Macbeth
Note moyenne
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187 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 7 décembre 2015
Ce film est une petite pépite. On voit tout de suite par les images qu'il a été réalisé en plein air, paysages, brouillard, etc.
Fassbender et Cotillard forment un bon duo et jouent très bien.
Le film en lui-même colle bien à la pièce, après on aime ou pas shakespeare.
jmsvr
jmsvr

6 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 6 décembre 2015
D'un ennui pas possible. Heureusement que les acteurs sauvent (un peu) le film....Rien n'est vécu, l'histoire est racontée sans saveur,
Guimzy
Guimzy

195 abonnés 467 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 décembre 2015
Adapter du Shakespeare au cinéma est une chose très délicate, il faut savoir garder l'univers de l'auteur tout en gardant sa manière de faire parler ses personnages, en l’occurrence ici, de manière très classique. Justin Kurzel, qui va d'ailleurs s'occuper de l'adaptation d'Assasins Creed, a tenté le coup avec Macbeth. Le résultat me laisse mitigé.

Il faut d'abord savoir que ça n'est pas un film adapté pour tout le monde. C'est assez contemplatif et lent dans sa façon de raconte l'histoire, et surtout, au final assez théâtral : les longues tirades sur un seul et unique plan, les scènes d'expositions, même le jeu des acteurs semble être influencé. Ce qui, en soit, n'est pas un défaut, cela peut donner un film captivant dans son écriture et sa mise en scène. A ce niveau-là dans Macbeth c'est plutôt réussi : les plans sont très beaux, les paysages de l'Ecosse sont somptueux, les cadres sont assez minutieux même si certains viennent casser le rythme lent du film. Lent.. Le premier mot qui me vint à l'esprit néanmoins. On est bien sûr dans du contemplatif sans être non plus dans du cinéma de Winding Refn. On a donc souvent tendance à sentir le temps passer longuement, notamment dans les 20 premières minutes qui sont terriblement interminables. On sent tout de même un effort dans le scénario, car à travers les tirades pleines de poésie, les expressions et gestuelles des personnages restent très modernes. Le théâtre se reflète plus dans la façon de filmer que le jeu d'acteur, même si Marion Cotillard, que j'ai trouvé assez fade, semble se croire sur scène. Le splendide jeu de Fassbender ajoute en revanche davantage de monstruosité et de folie dans le film ce qui le dynamise beaucoup.

Bref, pas grand chose à en redire, Macbeth est un beau film avec de bonnes intentions, qui s'en sort plutôt bien. Mais sa lenteur assez hypnotisante déplairont à beaucoup, car elle n'est pas très bien traitée et finit par s'ennuyer.
the_fan_of_inception
the_fan_of_inception

