A Touch of Sin
Note moyenne
3,7
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232 critiques spectateurs

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Gérard Delteil
Gérard Delteil

256 abonnés 2 058 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 décembre 2013
Une radiographie puissante de l'enfer du capitalisme chinois. Les images sont magnifiques, les comédiens impeccable et le film compte quelques scènes de bravoure, comme l'accueil du dirigeant ripoux à l'aérodrome et le défilé des prostituées déguisées en soldates de l'armée rouge. On pourra évidemment déplorer que ces quatre personnages se tournent vers une révolte individuelle, nihiliste, et non vers l'action collective, alors que de nombreuses luttes sociales se déroulent en Chine. Mais le constat sur l'injustice de la société chinoise est accablant et passionnant. Un seul regret : un scénario plus habile, du genre de celui de Babel, aurait permis de mieux relier les différents personnages.
beautifulfreak
beautifulfreak

131 abonnés 343 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 décembre 2013
Le portrait glaçant d'une Chine corrompue, où la violence morale et sociale appelle la violence physique. En gros: pour calmer les cons qui t'oppriment, mieux vaut leur foutre du plomb dans la tête (littéralement). Il ne semble pas y avoir d'autre issue, à part le suicide. Un peu déprimant et désespéré, quand même... Le film est en outre trop long et répétitif (le deuxième segment est le plus faible), alors qu'il commençait comme un réjouissant "Eastern" et qu'il a pas mal d'atouts, notamment la mise en scène et le constat de l'échec d'un système à l'échelle d'un pays.
Serge V
Serge V

88 abonnés 446 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 18 décembre 2013
comme souvent les critiques m'ont incité à aller voir un film qui ne valait pas le déplacement ! de la violence gratuite ,une lenteur ( à côté sergio léone ressemble à tex avery !) pesante ,une noirceur (personnages,paysages ) déprimante , bref l'ennui règne ! j' ai l'impression que pour certains critiques un film asiatique ne peut pas être mauvais ,alors j'en profite pour faire la pub pour un vrai bon film asiatique: the lunchbox !!!
halou
halou

153 abonnés 1 532 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 août 2014
Des tranches de vie ordinaire chinoise sombrant dans la violence. Un film poignard et vrai d'une société broyant beaucoup de citoyens au nom de la performance. Le réalisateur apporte un œil aiguisé avec une réalisation épurée mais toujours dans la dénonciation. Des acteurs vraiment bons apportent encore plus de crédibilité.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 18 décembre 2013
Dans la description de l' évolution de ces quatre vies, seule la violence contre les autres ou contre soi est une solution. J'ai trouvé ce film très noir et désespéré, d'une extrême violence ;
Belles vues sous la neige,
John Henry
John Henry

127 abonnés 731 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 décembre 2013
A touch of sin, c'est un pamphlet, c'est une démonstration mathématique et scientifique qui démontre que lorsqu'on place nos petits rats dans des situations d'humiliation, de frustration, lorsqu'ils ont le sentiment que le système (ou des forces telluriques supérieures) les broie au profit d'intérêts supérieurs, au profit d'hommes supérieurs, que tout leur passe toujours au-dessus, si ce n'est l'humiliation, si ce n'est la violence, alors le sang coule. Alors la violence se déchaine. Le réalisateur filme 4 petits rats (des hommes ou des femmes chinois) dans ces conditions de laboratoire. Et voilà, sa thèse est confirmée par ces petits bonhommes qui se répandent dans la violence tôt ou tard.

Voilà pour le volet scientifique. Pour ce qui est du film, moi, j'ai rien vu. Je veux dire : en dehors des expérimentations. Pas de scénario. Pas vraiment de dialogue. Ca me parait paresseux à tous points de vue. Il y a seulement la démonstration, claire, limpide et évidente qu'on tente de nous imprimer dans un coin du cerveau.

