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Un visiteur
4,5
Publiée le 26 janvier 2014
Excellente comédie française, "La fille du 14 juillet" propose une échappée belle au contexte de crise. Pas de boulot ? Et alors ? Voici le temps de la liberté et du badinage ! Bien que nageant dans l'absurde le plus débridé et animé par des personnages hallucinés, l'histoire suit son cours dans un road-movie très linéaire qui, de péripéties en rencontres, nous amène à une conclusion attendue tant par les protagonistes que le spectateur. Un oasis de fraîcheur !
Ce film je le voyais comme un mélange de Rohmer et de Rozier, un film de vacances, j'adore ça, un truc beau et pur qui dit des choses sur la vie, l'amour, les filles, les vacances. Un film qui se regarde en sirotant une boisson fraîche en écoutant les grillons !
Sauf qu'en fait non ! On a un film foutraque au possible qui reprend les codes justement de Rohmer voir Godard, enfin la Nouvelle Vague en général dans sa première partie (jusqu'à même finir sur une partie qui ressemblerait à du Kusturica), mais en beaucoup plus léger et décalé. Le film n'en a rien à foutre de rien, il ose tout, n'a peur de rien et ça c'est bon.
C'est sans doute le film le plus drôle de 2013, mais tout simplement l'un des meilleurs tout court. Le film qui nous sort des dialogues qui pourraient sortir d'un mauvais Godard (oxymore) sur un ton what the fuckesque… raconte des anecdotes débiles au souhait face caméra… et pourtant, il y a quelque chose dans ce film survolté. Il y a du beau.
Ces scènes dans la neige, c'est tendre, c'est beau, ça tranche avec le reste et ça donne du coeur à l'amourette, ça aide à le faire paraître comme une évidence. Et puis on a cette scène que je trouve sublime qui m'a profondément émue, cette scène où le docteur Placenta devient tout à coup sérieux et parle de cette date où chaque année il repense à cette fille et au fait qu'une année de plus le sépare d'elle. C'est horrible comme concept et pourtant tellement vrai et sincère. C'est vraiment troublant. Et encore une fois la scène d'avant est très drôle et là, un petit moment de douceur avant de repartir sur le train effréné !
Et il y a ces fesses… Et le plus beau c'est qu'à la fin Vimala Pons a un petit air d'Anna Karina !
Film fout, étonnant, percutant, drôle, beau, triste ! C'est foutrement cool !
J'ai vu un film... que j'ai beaucoup de mal à juger tellement il paraît inabouti et plein de fougue de ces films de jeunesse mal dégrossi... Et comme il s'agit de cela, il ne peut rentrer dans les codes classiques des films habituels... C'est un peu de l'humour potache, des dialogues sympa, qq moment de grâce où l'on ressent un immense besoin de liberté. Il adopte les codes un peu loufoques des films des années 70... Mais malgré toutes ces qualités de jeunesse, tout cela ne fait pas (complètement) un film d'aujourd'hui. Les comédiens sont attachants et Truquette, totalement truculente... Mais, bon, bof-bof...
Vimala Pons y est formidable. L'ambiance est loufoque, complétement déjantée, surréaliste, révolutionnaire. Le cinéma est un art, ce film nous le rappel.
Le cinéma français, trop formaté et trop convenu ? La fille du 14 Juillet est l'exemple éclatant du contraire, avec sa créativité de tous les instants et son second degré incessant. Un bonheur pour les cinéphiles, regorgeant de scènes loufoques, pleines de détails rigolos, hors du réel, à l'image d'une France imaginaire, à la fois rétro, actuelle et anarchique, une ambiance déjantée mais agréable qui s'accorde bien avec une photographie granuleuse d'un autre âge. Car entre deux facéties, le réalisateur Antonin Peretjatko joue avec la technique, avec le récit, incorporant parfois avec habilité des procédés tout droit sortis de chez Jean-Luc Godard (voix-off et dialogues atmosphériques), et parvient parfaitement à produire un effet bordélique qui déstabilisera bien des spectateurs en prenant le contre-pied parfait des comédies romantiques classiques, prévisibles et liftées. Malgré les inévitables petits ratés, la prise de risque est totale et débouche sur une véritable réussite : tout simplement, du vrai cinéma. Avis aux amateurs !
