Winter Sleep
Note moyenne
3,8
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246 critiques spectateurs

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Raw Moon Show
Raw Moon Show

153 abonnés 853 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 octobre 2015
Au départ je me réjouis de découvrir une sorte de Shining version film d'auteur à la sauce anatolienne... Un double homicide se prépare-t-il dans cette maison troglodyte de Cappadoce ? Les images sont belles et froides. Les secrets de famille semblent partout. On est saisi comme le touriste par la beauté de l'endroit. Puis rapidement j'ai pensé à l'adaptation filmique d'une pièce de théâtre (le personnage principal n'est-il pas lancé dans une réflexion de fond sur le théâtre de son pays, la Turquie ?). Et c'est un des soucis à mon sens. Beaucoup de séquences interminables où un simple champ contre champ vient mettre en scène des échanges entre frère et soeur, mari et femme, soeur et femme, hôte et hôtelier... Au théâtre, ça donnerait probablement quelque chose de fort en plusieurs actes et deux personnages à chaque fois, avec la nécessité de faire vivre - de façon organique - sur les planches ces joutes bien souvent d'ordre intellectuel... Mais à l'écran le dispositif est souvent minimaliste, les personnages se déplaçant très peu, vissés dans des fauteuils, enfoncés dans des canapés, se tournant parfois le dos et parlant beaucoup... Beaucoup trop ! Je comprends bien l'idée que les personnages soient comme écrasés par cette nature toute puissante et muette autour, qu'ils étouffent sous les parois naturelles de cette maison austère, je vois l'intérêt de les réduire à l'état de grain de poussière dans le décor et de rendre ainsi dérisoire leurs petites existences leurs menus bavardages, mais cela a justement l'effet d'accentuer la torpeur, l'état de dépression voire d'indifférence chez le spectateur qui finit par attendre la fin de chaque nouvel acte (si théâtral) souvent filmé en quasi champ contre champ...

Un exemple de réussite malgré tout ? le côté bavard qui passe hyper bien dans la scène de la cuite parce que l'état des personnages justifie une libération brutale de la parole, sans filtre... Mais au lieu d'exploser au coeur du film comme une exaltation verbale nécessaire, elle n'apparaît hélas que comme un énième wagon de verbiages venu s'emboîter à la suite de tant d'autres... Problème de dosage et de relief dont le film manque de ce point de vue.

Par ailleurs je trouve assez passionnants tous les échanges révélant les tensions familiales, toutes les dissertations philosophiques autour de l'oisiveté mère de tous les vices ou du pouvoir de l'argent (au coeur du film) qui définit et redistribue les rapports de force d'une société... Mais voilà, cela reste des conversations de salon souvent réservées à des milieux autorisés et le film a quelque chose en cela de mentalité bourgeoise et pas sympathique du personnage principal. Et puis Winter Sleep c'est par ailleurs 1h30 de trop au bas mot (qui est le monteur ? Quelle a été sa contribution éclairée au projet ? ) et malheureusement pas assez de virtuosité du côté de la mise en scène (je pense notamment au talent à la touche unique d'un Peter Greenaway) pour faire joliment passer la pilule. Ce qui s'agissant d'un résultat trop immobile à l'écran, n'arrange rien à l'état d'un spectateur devenu malgré lui marathonien de la lutte contre le sommeil... Partant de là, malgré quelques très beaux moments, Winter Sleep est une Palme d'Or besogneuse, longuette, assez incompréhensible pour ma part et où il est finalement beaucoup question de théââââtre et de joutes intellectuelles assez vaines...
Fontaine Eric
Fontaine Eric

78 abonnés 93 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 août 2014
Un film qui porte à réfléchir sur nos âmes, WINTER SLEEP est magistral dans son écriture même pour son scénario qui plonge nos pensées en un questionnement unique et philosophique !
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 août 2014
Superbes ces paysages de Cappadoce, superbes ces intérieurs de l'hôtel troglodyte, superbe cette façon de capter la lumière, superbe cette approche des visages..mais quelle enfilade de dialogues tellement longs et abscons, terriblement ennuyeux tant et si bien que je serais parti excédé à la moitié si je n'avais pas été captivé par les images..3 h 16 de joutes verbales à la Bergman, à la prétention philosophique mais tellement rabâchées qu'elles en perdent leur force, un flot de paroles qui nécessite une concentration extrême pour en suivre le sous-titrage...le bal des illusions perdues dans le quasi huis clos de ce bel hôtel...quand même une déception cette palme d'or !!!
Alisson G
Alisson G

