Note moyenne
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Comédie écrite et réalisée par Claude Faraldo, Themroc est la définition même du néant artistique. L'histoire nous fait suivre un ouvrier vivant dans un appartement avec sa mère et sa sœur, qui doit se lever tous les matins pour pointer et travailler comme peintre en bâtiment et qui, un jour, après une dispute avec son patron, se révolte en murant la porte de son appartement et en abattant le mur de la façade. De cette grotte reconstituée, l'homme nargue les policiers tentant de le déloger et la rébellion gagne bientôt tout l'immeuble. Ce scénario s'avère particulièrement douloureux à visionner tout au long de sa durée d'environ une heure et quarante-cinq minutes, tant il est vain et inconsistant. En effet, si le synopsis est plutôt attirant sur le papier, dans les faits, l'intrigue est d'une pauvreté sans nom. Le récit traitant de la révolte est atypique et radical dans sa façon de la montrer, mais ne raconte absolument rien. On assiste uniquement à de la destruction et de la violence de la part d'un homme visiblement à bout, mais dont le comportement et les actes n'ont aucun sens. Il n'y a aucun fond. Enfin, si. Ça se veut être une critique de la société de consommation et de la négation de l'autorité sous toutes ses formes. Mais ce discours anarchiste est d'un vide intersidéral, car il n'apporte aucune revendication, ne soulève aucune réflexion et ne délivre aucun message. De plus, il est moralement plus que discutable puisqu'il fait la promotion de l'inceste et de l'anthropophagie. Les femmes ont d'ailleurs une place toute particulière puisqu'elles sont uniquement présentes à l'écran pour être dénudées et sexualisées de façon gratuite par des pervers et autres voyeuristes. Le pire étant que cet homme parvient à faire des émules au cours de ses exactions. On se retrouve donc avec plusieurs sauvages dépourvus de cerveaux. Une belle allégorie de l'idéologie de gauche dont suinte le film. Tout cela donne lieu à des scènes extrêmement longues et inutiles. Le ton est, lui, totalement neutre. Ça se veut soi-disant humoristique, mais ça ne décroche aucun rictus. L'ensemble est porté par des personnages primitifs aucunement développés. Des rôles joués avec naturel par une distribution comprenant en grande partie des comédiens du Café de la Gare que sont Michel Piccoli, Béatrice Romand, Jeanne Herviale, Marilù Tolo, Francesca Romana Coluzzi, Romain Bouteille, Coluche, Patrick Dewaere ou encore Miou-Miou. Tous ces individus entretiennent des rapports très étranges ne procurant rien d'autre que de l'ennui. Des échanges intelligibles malgré une façon de communiquer singulière puisqu'ils le font en poussant des râles, des grognements, des cris ou en sifflotant. Il n'y a pas de dialogues à proprement parler. Les quelques mots prononcés le sont sous forme de charabia essentiellement composé d'onomatopées et apparaissent sur quelques écriteaux. Cette forme-là aurait d'ailleurs gagné à être plus poussée, car l'idée n'est pas mal, mais juste esquissée. Sur la forme, la réalisation du cinéaste français s'avère médiocre. Sa mise en scène fait amateur. C'est mal cadré et il n'y a aucune idée de mise en scène. De plus, la photographie est moche et terne, tout comme les décors qui ne sont qu'un tas de gravats avec ces biens immobiliers et mobiliers détruits. Ce visuel repoussant est dépourvu de toute bande originale pour accompagner les images. L'ambiance sonore est uniquement assurée par les bruits environnants, qui sont bruyants et pénibles à supporter, notamment la toux du protagoniste principal. Reste une dernière partie détestable, insupportable et interminable qui se conclut sur une fin aussi stérile que le reste de la narration, venant ainsi mettre un terme à Themroc qui, en conclusion, est un long-métrage revendicatif muet d'une médiocrité rarement égalée dans le septième art.
Themroc signé Claude Faraldo est une oeuvre satirique dotée d'une très grande audace pour son époque .
Porté par un Michel Piccoli en grande forme ,le métrage suit la libération d'un ouvrier qui quitte son quotidien aliénant pour transformer son appartement en véritable caverne...
