Même s’il semble désireux de s’éloigner des blockbusters pour signer un feel-good movie plus intimiste, Jon Favreau n’hésite pas à convoquer un casting prestigieux pour assurer le rayonnement de son nouveau film, avec notamment Dustin Hoffman, Scarlett Johansson ou encore Robert Downey Jr dans des petits rôles. S’il ne réussit à être réellement appétissant, ce road-trip culinaire a au moins le mérite de nous prouver que les notions de grande cuisine et culture américaine ne sont pas forcément antithétiques. Mais au-delà de ce déploiement de bonne volonté gastronomique, et de la sous-intrigue sur la transmission filiale, on peut facilement lire dans le parcours de ce chef une allégorie de la carrière du réalisateur, lui-aussi fatigué d’être critiqué de reproduire les mêmes recettes préfabriquées (Iron Man 1 & 2, Cowboys & envahisseurs…) et motivé par une volonté de création libre ne nécessitant pas de gros budget. Le rapport entre ce créateur (qu’il s’agisse du cuistot ou du cinéaste) et la critique, via des provocations passant par les réseaux sociaux, semble être une évolution de son métier qui interloque Favreau, et qu’il a su traiter, au risque de sembler un peu dépassé, mais avec toujours beaucoup de bonne-humeur, dans sa comédie débordant (jusqu’à saturation ?) de chaleur humaine.
Après avoir laissé Shane Black continuer de massacrer Iron Man, Jon Favreau s'en est allé vers d'autres conquêtes. Son adaptation pourrie de Cowboys contre Envahisseurs ayant prouvé qu'il ne pouvait pas à chaque fois faire mouche, l'acteur-réalisateur est revenu à ses premiers amours : la comédie. Se mettant pour la première fois en scène dans le rôle-titre, Favreau tourne ici un long-métrage pétillant où un chef cuisinier décide de se reconvertir et délaisse ses cuisines chics pour parcourir les routes à bord d'un food truck aux côtés de son fils et de son meilleur ami. Un sujet original qui apporte un vent de fraicheur à la comédie américaine... Soyons clairs dès le début, #Chef ne révolutionnera rien et joue même des classiques clichés inhérents à ce type de comédie gentillettes dont le scénario pourrait être adapté pour une de ces innombrables téléfilms sur la une le dimanche après-midi. Plein de bons sentiments mais surtout doté de séquences cocasses et d'une mise en scène envolée, le long-métrage s'avère pourtant réjouissant, cette histoire de cuistot malgré lui distant avec son fils qui va apprendre à devenir un vrai père en l'embarquant dans son aventure culinaire est typiquement extraordinaire mais très touchante et on se prête facilement au jeu. Ainsi, on rit souvent et on reste surtout étonné de voir un sourire sur nos lèvres durant presque deux heures. Pari réussi donc pour Favreau qui gère aussi bien derrière que devant la caméra. Car il y a aussi un casting dingue dans #Chef, entre Favreau himself très à l'aise et attachant en héros-titre, le toujours aussi fringant John Leguizamo, la plantureuse Sofía Vergara, le jeune et très convaincant Emjay Anthony ainsi que les petits rôles de Dustin Hoffman, Oliver Platt, Scarlett Johansson et même le caméro de Robert Downey Jr. (on reste en famille), l'interprétation est aux petits oignons. Mélangeant donc brillamment film culinaire, road movie attendrissant et l'importance (et les dangers) des réseaux sociaux, ici Twitter, Jon Favreau nous livre la comédie de la rentrée, ni plus ni moins.
Je l'ai vu parce que j'aimerais bien ouvrir un food truck un de ces jours. Malheureusement le déroulement du film n'a pas contenter mes attentes, et au final le food truck n'est qu'une passade de 30 minutes. Et puis l'ambiance générale ma vite saouler avec ce trop plein de bons sentiments et ou tout le monde est heureux et s'entraide en vivant d'amour et d'eau fraîche
une question me vient à l'esprit à la fin du film, ce film aurait-il été tourné avec des inconnus? pas certain. De plus on parle de 'feel good movie' avant même la présentation du film....le film se regarde certes mais on ne s'étalera pas, on n'en gardera rien. PLV : pour passer le temps
Après ses blockbusters éreintants,Jon Favreau revient à un projet beaucoup plus intimiste,et s'offre le premier rôle,histoire de se faire plaisir. Et il est attachant le bougre,en gros nounous volontaire,en rupture du système de la gastronomie culinaire(toute ressemblance...),qui retrouve ses valeurs en pratiquant la food-truck en compagnie de son meilleur amine de son ami. Élégie du bonheur familial,de l'humilité affichée et du plaisir comme art de vivre,"Chef" ne propose clairement rien de neuf,et tout se devine aisément à l'avance. Le pire? Cette omniprésence insensée des réseaux sociaux qui le rendra très vite périmé. Le meilleur? Les apparitions amicales et rafraîchissantes de Scarlett Johansson et Robert Downey Jr(tiens,2 super-héros de chez Marvel,d'où vient Favreau...). Au final,cette comédie pseudo-existentielle s'oublie aussi vite qu'elle s'est regardée,sans goût désagréable particulier.
Le catastrophique Cowboys et Envahisseur a montré que Jon Favreau avait réellement besoin de faire un break après avoir réalisé les deux premiers Iron Man. Loin des blockbusters hollywoodien, le réalisateur s'est écrit une histoire rien que pour lui comme une sorte de film de vacances avant de retourner au feu prochainement avec Le Livre De La Jungle.
