Note moyenne
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Ma faible note s'explique par l'ennui que ma procuré l'histoire. Je ne suis pas friand de ce type de scénario. Cela dit ce film est bien conçu avec les passages de silence, bonne musique, bon suspens.
Blue Ruin s'apparente à première vue au "No Country For Old Men" des maîtres Coen mais ce n'est pas vraiment le cas en soit. Blue Ruin est moins complexe dans le récit et nous sert de la vengeance brute et gore qui écoeure et fascine à la fois. Le personnage principal (magistralement interprété par Macon Blair) est d'une crédibilité folle. La lumière aux tonds bleus est magnifique et me rappelle habillement les toiles "période bleue" de Picasso pour ne citer que lui. Le suspens est vraiment pesant et fait même frémir lors de certaines scènes. Un très bon film !
L'histoire est pas mal et rien n'est surjoué. Par contre, de ce fait, je trouve que le film est long a démarrer, que ça se traine un peu en longueur et que finalement les scènes d'action se font assez peu nombreuses. Dommage car il y a une certaine profondeur dans l'histoire et dans la manière dont s'est joué.
Parfois, le cinéma ne s’apparente en somme qu’à une simple expérimentation. C’est le cas de cet excellent film de Jeremy Saulnier, jeune cinéaste prometteur, s’il en est, qui livre ici un dur portrait d’une violence tant psychologique et physique. Détruit, accablé par le meurtre sauvage de ses parents, Dwight vit reclus, en marge d’une société qui lui fait peur. Lorsqu’il apprend que le prétendu meurtrier de son père et de sa mère est libéré d’une certaine prison d’état, celui-ci décide crument de se venger. Une première altercation ultra violente donne le ton à un long métrage qui ne se perd pas en temps mort, succinct alignement de séquences crues, réalistes et passionnante, techniquement. Jeremy Saulnier, ayant tout à prouver, tente l’approche intime, dans le sillage d’un personnage peu enjouant mais inconscient d’un déferlement de violence dont il est l’élément déclencheur.
Macon Blair, acteur inconnu du grand public, d’abord caché derrière une monstrueuse barbe puis rafraîchi en vue d’un retour chez lui, incarne l’homme que nous pourrions tous être. Tuer n’est pas chose aisée. Voilà bien quelque chose que nous apprend Blue Ruin, film expérimental qui renvoie simplement aux plus bas instincts de vengeance de notre espèce. Le tout est passionnant, sans attachement particulier, sans entournure grossière, sans émotion formatée. Le personnage de Dwight est en lévitation au-dessus d’un monde qu’il ne contrôle plus. Seule la vengeance compte. Le pourquoi du comment, certes justifié, n’importe que peu. L’atout est bien évidemment de contempler les malheurs induits par une telle folie. La dernière phrase prononcée par le protagoniste principal, très belle, illustre parfaitement le pessimisme du propos, son absurdité réjouissante pour le cinéma de genre à l’américaine, sous branche du cinéma indépendant.
La profondeur des scènes de violence est ici l’atout majeur de la réalisation de Jeremy Saulnier, ne faisant pas de l’acte de tuer un simple procédé irréversible mais bel et bien un moment de torture. Loin du professionnalisme héroïque ou diabolique très hollywoodien des personnages à facilement ôter une vie, ici, Dwight se heurte non seulement à l’apprêté de l’acte mais déclenche, aussi, involontairement, une cascade de violence qu’il ne pourra plus maîtriser. L’acte de vengeance accompli, voilà qu’en retour, quelqu’un veut en faire de même, et ainsi de suite. Sincèrement dur, le film de Saulnier, dont le titre, peu évocateur, colle parfaitement à une singularité du métrage, est une pénible mais délicieuse expérience de cinéma à dimension très humaine.
