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Un visiteur
3,0
Publiée le 10 janvier 2017
Le grand et très appréciable Mads qu'il est toujours agréable de voir, y compris dans ce western quelque peu étrange, plutôt bien filmé et... assez inspiré du western-spaghetti dans le choix de ses cadres, ses plans et son atmosphère.
Etrange disais-je, car le scénario un tantinet mollasson n'est pas avare de nombreuses incohérences et de raccourcis tandis que la violence qui y est dépeinte se veut ma foi assez brute de fonderie mais sans en faire trop non plus (un bon point), ce qui rejoint cet aspect "spaghetti" réhabilité en quelque chose de plus "moderne" si j'ose dire.
La merveilleuse Eva Green est de la fête, entièrement muette, ce qui n'entache en rien sa prestation (elle parle avec ses beaux yeux et ses divins sourcils) malgré son rôle secondaire voire même en porte-à-faux. Signalons la présence de notre abruti de footballeur qui se prend pour un acteur et qui dispose d'un rôle mono-expression à la hauteur de son air ahuri : c'est fort distrayant. On l'a compris, The Salvation manque décidément d'équilibre mais ne s'avère point déplaisant tout compte fait.
Une jolie distribution, un parti pris visuel et sonore envoutant, rendent ce petit western sans prétention très agréable à suivre. Il y a du rythme, de l'action, de l'enjeu, un vrai scénario, simple mais écrit avec soin...C'est mon avis. Bref une belle surprise..
Un western noir et expéditif. La première scène forte m'a beaucoup énervé, spoiler: Quelques heures en diligence sans causer et tout à coup, embrouilles, viol et meurtre ?! . Scénario de vengeance très classique, ville corrompue et lâche... Un western très cliché, sans pitié, sans saveur, sans plus.
Quel beau film avec des couleurs magnifiques; on a quelquefois l'impression de voir des tableaux ! Un film sans aucun temps mort avec peut-être une intrigue un peu faible. Un western qui fait plus penser aux westerns spaghetti qu'américain par ses cadrages, ses gros plans et ses perspectives. Certains pourront regretter un manque de dialogues (je crois qu'Eric Cantona ne prononce que 8 ou 9 mots, articles et pronoms compris), mais cela ajoute à l'intensité dramatique.
Western assez éloigné des codes traditionnels et dont l'esthétisme est vraiment à souligner. La mise en scène est remarquable et on sent que le réalisateur s'est fait plaisir, comme les comédiens qui sont justes (à part Cantona qui joue comme un pied). Une très bonne surprise de cinéma.
Kristian Levring signe un western remarqué au festival de Cannes 2014. L’histoire parle de vengeance comme dans la plupart des westerns. On a donc pas un scénario qui sort du lot devant nous. Pourtant, The Salvation est absolument captivant grâce à une photographie sublime. Celle-ci enjolive les paysages et rend les traits des personnages encore plus émouvants. Eva Green, qui n’a pas eu à apprendre son texte avant le tournage car son personnage est muet, n’en reste pas moins prenante. Décidemment l’actrice française nous dévoile une personnalité de plus en plus envoûtante au fil des films. Eric Cantona étonnait sur l’affiche, finalement dans le montage, il apparaît être un second rôle tout ce qu’il y a de plus normal, sans en faire trop. Mais c’est Mads Mikkelsen qui touche le plus. Non par ses mots, mais par ses actes et ses expressions de visage à la fois innocent et pourtant déterminé. The Salavation est un western rythmé et violent qui tient surtout grâce à une image et un casting de qualité. On reprochera cependant à Kristian Levring d’avoir quelque peu abusé des travellings qui font parfois perdre le fil de l’intrigue au profit de la mise en scène. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Est-ce que le salut ultime du western viendra des pays nordiques ? On n'ira peut-être pas jusque-là mais force est de constater que ce danois de Kristian Levring nous en a livré un dans la plus belle tradition du genre avec "The Salvation" !
Bien sûr, le film ne brille pas par l'originalité de son intrigue -une histoire de double vengeance entre un homme qui n'a plus rien à perdre et le chef d'une bande de malfrats avec comme arbitre les habitants apeurés d'une petite ville- mais la conduite du récit s'avère extrêmement habile, l'enrichissant dans sa progression de ramifications certes esquissées mais passionnantes (la corruption, le boum pétrolier en approche, les traumas des massacres d'indiens, etc) qui lui permettent de dépasser son apparente ossature archétypale.
Ensuite, il y a ce casting internationale et incroyable de "gueules"imposant (et même iconisant carrément) leurs personnages par leur seule présence à l'écran : Mads Mikkelsen, bien évidemment, qui explose les limites de l'idée qu'on pouvait avoir de la notion de charisme, son adversaire Jeffrey Dean Morgan toujours aussi imposant, Eva Green mutique mais tout simplement ensorcelante et tous ces autres seconds rôles (la curiosité Eric Cantona, Jonathan Pryce & co) qui collent à la rétine dès leurs premières apparitions pour mieux apporter de la consistance autant à leurs rôles qu'à cette intrigue un peu trop spécifique au genre.
Enfin et surtout, "The Salvation" est juste un bonheur pour les yeux ! Renouant avec l'aspect formaliste (parfois oublié) du western, chaque plan de Kristrian Levring est sublimé par la photographie démentielle de Jens Schlosser (ce travail sur le contraste des couleurs, mazette !). On reste quasiment en permanence subjugué par cette direction artistique et l'inventivité formelle de certaines scènes qui parviennent à conférer une indéniable dimension supplémentaire qu'il manquait peut-être à cette quête de vengeance sanglante sur le papier. N'oublions pas aussi de mentionner l'excellente partition musicale de Kasper Winding, apportant incontestablement sa pierre à l'édifice de l'atmosphère si réussie du film.
