Sils Maria
Note moyenne
3,4
2660 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

272 critiques spectateurs

5
29 critiques
4
87 critiques
3
65 critiques
2
53 critiques
1
26 critiques
0
12 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Claire D
Claire D

7 abonnés 134 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 août 2014
Excellents jeux d'actrices. Beaucoup de profondeur, de magnifiques paysages et une musique délicieuse.
Christian Wacrenier
Christian Wacrenier

24 abonnés 33 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 août 2014
Allez voir ce film. C'est un régal de sensibilité et d'intelligence. Si j'excepte quelques longueurs et deux ou trois scènes répétitives, il n'y a rien à jeter.Je voudrais insister sur un aspect du film dont je ne trouve pas l'écho dans les critiques. La deuxième partie, le huis-clos entre Maria Anders et Valentine. L'actrice et sa secrétaire répètent la pièce jouée vingt ans plus tôt par une Maria Anders au début d'une carrière brillante. Elle jouait alors Sigrid, la jeune fille ambitieuse qui séduisait Héléna, femme mûre et vulnérable. Maintenant, Maria Anders doit jouer à son tour Héléna et ce rôle l'angoisse, il le renvoie à son âge, au temps qui a passé, à l'évolution d'un monde qu'elle ne comprend plus et qu'elle juge superficiel. Maria Anders est à l'image d'un temps qui a fait son temps, celui d'une culture exigeante et élitiste qui convoque les grands textes et la musique classique, celui d'un cinéma sans 3D, sans clips, sans héros lasérisés. Sa jeune secrétaire, Valentine saisit avec gourmandise tout ce modernisme. Elle ne le juge pas; elle en garde ce qu'il a de fort et qui correspond à la sensibilité de la jeunesse. C'est donc avec ce regard jeune qu'elle comprend la pièce pour laquelle elle donne la réplique à la grande actrice. Mais ce qu'il y a de plus étonnant et qui crée un suspense dans cet acte pirandellien du film, c'est que Valentine qui dit les répliques de Sigrid, la jeune fille de la pièce, éprouve des sentiments proches de ceux d'Héléna, la femme mûre. Elle admire, elle aime. Elle espère de toutes ses forces recevoir un regard admiratif ou du moins compréhensif. Maria anders ne voit rien de cette présence exigeante et amoureuse. elle n'écoute rien des conseils de Valentine. Au fond, elle ne la voit pas. Deux scènes disent bien cet aveuglement. Elles se font écho. Anders et Val sont allées dans la montagne regarder la vallée et le fameux nuage "serpent" qui se faufile entre les parois. Elles se sont endormies. Il se fait tard, il faut redescendre. Anders connaît un raccourci En fait, elle s'égare. "Il suffit de descendre" dit-elle, il y aura une route.A la fin de la 2ème partie, c'est Val qui conduit Anders dans la montagne. Elle connaît le chemin. Anders est persuadée qu'elle se trompe. Val ne se trompe pas et conduit Anders là où l'on peut découvrir le serpent de nuages. Anders la contredit encore. Il n'y aura pas le serpent. Elle regarde. Elle scrute le col et soudain, le serpent de nuages apparaît. Elle se retourne vers Val. Personne. Val a disparu et ne réapparaîtra pas. Cette disparition fait écho à celle de la pièce où c'est la femme jouée, la femme rejetée qui s'en va et disparaît.Il y a eu entre les deux femmes une ultime dispute sur le sens de cette fin de la pièce. Pour Anders, Héléna allait se suicider; Pour Val, elle partait, elle quittait un lieu mortifère pour se reconstruire, plus loin, plus haut.Fin de ce deuxième acte où Anders passe à côté d'une admiration amoureuse qui aurait pu lui redonner confiance, en elle et conscience d'une réalité jeune et riche où elle avait sa place.L'épilogue qui n'est pas le plus réussi à mon point de vue se termine néanmoins sur une mise en scène glacée, déshumanisée de la pièce avec une Anders-Héléna funèbre, une loque comme lui dit la jeune actrice qui interprète Sigrid et qui n'a pas sur elle le regard régénérateur et généreux de Val.Il faut dire la justesse de Binoche et de K. Stewart. Il faut dire la souffrance à fleur de peau mais si bien cachée sous le sourire mondain et les rires de l'une, l'attente nerveuse et amoureuse de l'autre...Il faut dire la beauté des images et des visages.L'auteur de la pièce avait choisi pour mourir ce lieu dans la montagne d'où l'on pouvait voir, venu des lacs italiens le serpent de nuages, spectacle à la fois hors du temps et dans le temps. C'est ce prodige que nous donnent à voir les grandes oeuvres d'art et les fims d'exception. C'est ce serpent de nuages, si réel et si intemporel que nous offre ce film.
Kapp Pacino B.
Kapp Pacino B.

