Tel père, tel fils
Note moyenne
4,2
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352 critiques spectateurs

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55 critiques
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170 critiques
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83 critiques
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30 critiques
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8 critiques
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shindu77
shindu77

116 abonnés 1 684 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 octobre 2014
Le film est très interessant. Le casting est bon tout comme son histoire. Pas mal d'émotions circuelent à travers ce film car il fait poser la question: "en tant que parents, que faire dans une telle situation ?"

Mon seul reproche et cela fait tomber ma note à 3,5 est la lenteur du film. Cela fait trop papier glacé du coup, on peut décrocher du film malgré son réel intérêt.
AlphaWolf
AlphaWolf

91 abonnés 896 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 juin 2019
Le postulat est intéressant mais le traitement qui lui est réservé est décevant. La progression narrative est d'une totale linéarité et le cruel manque de rythme n'aide pas à la rendre plus digeste. Malgré l'enjeu primordial, on peine à se laisser emporter par un scénario tout tracé, aux personnages lisses et d'une froideur quelque peu déconcertante.
ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 janvier 2014
Hirokazu Koré-Eda renouvelle cette tradition du cinéma japonais subtil, délicat; une calligraphie tracée au pinceau le plus fin; en Europe on dirait: une aquarelle, et comme d'habitude, il parle de ce qu'il connait le mieux, les enfants -et des violences que les adultes leur font subir.

Ryota (Masaharu Fukuyama) est un brillant architecte. Il habite un magnifique appartement avec sa femme Midori (Machiko Ono) et leur fils unique de cinq ans, l'exquis petit Keita (Keita Ninomya); après un premier accouchement difficile, Midori ne peut plus avoir d'enfant. Ils adorent leur fils: mais, manifestement, Ryota ne se reconnait pas du tout dans son rejeton. Keita est facile; on le prépare déjà, dans son beau petit uniforme, à rentrer dans la meilleure école; on lui donne des leçons de piano, qu'il accepte sans mauvaise grâce. A l'audition, il est nul.... mais pas du tout attristé d'avoir raté, il applaudit de bon cœur les élèves brillants. Bref, c'est clair: Keita ne sera pas un winner, comme son Papa....

Coup de tonnerre: les parents sont convoqués par l'hôpital. Celui ci a la preuve qu'il y a eu échange de nouveaux nés, à la suite de la malveillance d'une infirmière frustrée. Le conseil qu'on leur donne: faire l'échange le plus vite possible.

L'autre père de famille, c'est Yudai (Lily Franky). Il tient un pauvre magasin d'électroménager (un petit boutiquier!), il ne fera jamais fortune mais il s'en fiche, puisque son boulot lui laisse le temps de s'occuper de son fils Ryusei, et des deux petits qui ont suivi. Choc culturel, même s'il n'a rien de caricatural (on n'est pas chez les Groseille et les Lequesnoy).

Les deux familles se fréquentent. Pour les deux mères, c'est facile: elles partagent le même désespoir. Elles peuvent pleurer dans les bras l'une de l'autre. Midori est toute prête à devenir amie avec Yoko (Yukari Saiki). Ce qui bloque, c'est l'arrogance de Ryota, qui est tout prêt à prendre les deux garçons: il a les moyens de les élever, lui! Ryota ne veut pas perdre. C'est pas son genre. Il veut tout gagner.

On échange les enfants pour une nuit, un week end. Keita n'est pas malheureux avec ce papa rigolo et joueur, et ce petit frère et cette petite sœur dont il rêvait. Ca se passe moins bien pour Ryusei, rétif à apprendre les règles de la bonne éducation bourgeoise...

