Difficile de commenter un film pendant lequel j'avais plus envie de sommeiller pour réparer mon organisme et mon esprit (et peut être celui des autres ?) que de m'accrocher à une histoire qui elle aussi semblait avoir envie de sommeiller.... Donc ma critique est assez subjective d'autant que j'ai adoré tous les précédents films de Hirokazu Koreeda.... Alors je me contenterais d'un commentaire brumeux sur une pseudo platitude du scénario et du jeu d'acteurs, d'une bienséance dans les rapports qui d'habitude me plait mais qui l'a m'a endormi... C'était débordant de bons sentiments et je me suis plus à regretter l'immense poésie de "l'été de Kikujiro" de Kitano, à cent mille lieues en émotion, en poésie et en imagination.... Car il faut le dire le film est assez formel et manque d'intensité......Ce n'est pas un mauvais film, pour moi, un film de Koreeda, n'est jamais mauvais, mais il manque d'un certain dynamisme à la fois dans l'image , la mise en scène et surtout dans l'élan poétique qui n'attendait qu'un tel sujet pour nous régaler.... Il va falloir que le réalisateur ne se contente pas de liens et de sensibilité, il va devoir à mon avis redonner du punch à sa réalisation et à son inspiration.... A vous de voir, j'essaierai de le revoir à la télé pour me refaire une opinion....
Une trame identique à celle de La vie est un fleuve tranquille sur laquelle Koreeda brode une tapisserie faite de délicatesse, de douceur et de cruauté, toutes les nuances regroupées dans un récit d’une linéarité et d’une fluidité que maîtrise parfaitement le cinéaste japonais. Dans tel père tel fils, Koreeda interroge les notions de cellule familiale, de paternité et de maternité, avec un réalisme jamais pesant, bien au contraire. Il reste un directeur d’acteurs hors pair notamment vis-à-vis des enfants, en digne héritier d’Ozu. Humanisme, clarté de l’exposition, humour discret, le réalisateur confirme son statut de très grand. Chez lui, le sujet importe, certes, mais c’est le style et l’impulsion qu’il lui donne qui font tout le prix de ses œuvres. Comme des miniatures raffinées et amoureusement dessinées.
palme d'or.. j'aurai dû écouter mon pressentiment.. à savoir encore un film moralisateur plein de bons sentiments qui n'apporte rien au spectateur.. alors je ne connais pas le vie personnelle des critiques professionels mais elle doit être désolante en l'an 2013 pour s'émouvoir d'une histoire aussi simpliste..seuls les enfants ressortent de cette léthargie générale par leur jeu naturel terriblement attachant et efficace.. je n'évoque même pas la fin pour ne pas spoiler mais qui est plus qu'agaçante..si vous voulez le voir allez y pour le petit garçon Keita il est vraiment à croquer!!
Un chef d oeuvre, le film le plus émouvant de l'année!!! Bouleversant et intelligent il aurait mérité la palme d'or. Mes enfants ont adoré aussi, le sujet est universel et kore eda est surement le plus grand cinéaste asiatique de ce siècle
Hirokazu Kore-Eda signe un film d'une grande beauté, esthétique et poétique "Tel père, tel fils" participe à un parcours du réalisateur qui continue à explorer les mécanismes sociaux que notre société élabore, à quel prix...nous avons vu le film durant le festival du cinéma à Marrakech, notre critique est sur le site !!!
(...) Le problème de Tel père, tel fils, qui demeure un joli film plein de bonnes intentions, est bien son sujet. En mettant en scène le choix d’un père – choisir son fils biologique ou continuer à élever l’enfant qui a vécu dans son foyer pendant six ans – il se condamne à arpenter un chemin bien balisé, comme celui que suivront deux personnages dans le dénouement. D’un tel dilemme, un auteur tel que Kore-eda ne peut tirer qu’une seule solution : la résolution est aussi évidente qu’attendue, la morale de sa fable se présente comme nécessaire. Reste alors à savoir comment y arriver.
Si le choix de se concentrer davantage sur une des deux familles et de faire d’un père absent le héros du film est d’abord un agréable parti pris, l’évolution est elle aussi bien trop vite prévisible. L’apparente simplicité des films de Kore-Eda, de son style délicat et précis qui était jusque là sa principale qualité, se retourne ici contre lui. Le film semble sombrer dans un systématisme de saynètes, de parallélisme (comment prend-on son bain chez les riches, comment s’amuse-t-on dans la famille plus modeste), de passages obligés (le fameux "échange").
Les ficelles scénaristiques, bien trop lisible, gâchent la délicatesse de la mise en scène qui, si elle semble s’être essoufflée, parvient toujours à toucher. La finesse du jeu, l’acteur principal en tête, mais aussi...
Vous pouvez retrouver la critique dans son intégralité sur mon blog, Ombres Electriques.
...Moins un film sur le monde de l'enfance que son précédant que sur celui des parents confronté à un événement inattendu qui les ébranlent et met leurs convictions à mal au-delà de ce qu'ils pouvaient imaginer. Sorte de remake improbable de La vie est un long fleuve tranquille (beaucoup de similitudes tout de même), les traditions si particulières des japonais, la discrétion et une certaine fatalité sont...
Un film d'une grande subtilité tant dans la mise en scène que dans le traitement du sujet. Jamais moralisateur, le réalisateur nous fait ressentir la complexité de la réflexion des personnages. On est forcément ému et on a envie de montrer ce film à ses proches.
Sur un thème délicat et douloureux, Kore-Eda démontre toute sa virtuosité pour aborder avec sensibilité les tourments et les états d’âme d'un père issu d'un milieu social aisé et cadre supérieur qui a de grande ambition pour son enfant unique et qui se rend compte que le fils qu'il a élevé a été volontairement échangé à la naissance avec celui d'une famille populaire.