25 abonnés 235 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 septembre 2014
Grosse déception pour cette Palme d’Or 2014. Malgré la beauté des paysages et le côté « cosy » du film, la magie ne prend pas. Ce quasi huis-clos se résume à une enfilade de dialogues pleins de vanité et dépourvus d’empathie, où l’égoïsme et le narcissisme des personnages finissent par nous plonger dans un ennui profond. On peut aisément se permettre des micro-siestes et de multiples pauses-pipi durant ces 3h et quelques de film, sans rater de scènes intéressantes. Ce flot verbal abjecte dénature une mise en scène pourtant digne des plus grands. Dommage.
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 octobre 2022
Lauréat de la Palme d’or du festival de Cannes en 2014, ce film du réalisateur turc Nuri Bilge Ceylan est long ! Plus de trois heures de pellicule avec des dialogues interminables, il faut pouvoir tenir le coup. Il convient de reconnaître que les réflexions de cet homme âgé (Haluk Bilginer) entouré de son épouse et de sa sœur éplorée présente parfois quelques fulgurances. Malheureusement, la durée de ces joutes verbales nous plonge régulièrement dans l’ennui. Bref, une œuvre intellectuelle fastidieuse.
ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 septembre 2014
Un fort large éventail des critiques pour ce film. Chef d'œuvre absolu! crient certains, alors que d'autres ricanent, hihihi, compte tenu de sa date de sortie sur les écrans français et de son effet sur les spectateurs, l'aurait mieux fait de s'appeller Summer Sleep. A noter qu'il y a eu des critiques négatives chez ceux qui, a priori, aiment ce type d'objet cinématographique, comme au Nouvel Observateur.

Que penser? Le problème pour moi, c'est que je ne sais absolument pas quoi penser de Nuri Bilge Ceylan. J'avais adoré son précédent opus, Il était une fois en Anatolie (reportez vous à ma critique), film poétique et absurde, errance sur les petites routes tortueuses d'Anatolie, au milieu d'amples paysages, pour retrouver l'endroit où un meurtrier avait enterré sa victime, croisant au passage des personnages pittoresques. Mais il y a eu aussi Les Climats, insupportable nanar où un couple règle ses comptes dans des paysages trèsbeauxtrèschics, ce qu'on peut faire de pire en tant que mauvais décalquage de films intellos prétentieux de la nouvelle vague. Bref, j'aimerais le Ceylan mutique, et pas le Ceylan bavasseur?

Disons que Winter Sleep se situe entre les deux, mais que le côté bavassage prend souvent le dessus. Sur les trois heures trente (quand même....), il y a bien une heure de trop, celle où le héros discours avec sa sœur, puis sa femme, de ces discussions familiales où on se frotte, où on se fritte, où tout ce qu'il y a de moche dans le passé remonte à la surface, où les mots sont trop forts -de ces discussions que l'on connait tous, qui sonnent ici fort justes -mais une demi heure, c'est trop! Au secours!

Heureusement, il y a la Cappadoce et ses incroyables paysages. Ses maisons troglodytes qui ressemblent à des champignons, on se croirait dans un conte de fées - où peut être chez les petits hobbits? Le héros possède un hôtel troglodyte, inouï, on en rêve (sauf que l'hiver il y fait un froid de canard. On ira l'été....

Le réalisateur dit être parti de trois nouvelles de Tchekov. Cela pourrait expliquer le côté relativement hétéroclite du film. [Différentes pistes s'ouvrent, on ne sait pas très bien où on va]

