatrice fuyant la déferlante rouge. Une reconstitution extrêmement réaliste d'une période, d'un pays, d'une certaine vision de l'information, de la soif des Portugais de faire sauter le couvercle de la cocotte minute dans laquelle ils étaient enfermés. Seul défaut du scénario, une perte de souffle, de rythme vers la fin par manque d'inspiration supplémentaire sans doute et l'utilisation d'un artifice de mise en scène pour exposer une situation complexe. Mais globalement, un jeu d'acteurs (tous !) aux petits oignons !
Un super moment de cinéma, à goûter sans modération. Mais pourquoi est-il distribué dans si peu de salles ? alors que des navets circulent à grande échelle. Tout est bon dans ce film : les dialogues, la mise en scène, les acteurs (merveilleux Patrick Lapp que je ne connaissais pas). On passe par toutes les émotions et l'on rit........... que c'est bon de nos jours.!! Allez le voir et parlez en autour de vous.
Sous prétexte d'un reportage sur la collaboration dans de projets "éducatifs" au Portugal, une équipe de reporteurs suisses se déplace dans ce pays sans savoir qu'ils tombent juste au moment de la révolution d'avril en 1974.... Ça c'est le "décor", après il y a la forme, la parodie, les clichés à tout va, le guignolesque....la méthode qui est mise en place pour construire cette comédie frôle le ridicule. Franchement et malgré quelques rigolades que j'ai entendues dans la salle où j'étais, je n'ai même pas pu sourire. Nul...vraiment je ne sais pas que ce qu'ils ont vu les critiques dans ce film qui prétend être original et ouvrir une nouvelle voie dans la filmographie francophone....
La très bonne surprise de ce weekend, avec ce film Suisse, qui raconte l'histoire d'une équipe de la SSR, qui sans le vouloir va se retrouver à couvrir la Révolution des Oeillets au Portugal, le 25 avril 1974. Un humour corrosif et totalement décalé, avec des acteurs inspirés, Michel Vuillermoz et Valérie Donzelli en tête. C'est un film gonflé, qui ne se gêne pas pour tomber dans le politiquement incorrect, et porté par une belle photo, qui apporte aussi la légereté et l'insouciance des années 70, avant que le cynisme des années 80 ne prenne le dessus
Bonne petite comédie complètement loufoque et parfaitement bien jouée ! Cependant, je n'ai pas senti là un énorme cinéma quand même... Parfait pour bien finir un week-end, mais je pense que je n'en garderais pas un grand souvenir
Oh, la charmante comédie subtile et décalée que l'on n'attendait pas !
Il faut sûrement être Suisse pour inventer une histoire aussi bizarre et originale : un trio de journalistes suisses en service commandé au Portugal se retrouve par hasard en pleine révolution des oeillets. Le vieux baroudeur (excellent Vuillermoz) perd progressivement la mémoire, l'ambitieuse jeune journaliste (pimpante Valérie Donzelli) est radicalement féministe, et le vieux technicien (charmant Patrick Lapp) a plus d'un tour dans son combi. Quand ces trois-là croisent le chemin d'un... la suite ici :
Je n'ai pas du tout accroché à ce film. Heureusement que la révolution arrive dans la deuxième partie, parce qu'avant on s'ennuie ferme. Film un peu déjanté, original certes, mais en fait sans grand intérêt.
Belle réalisation de nos amis suisses qui nous font régulièrement de bonnes surprises cinématographiques. Un rythme bien tenu, de belles tranches de rigolades, une photo très bien travaillée.
Une bonne note surtout pour l'originalite et l'humour decale qui marche plutôt bien. Bon point également pour une majorite de comédiens inconnu tres bien. Parfois quand meme decousu mais voir un film different fait du bien.
Difficile de connaitre le point de vue exact de ce film, dans lequel on ne s'est livré-fort heureusement à mon avis- ni à un exercice de reconstitution des seventies, pas plus qu'à un moindre début d'étude de la révolution des œillets. Bien sur le combi VW reste un emblème fort de ces années et le véhicule idéal pour un road movie mais ni la mode vestimentaire, ni le port des favoris (sauf chez l assistant de de Roulet tout au début du film), ni les façons de parler de l époque ne transpirent chez nos 4 personnages. et même si l on a ressorti une collection des mini postes de radio de l époque, le parfum n'y est pas vraiment. Un plan très révélateur , plus exactement un arrière plan, est celui où l on tente - semble t'il en pure perte - de recouvrir un fauteuil en forme de main d'une couleur épouvantablement criarde, lui très 70's et qui n'y a pas survécu. Sans aucun rapport avec l histoire, cette image semble témoigner de l impossible disparition du passé. Putain 74, c'est l année: Salazar foutu au panier, Franco alité, l'avortement - palier incontournable pour toute démocratie- permis aux Etats Unis depuis l année précédente, et en janvier 75, chez nous, la campagne électorale de Royer avec les filles qui montrent leurs seins et les gens qui scandent une seule solution , la masturbation dont j 'étais un tout nouveau abonné. La montée du mouvement gay et lesbien, le droit à la différence, tout ce terreau de générosité et d empathie dans lequel pétrissait ma génération, pas encore gangrenée par la fausse trans-frontalité de l union européenne, cheval de troie du libéralisme porté par la trahison ingénue des deloristes et des rocardiens qui ont fossoyé l'idéal social. Le film montre la volonté de partage, un peu appuyée chez certain-e-s :), ce ressort fabuleux de toute évolution sociale positive et la spontanéité de Donzelli est rafraîchissante, même si elle va jusqu’à' affronter par simple dogmatisme un char qui est justement en train de construire la révolution, puisque ce sont eux qui ont fait le 26 Avril. Peut être Pagnol est il un symbole du vivre ensemble, en perte de vitesse , et qui transparaît tant dans ces comédies provençales, que certains voudraient qualifier de ringardes et de réactionnaires. merci d'avoir montré le beau tableau du Bloc Izquierdo, à la fin du film ,lui qui tente de maintenir du lien dans un Portugal dévasté par le FMI et l'austérité et dans lequel remontent les idées xénophobes. Bref un excellent moment , et Vuillermoz reste ce qu il est , soit le meilleur acteur français de sa génèration (Poelvoerde est belge)
Une petite comédie bien sympathique et originale sur une histoire vraie en 1974. On ne fait pas grand bruit de ce film et pourtant il vaut le détour. S'il passe dans votre ville, ne le loupez pas.
Déjanté, déglingué, on en redemande encore de cette histoire sans queue ,ni tête et qui insidieusement prend le pouls de la situation européenne du milieu des années soixante dix. Dans un Portugal encore bâillonné par la dictature, un homme et une femme vont alors tenter de comprendre les bienfaits de la civilisation suisse. Décalage assuré en compagnie de Valérie Donzelli et Michel Vuillermoz, un couple contre nature et à la fantaisie dévastatrice. Et au bout du compte, la liberté est saine et sauve. C'est la morale du film. Jubilatoire Pour en savoir plus