Bande de filles
Note moyenne
2,9
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290 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 22 octobre 2014
Malgré la fraîcheur des quatre actrices principales, ce film est tout simplement nul. Des scènes inutiles à n'en pas finir, des clichés toutes les deux minutes.... Tant de possibilités pour au final un résultat plus que décevant
ZZelig
ZZelig

17 abonnés 51 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 22 octobre 2014
Après deux premiers films fortement idéologiques très dans la mouvance bobo des intellectuels parisiens et/ou des grandes villes, archi subventionnés par Arte (la réalisatrice sort de la FEMIS), CNC et les régions, voilà un 3eme film qui évacue tout le contexte social avec une image léchée d'une bande de jeunes filles noires qui n'ont rien à dire, qui s'amusent, totalement déculturées. Les futures consuméristes comme qu'une certaine caste leur demande d'être. Version idéologique d'une minorité visible (médiatique) qui efface tous les problèmes réels pour n'en garder que l'emballage. La réalisatrice déclarait dans Libération :“Oui, le film s’est construit sur des refus, à des niveaux très simples, comme le choix de ne pas faire un «film hip-hop» avec une bande-son hip-hop. Et d’autres décisions plus radicales, comme d’évacuer la question de la police, d’évacuer aussi tous les Blancs et, donc, évacuer la question de la confrontation, évacuer la religion. Pas par peur ou par méfiance. Le film ne s’est pas construit sur des choses qu’il refuse de regarder, mais sur des choses qu’il choisit de regarder très précisément. » C'est-à-dire de ne pas traiter un sujet pour n'en garder que le côté policé et institutionnel. A l'inverse d'un Kechiche et de son naturalisme grossier, voici la version publicitaire et léchée de la banlieue.
Zimmerr
Zimmerr

33 abonnés 35 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 octobre 2014
Franchement niveau prouesse technique et bande son c'est beau et mouvementé. Puis niveau social il y a des hauts et des bas, parfois on rentre un peu dans le cliché. Les actrices sont justes dans leurs rôles mais ne sont pas extraordinaires a en crever l'écran. Et c'est peut-être ça le pbl de ce film c'est qu'il n'y a aucune fascination mis a part celle de la réalisatrice. Puis il y a un manque de rythme qui créer quelque chose de lourd et de répétitif. Malgré ses arguments assez dénigrant le film reste bon et intéressant, montrant une banlieue et des jeunes dont on ne connait pas forcément leurs trains de vie.
Je finirai juste par dire que ce n'est pas du Kechiche, il n'y a pas la fascination qu'on apportait tous a Adèle.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 10 janvier 2015
Beau film qui traite de sujets difficiles
Il est dur à regarder d'autant qu'on saisit le caractère réel des situations
Poignant!
Olivier Barlet
Olivier Barlet

329 abonnés 441 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 octobre 2014
Il n'est ainsi pas neutre de choisir des adolescentes noires pour exprimer ce qui fait la base du cinéma de Céline Sciamma (Naissance des pieuvres, Tomboy) : la construction du féminin, l'affirmation des désirs, le jeu avec les identités. Elle trouve en elles la vitalité nécessaire à son propos. Car si Bande de filles sert les filles qu'il met en scène, c'est en rendant compte de leur magnifique énergie, c'est en filmant - sans justement les enfermer dans le stéréotype autre que celui qu'elles travaillent elles-mêmes en résistance - leurs gestes, leurs danses, leurs paroles, leurs formules, et cela dans les espaces qu'elles se créent, comme ces chambres d'hôtel qu'elles louent pour pouvoir être entre elles. Il y a de la rage dans cette énergie, et c'est cette rage qui permettra à Vic de sortir du déterminisme de son environnement social, et cinématographiquement de sortir du cadre. La transgression, beau programme !
Clingo
Clingo