29 abonnés 582 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 décembre 2015
Précédée d'une bonne presse cannoise, Macbeth arrive sur les écrans hexagonaux en pleine période de film ''oscarisables'' et cela n'est pas anodin. De prime à bord on ne voyait pas un grand intérêt à une énième adaptation cinématographique du classique de Shakespeare surtout après les tentatives célébrées d'Orson Welles et Roman Polanski. Et pourtant, cette nouvelle version signée Justin Kurzel tire son épingle du jeu dès son premier quart d'heure, crucial. Accompagné d'une musique épique et magistrale, Kurzel pense chaque plan de sa bataille introductive comme un réel tableau vivant, où s'entrechoquent lumière éblouissante, violence graphique, photo hallucinante (et halluciné) et une subtile utilisation du ralenti-accéléré (mieux géré que dans le 300 de Zack Snyder). Une entrée en matière bluffante à la hauteur du début du Mad Max Fury Road il y a quelque mois (c'est dire). La suite ne fait que confirmer cette claque : ce qui marque dans la mise en scène de Justin Kurzel (bien qu'elle joue plusieurs fois la facilité du shaky cam) est sa radicalité et un parti pris quasi-expérimental. Si l'histoire est quelque peu résumé, elle est traitée d'une noirceur presque inédite pour ce genre de film, supporté par les performances subjuguantes de Marion Cotillard et de Michael Fassbinder : n'ont-ils jamais été aussi bons ? Dans des rôles tragiques qui les mèneront inévitablement à la fatalité, ils ne peuvent laisser indifférents le spectateur. Le réalisateur étonne aussi dans sa façon de coller au mieux à l’œuvre original de par un anglais soutenu et de nombreux monologues face caméra brisant à de nombreux instants, l'illusion du quatrième mur. L’esthétique visuellement sublime et la gestion de la couleur ne sont qu'un véritable régal pour les yeux ainsi que l'utilisation de décors tout aussi magnifiques qui renforcent l'aspect brutal et dégénéré du film et des personnages. Le Macbeth de Kurzel n'aurait pu être qu'une énième oubliable adaptation du texte shakespearien, mieux elle le magnifie par un des plus beaux visuels qu'ils nous ait été donné de voir au cinéma (même dans son générique de fin). Si Fassbinder pourrait devenir un sérieux favori pour l'Oscar du meilleur acteur, nul doute que le film gagnera les Oscars visuels. Avec Mad Max et Birdman, Macbeth est un des grands films de 2015 de ceux qui nous marquent longtemps. Cela n'augure que du bon pour le prochain film de Kurzel qui n'est autre que l'adaptation risquée d'Assassin's Creed avec le même duo devant la caméra.
Caine78

7 778 abonnés 7 400 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 décembre 2015
Au moins ne pourra t-on pas reprocher à Justin Kurzel de manquer de personnalité. A ce titre, les expérimentations visuelles du bonhomme font parfois leur effet, notamment son travail sur le rouge et le jaune, donnant parfois au film une puissance et une allure hypnotique du plus bel effet. Dommage, en revanche, qu'il se laisse aller à plusieurs reprises aux effets suresthétisants, notamment à travers des ralentis bien dispensables rappelant presque ceux de « 300 ». Pour le reste, on connaît l'histoire, dont cette adaptation s'avère une transposition fidèle : il y a donc parfois un certain panache et une noirceur certaine, la plume de Shakespeare amenant forcément quelques répliques et réflexions brillantes... Malgré tout, je reste peu convaincu par ce refus de moderniser l'auteur au XXIème siècle : le théâtre reste le théâtre, le cinéma le cinéma. Alors je le redis : au moins dans la forme Kurzel s'est donné la peine de rendre tout cela un tant soit peu attrayant, mais ce qui est sans doute un régal sur scène ne l'est pas forcément sur grand écran, d'autant que la reconstitution est pour le moins minimaliste, aussi beau soit les paysages d'Ecosse... Heureusement, Michael Fassbender est un Macbeth de haute tenue, plutôt bien entouré par un casting anglais où seule notre Marion Cotillard fait assez tâche dans un rôle mythique visiblement trop grand pour elle. Et la fin, hallucinogène au possible, nous laisse sur une impression à peu près positive : je me suis moins ennuyé que prévu, et la démarche du réalisateur a de quoi être saluée à plusieurs égards, mais il serait peut-être temps de donner une bonne fois pour toutes un coup de jeune à l'auteur de « Roméo et Juliette » dans les salles obscures.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 décembre 2015
Si l'on s'émancipe de l'attente de tout la complexité du texte original et de l'idée d'une juste adaptation, ce film, à l'esthétique fabuleuse mettant en scène des acteurs au sommet de leur art, est un bel hommage à ce qu'a Shakespeare de plus romantique.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 30 novembre 2015
visuellement magnifique. mais concrètement le pire de tous les films. pire reinterpretation de Mac Beth. ....
ferdinand75