Haluk Bilginer qui incarne le héros, Aydin, porte le film car il a une présence, un charisme.... stupéfiant. Grâce à lui, les trois heures (et demi....) passent mieux. C'est un homme riche: il possède cet hôtel, et plusieurs autres maisons qu'il loue à des gens qui ne peuvent le payer. Il est écrivain et journaliste, pour une feuille de chou; il a été acteur. Il est passablement arrogant, sans vouloir l'être, machiste, sans le savoir, mais tellement séduisant! C'est bien comme ça qu'on imagine un riche intellectuel turc....Ce personnage complexe, quoique plein de certitudes, est très réussi. Il partage sa vie avec deux femmes: sa sœur Necla (Demet Akbaq), divorcée mal dans sa peau qui n'accepte pas de se retrouver maintenant coincée dans cet hôtel dont elle est, pour la moitié, propriétaire; et sa très jeune femme Nihal (Melisa Sözen). Nihal a été très amoureuse, du temps où il était acteur; on comprend que c'est elle qui l'a sollicité: Mais elle est maintenant, elle aussi, comme Necla, amère et aigrie. Elle a le sentiment de ne plus exister par elle même. Alors, elle tente de monter une association d'aide aux écoles, dont Aydin va stigmatiser la mauvaise gestion, ce qui va blesser la jeune femme et entrainer un de ces interminables affrontements dont je parlais plus haut...

Le destin d'un autre personnage pendant toute la première partie du film, interfère avec celui de Aydin. C'est un hadji, un religieux qui occupe une de ces maisons louées par Aydin, qui est quant à lui un parfait athée. Le neveu du hadj (qui a dû en entendre à la maison sur le sale proprio....) a brisé avec une pierre une vitre de la voiture de Aydin. On pense donc, au début, que le film va tourner autour cette histoire. Même pas. C'est juste l'occasion de tracer un portrait absolument haïssable du "saint homme": sournois, cauteleux, manipulateur...

Que dire? Il y a des moments où on s'emm...... ferme; d'autres moments de grâce, une chasse dans la neige, un cheval blanc pris à la longe qui se débat dans un cours d'eau, un cheval blanc qu'on rend à la liberté. Avec Aydin, un vrai, beau caractère de cinéma qu'on aimerait voir plus fortement employé. Impossible d'avoir le moindre avis tranché! Au prochain Ceylan, faudra vraiment que je me décide!!
schemaman
schemaman

24 abonnés 289 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 août 2014
4 étoiles pour la qualité de l'image, de la prise de son et de la mise en scène. Pour le reste, on pourra apprécier également le décorticage d'un caractère pervers narcissique et le mal qu'il produit. Thème à la mode mais oh combien à explorer pour que la société prenne conscience et lutte contre ce fléau. Pour le reste c'est long long et très long. Endormi pendant la 1ère moitié du film, impossible de lutter contre la léthargie. Le pire est qu'on a l'impression de n'avoir rien raté. Des dialogues à n'en plus finir, pour montrer la construction sadiques du pervers narcissique. C'est certainement très utile à montrer mais pénible à regarder. On en ressort un peu inquiet de se reconnaître ici ou là dans ce personnage. Allez-y pour voir les clairs-obscurs tous plus beaux les uns que les autres et coupez le son pour ne pas vous endormir.
Poupée zoom
Poupée zoom

16 abonnés 60 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 septembre 2014
Un film , intelligent, fort, d'une finesse psychologique inégalée, pas de réponses absolues ! Le paysage , les visages merveilleusement filmés nous font pénétrer au coeur du monde et de l'âme humaine , sans faire le moindre effort on se laisse emporter pendant plus de trois heures grâce à une construction parfaite de la narration.
alexandre75
alexandre75

14 abonnés 122 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 août 2014
Avis mitigé : paysages magnifiques, décors hyper soignés (ah qu'elle est belle la Cappadoce ! et les intérieurs troglodytiques), mais 3 h 15 de bavardages (intéressants : c'est parfois du théâtre filmé), c'est quand même long.....

