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Stormtrooper62
50 abonnés
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3,0
Publiée le 10 février 2019
Macbeth est une adaptation d'une œuvre éponyme de Shakespeare,qui raconte l'ascension au pouvoir de Macbeth au titre de roi d’Écosse. Le film est assez sombre,peu de couleur avec pour seule couleur le teint grisâtre des high lands d’Écosse et l'ambiance très médiévale,un peu trop même. Ça se ressent avec des dialogues qui manque de rythme,avec toujours le même ton philosophique et on a l'impression que les dialogues sont les mêmes que dans le roman ,d'où le coté un peu "vieillot".
Pourtant le film démarrait assez bien avec une bataille assez sanglante,mis en valeur par de superbes ralentis.Puis le jeu de dupe prend forme,s'ensuit trahison et dialogues soporifiques qui ternissent le film,la fin relevant un peu le soufflé qui été retombé.
Les adaptations de pièces de théâtre à destination cinéma, spécialement celles des classiques des siècles passés, sont un des exercices les plus périlleux qui soient : soit on s’éloigne du texte et du rythme, soit on ennuie la majeure partie du public des salles obscures. Le ‘MacBeth’ de Justin Kurzel, jeune réalisateur australien qui n’avait alors à son actif que le plutôt convaincant ‘Les crimes de Snowton’ consacré à un fait divers crapuleux, atteint pourtant une sorte d’équilibre miraculeux entre respect de la dramaturgie shakespearienne et choc visuel, quoique le résultat ne vire jamais au grand spectacle stérile. Le texte - même si les coupures opérées prêteront comme toujours à discussion - dont la persistance à travers les siècles suffirait à valoir à cette adaptation les lauriers de la réussite et l’histoire, celle d’un guerrier valeureux et loyal, qui se voit promettre par des sorcières une future accession au trône d’Ecosse et qui, poussé par son épouse qui juge qu’ils doivent être les artisans de cette ascension politique, s’enfonce dans une spirale de violence et de folie, y sont évidemment pour beaucoup. L’hubris démesuré de l’aspirant souverain, le cynisme meurtrier de sa femme pour qui la fin justifie les moyens sont plus que jamais d’actualité, quatre siècles après avoir été imaginés. Si, dès la bataille truffée de ralentis qui ouvre le film, on craint que Kurzel ne fasse du sous-Braveheart à vingt ans d’écart, on constate rapidement que le réalisateur avait une idée précise de la manière dont il souhaitait que l’image habille le texte. La relation perverse du couple MacBeth, l’abandon progressif de leur cause par tous leurs partisans et leur lente dégradation mentale se situent majoritairement dans les salles intérieures de forteresses que Kurzel a vite fait de transformer en geôles labyrinthiques. Lorsqu’il s’aventure en extérieur, c’est pour quelques séquences à la cruauté calculée, telle l’exécution du clan MacDuff, d’autant plus éprouvantes qu’elles ne sont que suggérées. Quand à cette Ecosse qu’on dirait peinte par le Caravage, ces landes noyées dans les brumes ou éclaboussés d’un clair-obscur spectral et ces champs de bataille rougeoyants, tout sert à refléter le cauchemar éveillé dans lequel se débat le monarque, monstre de violence et d’instabilité mentale, que Michael Fassbender parvient à rendre paradoxalement pathétique et pitoyable, comme victime d’un destin trop lourd pour ses épaules. Couplé à l’approche viscérale de Kurzel, qui s’approche sans cesse de l’excès pompeux sans jamais y basculer, cette nouvelle vision du chef d’oeuvre de William Shakespeare, moderne sans doute mais pas pour autant déconnectée de son sujet, n’a pas à rougir de la comparaison avec ses légendaires prédécesseurs.
Incroyable film! Une réalisation grandiose et fiévreuse! Que dire du texte joyau de Shakespeare et des acteurs magnifiques et incommensurables! Epique, lyrique, poétique, éternel. Dans la légende! :)
LE CENTURION ÉCOSSAIS. Macbeth fait peau neuve. Tragique, le serial killer de William Shakespeare rentre dans la folie du 21ème siècle. Des poignards dans les sourires, du crime, du pouvoir, de la douleur et de la colère. Le roi d'Ecosse par le grand Fassbender. Une fureur de vaincre porté par des images tachées de sang. Shakespeare tu le sens ou tu le sens pas.