A sauver : un excellent sens de la mise en scène et de l'image.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 17 décembre 2013
Un film qui, bien que réussi formellement et traversé de fulgurances épatantes, n’est pas parvenu à vraiment me séduire car je ne suis pas vraiment rentré dedans. Je reconnais sans souci le talent du cinéaste mais il me laisse beaucoup trop froid.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 17 décembre 2013
dès la première scène, peu convaincante, ou l'on voit le personnage principal lancer et rattraper une tomate sans interruption, j'ai eu quelques doutes qui se sont, hélas, révélés justes à mesure que le film se déroulait.
suite aux critiques dithyrambiques de la presse je m'attendais à une sérieuse remise en cause de ce système chinois, dont on nous vante tant les mérites puisqu'il est en perpétuelle croissance, voire à un Ken Loach version chinoise avec une touche de violence sauce samouraï.
au lieu de cela, nous assistons à quatre histoires caricaturales, peu crédibles qui s’entremêlent grossièrement jusqu'au bout de l'ennui.
mon baromètre de satisfaction étant inverse à ma propension à m'endormir devant l'écran, on peut dire que j'ai été très déçu.
rarement vu une telle différence entre les critiques et la réalité, mais comment peut on être objectif si un média qui parraine un film doit aussi en faire la critique.
Patrick Braganti
Patrick Braganti

101 abonnés 425 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 décembre 2013
Le chinois Jia Zhang-Ke avait réalisé en 2004 The World qui fut présenté et récompensé à Venise. Cette notion de monde et d’universalité imprègne d’évidence le dernier film du réalisateur talentueux de 24 City. Les quatre histoires qu’il met en scène ici, si elles témoignent de l’état de déliquescence dans lequel se débat et se délite la société chinoise, pourraient être déployées à travers la planète entière. Aussi bien dans les pays émergents qui rattrapent à grande vitesse les nations occidentales que ces dernières qui, confrontées à des crises sans précédent, jettent par-dessus bord leurs fondements démocratiques et sociaux. Cinéaste contemplatif jusqu’alors, mais nullement mièvre ou angélique, Jia Zhang-Ke a bien saisi que pour continuer à dresser le portrait le plus juste de son pays, jusqu’à provoquer l’ire de ses dirigeants et compromettre du coup la sortie du film autrement que dans la clandestinité, il devait aborder de front la violence qui irrigue de plus en plus les rapports humains. Ce débordement soudain et inattendu de violence, qu’elle soit tournée vers les autres ou, en signe de désespoir ultime, dirigée vers soi-même, constitue donc le trait commun de ces quatre destins inspirés de faits divers authentiques.
Ouvrier bafoué en quête de justice, travailleur migrant dont l’arme devient l’instrument de pouvoir, hôtesse d’accueil dans un sauna harcelée par un client entreprenant, jeune employé acceptant des postes de plus en plus dégradants et humiliants : voici les quatre figures d’un monde dont la seule échappatoire passe par la violence (le crime ou le suicide) alors que même l’amour n’apparait plus comme une solution et que l’argent régit et pourrit absolument toutes les relations. Dans A Touch of Sin, que son auteur dépeint comme un film d’arts martiaux, on va se déplacer de la campagne aux villes gigantesques et polluées, du monde paysan à l’univers citadin. Le déplacement permanent transforme en profondeur la société chinoise car, en obligeant ses habitants à se déplacer au gré des besoins en main d’œuvre, elle provoque du coup leur déracinement et les plonge dans une solitude profonde et mortifère. Lorsque trois frères se retrouvent, c’est pour se livrer à de basses opérations arithmétiques de partage. Lorsqu’un fils appelle sa mère, il s’entend reprocher de ne pas avoir envoyé d’argent. Le yuan est ainsi devenu le dieu unique et révéré et ses adorateurs sombrent dans la folie et l’irrémédiable.
Empruntant aux codes du western, du film de sabre et entremêlant une fois encore les codes du documentaire et de la fiction, Jia Zhang-Ke signe un film coup de poing, une œuvre dense et politique et livre un constat implacable qui anéantit et dévaste complètement. Il réussit à renouveler brillamment son cinéma tout en conservant sa ligne directrice, soit continuer à donner des nouvelles alarmantes de son pays. Et, du coup, l’amène à des hauteurs vertigineuses qui justifient le qualificatif tellement galvaudé de chef d’œuvre. 2013 s’achève ainsi en apothéose.
lemouton
lemouton

3 abonnés 30 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 décembre 2013
Je ne sais pas si c'est un bon film au sens artistique mais c'est très intéressant à regarder : qu'est-ce que la Chine d'aujourd'hui ? Pas gai, ce paradoxal capitalisme triomphant !
cinoque
cinoque

13 abonnés 56 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 17 décembre 2013
Très loin du chef-d'œuvre annoncé, un film empoté et lent qui tente au travers de quatre faits divers de tisser un récit supposé décrire les turpitudes de la Chine moderne: corruption, autoritarisme, délinquance, prostitution, aliénation par le travail conduisant au suicide (un vrai programme de thèse de socio!).
Malheureusement, le scénario peine à incarner tout cela dans des personnages crédibles et attachants et une articulation d'évènements attractive (pourtant prix du meilleur scénario à Cannes, on croît rêver...).