Ce film aura un succès plus que mitigé et est réservé à un public averti, amateur de théâtre et de pensées intemporelles sur la vie en général......
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 août 2014
Des paysages grandioses, Schubert, et de longs dialogues très sérieux pendant 3h15: dit de cette façon, "Winter Sleep" fait peur et ressemble au film chiant programmé pour recevoir des prix lors des grands festivals. Oui mais voilà, la dernière palme d'or à Cannes est plus que cela. Le film décrit avec précision et violence les rapports de force entre les membres d'une famille qui vivent ensemble mais qui n'ont rien en commun. Et surtout il est fortement ambigu dans le sens où tous les personnages ont à la fois raison et tort. Ainsi, certaines discussions sont vaines et les confrontations, elles, sont sans issue. Ceylan et sa mise en scène élégante et brillante, malgré quelques lourdeurs dans l'utilisation des miroirs, de dialogues parfois surécrits et de symboles, va encore plus loin en montrant le fonctionnement d'un système féodal pour le moins effrayant, au point où l'on se demande si derrière cette histoire, il ne serait pas une représentation de la société turque actuelle. Alors "Winter Sleep" n'est peut-être pas un chef-d'oeuvre, mais une belle palme d'or c'est certain.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 26 août 2014
Winter Sleep, film fleuve de plus de trois heures, réalisé par Nuri Bilge Ceylan, récompensé par la palme d’or au dernier festival de Cannes, est l’un des rares films turques a bénéficié d’une sortie dans les salles françaises. Trois heures contemplatives et introspectives qui ont pour elles la froide beauté de l’Anatolie, et des dialogues riches de sens.Aydin (Haluk Bilginer) est un comédien à la retraite ayant connu le succès à Istanbul, et qui a acheté un hôtel en Anatolie centrale, pour assurer ses vieux jours. Durant le rude hiver anatolien, il s’enferme pour écrire des articles pour la gazette locale. Avec lui, vivent sa jeune femme, Nihal (Melisa Sözen) et sa sœur divorcée, Necla (Demet Akbag). Le temps est à la réflexion et aux confidences.Aux premiers abords, Winter Sleep est une fresque décrivant la déliquescence des rapports familiaux dans une famille hantée par les non-dits. Dans une certaine mesure, c’est le cas, et Nuri Bilge Ceylan met en avant des relations de dépendances intrinsèquement liée à la morale et au regard d’autrui. Ainsi Necla, femme divorcée n’a d’autre choix que de vivre retirée chez son frère. Elle n’en est pas moins, ayant bénéficié d’une bonne éducation, en avance sur la société turque. Ce qui accentue ses névroses. La pauvre femme est bloquée entre deux temps, entre obscurantisme religieux et laïcité de façade. Ainsi, elle reproche à Aydin de manquer de tempérance alors même que l’on sent en filigrane toute la colère qui cherche à poindre en elle. Nihal est quant à elle, une jeune fille parmi d’autres mariée à un trop vieux. Elle incarne un monde nouveau, plus ouvert, tandis que lui se renferme sur les combats qu’il a mené plus jeune, en leur donnant un aspect romantique exacerbé. Nihal ne trouve de refuge et ne se trouve utile qu’en organisant des œuvres de charités avec l’argent de son mari, situation qui la remplit de ressentiments. Aydin, frondeur sur le papier est davantage louvoyant lorsqu’il s’agit de donner du corps à son couple. Si la notion n’était pas aussi galvaudé et exagérément reprise partout, on parlerait certainement de pervers narcissique. L’homme n’a de cesse de rabaisser Nihal sous prétexte qu’il a pour lui la sagesse et l’expérience. Elle lui rappelle surtout le fougue de sa jeunesse perdue, et les négations que son embourgeoisement, dont il se défend constamment, ont engendré. Winter Sleep explore aussi une bourgeoisie nouvelle en prise avec ses propres contradictions. Seul l’hiver isolé et son lot d’introspection pourront le forcer à se remettre en question.Mais Winter Sleep ne se contente pas d’exposer à travers le prisme de ces trois personnages, les névroses d’une société tout entière, Ceylan mène insidieusement une violente diatribe contre les révolutionnaires de papier. C’est à travers les reproches de Necla à l’encontre de son frère que cela devient claire. Les questions qu’elle pose à Aydin devrait tous nous faire réfléchir sur notre rôle en tant que journaliste, critique ou chroniqueur. Suffit-il de proclamer nos colères pour combattre efficacement ce qui nous chagrine ? Ne sommes-nous pas, à l’image d’Aydin au chaud dans son bureau, parfois un peu décalé pour parler de la misère du monde ? Cette démarche ne devrait-elle pas être couplé à un militantisme concret comme celui de Nihal qui se démène pour améliorer la situation des écoliers de sa région ? Dans le même sens, le reproche fait à Aydin, qui est spécialiste du théâtre, est de s’emparer de sujets où il est novice. C’est une critique très réaliste de ce qu’est devenu le métier de journaliste de nos jours. N’est-il pas malheureusement devenu régulier que certains journaux publie des canulars sans vérifier leur source ? Alors, je pense que l’on peut parler de tout en tant que citoyen, mais lorsque l’on est lu, il faut faire l’effort d’éviter des approximations grossières, et de se vautrer dans la critique complaisante. Il faut effectivement faire preuve de mesure en distinguant les hommes et les causes. La faute d’Aydin est de mener une campagne de dénigrement de l’imam local par seul mépris de la religion. En vrai, la colère est saine mais il ne faut pas qu’elle devienne une posture.N’oublions pas de saluer la beauté de la photographie, certaines scènes du film tel que les visites d’Aydin à son cheval, tout en clair-obscur, sont juste magnifiques. Les scènes extérieures rendant justice à la beauté sauvage et libre des lieux contraste avec le huit-clos intérieur. Conclus par un poème, Winter Sleep donne une vision acerbe d’une société rurale freinée par ses traditions mais terriblement envoûtante. Plus que leurs sentiments contradictoire, c’est cette Anatolie fantomatique qui lie et emprisonne le couple. L’inéluctabilité de ces vies ratées nous laisse, au générique, légèrement mélancolique.Retrouvez nos autres critiques sur Une Graine dans un Pot :
Carlos Stins
Carlos Stins