Voilà donc une nouvelle preuve que le 7ème art peut exister au-delà des budgets astronomiques voués à de grosses productions, souvent décevantes dans le fond. Parfois, l’huile de coude, le culot et l’inventivité, et surtout un fort humanisme, permettent l’avènement de ce type de productions, insolites, inédites et expérimentales, sans tomber dans la lourdeur d’un film d’auteur élitiste. Blue Ruin, ou comment la violence perd de sa superbe hollywoodienne pour devenir un véritable enfer. A méditer et à contempler. 16/20
Macon Blair, acteur inconnu du grand public, d’abord caché derrière une monstrueuse barbe puis rafraîchi en vue d’un retour chez lui, incarne l’homme que nous pourrions tous être. Tuer n’est pas chose aisée. Voilà bien quelque chose que nous apprend Blue Ruin, film expérimental qui renvoie simplement aux plus bas instincts de vengeance de notre espèce. Le tout est passionnant, sans attachement particulier, sans entournure grossière, sans émotion formatée. Le personnage de Dwight est en lévitation au-dessus d’un monde qu’il ne contrôle plus. Seule la vengeance compte. Le pourquoi du comment, certes justifié, n’importe que peu. L’atout est bien évidemment de contempler les malheurs induits par une telle folie. La dernière phrase prononcée par le protagoniste principal, très belle, illustre parfaitement le pessimisme du propos, son absurdité réjouissante pour le cinéma de genre à l’américaine, sous branche du cinéma indépendant.
La profondeur des scènes de violence est ici l’atout majeur de la réalisation de Jeremy Saulnier, ne faisant pas de l’acte de tuer un simple procédé irréversible mais bel et bien un moment de torture. Loin du professionnalisme héroïque ou diabolique très hollywoodien des personnages à facilement ôter une vie, ici, Dwight se heurte non seulement à l’apprêté de l’acte mais déclenche, aussi, involontairement, une cascade de violence qu’il ne pourra plus maîtriser. L’acte de vengeance accompli, voilà qu’en retour, quelqu’un veut en faire de même, et ainsi de suite. Sincèrement dur, le film de Saulnier, dont le titre, peu évocateur, colle parfaitement à une singularité du métrage, est une pénible mais délicieuse expérience de cinéma à dimension très humaine.
Voilà donc une nouvelle preuve que le 7ème art peut exister au-delà des budgets astronomiques voués à de grosses productions, souvent décevantes dans le fond. Parfois, l’huile de coude, le culot et l’inventivité, et surtout un fort humanisme, permettent l’avènement de ce type de productions, insolites, inédites et expérimentales, sans tomber dans la lourdeur d’un film d’auteur élitiste. Blue Ruin, ou comment la violence perd de sa superbe hollywoodienne pour devenir un véritable enfer. A méditer et à contempler. 16/20
La vengeance est un plat qui se mange froid... Très froid, voir glacé...Quand monsieur tout le monde décide de se venger, cela donne Blue Ruin. Un scénario parfait, un film haletant de bout en bout dans une ambiance bien sombre. Blue Ruin, ce n'est pas un super héros qui se bat contre des super méchants. C'est un pauvre type qui se bat contre types encore plus pauvres... A voir sans hésiter...
C'est un film sur la vengeance et c'est indéniablement bien fait. Les personnages sont certes un peu caricaturaux mais ça ne choque pas, il y a de belles images une bonne musique et un bon rythme. Oui, c'est un film sur la vengeance et malheureusement, le scénario est très prévisible et usé jusqu'à la corde.
Un vengeance movie a la mode us pas chère, certes quelque peu déconcertant , histoire simple et quelques fois invraisemblable mais un scénario rythme par un peu de suspens et quelques morts qui nous entraine jusque a une fin coûta d avance. Critique aiguë du taux d armements des familles US et de la violence qui en découle. Ps mal ....
Un film qui comporte pratiquement aucun dialogue au début peu dérouter,mais si vous êtes pris dans la narration subjective voulu je pense,et bien on se laisse prendre par cette histoire de vagabond qui va vite devenir hors du commun.Les indications et les codes habituellement utilisés le son ici fait de manière à filmer une violence qui monte crescendo.Je ne m'attendais pas à passer une agréable soirée cinéma.