12 abonnés 148 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 5 septembre 2014
Une étoile qui correspond à la beauté des paysages uniquement ..
Olivier assayas qui fait partie du petit gratin français fort apprécié dans ce milieux confirme ici que sa renommée est bien au delà de son véridicite talent.
Talent qui équivaut à celui d'un poulpe mort :le néant total !!!
J'ai absolument détesté ce film qui parle qui parle et qui se regarde le nombrile bien plus qu'il n'agit.
Le niveau des répliques rase le sol même si ça prétend nous étaler de la philo à deux sous pendant 2h longues heures interminables.
Dans ce film il y avait à la base deux actrices que j'adore: Binoche et Stewart.
Mais la réalisation est tellement mauvaise qu'elles coulent littéralement avec le navire:
Stewart n'a jamais été si mauvaise, si fausse, tjs si hautaine et ultra froide, beaucoup trop traficoté par ses années Twiligt avec ses air bien à elle de lesbienne refoulée: INSSUPORTABLE !Tellement pas naturel comparé à Binoche alors que normalement Binoche joue l'actrice et elle l'assistante: illogique complet.
Il y a de grosses incohérences du style:Stewart qui abandonne Binoche en pleine montagne alors qu'elle est à dix mètre deriere elle et que Binoche découvre qu'elle n'est plus là au bout de 5min, elle part donc illico à sa recherche mais en vain.Croire que Stewart s'est tapée toute la descente de montagne en sprint ou à pris un tapis volent ou encore un élico?!?!?!
Chloé Moretz qui téléphone à un pseudo ami "Harry" dans sa séquence dans la voiture pour qu'il vienne l'aider à éviter les paparazzis, sauf qu'on ne sait pas qui est ce mec ni ce qu'il a fait pour l'aider, la réplique de Moretz reste un mystère total d'incompréhension et absolument inutile.
Le copain de Moretz qui demande de l'eau lors d'un appérot mais qui se retrouve le seul à avoir un vert de Cognac sur la table bien en évidence devant lui en premier champs.Heureusement que Assayas s'est dit qu'il lui fallait un coup de grâce au cas où son film soit un navet total comme "Apres mai " sa dernière réalisation .
Ce coup de Grace c'est bien sur Chloé Moretz qui malgré son jeune âge prouve que c'est une vrai valeur sûr et une sacrée grande actrice américaine !!!Les autres rôles secondaires sont archi carucaturé (l'assistante/l'amant écrivain/le rea qui prend la succession du film/le vieux acteur pervers).Au final j'ai passé deux heures de mon temps précieux à beaucoup bailler, à me tortiller dans mon siège de cinéma parcqu'il était trop rapproché de celui de devant et à fumer bcp de clopes sur le chemin du retour tant j'étais frustée de m'être fait prendre pour une idiote par le réalisateur.
Je précise que quand vous avez vu la bande annonce, et bien vous avez tout vu ...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 août 2014
Bon film, malheureusement quelques longueurs a mon goût... Juliette Binoche et Kristen Stewart jouent très bien le rôle d'une actrice et de son assistante personnelle, grande complicité et peut être un peu plus même...
Fabien D
Fabien D

216 abonnés 1 270 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 août 2014
Sils Maria , le dernier film d'Assayas, aurait amplement mérité de recevoir un prix au dernier festival de Cannes. Réflexion sur le cinéma et le statut d'œuvre d'art, Sils Maria est d'une profondeur psychologique détonnant. Construit en miroir, la pièce, dans laquelle doit jouée l'héroïne, étant dédoublée par les répétitions de celle-ci avec son assistante au point de rendre confus ces enchevêtrements, le film d'Assays est aussi une passionnante réflexion sur le métier d'acteur, ses ambiguïtés et ses limites (l'entertainement, les médias, la compréhension ou l'incompréhension d'un rôle) qui offre à Juliette Binoche et à Kristen Stewart des rôles absolument exceptionnels. Dans un jeu trouble de mise en abyme Binoche joue une actrice qui ne se retrouve plus dans ce qu'est devenu le monde du cinéma face à une Kristen Stewart qui, dans le rôle de l'assistante, défend la possibilité d'être une actrice respectable malgré des choix de carrière discutable (réflexion à propos de l'après Twilight?). Leur affrontement au milieu des montagnes suisses est savoureux tout comme la prestation, dans un second rôle réussi, de Chloé Moretz qui surprend en lolita faussement trash. Sils Maria est une très bonne surprise, fascinante, pleine de poésie et d'émotion. A voir!
Freakin  Geek
Freakin Geek

