Une nouvelle adaptation de la tragédie de SHAKESPEARE. Pour être honnête je ne connaissais pas l'histoire de MACBETH, je n'avais jamais lu l'histoire, ni vu une autre adaptation. C'est par pure curiosité que j'ai regardé ce film. j'ai trouvé pour ma part l'histoire pas mal, cette homme avide de pouvoir, manipulé par sa femme va commettre un crime odieux pour s’asseoir sur le trône d'écosse. Rongé par les remords il deviendra un roi tyrannique et fou. Bravo pour l'interprétation de Michael FASSBENDER, qui porte le film sur ses épaules et est complètement habité par ce rôle. Par contre j'ai un peu de mal avec Marion COTILLARD, qui n'a pas l'étoffe d'une tragédienne. Sinon j'ai trouvé bien sûr les dialogues ennuyeux mais c'est du SHAKESPEARE ! mais c'est ce qui rend l'authenticité du film et la fidélité au texte de l'auteur. Il fallait passer par là. Je suis tout simplement peut être hermétique à ces textes anciens. Mais quand content de l'avoir découvert . Merci canal
Un spectacle époustouflant : bruit, fureur, folie, démesure, feu, sang, ténèbres, intime, grandiose... tout est là... une adaptation inouïe... Un couple Macbeth effrayant... Un Michael Fassebender habité ... Je suis pantois...
Un film à la fois épique et contemplatif. A la fois violent mais aussi très lent. La prise de vue est très belle et l'histoire sympa mais c'est bien trop ennuyeux globalement. Un goût d'inachevé donc.
Un film esthétisé à l'extrême, puissant, envoûtant, fidèle au texte d'origine et donc un peu trop théâtral et grandiloquent. Les images sont d'une formidable beauté mais la réalisation abuse des effets et la B.O est trop omniprésente : elle en devient entêtente et finit par desservir le film. Il faut toutefois saluer la performance magistrale de Michael Fassbender qui incarne parfaitement cette descente aux enfers.
Avec ce long-métrage, Justin Kurzel impose une vision percutante et radicale, son "Macbeth" est personnel et ne ressemble à aucune autre adaptation. Cependant, son cinéma manque de maturité et de maitrise, ne parvenant pas à faire cohabiter toutes ses intentions et faisant parfois sombrer sa mise en scène dans un formalisme des plus vain. Malgré tout cela, ce long-métrage est une oeuvre riche , malheureusement inabouti mais à la singularité fascinante.
Tout simplement aussi ennuyeux que l'écrit de Shakespeare! Des textes trop murmurés au milieu de le fureur ambiante... Un pseudo modernisme dans le traitement de l'image et de la photo, mais qui n'a strictement rien de nouveau... Une froideur de jeu aussi grise que les décors.... Bref: une grande déception, même pas atténuée par Fassbender... dommage!
Je n'attendais rien de ce film, et je dois avouer que, malgré mes réserves, "Macbeth" est une jolie surprise. Avec ce second long-métrage, Justin Kurzel prouve une chose, même face à Shakespeare, son cinéma a une personnalité. Car dès les premières secondes, avec ces plans morbides du cadavre d'un enfant, de ces Hommes écrasés par les paysages d'une Ecosse froide et hostile (impossible de ne pas faire le lien avec "Valhalla Rising" de Refn), on comprend tout de suite que l'on a pas affaire à une adaptation bien tranquille, mais à une vrai vision de cinéma.
Certes le film n'est pas exempt de défauts, mais le travail visuel, bien que parfois trop clinquant et tape à l'oeil, est à saluer. De plus, la mise en scène de Kurzel magnifie parfaitement ces grands décors dans lesquels ses personnages se perdent. Cette dernière s'articule, durant les scènes de combat, autour d'une opposition entre une hauteur d'Homme brutal, chaotique et individuellement traumatisante, à une vision de la nature pour laquelle tout cela ne représente que des masses qui s'entrechoquent. C'est intelligent et percutant en plus d'être d'une grande beauté. Cependant, la pertinence de ces ralentis est plus discutable lors de passages plus posés dans le récit, donnant la désagréable impression d'un formalisme et d'un esthétisme bien vain.