Puis, vient le jour de l'échange définitif. Ce qui est terrible et que Kore-Eda nous donne à voir, c'est que pas un instant, on ne s'est soucié de ce que ressentaient les principaux protagonistes du drame: les deux petits garçons. On les a échangés comme des paquets dans une transaction commerciale. On ne leur a même pas expliqué ce qui leur arrivait. A la question "pourquoi aller chez ce nouveau papa?", Ryota n'a su répondre que "C'est une mission", comme si seul l'univers des jeux vidéo pouvait être le cadre de cette lamentable histoire. Oui, quelle violence fait subir la société japonaise aux enfants! (On ose imaginer que chez nous, où une armée de psys se serait abattue sur les familles, on aurait trouvé une solution moins violente

C'est un chef d'œuvre, et si vous n'êtes pas sortis de la salle avec la gorge serrée et les yeux humides, sortez de chez moi! Je ne veux plus rien avoir de commun avec vous. C'est un chef d'œuvre.
Misoramengasuki
Misoramengasuki

79 abonnés 399 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 janvier 2014
Une forme de consécration ? Pour la première fois, un film de Kore-eda Hirokazu sort en France avec un titre traduit en français - là où avant, le titre anglais était utilisé partout en dehors du Japon ("Nobody knows", "Air doll"...). Non pas que "Tel père, tel fils" soit supérieur aux films précédents. Il serait même, à mon avis, un peu moins bon, car sur le thème de la paternité, le réalisateur ne dit finalement pas grand-chose d'original: qu'elle résulte d'un mélange subtil de filiation sanguine et de liens affectifs construits par le temps et la vie en commun, qu'un père présent c'est mieux qu'un père absent, etc. Le thème de l'absence et du deuil, sujet qui a marqué tout le début de carrière de Kore-eda, était plus difficile à traiter et lui a permis, à mon avis, de signer ses oeuvres les plus abouties: "Maboroshi", "Distance", "I wish"... N'empêche: à ce niveau de qualité, on serait malvenu de faire la fine bouche. On retrouve dans "Tel père, tel fils" les qualités qui ont fait de Kore-eda le grand cinéaste qu'il est (car, outre la réalisation, il signe aussi le scénario et le montage): un dispositif narratif à la fois clair et efficace, où chaque personnage joue un rôle précis qui s'inscrit parfaitement dans le schéma d'ensemble; un scénario élaboré, subtil et d'une grande fluidité, fondé sur une compréhension très fine des rouages psychologiques de ses personnages; un casting impeccable; un évident talent de directeur d'acteur qui s'affirme tout particulièrement avec les enfants; une capacité à "faire vrai", à ancrer son film dans la réalité sociologique du Japon, avec ses cadres de grandes compagnies absorbés par leur travail au point de ne plus voir leur famille, la froideur des grands immeubles des quartiers riches de Tokyo versus le "petit peuple" de Maebashi qui garde cette qualité humaine et cette proximité avec la nature qu'évoque aussi dans ses films Miyazaki Hayao. "Tel père, tel fils", comme les autres films du réalisateur, cumule ainsi une touchante dimension humaine et une approche presque radiographique de la société japonaise - ce qui justifie la filiation souvent observée de Kore-eda avec Ozu Yasujirô, le grand maître du cinéma japonais qui travaillait dans le même esprit avec la société d'il y a 50-60 ans. Peut-on imaginer plus beau compliment ?
NoSpoil
NoSpoil

76 abonnés 138 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 mai 2017
Tel père, tel fils aurait plutôt dû s'appeler "Puis il devint père" (si la traduction avait été bien faite), pour rester fidèle au dénouement. C'est un beau film émouvant sur la question de la filiation et de la paternité. Il nous permet à la fois d'explorer la culture nippone et le rapport aux liens du sang. Emprunt de la réserve qui caractérise les japonais, l’œuvre met du temps à nous toucher réellement, tant les attitudes des personnages semblent peu naturels aux occidentaux que nous sommes. Il y a comme quelque chose de dérangeant dans cette dichotomie. Néanmoins, si l'on arrive à s'immerger suffisamment dans cette l'histoire qui manque singulièrement de rebondissements, on constate que le sujet est traité de façon subtile et sensible. Le réalisateur prend parti et critique l'éducation traditionnelle, ainsi que la place envahissante de l'homme, laissant penser que les lignes bougent un peu au pays du soleil levant. Mais les mères, qui auraient dû être au premier plan d'une telle analyse, sont malheureusement un peu en retrait, en atténuant ainsi la profondeur. Une belle réussite néanmoins.
nikolazh
nikolazh

