C’est l’histoire d’une belle amitié entre deux jeunes garçons de la mouise dans une banlieue anglaise où Ken Loach a semé ses propres graines. En voulant tout faire pour s’arracher à l’environnement social délétère, ils ne font qu’adopter un mode de vie identique à celui de leurs aînés. Et quand l’amour des chevaux viendra contrarier leur solide relation, la fracture sera irrémédiable. La mise en scène de Clio Barnard semble aller d’elle-même, qui se plaque le plus naturellement aux situations, et s’adapte aux circonstances. Pas de jugement , ni misérabilisme. Avec dans le rôle du gamin fêlé, un certain Conner Chapman, d’une vitalité extraordinaire. Avec lui, c’est la fouge qui parle. Pour en savoir plus
Excellent film qui montre aussi bien l'irresponsabilité presque totale des parents vis à vis de leur progéniture que l'absence de structures nécessaires à l'accueil d'enfants difficiles. La soi-disant "liberté" de ne rien faire à 13 ans se solde par un drame atroce.
Sans chercher l'attachement aux personnages, le réalisateur nous montre une façade peu représentée de la société britannique, où de jeunes enfants, après s'être faits exclure de l'école, essaient de rembourser les dettes de leurs familles. Les personnalités des principaux protagonistes sont là-aussi très bien interprétées, et même si le film traine un peu en longueur lors des 45 premières minutes, on se rend toutefois compte de leur importance lorsque l'élément perturbateur arrive enfin.
Angleterre prolétaire des chiffonniers et des traine misère. Des enfants qui travaillent, des parents qui ne peuvent plus. Des enfants pas à leur place et sans enfance. Film "social" à la Ken Loach ou Bill Douglas. Bluffants ces deux jeunes acteurs. Une existence dramatique et sordide. Pas un conte de Noël, âmes sensibles s'abstenir .
Une ambiance glauque et décrépie, un thème sombrement dramatique, le Géant Égoïste est un film étrange qui ne plaira pas à n'importe qui. J'ai été vivement déçu par l'aspect salement cynique, et pour tout dire, j'ai bien failli arrêter le visionnage au bout d'une heure tant le scénario me laissait froid. Et j'aurai sûrement dû ! Même 1h20 était trop de temps accordé à l'histoire morne et tristounette de 2 gosses ferrailleurs.
Les personnages sont inintéressants, le héros est insupportable et antipathique à souhait. Son meilleur ami est le cliché du gentil garçon benêt et bon sang que c'est chiant de voir encore une fois ce genre de caricature. Pour les autres acteurs, ils contribuent à créer cette atmosphère dégueulasse du "La vie est nulle, vivement qu'on crève!" C'est du méli-mélo rabâché à outrance.
Il n'y a pas de musique, de ce que je me souviens je n'en ai entendu aucune de percutante.
Et puis l'histoire, quoi. Sérieusement, deux jeunes enfants dérangés se font expulser de leur école et deviennent des voleurs-ferrailleurs pour un consanguin égoïste.
Non, non, moi je regrette d'avoir perdu 1 heure de ma vie à regarder ça, c'était juste mauvais. Point !
Voilà un film qui n'aurait pas dépareillé sous la signature de Ken Loach. C'est pourtant un premier film vu au Festival d'Annonay, oeuvre de Clio Barnard. La réalisatrice nous fait partager la vie de deux ados hélas rejetés par le système scolaire et tentant de s'en sortir en récupérant de la ferraille. Arbor est teigneux au possible mais son coeur est énorme. Swifty est plus du genre "gros nounours" et se passionne pour les chevaux. La veulerie des adultes est aussi évidente et la misère est là. Le film est beau dans sa rudesse, passionnant jusqu'au bout, comme d'autres l'ont écrit : "sous haute tension"..
Déjà 4 prix pour cet excellent film dramatique, grandement mérités. Comment ne pas rester sans voix à la fin du film devant tant de misères et de désarrois. Le quotidien de ces familles britanniques, de ces enfants laissés à l'abandon est magnifiquement bien filmé. Nul besoin de musique, juste des bruits pour encore plus nous plonger au coeur d'un système social destructeur ou rien ne se passe, tout du moins ou il faut survivre, user du système D. Attention, "Le géant égoïste" n'est pas un film triste. C'est justement sa force. L'espoir que du malheur, ressorte, et pourquoi pas ressortira, quelque chose de positif...
Vraiment excellent. On pense à Ken Loach bien sûr. L'ambiance est sombre, pesante, sale et c'est très beau. On suit ces gamins complètement livrés à eux même. C'est très difficile à regarder par moment mais les scènes entre nos deux compères sont parfois pleines de grâce. Les acteurs sont tellement bons. Le scénario est puissant, cruel, tranchant. Il nous fout une boule dans le fond de la gorge. Le son est aussi incroyable, des silences magistraux. Très très bon film que je recommande quand on est prêt à avoir le coeur serré
Drame de la "débrouille" dan des banlieues sordides , époustouflant de justesse les 2 jeunes acteurs Conner Shapman et Shaun Thomas , brillent dans ces immondices .magnifique film .
Filmée sans fioritures la vie misérable d'ados dans une Angleterre ouvrière avec un climat très gris et pluvieux est hyper réaliste. On prend cette réalité en plein visage d'un monde qu'on voudrait ne plus voir. La passion des cheveaux allège ce sentiment pesant d'une vie sans avenir. Les personnages sont très nature et le rôle d'Arbor est particulièrement touchant et d'un réalisme saisissant et bouleversant. A voir sans hésiter !
J'ai beaucoup aimé ce film. L'histoire de ces deux enfants livrés à eux-mêmes, qui font du trafic de cuivre pour gagner un peu d'argent et le drame qui en découle.. On y croit. Les acteurs sont époustouflants... On a l'impression parfois d'être dans un documentaire, surtout avec le plus petit : "Fenton"..On dirait qu'il vit cette galère tous les jours.
Si l’on en croit l’inspiration par le conte d’Oscar Wilde (un géant chasse les enfants de son jardin et l’hiver s’installe en permanence), l’ambiance hivernale et déprimante du film appelle un Géant Egoïste pour responsable. Celui qui fait disparaître le printemps pour tous ces hommes pourrait être Dieu, pour avoir virer l’homme du jardin d’Eden (mais aux dernières nouvelles, il est mort), ou bien le capitalisme, qui poussa sur sa tombe. Dans les deux cas, il s’agit d’un film de constat : égoïsme de Dieu ou égoïsme de capitalisme… Mais nous n’en sommes plus au constat. Nous en sommes à la quête d’une issue, et ce n’est pas dans la complaisance misérabiliste que l’on peut espérer une lueur d’espoir. Avec le marasme total qui suinte de ce film, tant sur les conditions sociales que sur les relations familiales ou l’école, Clio Barnard vise-t-elle une prise de conscience ? une culpabilisation ? une étincelle pour tout faire sauter? Je ne sais pas, mais c’est clairement un film à thèse, semblant plus inspiré de Germinal que du géant égoïste d’Oscar Wilde (un conte pour enfant on ne peut plus positif… et sur Dieu, et sur la nature humaine).