732 abonnés 4 508 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 décembre 2019
Une belle réalisation , qui sait parfaitement mettre en valeur cette pièce si dense du Maitre Shakespeare. Le cinéma apporte ici un degré supérieur d’intensité , avec l’utilisation de tournages en extérieurs ,dans les superbes paysages lunaires des Loch écossais , la rencontre avec les sorcières dans les landes sauvages et brumeuses est sublime, les scènes de combat , à la cruauté bien dosé, le château médiéval, gothique, vide comme un monastère , les bords de mer apocalyptique . Tout cela rajoute du drama à un texte magistral. C’est une digression sur la notion du bien et le mal, sur la difficulté de vivre après avoir commis une mauvaise action. Macbeth devient fou car l’acte qu’il a commis est ignoble. C’est une des premières description du repentir au théâtre. Le texte est formidable et il faut bien sûr voir le film en version originale pour bien saisir toute la beauté de la langue anglaise, dans cette version apuré, respectueuse et sobre. C’est un régal. Les deux acteurs sont magistraux, Fassbender met toute la profondeur nécessaire, on le savait , c’est un des plus doué, mais Marion Cotillard nous surprend, car elle est excellente aussi et ce n’était pas un pari facile de se mettre dans ce personnage si complexe si torturé, si anglais aussi . Son monologue , plein champ « to bed » est bouleversant. Le film est très beau et démocratise ce mythe intemporel ; qu’il rend accessible à un plus grand nombre, je pense entre autres aux adolescents , qui peuvent accrocher à cette belle réalisation de Justin Kurzel qui démontre un très grand talent.
this is my movies

825 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 novembre 2015
Indéniablement, J. Kurzel sait filmer. Indéniablement, J. Kurzel signe une adaptation somptueuse de la pièce. Indéniablement, M. Fassbender est exceptionnel dans le rôle titre. Indéniablement, la photo est à tomber et certains plans sont somptueux, se passant de commentaires. Indéniablement, M. Cotillard va encore diviser mais personnellement, je l'ai trouvé très bonne dans ce rôle. Indéniablement, le film est gorgé de gueules comme seul le cinéma anglais en produit et on a droit à quelques belles performances de la part de certains. Indéniablement, le texte est respecter mais c'est aussi ce que je reproche au film, c'est d'être parfois incroyablement bavard alors qu'il sait si bien raconter en silence par certains instants, réussissant à introduire quelques notions de fantastique saisissants, avec des effets de montage et quelques petits trucs visuels assez pertinents. Et la facilité formelle de Kurzel le pousse parfois à se regarder filmer, avec une espèce de prétention qui gâche un peu le film. C'est beau, indéniablement, mais c'est aussi parfois un peu trop poseur et il ne refuse que rarement de s'écarter des chemins balisés. D'autres critiques sur
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 30 novembre 2015
C'est beau Shakespeare, tudieu. La poésie de ses mots m'a toujours parue difficile à suivre, mais là, effilée dans le film (et semble-t-il, joliment traduite dans les sous-titres) elle se déguste avec une vraie joie d'esthète privilégié. Je me suis sentie privilégiée d'être là dans mon fauteuil de cinéma à regarder ça, voilà bien un sentiment que j'ai rarement.
J'avais vu le Macbeth de Polanski il y a des siècles, mais sans éprouver cette... fierté.
C'est beau et psychologiquement, c'est du grand art. Les motivations, les évolutions, les revirements, avec cette très précise poésie des mots à chaque sentiment, c'est magnifique de finesse.
Et cette finesse en cadeau, nous est-elle rendue accessible par la mise en scène ou par les acteurs ? Les deux, je suppose. La mise en scène réussit à être puissante et sobre, esthétique et humaine à la fois. Silhouettes émergeant du brouillard, plongée dans des regards, décors froids et magnifiques, et puis mea culpa mais j'adore les ralentis. Le réalisateur en use et en abuse peut-être, mais pour mon plus grand plaisir frissonnant !
Et les acteurs... Fassbender Michael, le dernier film où je l'ai vu s'appelait Franck, et il joue dissimulé sous une tête de carton-pâte pendant 95% du film. On ne le voit qu'aux cinq dernières minutes, et c'est absolument bouleversant. Même dans X-Men, il est bouleversant. Là, fatalement... J'aime sa mélancolie posée, son calme dans la tempête, sa puissance qui ne dissimule pourtant pas sa fragilité. Il joue Macbeth comme un auto-sacrifice, un Macbeth même pas convaincu qu'il explose toutes ses valeurs (et quelques vies humaines au passage) pour quelque chose qui en vaut la peine. Tout au long du film j'ai pensé au 13 novembre. Le dialogue intérieur de Macbeth est parfait, sur les quelques mètres qui le séparent de la tente où dort le roi. Il hésite, il sait qu'il va se perdre, il ne fait même pas ça par amour, il sent que jamais il ne profitera de son statut en toute quiétude, mais l'ambition et peut-être l'ivresse du mal, l'ivresse de la destruction sans retour le guident. Il se suicide en tuant et semble soumis à cet adieu de tout ce qui a fait sa vie jusqu'alors. Il est foutu, il avance. Marion Cotillard, glacée dans sa tristesse et son amertume (le metteur en scène a ajouté semble-t-il au "scénario" de Shakespeare l'enterrement de leur jeune enfant, à l'ouverture du film), nous donne une Lady Macbeth qui reste humaine, extrêmement lucide, se laissant aller à retrouver un peu de vie dans cette ambition délirante. Son texte, encore une fois, est parfait, et elle le passe à merveille. Shakespeare est étonnant à nous décrypter ainsi le tissage des sentiments humains conduisant à un massacre. Le goût du sang. Une sensation de pouvoir absolu, une sensation éphémère. Puis un immense gâchis. Pour rien.