Le film brille par son absence de dialogue ,que finalement nous comprenons à travers les images .. Comme pour dénoncer un ras le bol général .Les personnages s'expriment uniquement par des sortes d'onomatopées et livrent des moments rocambolesques .
Le réal casse les codes .. comme Blier pourrait le faire .. et offre à cette farce noire un cri de liberté universel ..
L'humour du Café de la Gare fonctionne parfaitement ..L'œuvre ne recule devant rien et ose tout .
Unique et insolent dans son ensemble ne film n'est jamais ennuyeux .
A noter la présence de l'immense Patrick Dewaere et Miou Miou et la très belle BO signée par le talentueux Harold Maury.
Porté par un Michel Piccoli en grande forme ,le métrage suit la libération d'un ouvrier qui quitte son quotidien aliénant pour transformer son appartement en véritable caverne...
Le film brille par son absence de dialogue ,que finalement nous comprenons à travers les images .. Comme pour dénoncer un ras le bol général .Les personnages s'expriment uniquement par des sortes d'onomatopées et livrent des moments rocambolesques .
Le réal casse les codes .. comme Blier pourrait le faire .. et offre à cette farce noire un cri de liberté universel ..
L'humour du Café de la Gare fonctionne parfaitement ..L'œuvre ne recule devant rien et ose tout .
Unique et insolent dans son ensemble ne film n'est jamais ennuyeux .
A noter la présence de l'immense Patrick Dewaere et Miou Miou et la très belle BO signée par le talentueux Harold Maury.
Un film que les césariens, cléricaux et autres réactionnaires de tout poil (que l'on entend un peu trop en ce moment) ne comprendront pas. Un film anticapitaliste, anti société de consommation (on balance tout par la fenêtre), anti morale et anti bourgeoise, bien dans la lignée mai 68. Un film à la Rousseau, rappelant (mais sans convaincre) le mythe du bon sauvage. Ce n'est qu'une fable, car on se demande comment on pourrait vivre ainsi, en animal affranchi de tout. Mais cette vie de sauvage fait durement ressortir, par contraste, notre vie actuelle : celle des banlieues moches, loin de la nature et de notre nature, celle d'une vie embrigadée et soumise, grise, qui ressemble à une prison à ciel ouvert. Avec bien sur, en background, les chiens aux képis bleus qui surveillent et qui aboient (mais il suffit d'aboyer plus fort pour les faire taire aussi!). Le portrait de l'homme redevenu loup sauvage est là, non pour nous convaincre, mais pour démontrer notre vie d'homme animal convertit en chien docile. Le film ne donne pas de réponse. Il dresse le constat alarmant de notre embrigadement, encore plus fort 50 ans après.
Je n'en reviens pas de se que je viens de voir , des acteurs et actrices complètement fous ou folles .
Des scènes absurde mais drôle.
A voir pour le croire
Des scènes absurde mais drôle.
A voir pour le croire
Dans le sillage protestataire de 68, Claude Faraldo signe une comédie antisociale dont le personnage central, un ouvrier d'usine abonné au métro-boulot-dodo (Michel Piccoli) refuse désormais l'aliénation au travail puis la soumission à l'Etat-policier. Quitant l'usine, présentée comme une prison avec mâtons, Themroc détruit son appartement pour en faire une tanière donnant sur une cour d'immeuble, dès lors encombrée de curieux et de CRS.
"Themroc" est un film insolite, sans dialogues autre que des borborygmes et des mugissements de bêtes qui sont un procédé stigmatisant la vacuité et l'inutilité du dialogue social ordinaire. Le personnage de Piccoli illustre, lui, une volonté régressive en réaction à un sytème social honni; il invoque, dans son antre, un retour à la primitivité. Ses attitudes, comme celles de son voisinage, sont inspirées du comportement animal.