Au filmage, le réalisateur est assez retors et biberonné au cinéma américain de genre pour assurer un vernis "moderne" qu'il pense attractif (montage elliptique de scènes de violence brutales et sanglantes, format scope anamorphique, steadycam qui ne lâche rien, longues focales, profondeur de champ très réduite, décors trash...etc) mais quand il doit filmer des scènes d'intimité, tout s'arrête curieusement pour des face à face statiques aux dialogues pesants et surjoués qui, curieusement, n'alimentent pas le récit.

Le réalisateur est également assez fine mouche pour donner quelques os à ronger à nos brillants critiques de la presse intelligente (voyez les étoiles, ça a marché!): lourde parabole "poétique" sur la douleur animale assortie d'un dialogue "bien senti" ("...est-ce que les animaux se suicident?") et d'un décoratif et culturé parallèle sur un théâtre traditionnel (Ah, le plan de fin qui nous fait spectateur des spectateurs... Les Inrocks se pâment!).
Reste, si vous vous ennuyez un peu (ce dont je ne doute pas), un diaporama (assez convenu tout de même) de la chine moderne: un paysage déprimant, perpétuellement enfumé, défiguré par une industrialisation folle et une urbanisation concentrationnaire.
Mais ça, avec un peu de curiosité, on peut le découvrir partout ailleurs, pas besoin de se coltiner le pensum longuet de Monsieur Zhang Ke...
Par ailleurs, je ne peux m'empêcher de penser que, si le "cinéma de contestation" chinois c'est ce galimatias tiède, la dictature a encore de beaux jours devant elle (c'est très subjectif, mais pour ma part, je ne parierais pas un Yuen sur la sincérité de ce monsieur).
ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 décembre 2013
Même quand on n'a de la Chine qu'une vision superficielle, la vision du passager occasionnel, on est frappé par la dureté de cette société. Moi, ce qui m'avait étonnée, c'était le nombre d'écrabouillés sur les routes dans l'indifférence générale. Voyez: un pauvre type est allongé par terre à côté de son vélo renversé. Deux passants arrivent "tu le connais, ce mec là?" "Non". Ils passent alors leur chemin...... Pour ne rien dire, mais ça c'est anecdotique, de la façon dont les autochtones vous bousculent -ils vous piétineraient aussi bien- devant l'entrée de la Cité Interdite.....

Jai Zhang-Ke est le chantre de cette société impitoyable que la "modernité" n'a pas changé -ou, peut être, a empiré. Violence, corruption, exploitation de la femme.... Dans un film presque choral -la liaison entre les quatre histoires, les quatre héros est très ténue- il nous emmène du Nord au Sud, des montagnes arides et glaciales aux grands villes. Il s'est inspiré de faits divers réels, aussi sanglants que sordides, pour tisser son œuvre.

Ce qui a sûrement le plus empiré dans la vie chinoise, c'est l'existence des mingongs, ces travailleurs migrants qui quittent leur campagne pour trouver un emploi industriel; n'ayant généralement qu'un hukou (droit au déplacement) limité à leur région, ils se retrouvent assimilables à des travailleurs sans papier; ils sont donc infiniment exploitables....

Comme toujours, l'image de Zhang-Ke est somptueuse. Des paysages lunaires des hauts plateaux à la masse d'usines crachant leur fumée, l'image est composée, cadrée comme si on était en face d'un panoramique.

La première histoire est sans doute la plus réussie, la plus concise, la plus forte. Dahai (Wu Jiang) travaille dans une mine; lui n'est pas un migrant, il est du village et il sait que le chef de village a vendu la mine autrefois étatisée au privé, une partie des dividendes devant revenir aux villageois.... Depuis, le chef de village, lui, s'est acheté une Audi; les autres villageois n'ont rien vu. Le propriétaire de la mine possède une Maserati..... et un avion privé. Les mineurs sont invités, moyennant un petit cadeau, à aller applaudir le jeune et sémillant propriétaire à sa descente d'avion. Dahai essaye désespérément de secouer ses collègues résignés. Il ose parler au propriétaire, un camarade d'enfance, menaçant de les dénoncer tous en haut lieu. Il se fait tabasser. Alors, il pète les plombs.....

