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Manu711
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3,5
Publiée le 25 juin 2015
J'ai encore un peu de mal à cerner le style de Ken Loach puisque je n'ai pas encore vu beaucoup de ses films (Looking for Eric, Le Vent se lève), mais toujours est-il que j'ai beaucoup aimé Jimmy's Hall. Le sujet est plutôt original, et le message plus que pertinent. Une véritable ode à la liberté jouée par des acteurs convaincus et convaincants. Beaucoup d'émotions, aussi, puis de la belle musique, de la simplicité, de la quête de bonheur et de tranquillité. Un vrai bon film à la fois engagé et divertissant.
Ce n'est pas la première fois que je regarde un film de Ken Loach et alors que d'habitude j'étais assez séduit par ses films, je dois avouer que celui-ci me laisse sur ma faim. Les images que j'en avais vu m'avais donné envie, promettaient de bonnes choses cependant le film ne reflète pas cela. Ce film est un Footloose irlandais en moins dynamique, en moins passionnant et qui manque d'originalité de bout en bout. À chaque fois qu'il se passe un rebondissement, un événement, tout retombe aussitôt, pas le temps de s'impliquer, de s'émouvoir. Un triste film !!
Un excellent Ken Loach comme souvent à double lecture. Ken Loach nous éclaire sur l'histoire de l'Irlande dans l'entre deux guerres et le rôle joué par l'église irlandaise supportant les riches contre le peuple pour défendre ses privilèges, et le rôle peu glorieux de l'IRA à la même époque. Mais par cette histoire vraie il nous parle aussi de l'histoire actuelle et de la crise qui profite aux riches et accroît la misère des pauvres. Il frappe de nouveau juste servi par des acteurs inspirés Un très bon moment !
Un assez joli film sur la joie de vivre et l espoir en des jours meilleurs face à l obscurantisme religieux et le conservatisme politique. Le Jimmy du film qui ouvre un dancing pour les jeunes de son village dans la très catholique Irlande va s opposer au prêtre local qui ne voit en ce lieu que de la débauche et de la propagande communiste. Le film marie très bien la gravité et une certaine forme de légèreté qui semble très bien correspondre à l Irlande dont les paysages sont très bien filmés. C est assez classique mais très bien fait.
Film sympathique, certes, mais trop académique. A part le prêtre, qui compose un personnage ambigu, les caractères sont trop simplistes et manichéens. Ils n'apparaissent que comme des silhouettes. On a un peu l'impression de voir un livre d'images sur cette période de l'histoire de l'Irlande. Ken Loach est bien meilleur quand il met en scène la vie quotidienne des gens du peuple que lorsqu'il se lancer dans de grandes fresques démonstratives.
Avec cette histoire se situant dans l'Irlande des années 30, Ken Loach signe un film simple mais limpide, engagé, pertinent, percutant. Le contexte politique et historique est tout à fait passionnant avec cette opposition entre la bande à Gralton et l'Eglise. Cette opposition, malgré une prise de position claire du cinéaste, n'est pas pour autant traitée de manière manichéenne puisque le point de vue de l'Eglise n'est pas trop présenté de manière caricaturale ( ce qui était un risque). Le film n'est pas parfait pour autant. L'histoire met du temps à se mettre en place. Il aurait été bien de laisser plus de place aux personnages secondaires que j'aurais aimé voir un peu plus développés. Le récit contient quelques très bonnes scènes ( de groupe notamment), essentiellement dans sa deuxième partie, qui condensent les arguments des deux camps et synthétisant les problématiques politiques de cette époque d'une manière claire, concise et efficace. Problématiques dont on peut trouver la déclinaison et l'écho dans notre monde contemporain. Sur un plan formel, la mise en scène de Ken Loach est claire, agréable, lisible, humble. Pas un grand film mais une œuvre qui reste importante à voir malgré un déroulement un peu prévisible. Dommage que l'on s'attache pas plus aux personnages et que le rythme soit un peu irrégulier. Quelques transitions et enchaînements sont toutefois intéressants et le film fait suffisamment cogiter pour remplir sa promesse de départ qui était de rendre hommage à un certain état d'esprit et art de vivre encore malmené aujourd'hui ( même si les adversaires ont depuis changé de visages).