Grand Chef frustré de ne pas pouvoir proposer la cuisine qu'il aimerait dans le restaurant dans lequel il travaille, Carl Casper fini par péter les plombs le jour où un critique gastronomique le descend en flamme. Renvoyé à cause de son coup de sang, il va rebondir en saisissant l'opportunité d'ouvrir un Food Truck. Un retour aux sources bénéfique pour cet homme dont l'obsession pour son travail lui avait déjà coûté son mariage et risqué de lui faire perdre l'affection de son fils.
Faire parti du Cinematic Universe de Marvel est il à ce point épuisant qu'acteurs et réalisateurs ressentent à ce point le besoin de se ressourcer dans des projets plus intimes ? Joss Whedon avec son Beaucoup de Bruit Pour Rien, Scarlett Johansson avec Under The Skin, Mark Ruffalo avec New York Melody, Robert Downey Jr avec Le Juge et maintenant Jon Favreau avec #Chef. Une parenthèse qui a tout de même demandé beaucoup de travail au réalisateur qui se charge lui même du scénario, de la production et de la mise en scène en plus de tenir le rôle principal.
La cuisine est en toute logique au centre de #Chef. En grand passionné, Jon Favreau filme de manière très appétissante les plats préparés. Cela donne terriblement faim mais surtout cela paraît tellement simple qu'on serait prêt à se lancer nous mêmes dans la confection de ces recettes en sortant de la salle. L'autre grand thème du film est la famille ou plutôt les difficultés d'éducation des enfants qu'entraîne un divorce.
Mais #Chef c'est aussi une histoire sur les réseaux sociaux et la manière de contrer un bad buzz que l'on pourrait croire écrite par un Community Manager. Une bonne pub pour Twitter et Vine qui explique l'ajout du hashtag sur le titre du film dans sa version française. Jon Favreau nous donne le mode d'emploi complet de Twitter comme si il avait été sponsorisé. Toute ces allusions aux réseaux sociaux sont au final bien lourdingues mais sont là pour justifier le succès fulgurant du Food Truck de Carl Casper.
On sent la volonté de Jon Favreau de réaliser un feel-good movie mais l'histoire de #Chef donne une sévère impression de déjà-vu. Un scénario sans réelle saveur et qui manque surtout de rebondissements pour le rendre réellement attrayant. Il semble rempli de bons sentiments artificiels jusqu'à son happy end téléphoné. Comme bien souvent à tenir tous les postes d'un film, Jon Favreau n'a pas assez de recul pour juger son oeuvre et passe à coté d'un sujet qui aurait être bien plus sympathique si il avait été plus travaillé.
Le principal intérêt de #Chef est l'apparition assez furtive de Robert Downey Jr et d'une Scarlett Johansson qui fait aussi saliver que les plats préparés (voir la scène des spaghettis). Même Dustin Hoffman est sorti de sa pré-retraite pour le rôle du patron du restaurant. Les vrais seconds rôles sont tenus par John Leguizamo qui joue le meilleur ami, Sofia Vergara l'ex-femme et Emjay Anthony, le fils qui malgré son jeune age tourne déjà depuis cinq ans.
Si les recettes montrées dans #Chef mettent en appétit, le scénario du film est lui plutôt indigeste. Une impression de téléfilm M6 de l'après midi qui ne donne pas l'impression d'avoir affaire ici au réalisateur d'Iron Man 1 et 2. En voulant tout faire Jon Favreau ne s'est même pas rendu compte qu'il se fourvoyait, à moins que sa seule intention était réellement de filmer ses vacances entre amis.
Une histoire à l'américaine autour de la cuisine, de la famille, de l'amitié, et de.... Twitter (ouais le délire est quand même américanisé au maximum). Le kiff de ce film ne viendra du coup pas de ces trop nombreuses scènes mal faites, où on appuie tellement fort sur le rapport père-fils par des gros plans vus mille fois dans le cinéma Hollywoodien que la scène perd toute crédibilité, mais plutôt de l'excellence de cette B.O. aux petits oignons, du casting (Scarlett Johansson sublime en serveuse punk), et de cette histoire un peu à la The Big Lebowski entre le road-trip et le family movie à l'humour américain bien dosé. Seuls reproches, le film traîne en longueur et la VF laisse à désirer. Si possible, regardez le en VO
Un très bon moment , attachant , on a toujours peur du résultat quand on vois trop de gros acteurs au casting mais ce film sans grande prétention est une vraie bonne surprise , à ne surtout pas allez voir en ayant faim ...
Ce film très rafraichissant a été réalisé par un amoureux de la cuisine et ça se voit, Jon Favreau, bien aidé par le chef Roy Choi, nous pond un film passionné notamment au niveau des plans au cordeau qui subliment le processus de création culinaire. L'histoire est convaincante, on adhère dès le départ aux personnages, au ton employé, les répliques fusent et le rythme soutenu fait qu'on ne s'ennuie pas, dommage que le scénario manque de ressorts sur la fin, le film finit par patiner un peu dès lors que nos trois amis prennent la route à bord de leur camion. Cette production reste néanmoins réussie même si on a parfois la désagréable impression qu'elle a été financée par la fédération des réseaux sociaux et Twitter en particulier, un peu comme The Internship avec Google...
Ce road-movie, gourmande comédie aux nombreuses saveurs culinaires signé Jon Favreau, possède un scénario simpliste, manquant d'originalité et long au démarrage mais drôle, très bien écrit et servi par une distribution aux petits oignons. Un agréable divertissement.
4.5/5 je ne suis pas grand fan des films de cuisine mais là j'avoue avoir été bluffer une superbe histoire avec de l'humour et de l'humanité ce film parle de plusieurs sujets ce qui rend un film très complet, très agréable à regarder.