La cour de l'immeuble, spoiler: devenue le seul décor du film,
est un théatre de mimes qu'on trouverait cocasse s'il en émanait des situations et des intentions burlesques. Malheureusement, notre curiosité pour cette dialectique étrange se dissipe vite en raison d'un scénario qui s'enlise dans la démonstration et la redondance. L'exercice de style, malgré un montage qui donne du rythme, tourne à vide, faute de variété et de relief. La présence de quelques unes des figures du Café de la Gare reste anecdotique. Leurs petits rôles fugitifs -les comédiens en tiennent plusieurs- sont plutôt ternes.
"Themroc" est un film insolite, sans dialogues autre que des borborygmes et des mugissements de bêtes qui sont un procédé stigmatisant la vacuité et l'inutilité du dialogue social ordinaire. Le personnage de Piccoli illustre, lui, une volonté régressive en réaction à un sytème social honni; il invoque, dans son antre, un retour à la primitivité. Ses attitudes, comme celles de son voisinage, sont inspirées du comportement animal.
La cour de l'immeuble, spoiler: devenue le seul décor du film,
est un théatre de mimes qu'on trouverait cocasse s'il en émanait des situations et des intentions burlesques. Malheureusement, notre curiosité pour cette dialectique étrange se dissipe vite en raison d'un scénario qui s'enlise dans la démonstration et la redondance. L'exercice de style, malgré un montage qui donne du rythme, tourne à vide, faute de variété et de relief. La présence de quelques unes des figures du Café de la Gare reste anecdotique. Leurs petits rôles fugitifs -les comédiens en tiennent plusieurs- sont plutôt ternes.
Petit film anarchiste (ou quelque chose de cet ordre), rafraîchissant dans sa naIveté et sa radicalité.
Le casting 3 étoiles est excellent. J'ai adoré les "dialogues".
Expérience à conseiller, vous saurez vite si ça peut être pour vous ou non !
Le casting 3 étoiles est excellent. J'ai adoré les "dialogues".
Expérience à conseiller, vous saurez vite si ça peut être pour vous ou non !
Voila un film extrêmement particulier qui sort le spectateur de sa zone de confort et dieu que c'est agréable.
Aucun dialogue dans le film n'est intelligible, les situations se suffisent à elles-mêmes car nous comprenons parfaitement ce qui défile sous nos yeux.
Michel Piccoli livre une très belle interprétation, il nous entraine petit a petit avec lui dans sa folie et sa rage contre la société.
La 1er partie du film est pour moi la plus effrayante car elle dépeint une société mécanique, sans affects, sans un once d'humanité.
Les ouvriers semble se diriger vers l'abattoir dans le plus grand calme.
Themroc n'est clairement pas fait pour tout le monde, certaine scènes peuvent être dérangeante pour les non avertis, le film est volontairement provocateur spoiler: inceste , viol et cannibalisme sont au rendez vous.
THEMROC n'est assurément pas un grand film, et souffre de quelques longueurs mais je conseille de le voir au moins une fois afin de se faire son propre avis.
Aucun dialogue dans le film n'est intelligible, les situations se suffisent à elles-mêmes car nous comprenons parfaitement ce qui défile sous nos yeux.
Michel Piccoli livre une très belle interprétation, il nous entraine petit a petit avec lui dans sa folie et sa rage contre la société.
La 1er partie du film est pour moi la plus effrayante car elle dépeint une société mécanique, sans affects, sans un once d'humanité.
Les ouvriers semble se diriger vers l'abattoir dans le plus grand calme.
Themroc n'est clairement pas fait pour tout le monde, certaine scènes peuvent être dérangeante pour les non avertis, le film est volontairement provocateur spoiler: inceste , viol et cannibalisme sont au rendez vous.
THEMROC n'est assurément pas un grand film, et souffre de quelques longueurs mais je conseille de le voir au moins une fois afin de se faire son propre avis.