Le même jour, on a retrouvé les corps de trois jeunes assassinés par balle au col qui surplombe le village. Le spectateur, lui, sait que le meurtrier est le migrant San'er (Wang Baoqiang); les jeunes ont voulu le racketter: ils y ont laissé leur peau. San'er qui est en route vers la fête des soixante dix ans de sa mère est une brute qui traverse le pays sur sa moto en semant les cadavres derrière lui.

Xiao Yu (Zhao Tao) a un amoureux qui travaille à Canton. Elle comprend qu'il ne quittera jamais sa femme pour elle. Elle est réceptionniste dans un sauna -en fait, une maison de passe; un jour, un client l'importune, refusant de comprendre qu'elle n'est pas une pute. Elle aussi pète les plombs...;

Enfin, le jeune Xiao Hui (Luo Lanshan) est, lui, typique de la nouvelle génération. Presque un occidental! Il voudrait bien gagner sa vie, sans trop se fatiguer. Jugé responsable de l'accident d'un collègue, il est condamné par le patron.... à prendre sa place et travailler sans salaire tout le temps de l'indisponibilité du collègue, qui recevra le salaire.... Ouais, il y a encore un long chemin avant l'institutionnalisation de la Sécu..... Alors, il s'en va lui aussi sur les routes, un temps serveur dans une de ces maisons de passe luxueuses (voir l'épisode ou ces demoiselles se déguisent pour charmer le client en petites soldates de l'armée rouge, avec mini-boléro sur bustier pigeonnant....) Xiao Hui tombera de plus en plus bas.

Oui, c'est un constat terrible sur ce pays où une très petite minorité profite, seule, de l'enrichissement national. Ou les pauvres sont de plus en plus pauvres, de plus en plus abandonnés. Et où la violence devient le mode banal d'expression de la révolte....

Magnifique. A voir absolument. Absolument.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 16 décembre 2013
J'ai lu toutes les critiques presse avant d'aller voir ce film et je m'attendais franchement à un film exceptionnel! Je suis partie au bout de 35 minutes...finalement cela confirme la grande tendance actuelle de la critique presse qui se veut très élitiste.
Archibald T.
Archibald T.

20 abonnés 209 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 décembre 2013
A Touch of Sin suit le destin violent de plusieurs protagonistes à travers le coté obscur de ce pays et qui ne lui en fait pas vraiment une pub.

Témoignage assez fidèle de la Chine contemporaine, et bien que j'ai préféré "People of sea, People of mountain" passé inaperçu il y a quelques mois, le film reste un bon cru 2013.
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 décembre 2013
Film noir, saisissant, une plongée dans la Chine d'en bas, celle des migrations vers les usines du Monde, les dortoirs surchargés, celle de la corruption, des fortunes vite construites...celle de l'arrogance des nouveaux riches ...face à cette violence, quatre histoires inspirées de faits réels, quatre réponses individuelles, quatre illustrations de la lutte de l'individu contre l'oppression dans un environnement hostile.
Dahai, mineur exaspéré par la corruption des dirigeants de son village, décide de passer à l’action et abat les dits dirigeants. San’er, un travailleur migrant, découvre les infinies possibilités offertes par son arme à feu pour se défendre ou pour s'approprier le bien d'autrui. Xiaoyu, hôtesse d’accueil dans un sauna, est poussée à bout par le harcèlement d’un riche client et le tue. Xiaohui passe d’un travail à un autre dans des conditions de plus en plus dégradantes et choisit le suicide. Reflet d’une société au développement économique brutal de plus en plus gangrenée par la violence. Le scénario est parfois déconcertant avec ces histoires qui s'enchevêtrent , ces personnages qui finissent par se ressembler si bien que l'histoire nous échappe un peu...le cadrage et la photographie sont superbes...il y a du Tarentino chez Jia Zhang Ke...l'hémoglobine coule à flot !!!! et le spectateur le reçoit en plein visage, à couper le souffle...Ce film a obtenu le prix du scénario au dernier festival de Cannes.
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