281 abonnés 916 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 27 août 2014
Comme son ancien partenaire Robert Pattinson, Kristen Stewart tente de faire oublier l'étiquette Twilight via des films d'auteurs. On a bien cru ne plus voir l'actrice perdue dans une traversée du désert d'un an après les remous d'adultère avec le réalisateur de Blanche Neige Et Le Chasseur mais cela semble maintenant du passé et l'actrice revient à un cinéma plus exigent dans lequel elle s'était fait remarquée avant de flirter avec les vampires et les loup garous.Même si Kristen Stewart tient un rôle très important dans le film, ce n'est pas elle l'actrice principale mais Juliette Binoche. C'est elle qui joue l'actrice connue qui a du mal à se remettre en question dans une histoire qui fait écho à la véritable relation entre Juliette Binoche et le réalisateur et scénariste Olivier Assayas. Il était en effet scénariste d'un des premiers films de l'actrice et la retrouve vingt ans plus tard pour ce nouveau projet.En réalité tout ce film semble inspiré de la carrière et des ragots autour des trois actrices. Chloë Grace Moretz, célèbre pour son rôle d'Hit-Girl dans Kick-Ass, est présentée comme une actrice sortant d'un film de super héros. On y a parle aussi d'adultère dans une histoire rappelant l'affaire autour du tournage de Blanche Neige Et Le Chasseur et il se moque aussi d'une histoire avec des loup-garous, clin d’œil appuyé à Twilight. Il est aussi amusant de voir Juliette Binoche jouer maintenant avec Kristen Stewart après avoir partagé l'affiche de Cosmopolis avec Robert Pattinson. spoiler: Le film est composé de deux actes et un épilogue. Le premier est encore intéressant puisque l'on y découvre les personnages et leurs relations. Kristen Stewart joue Valentine l'assistante de l'actrice Maria Enders, répond à toutes ses exigences, se bat avec ses deux téléphones, joue les conductrices et les porte-bagages tout en étant aussi une source de conseils pour la comédienne. Celle ci n'a pourtant pas vraiment de considération pour elle, oubliant bien souvent sa présence. Dans le deuxième acte on rentre dans les répétitions de la pièce et on commence à s'ennuyer ferme. La relation entre l'actrice et son assistante est pollué par le texte de cette pièce qui fait réaliser à Valentine sa condition. L'épilogue fait basculer l'histoire à nouveau mais n'apporte pas toutes les réponses souhaitées.
En compétition à Cannes comme Maps To The Stars, les deux films traitent d'un sujet très similaire. Celui de ces actrices qui n'acceptent pas de vieillir. Alors que David Cronenberg mêlait ses personnages à de vrais acteurs dans leurs propres rôles, dans Sils Maria, Olivier Asayas n'hésite pas à inventer des rôles dans X-Men ou dans un film avec Harrisson Ford à cette actrice sortie de son imagination. C'est assez étrange comme choix artistique. Olivier Assayas semble aussi avoir très peu d'estime pour les blockbusters avec le faux film de science fiction dans lequel jouait le personnage de Chloë Grace Moretz totalement ridicule et peu crédible.Olivier Assayas filme ses actrices au naturel. Kristen Stewart a un look plutôt rock et décontracté comme on a l'habitude de la voir en dehors des plateaux tandis que Juliette Binoche ne semble pas porter de maquillage dans la majorité des scènes. En tant qu'actrice montante seule Chloë Grace Moretz apparaît toujours à son avantage bien habillée et maquillée. Elle n'a cependant qu'un petit rôle de vers dans le fruit qui va bousculer la vie du personnage de Juliette Binoche.Très bavard, Sils Maria ne raconte cependant pas grand chose. De longues discussions autour de la pièce que s’apprête à reprendre Maria et des scènes banales de la vie d'une actrice accompagnée de son assistante. Le film manque sincèrement d'émotion et on a du mal à s'attacher aux personnages. Kristen Stewart vole la vedette à Juliette Binoche mais son rôle manque de présence et de background. Elle est là comme une sorte de fantôme attaché à Maria alors qu'on aimerait la voir au premier plan tout le temps.
SebLefr3nch
SebLefr3nch