Sur ce thème qui n'est pas sans rappeler la comédie a Vie est un long fleuve tranquille, le réalisateur alterne les moments de réflexion et de contemplation d'une famille meurtri avec ceux plus joyeux, bon enfant et volontaire d'une famille populaire qui n'hésite pas à utiliser tous les stratagème pour améliorer son piteux mais heureux quotidien face à l'austérité et au poids des valeurs de l'autre.
Le tour de force du film c'est sa capacité à toujours évoluer entre sensibilité sans sombrer dans la sensiblerie exacerbée et la bonne humeur communicative. L'affrontement entre les deux pères et mères pour trouver la solution la mieux adapté n'a pas de conclusion mais l'amour finalement vaincra les préjugés, les non-dits et les amertumes rentrées.
une œuvre magnifique qui nous fait découvrir la quête d'un père qui devra reconquérir son fils et trouver le véritable sens du mot famille. Un portrait de la famille idéalisé qui vole en éclat au profit d'une famille avec le sens des valeurs, les vrais, de celle qui rendent heureux. Et en outre, si le titre fait la part belle aux pères, le film nous offre aussi et surtout un poignant et attachant portrait de femme forte, de mères telles de louves protectrices et bienveillantes.
Un beau portrait de familles modèle version nippone qui nous fait également découvrir les valeurs et les traditions du pays du Soleil Levant
Quand on regarde ce non-film avec un sujet aussi tiré par les cheveux et qui concerne la majorité d'entre nous (c'est certain), on se demande si le dégueulis de bons sentiments va réussir à absorber tous les radio-éléments que vomit Fukushima chaque jour. Allez, encore un effort pour tous les cons qui regardent le doigt montrant la lune !
Film touchant abordant un sujet difficile; ce sujet est difficile pour les personnes qui l'ont vécu mais aussi difficile à traiter. Le réalisateur l'a rendu émouvant sans être larmoyant, réaliste sans être une version documentaire, donne à réfléchir en jouant sur les sentiments sans orienter nos réactions. La question doit-on donner la priorité au sang ou à l'éducation, revient sans cesse et tous les personnages, aussi bien les enfants que les parents ont leur sentiments et leur vision sur le sujet (même s'ils ne comprennent pas forcément ce qui se passe) et c'est saisissant car le jeu des acteurs est magnifique. Cela vient certainement de leur complicité car les comédiens sont réellement les parents des fils. On pourrait reprocher au réalisateur d'avoir choisi la facilité dans la direction des acteurs mais en fait ça renforce la crédibilité de l'histoire car ils s'identifient mieux à leurs personnages et le ressenti n'est que plus fort. Mon seul reproche serait certains passages qui sont un peu longs et qui à mon avis casse un peu le rythme.
Indéniablement, la tâche s'avère difficile quand vous vous lancez dans l'écriture de la critique d'un film qui vous a profondément ennuyé alors que tous vos voisins, manifestement, se régalaient, alors que ce film a obtenu le Prix du Jury lors du Festival de Cannes 2013, alors que vous savez pertinemment que ce film va être couvert de louanges dans tous les médias. Face à cette situation, il y a au moins 2 façons d'être malhonnête. La première consiste à essayer de se montrer le plus neutre possible, de ne pas parler de l'ennui que vous avez ressenti et des raisons objectives qui ont généré cet ennui : en résumé, s'évertuer à se nier ! La seconde consiste à écrire ce que vous pensez du film, en laissant sous silence le fait que ce film que vous n'avez pas aimé a été apprécié par la grande majorité de ceux qui l'ont vu à ce jour. En fait, la seule façon d'être honnête consiste à interpeller comme suit le lecteur : cher lecteur, le texte que vous allez lire n'engage que son auteur et il y a de fortes chances que vous ne partagiez pas son jugement si vous allez voir "Tel père, tel fils" ! Utilisez le lien pour lire le résultat ! En résumé : il y a des réalisateurs qui font de véritables pépites avec des sujets a priori sans grand intérêt, Koreeda persiste à nous proposer des monuments d'ennui à partir de sujets intéressants et forts ! Il se trouve que Koreeda, comme Yasujirō Ozu, a fait de la famille son sujet de prédilection et certains en profitent pour comparer ces 2 réalisateurs japonais. Faut-il rire de cette comparaison ou faut-il en pleurer ?
Kore-Eda Hirokazu est l’un des réalisateurs asiatiques les plus en vogue de ces dernières années. Il nous avait charmés notamment avec son dernier film I wish, nos vœux secrets et avait signés des œuvres reconnus par la critique tel que Nobody Knows et Still Walking. Cinéaste de la sensibilité et de la délicatesse, son nouveau film Tel père, tel fils n’échappe pas à la règle et nous emporte dans un tourbillon d’émotions. Cette histoire d’échange d’enfants à la naissance qui ressurgit quelques années après dans le quotidien des deux familles est d’une justesse remarquable. Une réussite globale tant le film arriver à capter des moments doux et attendrissants, qui nous touche au plus profond par la difficulté de son histoire et l’élégance de sa mise en scène. Un très beau film sur la relation parents-enfants, sur la paternité et sur l’enfance que le réalisateur Japonais traite – une nouvelle fois - avec une grande subtilité. Un nouveau petit bijou qu’il serait dommage de rater.
Le film se distingue surtout par l’habileté de Kore’eda à investir les enfants d’un message, que les parents vont finalement saisir, et surtout amener à poser des questions à la société japonaise sur la façon dont les parents élèvent leurs enfants et ébranler un peu le carcan d’une filiation qui se veut nette : le bonheur d’un enfant et sa réussite future sont au-delà de conditions pré-existantes.