Un film complètement décalé, déjanté, mais qui ne fait pas rire du tout, un gros défaut pour une comédie. Les acteurs sont absolument mauvais et le scénario est indigent. Aucun intérêt.
Hector rencontre Truquette le 14 juillet au Louvre. Séduire cette fille l’obsède. Il décide de l’emmener à la mer. Sur la route des vacances, accompagnés d’une tripotée d’amis, diverses aventures vont se succéder. Mais voilà, dans la France en crise, la rentrée est avancée d’un mois. Il faut rentrer. Difficile à conter car il s’agit d’une vraie comédie burlesque. Peretjeko reconnu pour ses courts métrages réalise ici son premier long métrage. Et c’est un des écueils du film, il enchaine les scènes dans un scénario hyper pauvre au point de donner lieu à un film à sketchs. Le film tourne en rond et au bout de 30’ on s’ennuie sévère. On a très vite compris le but du jeu : montrer par un humour baroque l’aventure des pieds nickelés. Que le film soit travaillé, sans conteste au vu des milles astuces cachées dans chaque recoin de chaque scène. Néanmoins l’accumulation de canulars, chutes à retardements, jeux de mots, rébus visuels, contrepoints sonores tiennent plus de la juxtaposition que de la construction jusqu’à un carambolage pénible pour le spectateur. Dans le magasin de farces et attrapes de papy (c’est ce à quoi fait penser le film) ; ébloui les premières minutes, on sombre vite dans la léthargie. Pourquoi de papy ? Parce que ce film volontairement désuet nous renvoie très clairement dans son inspiration aux comédies françaises populaires des 70’s, Max Pécas et Cie… La référence plombe le film. Lourd, pénible, répétitif et éculé malgré le talent du réalisateur. « La fée » en comédie burlesque récente semble plus aboutie.
Si l’ambiance potache et foutraque de ce premier film s’avère rafraîchissante dans l’univers empesé de la comédie française, l’ensemble ne dépasse pas l’anecdotique. Quant à la dimension libertaire d’un récit qui louche énormément du côté de Rozier et du Godard des débuts, il reste au stade de l’intension, tant le film demeure très sage.
Un film d'un jeune metteur en scène qui a de bonnes trouvailles (un peu à la Klapisch mais en moins abouti), sur une ambiance de crise actuelle, mais avec un jeu d'acteur imparfait et caricaturé. C'est comme un sketch filmé par un cinéaste amateur. C'est intéressant mais maladroit.
Sympathique et rafraîchissant. Un ovni. Le charme désuet des années 80 dans un film d'aujourd'hui... c'est loufoque, marrant mais pas hilarant non plus... des bonnes gueules (surtout une, Macaigne). Le scénario manque tout de même de consistance mais pour un premier film, cela sent bon pour l'avenir...
Voilà ce qu’on peut attendre d’un premier film ! De l’énergie, de la liberté. De l’audace aussi, de la part d’Antonin Peretjatko, qui fait notamment le choix de tourner en 16mm, et en 22,5 image/seconde, ce qui donne l’impression d’une postsynchronisation des voix rendues plus aigues. Ce film est drôle, réjouissant, parfois poétique. Le burlesque peut rappeler Zazie dans le Métro, l’œuvre de Louis Malle pleine d’accélérations et de gags. Ici, Peretjatko nous donne envie de partir à l’aventure, de partir en vacances en écoutant la musique à fond tout en conduisant avec les pieds avec une bouteille d’alcool dans la bouche. Combien de premiers films sortent ainsi de l’académisme pour nous offrir une œuvre si singulière ? Il faut noter l’intelligence et la réussite du cinéaste, qui se sert d’images d’actualités pour nourrir son récit, et la drôle de coïncidence concernant la date de rentrée avancée, idée proposée à l’assemblée nationale bien après le tournage. Le casting est tout à fait réjouissant, particulièrement en ce qui concerne cette ‘fille du 14 juillet’ interprétée par Vimala Pons, que l’on n’est pas prêt d’oublier. Si ce film ne plait pas à tout le monde, il faut toutefois saluer le courage de son auteur, pour son film plein de fougue, plein d’insouciance.