Un minuscule bémol pour la seconde partie du film, où l'errance de Macbeth dans son entreprise de destruction est jouée de manière trop distanciée par Fassbender, à mon goût. Plus il descend dans le sordide et le gâchis de vie, plus il est calme, j'aurais aimé un peu plus de tension dans son dégoût de lui-même, et dans le cercle vicieux qui lentement, l'étouffe. J'ai par contre apprécié le calme des morts qui le regardent, sans grand guignol, posément.

Un beau film. Je pense que je retournerai le voir.
I Fucking Like Movies
I Fucking Like Movies

37 abonnés 186 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 novembre 2015
Fassbender est transcendant dans un film qui ne vaut pas l'adaptation de Kurosawa, mais qui n'en a pas la prétention. Un film à voir si l'on aime l'esthétique pure et la nature.
Une scène surtout marquera, une scène d'un Macbeth agenouillé, son épée plantée dans le sol à côté.
Redzing

1 457 abonnés 4 957 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 novembre 2015
Maintes fois adapté au cinéma, le "Macbeth" de Shakespeare est à nouveau exploré, dans cette version qui se veut très graphique. En effet, Justin Kurzel nous livre un œuvre superbe visuellement, avec de magnifiques paysages écossais naturels, et des intérieurs imposants. La photographie, jonglant entre de la brume crépusculaire et des teintes orangées cauchemardesques, est elle aussi très réussie. Le tout est accompagnée d'une BO puissante, qui renforce le côté pesant de l'intrigue. A ce niveau, le scénario reprendre les répliques de la pièce de Shakespeare, poétiques et clamées ici avec un accent écossais très fort. Côté acteurs, de très bons seconds rôles, mais c'est bien entendu Michael Fassbender qui se taille la part du lion, excellent et charismatique en fidèle serviteur du Roi, qui va se faire dévorer par l'ambition, avant de devenir un tyran paranoïaque et sanguinaire. Si l'on regrette quelques petites longueurs, cette version de "Macbeth", parvenant à exploiter le potentiel du cinéma tout en respectant son héritage théâtral, est donc à recommander.
Jean-Francois D.
Jean-Francois D.