Adapter du William Shakespeare est une garantie de dialogues puissants, d'intrigues fortes en émotions, et d'un final grandiose. Hélas, ici on retiendra surtout la fidélité aux dialogues, que l'on écoute avec délice, mais pour le rythme du récit, on repassera. Les scènes se suivent, avec un rythme soit rapide (rare) soit très lent et bavard (grande majorité), auquel s'ajoute un jeu d'acteurs peu fidèle à ce que l'on connaît de la pièce, ici moins émotive. Les acteurs ne sont pas à blâmer, ils composent avec talent sur un texte difficile, mais les choix de leur mise en scène sont discutables (des scènes entières sont modifiées ou adoucies, voire on nous cache la moindre goutte de sang, alors que la pièce n'en est pas avare !). Une intrigue intéressante du fait de la pièce de ce génie de la plume, une ambiance ancienne appréciable et bien retranscrite à l'écran, et une musique bien trouvée. Dans une adaptation comme celle-ci, vue et revue jusqu'au grand n'importe quoi parfois, on est d'autant plus exigeant que le texte est magnifique au départ. En demi-teinte, le film se démarque par ses acteurs énonçant fidèlement les dialogues de la pièce, mais commet plusieurs fautes de mauvais goût en ce qui concerne le choix de ce qui est montré, peu fidèle ou adouci.
Je ne connaissais pas la pièce avant d'avoir vu ce film, on va dire que j'ai donc rattrapé en partie mon ignorance théâtrale sur le sujet, même si un film ne vaudra jamais la pièce originale. Après avoir lu des résumés de la pièce, j'en déduis que ce film semble complètement fidèle à la pièce avec 2 acteurs très connus dans les rôles principaux, Michael Fassbender (dans le rôle de MC Beth) est attachant et froid en même temps alors que Marion Cotillard (pour son épouse) semble un peu plus fade, même si le rôle est difficile à tenir Concernant la musique, rien à dire, elle va bien avec le film. Après, les langages sont des adaptations de l’œuvre théâtrale, on a donc pas de vrais discours à proprement parler mais des discours théâtraux adaptés au film, ce qui fait une impression étrange, c’est peut-etre pour ça que la mayonnaise a du mal à prendre. Ajouté à cela de nombreux monologues et on on arrive à un film correct, pas mauvais, pas exceptionnel non plus
L'interprétation de Lady Macbeth par Marion Cotillard est juste époustouflante!!! La France peut vraiment s'enorgueillir d'avoir une si talentueuse actrice et son anglais est un délice! La fidélité à l'oeuvre est à saluer! Les spectres, les décors, la scène du banquet...bien des souvenirs de l'extraordinaire oeuvre de Shakespeare me reviennent et je trouve le jeu des acteurs magnifique! La tension tragique et dramatique de la pièce est tenue jusqu'au bout! Pour moi, c'est un chef d'oeuvre! Bravo!
Vue l'an dernier à une période où j'étais dans une réflexion philosophique profonde sur le bien du mal et sur la vie elle même se film m'est apparu comme un coup de marteau moralisateur et d'émotion dans la face .
Le casting est parfait avec un Michael Fassbender et un Marion Cotillard très investis et formidable . Le scénario adapté de l'oeuvre shakespearien que j'ignorai jusqu'a lors est très saisissant et moralisateur, il m'a fait ressentir un sentiment de malaise ( que je serais tenté de qualifié a l'anxiété ou l'angoisse ) à plusieurs reprises .Convoitise ,orgueil , folie tous des caractéristiques néfastes de l'homme mis en évidence et la façon dont s'illustre la magie dans l'histoire est très réaliste c'est à dire inappréhendable , mystérieux et malsain .Les dialogues sont d'une intelligence d'un sens profond a l'histoire elle même et d'une beauté lyriques qui ne m'étais jamais donné d'entendre dans un film auparavant . pour comparaison Roméo et Juliette avec Di caprio ( aussi adapté de Shakspear) ou les acteurs sur jouent et donc le côté poétique des textes perdent de leur charmes , ici c'est tout l'inverse . je regrette seulement le fait que Mcbeth n'a pas une BO plus sensationnelle , et la photographie recherché composé d'une couleur orangé trop foncé s'est révélé un peu lourd par moment .
Un film, niveau choc d'émotion que je classe à côté de "The road" sorti en 2009 avec Vigo Mortenssen ( même si les deux n'ont pas grand chose de comparable ). Si on m'avait dit que j'allais me prendre une telle baffles d'émotion !
Après le Macbeth assez théâtral et académique, basé sur l'égocentrisme d'Orson Welles qui s'attribue la part du lion, et le Macbeth de Polanski qui assez habilement cache la réalité des personnages derrière la présentation sociale qu'ils donnent d'eux. Le Macbeth de Justin Kurzel flirte avec la photographie du genre Heroic Fantasy. C'est un Macbeth imprégné par King Rising, le film réalisé par Uwe Boll avec Jason Statham (sacrilège de dire ça ?) ou Le Seigneur des anneaux, la trilogie cinématographique de Fantasy réalisée par Peter Jackson. Ainsi sorcières, fantômes, batailles sanguinolentes abondent tout le long du film. Cette attention toute particulière apporté à la photographie et aux scènes d'action apporte au film une vision résolument liée à notre époque. Un Macbeth accessible au plus grand nombre qui sera transporté par la beauté, la couleur des images, envoûté par cette ambiguïté visuelle tout comme Macbeth. Mais n'est-ce pas uniquement un Macbeth visuel aux "images léchées" ?