79 abonnés 128 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 octobre 2014
La sortie des séances réserve parfois son lot de commentaires un peu honteux qu'on préférerait ne jamais avoir entendus. A la fin de Bande de Filles, dans le couloir du cinéma, une dame donne son avis : " C'est tellement pas mon monde que je suis pas rentrée dedans ". Cette femme, n'ayant probablement jamais vécu au dix-huitième siècle ni dans l'Ouest américain, ne regarde donc jamais de film sur la Révolution française ni de western. Elle ne daigne certainement pas s'intéresser à la trilogie rurale de Raymond Depardon et n'a jamais vu Alien. Parmi les beautés du cinéma, il y a celle de découvrir d'autres univers, de plonger dans un monde qui nous est inconnu, pour en voir les moeurs, et peut-être aussi pour se rendre compte que ces mondes différents du nôtre n'en sont finalement pas si éloignés. Dans Bande de Filles, Céline Sciamma filme la banlieue, et il pouvait y avoir une crainte à ce qu'une cinéaste " intellectuelle " s'aventure sur ce terrain qui n'est pas le sien. Mais les préjugés s'envolent vite car de son film, Sciamma extrait une universalité, quelque chose qui n'est pas l'exclusivité du microcosme de la banlieue et de ses habitant(e)s. Elle filme des filles, simplement, et même si le contexte social a son importance, l'essentiel tient dans la place donnée à l'être humain.

Ce qui compte, c'est que Céline Sciamma regarde les jeunes filles qu'elle filme. Il y a une séquence emblématique de sa volonté de donner une importance à une population qui n'a pas l'habitude d'être regardée, au cinéma ou ailleurs - des jeunes filles, des jeunes filles noires de banlieue - : Dans le métro, Lady met la musique à plein volume, une situation agaçante dans la vie quotidienne pour les personnes alentour. Les filles s'amusent, et Sciamma ne fait pas ce que bon nombre de cinéastes auraient fait : elle ne filme pas la réaction des autres usagers. Elle concentre son attention sur la bande, elle ne veut pas s'en détacher. Elle se fiche complètement de ce que le spectateur attend. La grande intelligence du film réside en partie ici, ne pas donner ce que l'on attend, détourner sans cesse le scénario vers autre chose, par exemple, que le film social envahi par les clichés. Tout ce qui pourrait paraître lourd est constamment détourné par une finesse d'écriture hallucinante, il y a du symbolisme, des gestes faciles, mais il n'y a aucun souci à les accepter parce qu'il y a de la sincérité qui transpire à chaque seconde du film.

Sciamma n'a pas peur de faire du Cinéma, de s'autoriser à filmer des choses a priori incohérentes dans l'ensemble, mais qui révèlent finalement quelque chose de fort. L'exemple typique d'une telle ligne directrice est peut-être la séquence de la chanson de Rihanna, qui pourrait être de trop, qui pourrait " faire genre ". Mais la séquence n'a plus besoin de démontrer sa pertinence quand elle se situe à un tel moment du film où l'on s'est déjà attaché au groupe, et l'on comprend dès lors la beauté du moment, le lien fort qui unit ces quatre magnifiques jeunes filles. La séquence n'est plus gratuite car elle a dit toute leur amitié, et l'effet, d'une manière plus générale, n'est jamais une afféterie stylistique dans Bande de Filles. La maîtrise de Céline Sciamma est toujours au service de l'émotion et du discours. C'est le cas du travelling d'accompagnement, à deux reprises notamment, qui outre sa beauté visuelle, son petit côté jouissif, a une portée forte. Dans la première séquence, le travelling suit un groupe de filles dont les mots créent un tel désordre qu'il est impossible de comprendre ce qu'elles disent, puis elles se taisent subitement quand elles approchent de garçons. Le refus de la coupe apporte un effet saisissant de contraste, et immerge un peu plus le spectateur au sein du groupe. Dans la seconde, Marieme pénètre un appartement de petits bobos friqués pour y livrer de la drogue. De l'extérieur du bâtiment jusqu'au moment où elle en ressort, la caméra plonge avec elle dans ce monde qu'elle ne connaîtra jamais. La musique de Para One couvre les quelques mots échangés dans l'appartement. On n'entend rien, et pourtant on comprend la portée sociale, le " message " qui n'en est pas ouvertement un parce que Sciamma ne fait pas un film pour asséner des vérités. Il y a quelque chose de profondément réjouissant à voir un film dont on ne pourrait attendre rien de plus que du naturalisme, aller vers une esthétique particulière, prendre forme et ne pas s'enfermer dans des carcans de genre.