30 abonnés 43 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 novembre 2015
Les snobs qui pensent que l'adaptation cinématographique d'une pièce de Shakespeare doit être intègre en seront pour leur frais. Le film de Kurzel respecte le texte mais y fait des coupes assez massives pour lui donner le temps de respirer et faire la part belle à l'image, qui est somptueuse. Les amoureux de l'Ecosse, notamment de l'île de Skye, seront frappés par l'utilisation de ces décors naturels comme écrin de l'intrigue. Fassbender et Cotillard sont très convaincants dans le rôle. Bref : une vulgarisation efficace.
Rainfall_Shadow
Rainfall_Shadow

49 abonnés 393 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 novembre 2015
Épique et esthétique cette magistrale adaptation du chef d'oeuvre de Shakespeare est portée avec brio par un casting 5 étoiles et un Fassbender trascende par son rôle ! Je ne vous resumerai pas le film tout le monde connaît la pièce mais les paysages sublimes et la magie des acteurs renforcent ce chef d'oeuvre !
Fritz L
Fritz L

220 abonnés 767 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 novembre 2015
La pièce de théâtre « Macbeth » est poursuivie, par pure superstition, et depuis toujours d’une aura assez négative, qui semble frapper également les adaptations cinématographiques. Les deux plus notables, étant celle de Welles en 1948 et celle de Polanski en 1971 et qui furent de cuisants échecs. L’adaptation de Kurzel semble suivre les mêmes traces, accueil mitigé à Cannes, peu d’engouement pour le public avec un démarrage des plus confidentiels.

Si la trame générale est presque respectée à la lettre, la fin étant tout de même un peu cafouilleuse, l’intention de Kurzel se veut plus ambitieuse, dans les représentations des combats notamment, mais surtout au niveau de l’approche psychologique des personnages. La caméra se focalisant exclusivement sur le personnage de Macbeth, dont beaucoup de scènes suggestives (hors du cadre formel du texte) sont ajoutées pour mieux souligner sa culpabilité tout en le dédaignant de sa responsabilité (errance, affliction…). Pour autant, (et il rejoint dans ce sens Polanski) il n’accable pas Lady Macbeth dont l’importance est elle minorée à l’écran. Sa vision du drame repose donc sur les forces du bien et du mal, qui croisant le fer, transforme un honnête homme, valeureux quoiqu’un peu limité, en monstre sanguinaire boursoufflé de remords. Ce destin tragique, trouve écho dans notre histoire collective et résonne encore au présent. La fatalité nourrit parfois le pouvoir de ses noirs dessins, que seules la justice et la probité peuvent détourner.

Au final que retient-on du film ? Des scènes da batailles hallucinées où se mêlent grandiloquence et forme ésotérique, avec ses jeux de ralentis, d’ombres et de brouillards, mais aussi une certaine puissance visuelle (visages, stylisation des morts, montage astucieux…). L’interprétation est respectable, Michael Fassbender, excellent, semble totalement habité par son rôle. Marion Cotillard quant à elle surprend, malgré le peu de « restes » que lui donne à jouer Kurzel, et l’on aurait aimé la voir se donner plus encore à un rôle plus déterminant (celui voulu par Shakespeare), car elle a la trempe de la tragédienne, ce qui n’était pas joué d’avance. L’ensemble technique est également soigné, notamment sur le choix et la création des décors de Nick Dent (la chapelle est une merveille de reconstitution) dont on aurait apprécié un attrait plus symbolique, voir expressionniste (comme c’était le cas dans la version de Welles). La partition musicale quant à elle est somptueusement gravée dans l’action.

Sincèrement, je ne participerai pas au concert de sifflements qui souffle sur la tête de Kurzel, son film reste relativement honnête, même s’il vient passablement débaucher l’œuvre originale. Dans ce genre de process, tout est question d’appréciation personnelle, entre puristes s’offusquant de la moindre disparation d’un pied, ou d’un vers à ceux plus iconoclastes criant à hue et à dia au dépoussiérage, chacun se fera sa propre opinion, pour ma part j’ai adhéré, mais jamais été transporté.
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