« Rocthem ! »
Si le Café de la Gare, vaguement café-théâtre, essentiellement théâtre né dans les vapeurs libératrices de mai ’68, a vu plusieurs de ses membres accéder au statut de star des planches et du cinéma (Miou-Miou, Coluche, Patrick Dewaere, Gérard Depardieu, Henri Guybet, plus discrètement Romain Bouteille et, plus tard, Gérard Lanvin, Renaud ou Rufus), ce Themroc, œuvre collective dudit théâtre et portée par un Michel Piccoli, acteur éclectique auréolé de succès certains (Le Doulos, Melville, 1962 ; Le Mépris, Godard, 1963 ; Belle de Jour, Buñuel, 1967 ; L’Etau, Hitchcock, 1969 ; Les Choses de la Vie, Sautet, 1970) est avant tout un film expérimental, sans dialogue verbal mais pas muet pour autant. Les bruits du quotidien sont permanents et les personnages s’expriment, tantôt par interjections, tantôt en un sabir à peine articulé, ce qui ne freine en rien la compréhension des échanges. L’absence de musique (à l’exception de l’Internationale sifflée par un maçon/Patrick Dewaere), ajoute encore à l’hyperréalisme de l’oeuvre.
Les scènes qui se succèdent au début décrivent, comme une absurde litanie de gestes répétés jour après jour, le quotidien de Themroc, ouvrier peintre, obsédé, voyeur, incestueux, parmi de « gentils prolétaires », entourés de « gentils gardiens », de « gentils sous-directeurs », etc. Voilà pour la situation initiale (les 20 premières minutes). L’élément perturbateur concerne une injustice dont Themroc va se retrouver victime, dans un scénario qui sera vu comme fantastique mais qui tient plus de l’absurde, où le héros va pouvoir passer de la frustration à la révolte, exprimée par le passage d’une toux qui va crescendo à des cris gutturaux préhistoriques, comme une libération.
Les clichés très en vogue dans les années ’70 dans les milieux anars de gauche (Hara-Kiri, Charlie Hebdo… notons que le film sort la même année que L’An 01 d’après Gébé) sont bien présents (militaire frustré qui se défoule sur un jeune chevelu innocent, CRS imbéciles, sous-directeurs arbitraires, policier qui cogne sur sa femme, d’autres qui cognent sur un Arabe à vélo… d’ailleurs) auxquels le film répond par la transgression de toute une série de tabous civilisationnels spoiler: (l’inceste frère-sœur, le mari cocu mais content, le militaire qui se fait gifler par le rebelle, la nudité publique et le sexe décomplexé, la destruction des meubles et des lieux de vie, le cannibalisme), ce qui n’est pas sans rappeler jusqu’aux chansons de Brassens, les mots en moins, l’éloge du retour aux âges préhistoriques, décivilisés, en plus.
Si Michel Piccoli est absolument remarquable, on notera aussi la prestation de Béatrice Romand (habituée des film d’Eric Rohmer) et celle de Jeanne Herviale, éternelle petite vieille du cinéma français, dans le rôle de la maman qui traîne son sanglot intérieur et qu’on a envie de consoler. Coluche, Miou-Miou, Henri Guybet, Romain Bouteille, Patrick Dewaere, Marilù Tolo (qui, apprend-on, a inspiré Gainsbourg), Francesca Romana Coluzzi et de nombreux autres interprètes habitué·es aux rôles de figurants récurrents complètent la distribution dans des interprétations parfois multiples (ce qui déconcerte pas mal).
La réalisation de Claude Faraldo, enfin, caméra à l’épaule et plans serrés, voire décadrés, avec un scénario unilinéaire (sur un plan classique : une intrigue, un lieu, un temps) préfigure des courants artistiques plus proches de nous dont Dogma (j’ignore si Lars von Trier et Thomas Vinterberg ont jamais vu Themroc, même si le film a obtenu le prix spécial du jury et le prix d’interprétation pour Michel Piccoli au premier festival d’Avoriaz).
Enfin, film au message politique et sociétal évident, film dérangeant aussi, Themroc est également truffé d’humour et de poésie. Un film inclassable, unique en son genre, un chef d’oeuvre toujours d’actualité.