Du genre justement, mais dans un autre sens, il est aussi question dans Bande de Filles. Dans Tomboy, la petite Laure se faisait passer pour un garçon et on ne savait pas tellement pourquoi. La liberté d'interprétation était laissée aux spectateurs, et cette absence de justification démontrait déjà la subtilité de la cinéaste. Dans Bande de Filles, la question du genre est traitée, mais dans une dimension plus sociale. A travers la transformation de Marieme et sa dérive vers un comportement " masculin ", c'est de la banlieue dont il est aussi question, et cette question est celle de la place d'une fille dans un tel environnement. Le film est très juste dans sa description d'un monde où l'on ne peut survivre que si l'on adopte des codes spécifiques, masculins. A travers la notion de genre, Céline Sciamma pose cette question de film en film depuis Naissance des Pieuvres : comment trouver son identité ? Et par extension, comment trouver sa place, que ce soit dans un groupe d'ami(e)s, ou dans la société ?

D'une intelligence profonde, d'une folle audace et d'une beauté bouleversante, le troisième film de Céline Sciamma vient confirmer le talent d'une des cinéastes les plus intéressantes de sa génération, en pleine maîtrise de son art. " Brillant comme un diamant ", éclatant comme ses personnages, le film est magnifique.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 octobre 2014
Des filles noires de cités qui s'insulte dans le métro, on en a déjà tous vu non?
Avec ce film magnifique vous entrerez dans la vraie vie de ces filles qui doivent faire des choix et se démener pour y arriver.
Eblouissant!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 octobre 2014
Quelle intelligence! Merci Céline pour ce beau moment de cinéma. Sujet pourtant si difficile à traiter surtout aujourd'hui. Et sans tomber dans les clichés habituels! Bravo. Images superbes. Musique géniale. Personnages attachants. Ces 4 filles sont sublimées. On les croise tous les jours, je ne les regarde plus de la même manière depuis que j'ai vu Bande de Filles. Elles sont magnifiques.
Stéphane C
Stéphane C

75 abonnés 389 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 octobre 2014
Contrairement à certains commentaires que j'ai pu lire, "Bande de filles" n'est pas un film sur l'intégration mais plutôt un film questionnant quant à la place des jeunes filles - se heurtant toutes à un déterminisme social - dans les cités. Céline Sciamma montre une violence permanente, comme étant presque le seul moyen d'exister, de trouver sa place et d'accéder à une forme de liberté. J'ai trouvé la démarche un peu complaisante. De plus, les jeunes filles ressemblent toutes à de sculpturales athlètes jamaïcaines, ce qui esthétise certes le film mais le rend moins crédible. Un film résolument féministe, bon sur la forme, moins sur le fond ... **/***
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 octobre 2014
Après Naissance d'une pieuvre et Tomboy, Bande de filles est un nouveau portrait d'adolescente(s) de Céline Sciamma. Contexte différent : la banlieue. Comment dépasser les clichés ? Le langage, les attitudes, les garçons, le grand frère, la mère qui trime, le père absent ... La réalisatrice surligne parfois avec sa bande son, tente de magnifier un parcours somme toute banal et presque documentaire. Trop de style et d'esthétisation sans doute dans la mise en scène mais une vraie grâce parfois, dans l'originalité des prises de vue. Une élégance rare pour fouiller les vraies personnalités et un élan vital pour forcer les verrous et les tabous. Au risque de sublimer les vies de cette Bande de filles et d'en oublier le réalisme. On est partagé entre deux impressions mais l'énergie de l'ensemble emporte le morceau.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 21 octobre 2014
Magnifique film d'une sensibilité et d'une élégance rare.
NoPopCorn
NoPopCorn