En définitive, "The Salvation" ne révolutionnera sans doute pas le western mais il pourrait en devenir un de ses plus éminents représentants contemporains grâce à son efficacité et à son ambition visuelle de toute beauté.
Dans le far-West de 1871, un immigré danois de 1ère génération accueille sa femme et son fils fraichement débarqués d’Europe. Mais dans la diligence qui les amène dans leur ferme, ces derniers se font tuer et violer. Ancien soldat et fine gâchette, le héros se venge en tuant les assassins, s’attirant par là les foudres d’un puissant chef de gang, frère de l’une des crapules, qui terrorise une petite ville pionnière. Tueries sanglantes, tortures, retournements de situations, souffrance, tristesse, complicités, duperies, lâcheté de la population seront les ingrédients d’une impitoyable micro-guerre dont les haines et les enjeux personnels dépassent la révélation d’un trafic de terrain aux prix artificiellement bradés par la terreur. Puissante illustration de ces westerns noirs et glacés de nouvelle génération, ce film sud-africano-britannico-danois est magistralement mené par une belle brochette de pointures parmi lesquelles Mads Mikkelsen, Eva Green, Geoffrey Dean Morgan, Jonathan Pryce ou Eric Cantonna. Sans concession, ni romantisme, et presque sans morale, il nous raconte une aventure choc et sanglante où règnent en maitre barbarie, veulerie, corruption et loi du flingue, où la fraternité et la loyauté résistent douloureusement, et où l’unique et désespérante vision est aux mains des fonctionnaires pourris et des promoteurs de terrains pétrolifères.
« The Salvation » est un très bon western, qui propose, outre le fait de ne pas être une production américaine, une excellente histoire agrémentée d’une intrigue quasi-permanente durant l’intégralité du métrage. Le rythme est donc très bon, les scènes d’action sont assez nombreuses et relativement violentes. Les prestations sont tout aussi bonnes et principalement celle de Mads Mikkelsen. Le scénario est bien écrit et la mise en scène est tout à fait cohérente. Les différents personnages sont clairement développés. L’ensemble nous conduit à un film de très bonne qualité et donc un agréable divertissement. À voir !
Voilà un western Danois que Sergio Leone lui-même n'aurait pas renié. Images, photographie et couleurs superbes, musique bien dans l'esprit du drame qui se joue, scénario classique de vengeance mais très bien porté par un Mads Mikkelsen meurtri et glacial. Seul petit bémol : le final aurait mérité un peu mieux qu'une spoiler: bête fusillade du gentil contre les méchants beaucoup trop attendue. Reste un bon moment de cinéma que mêmes les réfractaires du genre peuvent visionner avec plaisir.
Un western issu d'une co-production danoise et américaine, cela donne un drôle de mélange sur le papier mais au final, un film intéressant. Alors on retrouve tout ce qui fait un bon western avec une violence sèche, des paysages sublimes, des outlaws très méchants mais aussi tout ce qui caractérise le western dit moderne avec un héros qui n'hésite pas à faire usage de la violence, des personnages bien torturés et une critique acerbe de l'époque qui parle du même coup de notre époque. Les acteurs sont très bons et se régalent à camper certains archétypes du genre tandis que la mise en scène est assez aboutie, nous offrant quelques bons passages, optant soit pour un rythme saccadé, faisant monter la tension, ou bien pour un rythme parfois plus contemplatif. C'est réussi donc et c'est fait avec savoir-faire. D'autres critiques sur
Dès les premières images, on voit bien que le film est un western un peu différent. Un homme, Jon, est sur le quai, dans l’attente de l’entrée en gare du train. Une belle femme blonde et un garçonnet, blond également, en sortent. Il s’agit de sa femme et de son enfant qu’il n’a pas vus depuis 8 ans, ayant émigré du Danemark vers l’Amérique pour faire fortune, après avoir fait la guerre contre les allemands.
Dans cette première séquence, loin des plans larges sur les vastes prairies américaines, le réalisateur filme des plans serrés sur les visages plutôt souriants des personnages, une image bien peu représentative du genre western, dans une profusion de couleurs hyper saturées, qui n’évoquent en rien les grands maîtres du genre, comme John Ford. Et pourtant tous les codes du western sont là : le cow-boy solitaire, le shérif un peu dépassé, le méchant très vilain, les bagarres épiques, le saloon, la diligence, la pendaison. Avec une telle accumulation de stéréotypes, Levring finit par donner l’impression d’imiter un western plutôt que d’en réaliser un.
L’histoire est donc celle de Jon, avec un Mads Mikkelsen impeccable comme toujours dans un rôle quasi-mutique, ne dérogeant finalement pas à son habitude. Après avoir retrouvé sa famille à la gare, il repart avec elle en diligence vers Black Creek, son habitation. Le voyage s’effectue malheureusement en compagnie de deux hommes avinés et violents qui éjectent Jon de la diligence, avec des intentions peu équivoques envers sa femme. Bien vite, Jon retrouve la diligence, et le corps de son fils, puis celui de sa femme violentée.
Ce western est une histoire de vengeance, le scénario est simple et bien construit. Mads Mikkelsen prouve encore une fois que c'est un très bon acteur. J'ai aussi beaucoup aimé les décors très sombres.
Vraiment ttop de sang, de brutalité et de violence pour ce western qui résume bien vite la vie à cette époque en Amérique. Cantona à l'air de se demander ce qu'il fait là et les acteurs globalement sont mauvais. Une déception.
classique mais efficace, personnages rustres et sauvages comme les magnifiques paysages, ce petit western ravira les fans du genre. une histoire de vengeance classique, violente dans une petite ville rongée par la peur.