Un film indé dont on comprend rapidement la réussite festivalière, les jurys s'avérant souvent conquis par le minimalisme budgétaire de ce genre de productions et la sincérité créative qui s'ensuit. Blue Ruin s'inscrit très vite dans ce sillon, celui creusé par Jeff Nichols que beaucoup citent avec raison, tant Shotgun Stories apparaît en transparence derrière cette intrigue de vengeance familiale. Ça n'est d'ailleurs pas anodin qu'en plus d'utiliser avec parcimonie les codes du revenge movie, Blue Ruin se rapproche si près du premier film de Jeff Nichols, qui lui aussi signalait avec un joli sens du contre-pied les dérives de la vengeance, sentiment qui n'a sans doute de légitime que les apparences. Car Blue Ruin se pose un peu entre l'approche didactique de Nichols et un déroulé des canons du genre, en humanisant ceux-ci de façon très simple pour rappeler le décalage que nourrit souvent le cinéma dans notre approche de la violence. Un cinéma qui négligerait sa fonction cathartique, pour au contraire davantage se rapprocher du cliché qui veut qu'une exposition du public à la violence peut l'y accoutumer et encourager ses pulsions mimétiques. Moi qui ne croit en général pas forcément à cette vision quelque peu alarmiste, j'ai sans doute été renvoyé à mes doutes par ce propos jamais lourd, au contraire amené avec tact dans une progression lente mais sans accroc qui rappelle celle des démonstrations logiques les plus solides, comme si Saulnier prenait garde de ne jamais paraître caricatural, d'éviter tout sophisme, en somme. Cette finesse apparaît a fortiori dans ces personnages maladroits, visiblement pas à leur place. Le jeune réalisateur, sans doute promis à un bel avenir, dit lui-aussi son malaise, par exemple par ces teintes bleues désaturées à l'opposé total d'une envie d'embellir cette histoire. Au contraire, le naturalisme de Blue Ruin préfère s'inscrire dans une réalité sociale plutôt glauque, en décalage avec les mythes véhiculés dans l'imaginaire collectif, tentative de désacralisation timide mais d'autant plus attachante. Un film qui sait trouver sa place, tout en s'inscrivant dans un genre. Prometteur.
j'ai pas adhéré vraiment à ce film, malgré le début prometteur, captivant
après je me suis ennuyé
après je me suis ennuyé
Lorsqu'il apprend la libération de l'assassin de ses parents, un vagabond décide de se faire justice lui-même. En supprimant cet homme qu'il déteste, il provoque une réaction en chaîne dont il ne maîtrise pas les conséquences. Avec « Blue ruin », le réalisateur Américain Jeremy Saulnier (dont je ne connais pas la filmographie) soulève à nouveau l'épineuse question de la vengeance. Ceci dit, son approche est radicalement différente des autres nombreux films traitant du sujet. Ici, il ne s'agit pas d'un héros aux gros bras et au grand cœur qui répare une injustice flagrante pour le plus grand plaisir de tout le monde. Non, bien au contraire, le personnage principale est un paumé qui doute tout le temps du bien fondé de son action et qui se laisse dépasser par la gravité des événements qu'il provoque. Ce anti héros parfait est joué par Macon Blair (également inconnu à mon niveau) qui porte le film sur ses épaules et offre une prestation qui frôle la perfection. Un drame passionnant, original, parfaitement joué et orchestré et qui, en plus, fait réfléchir... ça ne se refuse pas !
Ce film est une superbe surprise.L'atmosphère est géniale. on regrette un peu de folie comme les freres Coen auraient su en mettre. Très bon moment et cinéaste prometteur en tout cas.
Tendu et violent comme un Peckinpah, le film tient en haleine et fascine grâce à son acteur principal malgré un scénario un peu léger!
Le genre du "vigilante movie" n'est plus très représenté à Hollywood.