Avec “Jimmy’s hall”, Ken Loach effectue un double retour : d’abord un retour à Cannes où il y présente pour la 17ème fois un nouveau film et un retour en Irlande après le palmarisé “Le vent se lève” qui traitait de la guerre pour l’indépendance de l’Irlande. Ce film propose une continuité historique avec “Le vent se lève” puisque se déroule 10 ans après le premier dans une Irlande où les plaies ne sont pas encore cicatrisées entre les partisans d’une indépendance totale de l’Irlande et ceux partisans d’un traité qui a abouti au statu quo actuel. Il décrit également la situation d’une Irlande loin de Dublin où comme partout ailleurs la Grande Dépression fait rage et où les grands propriétaires terriens et l'Église sont les vrais maîtres du pays. Loach montre donc, avec beaucoup d’équilibre, les tensions qui règnent dans une micro-société entre la jeunesse qui rêve d’émancipation, les gens du peuple qui sont sensibles aux idées communistes et de l’autre côté les gens au pouvoir et l'Église qui refusent de changer un état de la société qu’ils considèrent comme l’identité même de l’Irlande. Entre ces deux camps, symbole de cette volonté de changement, se dresse Jimmy Gralton, qui après un exil de 10 ans aux U.S.A., revient dans son pays et va raviver, à son corps défendant, les vieilles rancunes. Portrait singulier d’une Irlande peu connue (tant pas sa géographie que par son histoire), le film de Loach n’est pas un réquisitoire contre les conservatismes, mais plutôt un appel à l’écoute de l’autre et ce à travers l'affrontement entre Jimmy et le Père Sheridan, qui bien qu’opposés dans leurs visions des choses ne se respectent pas moins et s’écoutent quand même. Pas le Loach le plus prenant ou poignant, mais un film plus nuancé où le cinéaste valorise les valeurs de consensus et d’écoute de l’autre. À voir absolument.
Thème très intéressant et acteurs époustouflants mais Dieu que c'est long et usant !! Le rythme est désespérément lent et trop peu de scènes suscitent un réel intérêt. Vraiment dommage...j'aurais adoré aimer ce film !!
Jimmy's Hall nous livre un portrait de l'Irlande fraîchement indépendante dans les années 30. Les acteurs sont convaincants, dans être exceptionnels non plus, L'histoire est assez surprenante par le fait qu'elle est intéressante et bien traitée, ce qui aurait pu s'annoncer difficile pour un film dans le genre. On note les informations sur le contexte historique qui permettent d'en apprendre plus sur l'Irlande de l'époque. Malheureusement le film n'est pas toujours passionnant, le rythme n'étant pas toujours identique avec des temps morts. L'histoire se montre parfois trop prévisible d'ailleurs, mais cela reste mineur.
Pas le meilleur Ken Loach, on sent un problème de budget, notamment dans les décors, mais qu'importe... C'est sensible, généreux, le réalisateur est passionné par son sujet et l'aspect atypique du héros suffisent largement pour rendre émouvante voire souvent puissante cette histoire évitant finalement assez bien le manichéisme. Le rapport à la politique et l'influence de la religion dans les années 30 en Irlande est ainsi bien décrit et le réalisateur de « Kes » évite d'épaissir le trait concernant les personnages-clés, à l'image du prêtre Sheridan (excellent Jim Norton). Bref, c'est du Loach pur et dur, évidemment engagé, où l'on apprend des choses sans que celui-ci oublie pour autant le cinéma, comme en témoigne l'émouvante relation entre James Gralton et Oonagh : une réussite, et peut-être le chant du cygne du brillant cinéaste anglais.
un drame historique de l'irlande dans les années 30. Ce pays après la guère civile s'est reconstruit. Par contre les mentalités ont eu du mal à changer, notamment , l'église très puissante à cette époque. Un citoyen irlandais en a fait les frais et a d quitter son pays pour un exil au USA. un film intéressant avec des acteurs convaincants, une bonne BO, une atmosphère , mais par contre certaines longueurs.
Un rappel, fort utile en ce moment, du penchant du religieux, au nom de l'idéal ascétique, à haïr l'hédonisme. Et un clin d'œil sur l'alliance du sabre et du goupillon pour protéger les puissants. Un bon Ken Loach.
J'aime bien le côté insoumis, fidèle à ses idées. L'histoire est tout de même un peu confuse. Il y a beaucoup de personnages difficiles à situer et le contexte historique est un peu difficile pour qui n'est pas familier.
Ken Loach s’intéresse à nouveau après "Le Vent Se Lève" à l'histoire de l'Irlande, notamment à une période encore récente où le totalitarisme idéologique et culturel faisaient encore rage. On reconnait de suite le style engagé et social du cinéaste, et s'avère être plus tranquille dans son traitement, loin de la violence du "Vent Se Lève". Pour cela peut être qu'il ne restera pas parmi ses films les plus mémorables malgré les magnifiques de l'Irlande.