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martial
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4,0
Publiée le 26 juillet 2026
Le burlesque est un genre qui semble daté mais « La Fille du 14 Juillet » prouve qu’avec un montage nerveux, des acteurs en diapason avec le scénario (Vimala Pins en tête) on arrive à un film divertissant et offrant des moments gravés très brefs mais qui sont des pauses indispensables pour reprendre son souffle.
Comédie à contre courant des comedies de son époque. Accumulation de gags absurdes qui rappellent la Cité de la peur. La réalisation est minimale. L’ambiance évoque les comédies des années 70 : affiche au style caricature de presse, insouciance des vacances, voitures anciennes, référence soixante huitarde au chaos, absence de diversité, et surtout approche surannee des rapports de séduction homme femme. Le film est sorti avant mee too et cela se voit. Au final on sourit parfois devant certains bons gags, on apprécie de sortir des stéréotypes des comedies françaises industrielles mais le scenario indigent laisse une impression de navet.
Complètement décalé et troisième degré. Il est évident que si l'on n'adhère pas à cet humour dans les cinq premières minutes c'est mort pour l'ensemble du film. J'ai aimé l'idée d'avoir un film en accéléré.
"La Fille du 14 juillet", comédie française écrite et réalisée par Antonin Peretjatko sortie en 2013. Premier film du réalisateur qui a réalisé ensuite " La loi de la jungle" en 2016 et "La Pièce rapportée" en 2020. Comme dans "Loi de la Jungle" nous retrouvons le duo Vimala Pons / Vincent Macaigne. Un film de vacances loufoque, bien réalisé, avec un univers teinté d'un style années 80. Un road-movie estivale, Un film politique, décalé et poétique. Un film sympa, un peu ennuyeux parfois.
Antonin Peretjatko est un excentrique, mais çà, je le savais !
La Fille du 14 Juillet repose sur de petites manigances que l'on reconnais bien, mais pas tout à fait non plus. On se joue de la difformité des situations avec cocasseries et jacasseries dans un rythme endiablé, fiévreux, incroyable.
On s'enivre d'eux, et eux du désordre orchestré j'imagine ...
L'ensemble aura bien fonctionné sur la 1ère demi heure spoiler: jusqu’à la fête foraine , pour ne laisser ensuite qu'une coquille vide. Un scénario trop léger, une réalisation très moyenne, dans un burlesque pas suffisamment affirmé et plutôt lourd. Le film s'étire en longueur avec une finalité qui n'a pas d’intérêt, et c'est bien dommage.
Avec une tonalité décalée, rétro, légèrement libertaire et anti flics, ce film-ovni de jeunes juillettistes qui partent en vacances s'avère une véritable réussite dans la légèreté et l'humour.
Je l'ai regardé pour les excellents Vimala Pons et Vincent Macaigne, mais quelle souffrance. On dirait un nanard des années 70, genre film des Charlots ou de Max Pecas. Pas de scénario, juste une suite de gags éculés... Comment des comédiens de talents peuvent-ils accepter ce genre de films ?
Une pépite qui comme déjà dit souffre d'une certaine mollesse dans le scénario essouflé par l'accumulation des pitreries oniriques qui finissent par devenir le centre du film... Ce creux m'est apparu plus durement au second visionnage. C'est d'autant plus dommage que le décalage réussi à nous transporter dans la brèche poétique dès les premières minutes. Conserver le spectateur dedans ne nécessitait pas à mon sens d'en faire autant par la suite, du point de vue des gags et des trouvailles, dont la présence excessive fini par produire l'effet inverse.