220 abonnés 691 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 août 2014
Réunir à l'écran Juliette Binoche et Kristen Stewart est un pari osé qu'Olivier Assayas tente de relever. Les thématiques du film sont vraiment intéressantes et prenantes : une actrice vieillissante qui malgré, son talent et ses succès, se voit remplacer par une très jeune actrice que les tabloïds suivent en permanence, la présence et la force de Google dans notre perception du monde, la difficulté pour un acteur d'interpréter un personnage qu'il déteste. L'histoire qui reprend un peu le concept du film dans le film, mais ici c'est la pièce de théâtre dans le film, est bien amenée et on distingue très bien les liens qui sont parfois un peu trop gros... Certaines scènes auraient pu être coupées pour éviter d'alourdir le tout. On peut se poser aussi la question de l'utiliser de certains personnages. La réalisation est bien faite, les plans sont très beaux, surtout sur les paysages des Alpes Suisses. Mais le montage ne suit pas du tout. Soit nous avons des coupes franches juste après un dialogue important sans nous laisser le temps de l'assimiler, soit nous avons un long fondu au noir comme pour exprimer que le temps passe. Et c'est assez perturbant. Heureusement que Juliette Binoche est là pour nous enivrer par sa justesse et sa fragilité. Chloë Grace Moretz, très jeune actrice montante, est parfaite dans son rôle et surprend dans la métamorphose qu'opère son personnage. Kristen Stewart n'est pas mauvaise, c'est juste son personnage qui est difficile à cerner, même si l'on comprend son lien avec la pièce et celui entre Binoche et le monde réel, on peut se poser la question de la nécessité d'un personnage aussi développé... Un film aux thématiques puissantes, avec de bonnes actrices mais qui nous laisse un peu perplexe...
Marla-Jane
Marla-Jane

21 abonnés 97 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 août 2014
Olivier Assayas propose un film tout en finesse sur la condition d'actrice à tout âge, dans un jeu de miroirs passionnant et des dialogues à double lecture qui mêlent habilement le destin des personnages et des actrices qui les incarnent.Les trois actrices forment une ronde lumineuse, emplie de brume et de mystère. Les dialogues offrent une réflexion fine et originale sur l'essence du théâtre. Pour une analyse très détaillée du film:
WutheringHeights
WutheringHeights

131 abonnés 930 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 août 2014
Dès la première séquence, dans un train, le film embarque le spectateur dans son tourbillon d'appels téléphoniques, son avalanche de tablettes, smartphones et le débit très américain de Valentine (Kristen Stewart, épatante), assistante personnelle de Maria Enders, une actrice française au succès international (Juliette Binoche, quasiment dans son propre rôle). Pas question de rester à quai. ...Entre cultures d'hier et d'aujourd'hui, le film ne tranche pas et renvoie chacune à ses contradictions. En revanche, l'issue est d'une rare cruauté. Comment regarder en face l'avancée inexorable du temps, particulièrement difficile dans le métier d'actrice ? Ce temps qui passe et change nos façons de vivre mais aussi (surtout) notre rapport à l'art, entraîné dans la course effrénée de la modernité.
Critique de Monique Pantel dans Europe 1
Critique de Monique Pantel dans Europe 1

94 abonnés 355 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 22 août 2014
Sils Maria m'a fait souffler un vent de fraîcheur. D'abord, ça se passe dans les montagnes alpines, qu'aimait Nietzsche, s'il vous plaît. Une actrice vieillissante (décidément, le cinéma ne rajeunit pas), c'est Juliette Binoche, elle va jouer le rôle de la lesbienne âgée d'une pièce de théâtre alors que vingt ans plus tôt, elle jouait le rôle de la lesbienne jeune qui la draguait. Alors c'est très triste, et tout ça. Et c'est très chiant, hein. Alors je pardonne à Binoche parce que je l'ai toujours beaucoup aimée. Mais c'est pas bon, hein.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 22 août 2014
Une mer de nuages, deux actrices américaines d'aujourd'hui, des images circulant en boucle sur Youtube : Sils Maria met dans la même barque Antonioni et Sofia Coppola, Bergman et le space opera, la peinture de Friedrich et google images. Très chargée, la barque arrive tout de même à flotter, parfois même avec une surprenante aisance. C'est par son côté à la fois cheap et satirique – qui se révèle très nettement à travers les séquences relatant le succès médiatique fulgurant de Jo-Ann Ellis, l'actrice incarnée Chloé Grace Moretz – que le film parvient à faire oublier son poids. En revanche, lorsque la masse nuageuse – le fameux serpent de Maloja – s'enroule autour d'un col pour aspirer le personnage de Kristen Stewart, on est autant dans un pastiche de L'Avventura que devant un film qui aspire au monumental, nous impose l'allégorie (du temps, du cinéma, de ce que l'on veut). On peut trouver cette séquence sublime, grandiose, impressionnante mais c'est précisément parce qu'elle veut impressionner qu'elle me paraît insupportable : elle n'est, en fait, qu'un geste de cinéma qui se montre comme tel. Sils Maria est donc un film coupé en deux et qui le sait. Il reproduit cette coupure entre deux esthétiques (l'hyper-contemporain et les vestiges de la vieille modernité) à travers son casting et sa fiction : le personnage de Jo-Ann Ellis (Chloé Grace Moretz) apparaît comme une professionnelle de l'image, elle sait être à la fois stupide (en conférence de presse) et cultivée comme il se doit en Europe (elle cite par exemple Tchekhov), elle est flatteuse lors de sa première rencontre avec Maria Enders et impitoyable le soir de la première de la pièce. A l'opposé, Maria paraît bien peu professionnelle par la façon très psychologique dont elle aborde son rôle : la vieille méthode qui est la sienne (qui repose sur le doute, implique un questionnement narcissique) trouve un point de critique parfait dans le personnage de son assistante qui lui lance cette réplique, apparemment anecdotique : « I'm just doing my job ». La suite sur mon blog.
Pauline_R
Pauline_R