88 abonnés 657 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 mai 2018
C'est clair, on a connu des palme d'or plus vendeuses sur le papier mais, après visionnage, je pense que "Winter sleep" mérite pleinement sa récompense. Nuri Bilge Ceylan est en effet parvenu à créer un objet cinématographique d'une puissance et d'une maîtrise rare qui emporte le spectateur dans un voyage unique au fin fond de la Turquie. Le cinéaste turc est assurément un excellent metteur en scène, celui-ci faisant étalage de son talent à travers chaque plan et donnant une véritable leçon de travail du cadre. Le spectateur amateur de longs dialogues risque ici l'orgasme cinématographique tant ces derniers sont omniprésents et propices à une étude poussée de la psychologie humaine. Je dois pour ma part confesser que je ne suis pas un grand amateur de ce genre de films et, même si certains échanges m'ont captivé, d'autres m'ont revanche profondément ennuyé. Cela vient à mon avis du caractère "mineur" du sujet du film, j'ai souvent décroché du film pour la simple et bonne raison que je ne trouvais pas d’intérêts à ces querelles à rallonge entre des personnages hyper antipathiques. Conserver des personnages aussi agaçants sur un film de 3h15 c'est presque du suicide tant le spectateur en perd tout point d'accroche pour se maintenir dans le récit. Je reste divisé face à "Winter sleep", à la fois admiratif devant le travail de Ceylan mais également rebuté par ces interminables dialogues qui ont eu raison de ma patience.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 août 2014
Je comprends qu’après une heure de projection on puisse se demander où toute cela nous conduit. Il faut donc supporter les longues et vaines digressions philosophiques, les face à face verbeux avant que prenne chair le récit d’une vie perdue dans un décor magnifique d’Anatolie, la Cappadoce. Un comédien sans lendemain se berce d’illusions près d’une jeune femme qui ne le regarde plus et d’une sœur qui lui raconte ses quatre vérités. L’homme va s’ouvrir à la vie en se penchant un peu sur le monde qui l’entoure et à qui il pensait rendre service. Haluk Bilginer, l’époux et Melisa Sozen, sa femme, sont très bien derrière le regard tranquille d’un cinéaste qui pour filmer classique n’en demeure pas moins élégant et saisissant. Une esthétique au cinéma, ce n’est quand même pas tous les jours.Pour en savoir plus
Le Blog Du Cinéma
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121 abonnés 300 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 mai 2014
« Un film plastiquement irréprochable et dans le fond passionnant, mais dont le rythme n’épouse absolument pas l’ambition. » Georgeslechameau
Ykarpathakis157

6 192 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 18 octobre 2020
Winter Sleep est un film ennuyeux, fastidieux et une expérience extrêmement décevante. Cela aurait pu être un bon film avec un réalisateur et un monteur plus compètent. Il y a d'énormes pauses non désirées avec des silences maussades. Tous les drapeaux rouges de la maison d'art narcissique sont la à égalité avec le tout aussi ennuyeux L'Arbre de vie d'il y a quelques années. Une grande déception après avoir parcouru les 70 premières minutes plus lentes que lentes j'ai réalisé que ça n'allait pas s'améliorer. Mais je suis resté jusqu'à la fin malheureusement. Winter Sleep est un titre ironique car il m'a certainement conduit au pays du sommeil en clin d'œil...
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