Antonin Peretjatko, dans un esprit Nouvelle-Nouvelle Vague, amène une certaine fraîcheur dans le cinéma français. Son premier long-métrage est un cocktail bien frappé de burlesque et d'absurde, de poésie débraillée et de délire surréaliste. L'inventivité est au rendez-vous côté image, son et narration. Reste qu'il est difficile de tenir dans ce registre fou-fou(traque) et à ce rythme échevelé sur 1 h 30... Ça patine au bout d'un moment. Ça manque probablement d'un peu de fond. Et on se lasse, hélas.
c'est complètement loufoque, certains jours ça va passer, d'autres ça va énerver spoiler: ( genre de dialogues : madame placenta, dit la voiture personne s'en serre (Sancerre ?).. .Un mélange de Tati, de Buster Keaton (sic), de Darry cowl et de Max Pecas, vérifiez votre (HE) état d' humour avant de visionner….spoiler: ( Quand je nage, j'ai les muscles qui doublent de volume a dit Poker 2000)
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3,5
Publiée le 3 juin 2018
Ne rien faire, c'est prendre le risque de tout regretter surtout pour une jolie fille comme Truquette! il y a de tout dans ce film : un toubib qui exerce sans diplôme, une DeLorean qui remonte les Champs-Elysèes, un dèserteur du Tour de France avec ses nènettes [...] Hommage au cinèma de Godard et de Rozier dont Antonin Peretjatko connait parfaitement leurs films et dont il sait mettre en lumière les clins d'oeil! Un vent de libertè souffle sur ce film foutraque et rafistolè de partout qui fait un bien fou à un cinèma français qui en a bien besoin en ce moment! Original et loin d'être inintèressant, "La fille du 14 juillet" possède une grande qualitè : le choix de Vimala Pons pour le rôle de Truquette (tout le monde n'a pas chance de s'appeler comme ça), lègère et craquante comme une chips. A elle seule, l'actrice rend le film très sympathique et attachant! il y a aussi les excellents Vincent Macaigne, Grègoire Tachnakian et Lucie Borleteau qui sont un peu les acteurs français de demain! Espèrons que Peretjatko retrouvera la force de ce drôle de road movie qu'il convient peut-être de revoir aux premières lueurs du jour à Paris ou en vacances dans le Sud de la France! Une petite rèussite qui fut prèsentèe à la Quinzaine des rèalisateurs lors du festival de Cannes! Direction l'avenir...
Plus déjanté que "La loi de la jungle", le premier long-métrage d'Antonin Peretjatko insuffle un vent de liberté sur le cinéma français et propose une approche politique à travers la comédie et l'absence de réalisme. "La fille du 14 juillet" commence comme une histoire d'amour maladroite en employant une forme chorale qui déploie une somme de personnages dont les liens ne sont pas encore tous perceptibles. La liberté de la narration qui interrompt ses scènes pour en reprendre le fil quelques minutes plus tard, la folie de la mise en scène qui tente ralentis d'une grâce folle et cadrages insolites en phase avec la loufoquerie ambiante et surtout des situations aussi improbables que les mesures politiques à l'écran – il faut reprendre le travail un mois plus tôt, crise oblige – rendent en tout cas la première moitié du film absolument jubilatoire. La capacité du cinéaste à faire écho de manière pertinente à la gestion de notre pays à travers un jeu d'acteurs décalé (par les voix et la gestuelle) et des dialogues absurdes est bluffante, comme si Peretjatko avait trouvé la forme cinématographique adéquate pour représenter ce qu'est la situation politique en France, à savoir l'illusion de contrôler un grand n'importe quoi. La maîtrise relative à l'écran faiblit néanmoins dans une seconde partie où les situations se révèlent plus inégales, mêmes poussives à certains moments, mais elles ne font heureusement pas perdre le cap d'un réalisateur qui sait décidément où il va : autant sur le terrain de la comédie aventureuse qui s'affranchit de toutes limites que sur celui de la politique en la représentant telle qu'elle est, c'est-à-dire absurde mais bien réelle.
ça faisait longtemps que je n'avais pas eu un tel fou rire au cinéma. Film qui derrière son côté burlesque, non-sens et foutraque cache finalement un miroir parfois acerbe de la société française sous Hollande. le chaînon manquant entre Godard et Max Pecas !!