Tout d'abord, excellent adaptation de la pièce de théâtre de Shakespeare, 400 après et la profondeur de l'intrigue est toujours aussi captivante. La photographie est grandiose, chaque scène mérite d'être encadrée ! De nombreux plans sont audacieux et méritent un grand bravo, avec un usage des ralentis admirable et des mouvements de caméras lents qui accentuent la majesté de chaque scène. La B.O. est en accord avec le cadre de l'Ecosse, puissante et brute mais sans violence, tout en langueur et en subtilités. Les points négatifs : certaines scènes qui peinent à maintenir l'attention parce que trop lentes, et l'usage du vieil anglais qui mobilise beaucoup d'attention juste sur la compréhension du langage.
Au bout de 30 minutes de ce film,l'action manque,les dialogues sont embêtant. Mëme Marion Cotillard ne convainque pas sur cette première partie de film.
Macbeth version 2015 est un film magnifique, tant dans la réalisation que dans les dialogues, et le jeu d'acteurs. L'esthétisme de l'ensemble, poussé à l'extrême, fait de ce petit bijou une œuvre maquante. Notamment dans le dernier quart d'heure, cauchemar hallucinant autant que chef-d'œuvre visuel. Fassbender et Cotillard sont excellents dans leurs rôles respectifs et donnent beaucoup de force à leur personnage. Une expérience à tenter, mais peut-être à ne pas mettre entre tous les yeux, car cela peut paraître long.
Macbeth, c’est un film que j’avais pas mal envie de voir quand j’avais vu le trailer, ça avait l’air visuellement grandiose et la presse avait l’air d’accord sur ce point. Jusqu’à ce que ma prof d’anglais nous spoile toute l’histoire, je ne savais pas grand-chose de Macbeth. Mais elle nous a tout spoilé pour nous montrer ensuite cette dernière version avec Michael Fassbender et Marion Cotillard. On connaissait tout de l’histoire de Macbeth, on savait donc tous ce qui allait se passer… quel ennuie monumental ça a été… En fait, c’est le genre de film où certains iront crier au génie tellement la mise en scène est travaillée. Sauf que pour le reste, c’est pas du tout travaillé. Et là, on va m’incendier mais je me sens obliger de comparer ce film à The Revenant. Pour moi, ce Macbeth, c’est The Revenant. C’est un film qui mise tout sur son visuel, et qui néglige comme pas possible le scénario. Et le scénario est tellement vide qu’au final, on s’ennuie puissance mille. C’est dommage quand même de s’ennuyer avec une histoire pourtant aussi passionnante et écrite par Shakespeare. Mais le film est tellement dans la contemplation qu’il en devient même grisant. C’est typiquement le genre de film qui se veut très beau, très immersif du genre « regarde ma lumière comment c’est trop beau, et puis t’as vu mon cadrage tellement il est dans la mise en valeur des décors, oh je suis virtuose ! ». Oui, c’est vrai qu’avoir un film où 60% du décors c’est du brouillard, c’est virtuose. C’est joli au début, c’est fatiguant à la fin. Et concernant les acteurs… c’est pas fou. Fassbender est un bon acteur que j’aime plutôt bien, mais on ne peut pas non plus dire qu’il est particulièrement bon ici. Quant à Cotillard… j’ai jamais voulu dire du mal d’elle. Beaucoup de gens la trouve niaise, qu’elle véhicule aucune émotion et à chaque fois, je cherchais le moindre argument qui pourrait contredire ces gens… mais là, elle est niaise. C’est-à-dire, Cotillard joue souvent les femmes manipulatrices, mais même dans ce rôle elle est très passive. Elle n’est pas intéressante. Ce qui m’agace tout particulièrement aussi, c’est le fait qu’il y a beaucoup de choses dites sous silence. Quand on pourrait avoir un moment fort, genre une exécution histoire de relancer un peu l’intrigue, on ne le montre pas, on voit juste des gens annoncer ce qui s’est passé. Et ça renforce le néant total de ce film. Déjà qu’on s’ennuie grave là en plus ils insistent ! Et même lors du final où à priori, ça explose, c’est censé être le grand moment de vérité avec plein de révélations avec de grandes émotions, on s’ennuie. On ne sent aucune évolution, on reste constamment dans cette contemplation des prises de vue sans réel objectif et ça m’a achevé. On aurait pu avoir un final intense. On aurait pu avoir un film puissant. Mais il n’en est rien. On s’ennuie, et c’est tous ce qu’on retient de ce film.
Une vrai réussite ! Un texte magnifié par des acteurs, des décors naturels et une musique exceptionnels. Pour moi, tout sonne juste et apporte une véritable plus value à la pièce de théâtre. Certe on peut y percevoir une certaine grandiloquence, mais elle est à la mesure de la monstruosité du texte de Shakespeare. Pour les références, ce film est à mi-chemin du《Jeanne d'arc》 de Besson et du《Guerrier silencieux》 de Rifing Wegn.