33 abonnés 286 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 octobre 2014
Quand les filles se rebellent !
Même si le film est un peu long, la mise en scène et ces jeunes acteurs à qui l'on s'attache fortement, nous embarquent dans cette Bande de filles qui comme les garçons veulent simplement s'échapper de leur quotidien, tout en s'amusant.
Pour en savoir plus, lisez notre critique complète NoPopCorn !
Bulles de Culture
Bulles de Culture

147 abonnés 634 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 octobre 2014
Le film de Céline Sciamma est un bijou d'écriture. Héritage de sa formation à la Fémis, la réalisatrice construit son récit autour des personnages. On sent sa fascination pour ces jeunes filles à la culture afro : danse endiablée, style vestimentaire atypique, c'est un bel hommage à leur rythme de vie. L’œuvre sait retranscrire, avec une certaine légèreté, le quotidien de ces adolescentes. Les propos sont désinvoltes et insouciants. Le spectateur est imprégné par cette bonne humeur comme dans la prestation des jeunes filles sur la chanson de Rihanna : Diamond. Ce dernier passage est d'ailleurs le moment le plus étrange du film. Rompant avec l'histoire, il est une bulle d'air esthétique où la caméra capte une ambiance chaleureuse dans une atmosphère sombre aux reflets bleutés.
gimliamideselfes

3 434 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 janvier 2015
[Edit] Je crois rêver, ne pas publier ma critique pour vulgarité ? Où ça ? Faut arrêter de faire n'importe quoi. Parce que j'ai utilisé le mot "merde" ? Mot qu'on utilise tous 10 fois par jour ? Mot qui n'est rien à côté de la vulgarité utilisée dans le film ? Surtout que c'est pour qualifier un travail... Parce que ouais je pense que ça ne fait rêver personne de faire carrière comme de ménage... Incroyable cette hypocrisie, surtout lorsqu'on lit vos articles bien plus vulgaires que mes critiques...

Bande de filles je l'attendais ! J'adore ce que peut propose Sciamma comme cinéma, un cinéma qui est profondément vrai, ça l'était dans naissance des pieuvres, dans tomboy aussi, donc forcément Bande De Filles n'échappe pas à la règle !

J'émets immédiatement ce que j'ai moins aimé, comme ça je pourrai y aller à fond dans l'éloge ensuite, la dernière partie est moins marquante que le reste et c'est vraiment dommage.

Sinon, tout le reste est excellent et le film va bien sûr se faire insulter de toutes parts, sauf qu'en fait je pense qu'à la fois les gens d'extrême droite croyant au "grand remplacement", les féministes, les racistes, les militants anti-racistes trouvent leur compte, parce qu'en fait tous y trouveront ce qu'ils défendent. Comment est-ce possible ? Tout simplement parce que Sciamma présente une réalité complexe qui va plus loin qu'un sympa constat bête et méchant qui dirait que : "les noirs sont des victimes" "les hommes sont dangereux" ou je ne sais quelle ânerie.

Bande De Filles ne veut pas dresser un portrait élogieux de la banlieue, il veut la montrer telle qu'elle est au travers du regard d'une ado de 16 ans, timide, qui va se faire une place dans une bande de fille et enfin exister. On voit donc son quotidien entre son frère qui fait sa loi à la maison, sa mère absente avec son travail de merde, sa soeur et elle qui s'occupent de sa plus petite soeur, ses amours, etc. Tout est là.