Malheureusement, cette radicalité visuelle et formelle tranche complètement avec le parti pris de Kurzel de conserver les mots du dramaturge. C'est une intention bancale, car autant elle marche parfaitement lors de scène à l'ambition dramatique forte (dernier monologue de Lady Macbeth, scène du banquet), autant elle détruit la force et la portée de l'intime. Et cela est d'autant plus dommage que les acteurs sont tous dans le rôle de leur vie et que Kurzel sait comment filmer un regard, un mouvement, pour que ce dernier dise tout sur ce qu'il se passe. On peut ainsi difficilement nier que voir Fassbender déclamer du Shakespeare est impressionnant, mais encore une fois, son seul regard, dément et hanté, aurait suffit. Le résultat est assez contradictoire avec les autres partis pris du réalisateur, tout en diminuant la force de ces derniers, bien que cette intention n'échoue pas complètement.
Mais, bien qu'il fût d'une fidélité exemplaire en ce qui concerne les dialogues, Kurzel les utilise à des fins différentes. Ici, le pouvoir est source de fatalité, le posséder ou s'opposer à lui mène l'Homme à sa perte. Sa transmission est inévitable (le magnifique plan de fin), ainsi que l'horreur qui en découle. Ayant comme base cette vision fataliste, Kurzel fait de Macbeth est homme qui est gagné par la folie avant même de d'obtenir le trône, ce dernier parlant aux cadavres et est régulièrement prit de visions. De la même manière les rapports de force entre Lady Macbeth, d'abord manipulatrice mais qui finira prise de remords (spoiler: au point d'en mourir ) et Macbeth lui même, dont les réticences originels se transformeront en folie tyrannique et dévastatrice.
Avec ce long-métrage, Justin Kurzel impose une vision percutante et radicale, son "Macbeth" est personnel et ne ressemble à aucune autre adaptation. Cependant, son cinéma manque de maturité et de maitrise, ne parvenant pas à faire cohabiter toutes ses intentions et faisant parfois sombrer sa mise en scène dans un formalisme des plus vain. Malgré tout cela, ce long-métrage est une oeuvre riche , malheureusement inabouti mais à la singularité fascinante.
Quelle déception, Macbeth a pourtant de grands atouts (les seigneurs écossais du temps jadis) mais on a du mal à rentrer dans cette histoire. Tout semble "surfait", je n'ai pas réussi à me projeter dans cette sombre histoire de trahison. La faute peut être aux personnages qui manquent de personnalité, de profondeur et de charisme à l’écran; pire, Marion Cotillard n'a pas sa place ici et décrédibilise l’époque "barbare" de l'histoire. Longs passages ennuyeux, discours poétiques interminables et tarifications de l'action, tout pour rater un film où d'autres ont réussi...
Une réalisation très stylisée illustrant les idées chaotiques et le contexte cauchemardesque de cette grande histoire de ce roi fou. Basé sur ces deux acteurs, le film sublime entre le poème par les monologues en langages soutenus et le rêve grace à une réalisation très soignée au style omniprésent. Un départ longuet mais au reste enivrant. Pas accessible à tous les publics, Macbeth reste un grand film.
Le problème quand on adapte Shakespeare, c'est qu'on ne peut pas toucher au texte (enfin si on a un minimum de classe en tout cas), du coup seules la mise en scène et l'interprétation peuvent faire la différence avec toutes les productions précédentes de la pièce que vous voulez adapter. Dans cette nouvelle mise en images de la pièce de “Macbeth”, le réalisateur a parié sur une mise en scène très fouillée ou bataille, décors et costumes visent à reconstituer avec presque naturalisme l'époque évoquée par la pièce. Il faut le dire c'est vraiment réussi et les images donnent une ambiance quasi crépusculaire à l'histoire dans cette Écosse sauvage, montagneuse et brumeuse où la guerre civile qui oppose le roi d'Écosse (Duncan, puis Macbeth) à ces barons y trouve un écrin magnifique aux démons de la culpabilité et de la folie qui habitent son héros. Niveau interprétation c'est sans fausse note, mais sans génie non plus, même s'il faut quand même souligner la prestation impressionnante de Marion Cotillard qui interprète son rôle en le récitant en anglais shakespearien. Bluffant ! Un long-métrage prenant qui sans laisser ébloui mérite vraiment d'être vu tant il offre une version de luxe de la pièce de Shakespeare.