Pourtant il y a encore des cinéastes qui s'y intéressent, la preuve avec ce "Blue Ruin" qui épure le genre de tous ses poncifs habituels.
En effet ce pur film d'auteur indépendant nous fait suivre la vengeance improvisée d'un homme ordinaire qui alterne violence brute et maladresse, ce qui apporte au film un naturalisme saisissant plutôt rare dans ce type de film.
C'est précisément ce réalisme dans l’exécution de cette vengeance que le film doit sa réussite, sans oublier bien sur l'excellente mise en scène et le scenario très malin de Jeremy Saulnier qui est sans aucun doute un réalisateur à suivre.
Pourtant il y a encore des cinéastes qui s'y intéressent, la preuve avec ce "Blue Ruin" qui épure le genre de tous ses poncifs habituels.
En effet ce pur film d'auteur indépendant nous fait suivre la vengeance improvisée d'un homme ordinaire qui alterne violence brute et maladresse, ce qui apporte au film un naturalisme saisissant plutôt rare dans ce type de film.
C'est précisément ce réalisme dans l’exécution de cette vengeance que le film doit sa réussite, sans oublier bien sur l'excellente mise en scène et le scenario très malin de Jeremy Saulnier qui est sans aucun doute un réalisateur à suivre.
Jeremy Saulnier et Macon Blair sont les meilleurs amis du monde et ils s’étaient juré de faire un jour un film en commun, le premier comme réalisateur, le second comme acteur. A force de ténacité et par le biais du crowdfunding (financement participatif) ils sont allés jusqu’au bout de leur rêve. C’est peut-être une belle histoire qui commence à l’image de celles des frères Coen, leur film ayant fait le plein de nominations dans les festivals pour films indépendants. De quoi s’agit-il exactement ? D’attaquer le revenge movie par sa face la moins pentue mais certainement pas la plus couramment empruntée. Saulnier chef opérateur à l’origine a écrit le scénario en jouant la carte de la démystification de la soif de vengeance qui décuplerait les forces et transformerait soudainement le quidam moyen en tueur impavide, expert en combat au corps et maniement des armes. Dwight est un simple hobo comme il s’en trouve dans tous les recoins d'une Amérique qui ne prend guère de gants avec ceux qui décrochent du train de l’american way of life. Prenant ses douches dans les villas des bourgeois partis au travail ou en week-end, il ressemble plus dans cet incipit assez déroutant à Tom Hanks dans « Seul au monde » (Robert Zemeckis, 2000) qu’au Charles Bronson héros marmoréen de la saga « Un justicier dans la ville ». Macon Blair très juste dans le rôle présente tous les stigmates du type qui s’est laissé enfermer dans une douleur insurmontable qui l’a conduit à fomenter une vengeance que son background personnel ne l’a pas préparé à assumer. En somme pour reprendre une expression un peu galvaudée ces derniers temps, Dwight est un homme normal. Ses réactions ne sont du coup pas celles que l’on a l’habitude de voir dans ce type de films et c’est sans doute le tour de force réussi par Jeremy Saulnier que de nous surprendre tout en nous incitant à nous identifier à ce héros qui nous ressemble. Mais la violence engendre la violence et Dwight un peu à la manière de Dustin Hoffman dans « Les chiens de paille » (Sam Peckinpah, 1971) va être pris dans un cercle vicieux infernal où un mort en appelle un autre jusqu’à un climax sanglant complètement dans la tradition du genre. A travers Ben le copain de fac de Dwight qui lui vient en secours avec son arsenal d’armes à feu dont la plus belle pièce est la réplique du fusil d’assaut utilisé dans « L’agence tous risques », Saulnier dénonce clairement et avec une pointe d’humour la fascination des américains pour l’auto-défense largement entretenue par le lobby des fabricants. On peut dire que « Blue ruin » rénove de façon salutaire le film de vengeance sans sacrifier la dose d’adrénaline qui fait tout le sel du genre. Des débuts très prometteurs qu’il va falloir confirmer.
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