Si le Café de la Gare, vaguement café-théâtre, essentiellement théâtre né dans les vapeurs libératrices de mai ’68, a vu plusieurs de ses membres accéder au statut de star des planches et du cinéma (Miou-Miou, Coluche, Patrick Dewaere, Gérard Depardieu, Henri Guybet, plus discrètement Romain Bouteille et, plus tard, Gérard Lanvin, Renaud ou Rufus), ce Themroc, œuvre collective dudit théâtre et portée par un Michel Piccoli, acteur éclectique auréolé de succès certains (Le Doulos, Melville, 1962 ; Le Mépris, Godard, 1963 ; Belle de Jour, Buñuel, 1967 ; L’Etau, Hitchcock, 1969 ; Les Choses de la Vie, Sautet, 1970) est avant tout un film expérimental, sans dialogue verbal mais pas muet pour autant. Les bruits du quotidien sont permanents et les personnages s’expriment, tantôt par interjections, tantôt en un sabir à peine articulé, ce qui ne freine en rien la compréhension des échanges. L’absence de musique (à l’exception de l’Internationale sifflée par un maçon/Patrick Dewaere), ajoute encore à l’hyperréalisme de l’oeuvre.
Les scènes qui se succèdent au début décrivent, comme une absurde litanie de gestes répétés jour après jour, le quotidien de Themroc, ouvrier peintre, obsédé, voyeur, incestueux, parmi de « gentils prolétaires », entourés de « gentils gardiens », de « gentils sous-directeurs », etc. Voilà pour la situation initiale (les 20 premières minutes). L’élément perturbateur concerne une injustice dont Themroc va se retrouver victime, dans un scénario qui sera vu comme fantastique mais qui tient plus de l’absurde, où le héros va pouvoir passer de la frustration à la révolte, exprimée par le passage d’une toux qui va crescendo à des cris gutturaux préhistoriques, comme une libération.
Les clichés très en vogue dans les années ’70 dans les milieux anars de gauche (Hara-Kiri, Charlie Hebdo… notons que le film sort la même année que L’An 01 d’après Gébé) sont bien présents (militaire frustré qui se défoule sur un jeune chevelu innocent, CRS imbéciles, sous-directeurs arbitraires, policier qui cogne sur sa femme, d’autres qui cognent sur un Arabe à vélo… d’ailleurs) auxquels le film répond par la transgression de toute une série de tabous civilisationnels spoiler: (l’inceste frère-sœur, le mari cocu mais content, le militaire qui se fait gifler par le rebelle, la nudité publique et le sexe décomplexé, la destruction des meubles et des lieux de vie, le cannibalisme), ce qui n’est pas sans rappeler jusqu’aux chansons de Brassens, les mots en moins, l’éloge du retour aux âges préhistoriques, décivilisés, en plus.
Si Michel Piccoli est absolument remarquable, on notera aussi la prestation de Béatrice Romand (habituée des film d’Eric Rohmer) et celle de Jeanne Herviale, éternelle petite vieille du cinéma français, dans le rôle de la maman qui traîne son sanglot intérieur et qu’on a envie de consoler. Coluche, Miou-Miou, Henri Guybet, Romain Bouteille, Patrick Dewaere, Marilù Tolo (qui, apprend-on, a inspiré Gainsbourg), Francesca Romana Coluzzi et de nombreux autres interprètes habitué·es aux rôles de figurants récurrents complètent la distribution dans des interprétations parfois multiples (ce qui déconcerte pas mal).
La réalisation de Claude Faraldo, enfin, caméra à l’épaule et plans serrés, voire décadrés, avec un scénario unilinéaire (sur un plan classique : une intrigue, un lieu, un temps) préfigure des courants artistiques plus proches de nous dont Dogma (j’ignore si Lars von Trier et Thomas Vinterberg ont jamais vu Themroc, même si le film a obtenu le prix spécial du jury et le prix d’interprétation pour Michel Piccoli au premier festival d’Avoriaz).
Enfin, film au message politique et sociétal évident, film dérangeant aussi, Themroc est également truffé d’humour et de poésie. Un film inclassable, unique en son genre, un chef d’oeuvre toujours d’actualité.