Déjà détruit par la guerre et le chagrin, puis mal inspiré par des visions et enfin encouragé par son serpent d’épouse travestie en douceur vertueuse, on retrouve l’histoire de ce seigneur Ecossais assassin qui gagne sa couronne par le meurtre de son roi-bien-aimé et qui, rendu fou par le remords, la culpabilité, la honte et la peur, deviendra un abominable tyran. 12ème version cinéma de la pièce de Shakespeare, celle-ci présente beaucoup plus de tournages en extérieur, avec une ambiance propice à la suggestion, à l’imaginaire, à la noirceur, et bien sûr étant données les possibilités techniques actuelles, bien plus hantée par le psychédélisme visuel. Une énième impressionnante performance pour Michael Fassbender qui confirme sa place d’un des plus grands acteurs d’aujourd’hui.
cette nouvelle version de Macbeth bénéficie d'une image travaillée, particulièrement esthétique. mais l'exigence du texte de Shakespeare a du mal à passer sur grand écran, alourdissant considérablement le récit et le rythme. il faut vraiment s'accrocher pour ne pas décrocher en court de route!
Reprendre le texte de Shakespeare sans tomber dans une théâtralité excessive est une gageure. Justin Kurzel n'évite pas cette théâtralité mais il la fait accepter aux spectateurs grâce à un style très marqué, plus symbolique que figuratif (on pense parfois à Terrence Malick), et à l'excellent travail de ses acteurs.
Une tâche pas aisée que de mettre en image sur un long métrage l'œuvre éponyme de Shakespeare, que ce soit par le style, le contenu scénaristique ou encore les dialogues, et ce film le prouve totalement par l'ennui constant qui s'installe malgré de belles images et l'aspect qui fait trop théâtral, ne parvenant pas à passer au delà du texte bien que l'ambiance développée est loin d'être vilaine. Pourtant l'atmosphère et le style de la photographie en générale n'a rien mauvais en soi, proposant quelques scènes qui mettent en image des batailles épiques de manières très travaillées, aux effets stylistiques de bonne augure sachant jouer intelligemment avec image et son pour offrir des scènes en grandes pompes, on y trouve aussi une certaine fidélité dans les costumes et types de décors rappelant inévitablement la célèbre pièce de Shakespeare. Malgré tout cela il n'y a aucun moment durant lequel on parvient a vraiment accroché à ce qui nous est proposé étant donné que l'ensemble reste très moyen, beaucoup de bla-bla pour finalement très peu de choses qui valent le coup d'œil, un scénario qui a du mal à trouver un vrai sens bien que le texte soit à l'origine connu, que les acteurs propose de bonnes interprétations à l'image d'un M. Fassbender tout à fait dans le personnage par son style et sa prestance par contre pour ce qui est de M. Cotillard on ne peut pas dire qu'elle trouve le même crédit que son binôme par un personnage qui ne lui correspond finalement pas assez et surtout des aspects théâtraux qui ressortent bien trop à travers ce qu'elle exprime par son rôle, néanmoins le casting qui paraît alléchant se tiens pas trop mal pour ces deux rôles principaux, les autres étant bien plus que secondaires, leur intérêt en général est moindre. Par contre question réalisateur on sent que celui-ci peut proposer des choses très prometteuses par la suite, du mois par son style quand il s'agit de photographie ou de scènes épiques, capable de mettre en valeur paysages, batailles ou ambiances spécifiques par les couleurs et la lumière et qui peut laisser attendre des films de genres de la part de J. KURZEL, son adaptation du célèbre jeu vidéo "Assassin's Creed" avec le même duo d'acteur en plus peut proposer de belles choses qui le style qui manie si bien trouvé écho dans un scénario de valeur et non pas une simple interprétation d'un texte pilier de la littérature britannique accompagnée certes de belles images mais rien de suffisamment prenant et réussi on pour créer un interêt quelconques, seules les 20 premières minutes peuvent mettre l'eau à la bouche, mais l'ennui s'installe si vite que l'aspect esthétique qui lui a un peu de valeur n'arrive à être efficace ou du moins suffisamment solide pour tenir l'attention tout le long d'une tirade qui semble presque interminables a tel point que l'on a l'impression d'assister à un dialogue sans point final et finalement pas passionnant et qui semble presque flou si on ne le connait pas un peu avant! Et même si l'on s'intéresse plus au cinéma qu'à la dramaturgie britannique et que l'on aime découvrir l'histoire de cette façon, ici celle de l'Écosse médiévale, ce film n'est pas forcément un bon exemple et le texte original est certes plus fastidieux mais rien de plus qu'une bonne image dans cette adaptation donc autant lire directement la source pour le coup, et qui avait surtout plus de chance d'assommer des festivaliers épuisés lors du Festival de Cannes 2015 (étant le dernier film en compétition officielle ) donc difficile d'obtenir la reconnaisse de la critique et du public!