75 abonnés 1 060 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 janvier 2014
Si le film n'est pas du niveau de "Nobody Knows" (une histoire absolument poignante et d'une grande maîtrise), souffrant comme les précédents "I Wish" et "Still Walking" de quelques longueurs, il pose une question assez angoissante à laquelle il va tenter de répondre : et si votre enfant avait été échangé à la naissance ? On y suit donc la vie d'une famille sans histoire qui va voir son petit monde basculer le jour de la terrible annonce, 5 ans après la naissance de leur enfant. Et va très vite se poser une question encore plus terrible : faut il échanger les enfants pour récupérer "le sien" ? Si le film traîne un peu, il est traversé par quelques belles scènes et filmé avec toujours autant d'efficacité. A voir.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 781 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 avril 2026
Il arrive que la vie nous arrache à une évidence que nous n’avions jamais interrogée. Avec Tel père, tel fils, Hirokazu Kore-eda ébranle la croyance selon laquelle le sang garantirait l’amour. Ici, deux familles découvrent que leurs fils de six ans ont été échangés à la naissance. L’hôpital propose alors une solution rationnelle : rendre chaque enfant à ses parents biologiques.

En cela, le film organise d’abord une opposition entre deux foyers. Les Nonomiya, famille aisée et structurée, vivant dans un appartement de verre et de lignes droites, où le temps semble tendre vers nul autre possible que la réussite. Quant aux Saiki, ils habitent un intérieur plus dense, traversé de désordre, de bricolages et de bruits. Cette architecture visuelle épouse la psychologie de Ryota, père ambitieux qui conçoit la paternité comme un projet à optimiser. Les scènes d’étude, le piano, les échanges montrent le père en position dominante, corrigeant, ajustant, mesurant. La violence passe par l’évaluation permanente.

Kore-eda pousse cette binarité jusqu’à la caricature légère. Il force le trait pour que l’effondrement soit perceptible. Ainsi lorsque l’échange s’opère, la mécanique rationnelle déraille. Le fils biologique ne s’insère pas dans ce décor comme une pièce manquante. Celui que l’on a élevé ne cesse pas d’aimer (et d'être) ceux qui l’ont nourri. Le film révèle alors l’impensé de son propre dispositif : la biologie produit une origine mais ne garantit pas un lien.

Le basculement le plus bouleversant tient aux photographies prises par l’enfant montrant Ryota endormi, dépris de sa posture de maîtrise. Le père cesse d’être fonction de contrôle pour redevenir corps. À cet instant, la filiation ne se joue plus dans la logique décrite précédemment mais dans la possibilité d’un regard réciproque.

Le film accorde une place centrale à la durée. Chez Kore-eda, le temps n’est pas un simple arrière-plan, il travaille les êtres et creuse les liens. En laissant les scènes se déployer sans précipitation, le cinéaste donne au temps de la matérialité. Six années ne se dissipent pas sur une décision administrative. Elles pèsent dans les corps, inscrivent des traces. Les cadres s’ouvrent peu à peu, les gestes prennent de l’ampleur, les certitudes perdent de leur netteté. De cette retenue naît la force du film. L’épure laisse affleurer ce qui résiste et ce qui demeure.

En cela, dans ce retrait final, le film interroge ce que signifie être père lorsque l’autorité ne repose plus sur le sang mais sur le temps partagé. En d'autres mots, aimer ne consiste pas à transmettre son image, mais à accepter de ne pas se reconnaître.
Cineseba
Cineseba