194 abonnés 398 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 août 2014
Un film remarquable et surtout un très beau portrait de femmes aux antipodes. Le début, très "téléphonique", peut laisser un peu songeur, mais la suite s'avère vraiment intéressante, voire fascinante, surtout dans les rapports entre les deux personnages principaux, magnifiquement interprétés par Juliette Binoche (son meilleur rôle depuis longtemps) et Kristen Stewart, vraiment étonnante. La réflexion et le point de vue qu'offre Assayas sur le métier d'actrice, son rapport à la vieillesse, à sa carrière et à la concurrence formée par les "jeunettes" est une vraie réussite.
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 août 2014
Suite au ratage Après mai, j'attendais un peu Olivier Assayas au tournant. Contre toute attente avec ce Sils Maria (en compétition officiel à Cannes cette année), il remonte en flèche dans mon estime. Il nous offre là l'un de ces plus beaux films. Assurément pas grand public, voilà est un film qui se mérite. Aussi fascinant que troublant. Une superbe mise en scène pleine de poésie, de délicatesse et de tendresse, pour un regard sans complaisance mais lucide envers des personnages en constante évolution. Il offre à Juliette Binoche l'un de ses plus beaux rôles. Fragile, sans fard, sans doute plus touchante encore que dans Camille Claudel 1915. Il permet à Kristen Stewart de s'émanciper définitivement de l'ère Twilight et à Chloé Grace Moretz de trouver son premier rôle « adulte ». Toutes les deux sont étonnantes, toutes les trois sont formidables.Un film mélancolique et émouvant, à l'implacable scénario, parfaitement écrit et parfaitement dialogué, sur le métier d'actrice (l'un des plus beaux vu depuis longtemps) et surtout, inéluctable, sur le temps qui passe. Et qui n'est pas sans rappeler l'histoire commune du metteur en scène et de l'actrice. L'un des plus beaux films de l'année. Et comme pour le film de Bruno Dumont, le dernier plan sur le visage de Juliette Binoche reste gravé dans la mémoire. Bouleversant et magnifique.
clamarch
clamarch

16 abonnés 219 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 août 2014
Quel beau film. Quelles actrices exceptionnelles. Que c'est bien filmé. Deux heures de plaisir, pourtant le début est lent, j'ai eu du mal à m'installer. Et puis le charme opère, une fois rentré dans ce film gigogne, on ouvre les tiroirs qui se présentent. Pas sûre d'ailleurs d'avoir tout ouvert..
alain-92

350 abonnés 1 078 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 août 2014
Un film fort et passionnant. Le thème sur le temps qui passe, les marques d'un premier rôle pour une actrice à la renommée internationale. Sa confrontation avec le présent. L'auteur aussi mystérieux que le "serpent" de Maloja. La mise en scène audacieuse, un rien fantastique, ne manque pas de finesse et offre de vrais et beaux moments de magie pure. La photographie est remarquable. Les dialogues sont brillants. Sils Maria, reparti bredouille au dernier festival de Cannes, devrait trouver la plus belle des récompenses auprès du public. Celui qui aime le grand et beau cinéma. Un autre point fort, et non des moindres, le remarquable trio d'actrices. Juliette Binoche est excellente, belle et parfaitement convaincante. Kristen Stewart d'un incroyable naturel. Chloe Grace Moretz, dans de courtes apparitions, est tout simplement magnifique.Bref, un grand coup au cœur.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse