La Loi du Seigneur
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Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 janvier 2010
Honni par beaucoup de cinéphiles parce qu'il a ravi la Palme d'Or au "Septième Sceau" d'Ingmar Bergman, "La Loi du Seigneur" est pourtant un excellent film à la mise en scène très soignée, à l'image d'une très grande partie des oeuvres de William Wyler, et au sujet ambitieux où le thème de la non-violence est traité de façon nuancée. De plus, l'histoire de cette famille de quackers se révèle très vite intéressante, les personnages sont très attachants et l'humour et le drame se côtoient dans un très bon équilibre. Le casting dominé par le charisme incroyable de Gary Cooper est impeccable. Vraiment excellent.
landofshit0

314 abonnés 1 745 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 octobre 2013
Il est certain que le sujet du film est intéressant tout comme son traitement. Seulement les caractères des personnages et leur comportements sont quelques peu sommaires. C'est ainsi qu'il passe d'une chose à une autre sans aucun argument tangible. Le film reste agréable à suivre mais reste loin d’être aussi bon que le septième sceau de Bergman à qui il a ravis la palme d'or en 1957.
TTNOUGAT

699 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 mai 2013
Une belle réussite cinématographique, peu aux goûts des générations 2000 par sa forme jugée larmoyante, qui prendra place dans les grands classiques du cinéma américain grâce à son coté profond enjoué et tendre. Ce film doit beaucoup à Wyller dont on reconnait la façon de faire et aux acteurs qui ont donné le maximum d’eux même pour un tel sujet. Il est difficile de faire apparaître les défauts humains ainsi que les qualités avec autant de retenues, il est vrai que le cadre de vie des Quakers (comme ceux des Amishs) s’y prête merveilleusement. Tous les sentiments les plus nobles apparaissent tour à tour derrière un humour de bon aloi, les mauvais se dissimulant derrière la fatalité du contexte de la guerre de sécession qui atteint l’Indiana. Gary Cooper comme d’habitude est parfait, Dorothy McGuire à trouvé là un rôle proche de sa vraie vie, elle en fait presque trop. La mise en scène est superbe avec quelques séquences inoubliables, la course des cabriolets qui emprunte deux fois un pont en bois proche de l’illinois en fait partie. La manière dont Eliza accueille le détachement sudiste est un modèle d’intelligence lors d’une telle situation, cela permettra d’éviter l’incendie de la ferme et sauvera la vie Samantha son oie de compagnie superbement photogénique.
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cylon86

2 833 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 janvier 2014
Alors que la guerre de Sécession fait rage, une famille de quakers reste à l'écart du conflit à cause de leur religion. Mais au fur et à mesure que la guerre se rapproche, l'engagement semble inévitable pour certains tandis que le patriarche (incarné par le solide Gary Cooper) veut maintenir les choses de façon pacifique. Avec "La loi du Seigneur", William Wyler est loin de nous livrer un grand film mais il n'empêche que celui-ci se laisse voir avec plaisir, notamment grâce à son côté bucolique et tranquille et à son humour. Si le sujet devient de plus en plus sérieux au fil du film, l'ensemble garde toujours un aspect léger et prend bien soin de nous attacher aux personnages. Parmi la famille Birdwell, on remarquera d'ailleurs un jeune Anthony Perkins qui dévoile déjà une partie de son talent.
Acidus

872 abonnés 3 935 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 juin 2016
Malgré son âge, cette comedie conserve sa fraicheur et sa légèreté. Mâtinée de romance et d'un peu d'action, l'histoire, dans sa grande partie, a effet "feel-good" appréciable provoqué par un humour efficace et une brochette de personnages au fort capital sympathie. En revanche, la dernier quart du film prend une orientation dramatique assez maladroite jusqu'à un final bâclé et brusque. Dommage mais le plaisir n'en est que peu altéré.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 août 2015
William Wyler signe avec "La Loi du Seigneur" un beau film classique, dans le sens noble du terme. La famille et la non-violence sont les deux grands thèmes de ce film léger qui sait basculer dans le drame avec aisance tout en parvenant à en ressortir avec la même habileté grâce à une pleine maîtrise du rythme et de la narration (même si certaines transitions doivent à quelques grosses ficelles scénaristiques). Wyler sera surtout parvenu à rendre intéressants et attachants tous les personnages, y compris l'oie Samantha, et à questionner de façon frontale la non-violence, sujet inévitable puisque c'est une famille quaker qui est ici mise en scène. Le problème est discuté à travers des dialogues d'une grande profondeur et un scénario non sans failles mais qui n'évite pas la difficulté. Une belle Palme d'Or à la réalisation élégante en accord avec la tonalité du récit, servie par des comédiens d'exception.
loulou451
loulou451

146 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 juin 2007
Un véritable petit bijou dans un monde du western après 2e Guerre Mondiale parfois trop manichéen. Le Mulhousien William Wyler n'a pas volé sa Palme d'or obtenue à Cannes l'année de sa sortie ! Et pour cause, cette Loi du Seigneur immergée deux heures durant dans la communauté quaker qui refuse obtinément de prendre un fusil pour s'en aller en guerre, est un petit bijou d'intelligence, de subtilité et d'humour. Nul doute que Wyler considérait ce film comme sa plus grande réussite. Deux heures durant, on ne peut qu'admirer tout le travail de réalisation que Wyler a entrepris pour faire ce film. La réussite du film vient justement de ce sens inné du détail, cette accumulation de petits riens, de scènes qu'on pourrait croire anodines qui permettent au final de composer une oeuvre comme un étrange tableau quasi surréaliste. La scène de l'oie comme celle de l'orgue valent leur pesant d'or. Et que dire encore de la course des caddies qui préfigurent sans aucun doute ce que fut deux ans plus tard la mythique scène des chars dans l'arène du Colysée ? Du génie ! Pas celui qui confine au talent, mais plutôt celui qui vient aux besogneux, à ces travailleurs acharnés qui ne s'accomodent de rien, sinon de la perfection. Cette Loi du Seigneur, portée par un Gary Cooper étonnant et une Dorothy Mac Guire éblouissante de talent, est un modéle du genre.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 725 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 15 avril 2021
Le film est à l’image de son sermon au début. Un quart d’heure de morale et d’ennui pour démarrer. Ça promet.
Mais ce n’est pas fini!!!!! Le bal. La maison aux trois filles avides de sexe. Appelons les choses par leur nom......
Si vous avez aimé la petite maison dans la prairie. Voici le film. Tout le monde est si poli et parle si bien que même les généraux baissent la tête en demandant avec humilité s’ils veulent venir se battre eux aussi.
Les amoureux ridiculement niais. La droiture, le sens de l’honneur, jusqu’à la nausée. L’écœurement. Ce n’est pas un film, c’est un catalogue de bons sentiments, de patriotisme, du sens du devoir.
Daté, oublié, enterré
tomPSGcinema

880 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 juin 2010
Ce très beau film de William Wyler doit sa réussite en grande partie à son casting qui est véritablement irréprochable. En effet, que ce soit Gary Cooper, Dorothy McGuire ou encore Anthony Perkins, tous les protagonistes interprétes à merveille cette touchante famille de quakers, qui est prise entre les deux clans durant la guerre de Sécession et qui désapprouve toute forme de violence. Mais, il ne faudrait pas on plus négliger la très belle mise en scène de Wyler qui nous offre quelques séquences mémorables, mais aussi la superbe photographie de Ellsworth Fredericks ou encore la très belle partition du mythique Dimitri Tiomkin. Il s'agit donc d'un passionnant western des années 50 et qui se visionne très agréablement.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 28 août 2012
Un western inhabituel, on y voit la vie d'une famille de quaker durant la Guerre de Sécession. Pendant 1h30 le registre est celui de la comédie, franchement on rigole bien. Des images aux couleurs chaleureuses, des bons dialogues et pas de prêches religieux bien lourd. Par contre il y a une réflexion sur le pacifisme et l'antimilitarisme.
Top of the World
Top of the World

90 abonnés 153 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 août 2015
Palme d'or au festival de Cannes 1957, "La loi du seigneur" s'intéresse à la vie d'une famille de quakers pendant la guerre de Sécession, entre pittoresques moments du quotidien et interrogation (surtout dans la seconde partie du film) sur la pertinence de la non-violence en temps de guerre. William Wyler ne vise pas la reconstitution ultra-réaliste mais joue plutôt la carte de la chronique tendre et émouvante. Tout cela est réellement vivant et chaleureux, d'autant plus que Wyler affiche une belle maîtrise de l'alternance entre humour et émotion, notamment grâce à des acteurs à l'aise dans ces deux registres, comme le toujours imposant Gary Cooper, l'intense Anthony Perkins et la moins connue mais parfaite Dorothy McGuire. On regrette néanmoins une durée un rien excessive et un manque de cruauté qui rend l'ensemble un peu trop gentil et rassurant. Des faiblesses qui ne doivent pas faire oublier que ce film reste une belle oeuvre classique, à la John Ford, même si celui-ci aurait pu en tirer un film majeur !
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 août 2015
Palme d'or au Festival de Cannes 1957, La loi du seigneur oscille avec une certaine réussite entre fable faussement naïve, passages comiques et moments tragiques. En pleine Guerre de Sécession, l'heureuse famille Birdwell, composée de fervents quakers, courant religieux issu d'une dissidence de l'Eglise anglicane prônant l'ascèse et la non-violence, va être confronté à de sérieux dilemmes moraux devant l'avancée des soldats pro-esclavagistes. Avec une prestation remarquée de Anthony Perkins, qui révélera tout son talent dans le Psychose de Hitchcock, et qui incarne ici le fils de la famille.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 14 mai 2012
Curieux western que "La loi du Seigneur", ce film est essentiellement basé sur les rapports au sein d'une famille de quakers. Le titre est bien choisi car la religion y tient une place importante. La morale et le rigorisme des quakers peuvent prêter à sourire au 21ème siècle. Le début paraît un peu mièvre mais les relations entre les personnes sont bien décrites et quelques brins d'humour viennent pimenter le scénario. Par contre, les courses en calèches sont très mal montées et tournées pour partie sur un châssis et non en décor naturel. C'était d'ailleurs souvent le cas dans les westerns de cette époque. Anthony Perkins se spécialise déjà dans un rôle psychologique, tiraillé entre ses convictions religieuses et le désir de défendre l'Union contre les Sudistes. La finale est superbe. Gary Cooper et Dorothy McGuire imposent leurs talents. Ceux qui attendent de l'action seront déçus car elle n'arrive qu'au bout de deux heures, pour cinq minutes de bataille. Mais ce n'est pas le centre d'intérêt de ce film.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 336 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 novembre 2022
William Wyler qui fut, jusqu’à la fin de sa carrière, considéré comme l’un des plus grands réalisateurs d’Hollywood, a vu depuis son étoile sérieusement pâlir et sa reconnaissance critique fondre comme neige au soleil en raison d’un supposé trop grand académisme affadissant tous les sujets qu’il aborde. Les jeunes turcs de la Nouvelle Vague avaient encore contribué à couper une tête en brandissant leur faux souvent aveugle et injuste. « La loi du seigneur » fait partie de ces films auxquels sont reproché une vision manichéenne, simpliste et pour tout dire formatée de la société comme des rapports humains qui la compose. Le projet tiré d’un roman (« The friendly persuasion ») de Jessamyn West, fille de quaker, est pratiquement concomitant à la parution du livre en 1945. C’est tout d’abord Frank Capra qui devait réaliser le film mais juste après le traumatisme de la guerre, il jugea que le livre tout comme le scénario écrit par Michael Wilson (futur blacklisté) étaient trop pacifistes. Près de dix ans plus tard, William Wyler qui produit le film avec son frère Robert demande à ce dernier en compagnie de Jessamyn West de retoucher le scénario de Wilson pour le rendre plus conforme à sa transposition sur grand écran. Jesssamyn West élague donc considérablement l’intrigue qui se déroulait sur quarante ans alors que celle du film, contemporaine de la Guerre de Sécession qui lui sert de toile de fond, se concentrera sur l’année 1862 alors que les troupes sudistes se replient vers le sud de L’Indiana. Idem pour certains personnages qui sont supprimés ou fondus en un seul. La famille Birdwell fait donc partie d’une petite communauté quaker alors que la guerre fait rage aux abords, menaçant la sécurité des biens et des familles. Les discussions vont bon train au sujet de la réaction à adopter face à une arrivée des troupes sudistes réputées pour saccager tout sur leur passage. Le film ayant pour thème l’objection de conscience, la famille Birdwell porte en sein les contradictions que la démarche peut induire y compris pour ceux qui comme les quakers sont des pacifistes convaincus. Gary Cooper joue le rôle du chef de famille qui tente de tempérer les convictions rigoristes de son épouse (Dorothy McGuire en remplacement de Katharine Hepburn voulue initialement par Wyler mais qui déclina le rôle). Le scénario qui prend largement son temps avant d‘aborder la phase critique attendue, s’avère parfaitement équilibré, présentant le mode de vie quaker basé sur une discipline de prime abord librement respectée par chacun. Mais d’évidence la vie quotidienne paisible de la communauté laisse régulièrement échapper les envies vite réprimées par les plus anciens ou les plus convaincus. Ainsi, Jess Birdwell (Gary Cooper) éprouve le plus grand mal à refréner son instinct combatif qui le pousse à n’accepter aucune cariole cherchant à le dépasser quand il se rend à la messe en famille. Des courses infernales se mènent ainsi sur les chemins cahoteux avant que les choses rentrent dans l’ordre à seulement quelques dizaines de mètres des fidèles attendant pour l’office. Des petites scènes drolatiques comme celle charmante de l’oie de la famille Birdwell que Wyler distille avec dextérité pour que la vie tranquille des quakers ne finisse par endormir le spectateur. L’action s’emballe enfin dans le dernier tiers du métrage montrant que les convictions de chacun peuvent malgré tout s’affirmer face à la pire invention humaine qu’est la guerre. Un film parfaitement maîtrisé par le grand professionnel qu'était William Wyler à ce stade d’une carrière déjà fort brillante et qui durant les sept films qui la compléteront ne le sera pas moins (« Les grands espaces », « Ben Hur », « la rumeur » et « L’obsédé »). A noter la bonne performance de Gary Cooper dont la gaucherie naturelle cadre très bien avec un rôle qu’il trouvait à l’origine trop peu en rapport avec son image virile. Anthony Perkins quant à lui inaugurait sa deuxième apparition à l’écran. Palme d’or à Cannes en 1957 et nommé sept fois aux Oscars, « La loi du seigneur » montre que l’on peut traiter certaines questions complexes tout en conservant une touche de candeur et de fantaisie. Pari réussi.
Cadreum
Cadreum

59 abonnés 776 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 mai 2025
La Loi du Seigneur est un film qui a peur. Peur de son sujet, peur de la guerre, peur du doute. Le dilemme moral qu’il prétend explorer reste suspendu, jamais incarné, comme si Wyler redoutait de salir la nappe blanche.

Ici, chaque personnage se voit assigné à un rôle fonctionnel : le père bon mais un peu buté, la mère pieuse et inflexible, le fils bouillant de virilité contenue. Mais rien ne déborde, rien ne tremble, rien ne trouble vraiment cette mécanique dramatique trop bien huilée. Même les rares incursions de l’extérieur (la foire, les soldats, la joute musicale) semblent filtrées par un vernis moral.

Gary Cooper semble ici engoncé dans une figure paternelle idéalisée, vaguement amusée, vaguement sceptique, mais toujours du bon côté de la ligne. Son dilemme moral ne prend jamais chair, il reste en surface, soumis à une narration qui préfère la parabole à la faille. À aucun moment le film ne prend le risque, il reste propre, poli, en costume du dimanche.

La mise en scène est d’une élégance compassée, sans éclat ni tension, comme si le cinéma lui-même devait se mettre au diapason des vertus quaker : humilité, retenue, refus de l’emphase. Mais alors, pourquoi en faire un film ? Pourquoi poser une question morale si c’est pour y répondre avec tant de prudence, tant de crainte, tant de distance ?
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