49 abonnés 632 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 janvier 2014
"Le film "Tel père, tel fils" est une belle version dramatique japonaise de "La vie du fleuve tranquille ". Dans ce film, un père issu d'un milieu aisé, qui a de fortes ambitions pour son enfant, découvre que cet enfant n'est pas le sien et qu'il y a eu d'échange de nouveaux nés… Il sera confronté au choix entre continuer à élever son enfant qui n'est pas le sien ou choisir son fils biologique … Le réalisateur Hirokazu Kore-Eda aborde avec justesse le thème de la filiation, de la paternité. Il nous pose la question : Que faut-il choisir entre les liens du sang qui semblent souvent associés à la transmission du patrimoine, de l'histoire familiale et les liens affectifs, la base de l'éducation ? Ce beau film montre aussi comment les enfants réagissent face à l'échange des familles. Faut-il éclater la cellule familiale ou pas ? D'ailleurs, H. Kore-Eda oppose les deux portraits de familles, l'une plus rigide, vivant dans un milieu aisé, qui pense que le travail est fondamental pour mieux vivre, l'autre plus joyeuse, qui partage les valeurs du bonheur, du plaisir, de partage… Film réaliste, sobre et touchant ! Le rythme des scènes est très calme, axé sur les sentiments, des craintes des parents face à leurs enfants échangés. Les acteurs sont intenses ! Enfin, le film est très frappant dans l'image de la société japonaise rigide et sa culture. Le système de l'éducation y est impressionnant ! Beau film, malgré quelques petits longueurs ! "
Rictus1260
Rictus1260

43 abonnés 137 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mai 2017
Sur la trace du grand réalisateur japonais Ozu, Kore Eda nous offre un très beau film sur la famille et a le courage de la placer au centre des problèmes de la société japonaise. Deux familles que tout sépare se rencontrent dans des circonstances dramatiques lorsqu'on leur apprend que leurs fils de 6 ans ont été échangés à la naissance. Les notions essentielles, telles que le temps pris pour la famille plutôt que le carriérisme égoïste, la réussite sociale a tout pris ou encore des thèmes comme la primauté des liens éducatifs par rapport aux liens du sang, le rôle du père dans la famille, sont traités avec bonheur, simplicité et réalisme.
Un film qui sait parler des vrais valeurs de la société en toute simplicité et même humour par moment, c'est si rare de nos jours. Réalisateurs français ou américains (je ne les cite pas): prenez exemple!!
alexdelaforest
alexdelaforest

39 abonnés 206 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 septembre 2014
Sympathique portrait de la société japonaise d'aujourd'hui, au travers de deux familles aux styles contradictoires. La vie est un long fleuve tranquille. Mais on aurait aimé plus de synthèse au final.
Jérémy J
Jérémy J

33 abonnés 653 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 décembre 2014
Un très bon scénario. Mais je trouve le film très très lent. J'ai du mal avec les films asiatique,et ça se confirme dans celui si aussi.
philhag
philhag

33 abonnés 397 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 janvier 2014
L'histoire c'est donc "la vie n'est pas un long fleuve tranquille". Et le metteur en scène n'est pas un publicitaire (Chatilliez). On n'est donc pas dans l'humour mais dans la recherche de compréhension des liens du sang et des lien du père... affectif. Et pour un scénario japonais, le silence est d'or. Justement, le silence de la parole, comme le silence du son renforcent une ambiance soignée.
Joli film, bien joué, bon décors, comme dit plus haut : bon son.
SYLVIE B.
SYLVIE B.

31 abonnés 220 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 janvier 2014
un très beau film, sensible et émouvant. Il n'est peut-être pas si facile de devenir père ou mère. Qu'est ce qui nous lie vraiment à un enfant? qu'est ce qui fait qu'on l'aime ?
Très touchant
Pascal l
Pascal l

28 abonnés 45 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 janvier 2014
On pense immanquablement à la vie est un long fleuve tranquille. Même sujet mais ici traité sérieusement. Rien à dire, excellent.
Gil Cdn Qrs
Gil Cdn Qrs

25 abonnés 241 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 décembre 2013
Drame familial sur la parentalité, "Tel père, tel fils" pose une question existentielle : élèveriez-vous un enfant qui n'est pas le "vôtre" ? Pas si simple au Japon où, dans le cadre d'affaires de substitution d'enfants à la naissance, 99% des pères choisissent le lien du sang...
Un film touchant, fin et sensible, à l'image du cinéma japonais lent et pudique.
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