Le film n'est jamais misérabiliste, il est avant tout beau malgré la dureté de ce qui est montré là. C'est un film plein de tendresse, de moments de bonheur, parfois éphémères, souvent éphémères d'ailleurs. Parce que le film dresse malgré tout en filigrane une dure réalité pour les jeunes de banlieue, quelles sont les options une fois qu'on les laisse plus continuer les études générales ? Le CAP, la prostitution, devenir mère au foyer, dealer, le même travail que sa mère, voler ? On voit bien que l'ascenseur social est bloqué, qu'elle n'a aucun moyen de sortir de sa cité, que le seul moyen c'était l'école et que c'est mort... elle a laissé passer sa chance... trop tard, ce n'est plus le souci de personne.

Et malgré la dureté du constat, c'est drôle, c'est frais, c'est beau, c'est plein de vie. La scène où elles dansent toutes les quatre sur je ne sais quelle musique commerciale c'est juste sublime, l'un des plus beau moment de cinéma de l'année (sans doute avec 2 jours 1 nuit avec la scène où Timour (?) tombe à genou... ou bien avec l'étreinte de P'tit Quinquin).

ça fait un bien fout de voir ça au cinéma.
Et je pense que ceux qui le critiquent comme on avait critiqué Tomboy lors de son passage sur Arte pour avoir soi-disant véhiculé la théorie du genre ne l'ont juste pas vu... En quoi est-ce mal de montrer la vie de jeunes de banlieues avec leurs espoirs, leurs joies, leurs tristesses ?

Parce qu'il ne faut pas croire qu'on a un film là qui sera un antiraciste sans cervelle. Parce que personne dans le film n'est tout blanc ou tout noir. Loin de là, et l'héroïne encore moins...

Bref c'est vraiment splendide.
Kiwi98
Kiwi98

293 abonnés 238 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 23 octobre 2014
Alors que Celine Sciamma était une réalisatrice réputée, montrant des personnages complexes et dépassés par leurs émotions, son "Bande de Filles" est un peu plus libre. C'est un film ou la fiction se rapproche de la réalité ou une adolescente fermée va entrer dans la danse et se faire un réputation parmi ses nouvelles amies, elle a une mère femme de ménage (parce que au cinéma tous les gosses de banlieue ont une mère femme de ménage) et un frère autoritaire qui n'hésite pas à la frapper. Mais elle va trouver avec ses amies un échappatoire vers la liberté.

Le problème c'est que Sciamma voit la banlieue comme un endroit esthétique, tellement que la réalité lui échappe. "Bande de Filles" est trop tape à l'oeil et Sciamma va même aller jusqu'à la sublimation pour arrivé à ne faire que des artifices pendant deux longues heures. La séquence "Diamonds" l'illustre très bien avec cette lumière bleu qui finalement ne sert à rien à part sublimer l'héroïne Mariemme que la réalisatrice met tellement en valeur qu'on croirait qu'elle en est fan. On peut y voir aussi un rapprochement avec (le merveilleux) "Tomboy" que Sciamma avait réalisé en 2011 et à cause duquel elle s'est vue attirer les foudres des fachos. C'est dans la psychologie même de l'héroïne, pas bien ficelée mais intéressante ou elle va adopter des codes masculins, ce qui est dommage c'est qu'elle cherche à se faire passer pour une guerrière ce qui est plus qu'inintéressant au final, dommage, le personnage était très attachant au début, un facteur qui contribue à cette distance entre elle et nous c'est également le fait qu'on ne sait rien sur elle, on ne la voit jamais à l'école, que très rarement avec sa famille, elle est aussi froide, prévisible, le film qui va d'ailleurs se permettre de créer autour d'elle un humour lourd dingue. Mais tous les défauts du films résident là, c'est beaucoup trop superficiel, et "Bande de Filles" n'a surtout pas grand chose à raconter, pour ne pas dire rien du tout mais au moins ne pas sortir les clichés sans caricature ! La manière dont Sciamma décrit la sexualité chez les adolescents est ultra caricaturale, sans chercher bien loin, sans profondeur, sans subtilité, trop concentrée sur l'éclairage pour ne pas montrer ses faiblesses évidentes comme son manque d'audace pour arriver à du cinéma artificiel et superficiel. On retiendra le beau quatuor que forme des actrices géniales.
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