Il y a des films qui ne seront jamais tout public, même sans une quelconque censure. trop expérimentaux, vindicatifs ou même trop personnels. Exemple typique avec ce 'Themroc' qui ne parlera sans doute pas à notre génération totalement aseptisée et domestiquée mais qui à l'époque de sa réalisation pouvait être compris comme une métaphore de la rébellion face au système oppressif d'une société toujours plus carcérale et pré-déterminée (on témoigne de l'avenir annoncé). Il faut faire un travail de conscience et se projeter hors des carcans pour discerner un sens aux actions de ce film hors du commun et pour ne pas juste trouver ridicule tout ce qui s'y passe. J'aime ce qui n'est pas formaté pour me déranger et qui m'interpelle sur le fond. Et bien que la fin m'ait un peu laissée sur ma faim, je ne saurais trop conseiller de le visionner au moins une fois... ne serait ce que pour se faire secouer. Et y retrouver quelques têtes bien connues au cinéma.
Themroc fait-il grincer autant de dents que lors de sa sortie, deux mois avant celle de La grande bouffe, tiens, tiens, comme c'est étrange ? Ce cinéma contestataire et nihiliste, post-soixante-huitard, dit beaucoup sur son époque métro-boulot-dodo, notamment dans sa première partie, férocement anti-capitaliste et qui serait adaptable en 2021, en ajoutant les smartphones pour renforcer le sentiment d'incommunicabilité. Le reste du film est une fable, évidemment, qui crée un certain malaise parce qu'elle évite soigneusement l'humour, ou alors très noir, en jouant la provocation à outrance (inceste, anthropophagie). Dommage que le côté iconoclaste du film ne passe par la libération de la femme, sa place dans Themroc n'étant hélas guère plus reluisante que dans celle du monde bourgeois qui y est vilipendé. Il est vrai que les néandertaliens, dans leurs cavernes, n'avaient à leur disposition que des éructations à offrir à leurs compagnes soumises. De ce point de vue, Themroc se montre fidèle à l'histoire de nos ancêtres mais guère progressiste.
Contestataire et absurde jusqu'à l'extrême Thermoc, tourne assez rapidement en rond et fini par nous ennuyer.
Il fut un temps où le cinéma français, en plus d'être créatif, ne manquait pas d'audace. "Themroc" est l'un de ces représentants de ce cinéma français disparu ou presque. En effet, le film de Faraldo est une oeuvre complètement barrée. Où l'Homme est ramené au stade de la créature primitive. Du coup, les personnages ne s'expriment qu'en usant de cris, de rires, de grognements etc. Une langue est même inventée. Malgré tout, les échanges paraissent intelligibles. Mais, il y a un mais. Audacieux oui. Certainement porteur d'une idée contestataire. Mais d'un ennui épouvantable. En effet, le tout avance sur un rythme plombant. Des scènes tirent fortement en longueur. La fin parait d'ailleurs interminable. Le film finit d'être achevé par une réalisation franchement mauvaise. Rendant les séquences clés quasi illisibles. La performance de Michel Piccoli ne peut malheureusement pas sauver les meubles. Faraldo aura au moins tenté.
Ovni contestataire mais qui contrairement à ses films voisins (que sont l'an 01 ou bien les valseuses) ne connaîtra pas le succès. Et pourtant il y a à redire sur ce film ! Fait uniquement d'onomatopées et de grognements le film nous montre l'aberration de nos conditions sociales et de notre obligation à respecter les ordres.on y bouffe du flics (au sens propre du terme) et on y baise sa sœur... Et puis une pléiades de comédiens célèbres : Piccoli, Coluche, Dewaere, miou-miou.... Curieux mais intrigant et finalement assez plaisant !
Un film abscons. Le début est surprenant, absurde et grotesque mais le film s'effiloche au fur et à mesure que son intrigue s'enlise.
Très lent à mourir d'ennui au début pendant les 17 premières minutes.Puis, la comédie s'installe.Un peu faible.On a l’impression d'un "gentil" délire collectif avec des dialogues inexistants et c'est original.Sauf qu'on peut très vite s'en lasser.C'est mon cas.Si je le revois: ce sera certainement sous la torture !!! Presque débile à mon goût.S'ils se sont amusés à tourner ce film, je n'ai pris presque aucun plaisir à le regarder.Dans le genre zinzin ou décalé, il y a beaucoup mieux !!!
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